Blabla de l'auteur : Bonjour à tous. Et voilà comme promis, le nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira mais si mes souvenirs sont bons ça devrait être… Et bien bon mdrr Merci à viso66, Pims10, Jessy (Salut miss. Ben oui et encore tu n'as pas tout lu :p Bisouilles), Butterfly Fictions et Emelyne (Salut miss, tu la trouves chiante la tante ? Moi je la trouve horrible et exécrable, pas seulement "bien chiante" ptdrrrr Ah ben écoute faut lire la suite pour savoir qui le braqueur va prendre en otage mdrr Bisouilles) pour leurs reviews qui ont déclenchées la correction de la troisième partie.
Disclaimer : Alors les personnages de Camp Rock ne m'appartiennent (hélas) toujours pas. J'ai beau demander l'exclu à Disney, ils me répondent toujours non mdr. Sinon l'idée est de moi, ainsi que les personnages secondaires. Sauf Anthony. Lui c'est juste l'ex qu'on déteste toutes. Celui qui nous a quitté : pour une autre, parce qu'on refusait de céder à sa demande (quel qu'elle soit) ou simplement parce qu'on était trop bien pour lui (Même s'il n'a pas utilisé cette excuse pour prendre le large mdr) Bref, c'est l'homme à abattre !
Partie III
« - Fouillez dans la poche de la veste, chuchota la jeune femme en leur donnant le bébé.
Le commissaire sourcilla puis alla demander au médecin qui s'occupait de l'enfant de vider les poches de la veste quand il la reconnut. « Mon Dieu, songea-t-il, c'est celle de Shane. » Il ne put penser à autre chose puisqu'Anthony prit la parole et leur dicta ses conditions.
« - Où est-ce qu'il veut aller, demanda son second alors que les négociations se terminaient.
« - Nulle part. Il continuera simplement de nous dicter ses consignes depuis là-haut, comprit le commissaire. Appelle l'aéroport et vois s'ils ont un avion de libre. Un de quatre places de préférence.
« - Ok chef.
« - Commissaire, l'appela le médecin.
« - Comment va l'enfant ?
« - Selon nos premiers examens, elle se porte comme un charme, même si elle devra rester quelques jours sous couveuse. Cette jeune fille a fait du bon travail vu ce qu'elle avait sous la main.
« - Et les poches ?
« - J'ai trouvé un trousseau de clés, un portefeuille, un lecteur mp3…
« - Un Ipod, le reprit-il. Mon fils m'a suffisamment rabattu les oreilles avec l'an dernier pour que je le lui achète pour son anniversaire. Quoi d'autre ?
« - Un billet de vingt dollars, une paire de lunettes, un paquet de mouchoir et ce papier.
« - Et son téléphone, demanda le commissaire en prenant la feuille pliée en deux.
« - Aucun téléphone. Il la probablement sur lui.
Il acquiesça et observa le papier. Une des victimes a une balle dans l'épaule. On compresse la blessure. Le cordon ombilical a été coupé avec une paire de ciseaux désinfectée et pincés avec des chouchous. Elle a accouché à même le sol. Il a pris nos portables. Le commissaire fixa la feuille perplexe puis se dit qu'il faudrait remercier la jeune femme des informations médicales qu'il transmit aussitôt au médecin.
…
« - Je vais faire sortir neuf otages, cria Anthony dans le mégaphone, et vous dites à vos hommes de ranger leurs armes ! Sinon je les exécute, c'est clair ?
« - Parfaitement Anthony.
« - Bien… Les autres sortiront quand j'aurais ma voiture.
« - Elle sera là dans quelques minutes, assura le commissaire en faisant signe à ses hommes de se mettre au repos.
« - Alors, la docteur reste là, ainsi que la nana en cloque, le blessé… Et toi, dit-il en fixant un des employés. Les autres vous allez sortir doucement les mains sur la tête. Et seulement un par un.
Ils obéirent tous et le premier sorti. Le second ne put faire de même que lorsque le premier otage fut au niveau du camion de police. Durant plusieurs minutes, le manège se répéta et ils ne furent bientôt plus que cinq. Mitchie alternait entre Shane et Annie afin de s'assurer qu'ils allaient bien sans s'occuper du dernier otage, ni même d'elle-même. Tout ce qui lui importait était les deux personnes dont elle s'occupait.
Au contraire d'elle, Tom, le guichetier, était assis au sol et ne cessait de se demander pourquoi avait-il fallu que ce soit lui qui reste dans la banque. Il détestait y travailler et ne le faisait que pour envoyer son fils dans un centre spécialisé pour enfants handicapés. Son fils était né avec le gène de la trisomie vingt-et-un et Tom s'en voulait terriblement. Avec sa femme, ils avaient refusé de faire une amniocentèse par manque de temps et il en payait encore les conséquences, quinze ans plus tard.
« - Pourquoi moi, ne put-il s'empêcher de se lamenter.
« - Oh la ferme, soupira Mitchie exaspérée. De quoi vous vous plaigniez l'opossum* ? Vous ne venez pas d'accoucher et vous ne vous êtes pas pris une balle dans l'épaule pour me sauver la vie ! Vous êtes restés assis depuis le début, sans faire preuve d'une once de courage alors continuez de vous lamenter si vous le voulez mais en silence !
Lorsqu'elle eut finie sa tirade, elle se rassit près de Shane et prit un mouchoir dans son sac pour éponger son front, tout en le rassurant. Ce serait bientôt la fin de cette épreuve, elle le sentait. Ce qu'elle ne comprenait pas, c'était pourquoi il agissait ainsi. Il semblait se moquer d'avoir une voiture, et il avait dit dès le début, qu'il voulait juste faire souffrir. « Mais qui, songea-t-elle. Ce n'est pas comme si l'un de nous avait une quelconque valeur. Si ? » A côté d'elle, l'autre otage continuait de se plaindre qu'il n'avait rien fait de mal pour vivre ça et elle crut qu'elle allait l'assommer lorsque leur ravisseur reprit la parole.
« - Tu sais, ce qui est le plus amusant, dit-il en le fixant avant de reprendre sans lui laisser le temps de parler, c'est que dans tous ces badauds qu'il y a dehors, il doit y avoir ton frère.
« - Et alors, c'est quoi le rapport avec moi ?
« - Le rapport, c'est le hold up qu'il a fait il y a quelques mois. Il est venu dans l'épicerie bio que je tenais avec Marion, dit-il en désignant le cadre. Il est entré, un collant sur la tête et a pris ma recette en menaçant ma fiancée d'un couteau. Malheureusement, Marion a fait un trou dans le bas qu'il avait et on a découvert son visage.
« - Et ?
Mitchie fixa l'homme qui les retenait depuis déjà trop longtemps et se sentit pleine de compassion pour lui. Elle comprit la fin de l'histoire avant même qu'il ne la raconte. Par pudeur, elle baissa la tête et s'occupa de Shane, tout en continuant à prêter attention au récit.
« - Quand il s'en est aperçu, il lui a tranché la gorge d'une cervicale à l'autre, fit-il froidement. J'ai vu la vie quitter ses yeux et j'ai voulu allé la voir pour lui dire de s'accrocher mais ton frère a lancé son couteau. Il m'a atteint dans l'estomac avant de partir avec son butin, ajouta-t-il en se levant pour rejoindre l'employé. J'ai du me traîner au sol, alors que je me vidais de mon sang, pour aller moi-même appeler les secours. Quand ils sont arrivés, ça a été pour constater le décès de ma fiancée. Je suis tombé dans le coma peu de temps après. J'y suis resté un mois complet. Et à mon réveil, j'apprends quoi ? Que ton salopard de frère s'en est tiré sans problème parce que personne n'a pu prouver qu'il était venu. Pire, que cet enfoiré qui a détruit ma vie vit tranquillement dans un appartement chic et qu'il s'est marié.
Un silence de mort régnait dans la banque. Annie s'était endormie, alors que Shane était choqué d'apprendre que tout ça n'était qu'une vengeance. Tom écoutait leur bourreau avec horreur alors que Mitchie était dégoûtée de la justice mais plus encore de la folie des hommes qui réussit à pousser le meilleur des hommes à tuer son voisin. Bien sûr, le récit d'Anthony la touchait, bien plus qu'il ne le devrait. Elle comprenait sa peine, mais elle n'arrivait pas à lui trouver d'excuse valable. A ses yeux, rien ne pouvait permettre à un homme d'en tuer un autre. Le preneur d'otage reprit son récit quelques secondes plus tard, alors qu'il se trouvait près de l'homme.
« - Mais aujourd'hui, je tiens ma vengeance. J'aurais pu aller chez lui et tuer sa femme, de la même manière qu'il a tué la mienne mais j'ai découvert qu'il la trompait, alors j'ai cherché la personne qu'il aimait le plus. Je devais le faire souffrir autant que j'ai souffert. Et c'est toi, celui qu'il aime tant. T'es plus que son frère, n'est-ce pas, fit-il avec une joie sadique. Il ferait tout pour te protéger. Toi et ton handicapé de gamin ! Il a même été jusqu'à commettre un hold up pour t'aider à payer le centre dans lequel ton gamin est.
« - Je… Je vous en prie, supplia l'employé. Je ferais ce que vous voudrez ! Je témoignerais contre mon frère si vous portez plainte, je vous rembourserais tout ce qu'il vous a pris mais je vous en supplie, ne me faites pas de mal !
« - Tu crois réellement que je vais te laisser sortir, demanda-t-il presque amusé. Oh non mon pote ! Eux vont sortir… Plus tard, mais toi, tu peux considérer cette banque comme ton tombeau, parce que tu n'en sortiras pas vivant !
…
Connie avait regardé chaque otage sortir un par un, espérant voir son enfant seulement lorsque le dernier fut dehors, elle comprit que son bébé était toujours aux mains du ravisseur. Le commissaire, quant à lui, blanchit considérablement lorsqu'un des otages expliqua que c'était un jeune garçon qui était blessé. Il venait de comprendre que c'était son fils qui avait une balle dans l'épaule et se mit à espérer que tout se finirait rapidement. Bien sûr, il s'en doutait depuis que le coup de feu avait retentit. Lorsqu'il avait entendu le prénom de son fils, il avait su au fond de lui qu'il était touché mais une part de lui avait continué à espérer qu'il se trompait. « Je n'ai plus qu'à prévenir sa mère, songea-t-il avant de se raviser. Attendons que cette histoire soit terminée. »
La banque redevint silencieuse et chacun se remit à espérer que tout se terminerait bien. Chacun se souvenait qu'une jeune maman était à l'intérieur. De plus lorsque la jeune femme était venue apportée l'enfant, ils avaient tous vu le sang sur son visage, ses mains et ses vêtements et tous se demandaient ce qu'il s'était passé. Même si la plupart était convaincu que le sang provenait de l'accouchement qu'elle avait pratiqué. Le commissaire regarda autour de lui et croisa le regard inquiet de la mère de celle qui avait apporté l'enfant. Sans réfléchir, il rejoignit les parents.
« - Ne vous inquiétez pas, votre fille est intelligente, elle s'en sortira.
« - Qu'en savez-vous, demanda Connie.
« - En nous apportant l'enfant, elle nous a fait savoir comment ça se passait à l'intérieur. Elle a résumé la situation en quelques phrases, on en sait plus à présent.
Il voulut ajouter quelque chose lorsque la voiture demandée par le ravisseur arriva. Il s'éloigna donc, après leur avoir assuré que tout se terminerait bien et prit son mégaphone.
« - Anthony ? Votre voiture vient d'arriver. Je vais demander au chauffeur de sortir en laissant les clés sur le contact. La voiture pourra vous conduire jusqu'à l'aéroport où un avion sera prêt à vous emmener où vous le souhaitez.
Ils attendirent en silence, que la porte de la banque s'ouvre mais à la place, ce fut la voix du ravisseur qui se fit entendre.
« - Finalement, j'ai changé d'avis, je reste là avec les otages. Et vous, vous restez loin de la porte sinon je tue un des otages. Tiens, dis-lui toi.
Tout le monde crut que la jeune femme qui parlait souvent pour lui, allait à nouveau prendre la parole, ils furent donc surpris d'entendre une voix masculine.
« - Je vous en prie, il a son revolver sur ma tempe et menace de me tuer si jamais quelqu'un s'approche, dit-il en pleurant presque.
…
« - Aucun courage, soupira Anthony presque déçu. Même la gamine a plus de cran que toi !
Mitchie qui avait suivi la scène se concentra, une nouvelle fois, sur Shane. Devant aller voir Annie, elle demanda à son sauveur comment il allait. Il sourit et lui assura qu'il tenait le choc la laissant ainsi s'occuper de son autre patiente. Dès qu'elle fut dos à lui, il ferma les yeux, et serra les dents de douleur. Il aurait donné n'importe quoi contre un sédatif mais la brunette refusait de lui donner quelque chose de peur de faire une erreur.
« - Qu'allez-vous faire de nous, demanda Mitchie au ravisseur.
« - De vous trois, répondit-il en la désignant ainsi que les deux blessés, rien. Si je vous garde, c'est juste parce que ça prendrait trop de temps à les faire évacuer et parce que vous pouvez les aider. Si vous obéissez à mes ordres, le seul qui mourra, c'est lui !
« - Mais ce n'est pas moi qui ai tué votre fiancée, se plaignit Tom.
« - Je m'en fous. C'est ton frère qui doit souffrir, donc c'est toi qui meurs ! Maintenant foutez-moi la paix, j'ai besoin de réfléchir, dit-il en se massant les tempes en proie à une migraine.
La future médecin le regarda et s'assurant que Annie allait bien, retourna à son sac. Elle nota le masque de douleur de son ami mais se retint de lui donner quelque chose. On lui avait souvent répété qu'il ne fallait rien donner à une personne blessée, pour éviter d'aggraver ses blessures. Elle prit donc les cachets qu'elle prenait contre ses maux de tête et tendit la boite à leur ravisseur.
« - C'est quoi, demanda-t-il sur la défensive.
« - Du paracétamol. C'est ce que je prends quand j'ai la migraine.
Il la fixa cherchant à savoir ce qu'elle avait en tête. Elle dut le comprendre puisqu'elle posa la boite à côté de lui et retourna voir Shane sans le regarder. Il prit donc un cachet sous le regard médusé de l'employé qui commença à s'énerver.
« - Mais vous êtes folle ou quoi ? Vous ne voulez pas non plus tenir son arme quand il me tuera ?
« - Non mais continuez à me hurler dessus et je vous assomme, asséna-t-elle avec colère. Si on est tous là c'est à cause de votre malhonnête de frère. C'est à cause de lui qu'Annie a accouché avec un mois d'avance et sur un sol crasseux. A cause de lui si Shane est blessé et si on est encore là alors si l'un d'entre nous, doit faire profil bas, c'est vous ok ?
« - Parce que je suis responsable des actes de mon frère ?
« - Non mais si vous avez accepté l'argent qu'il vous a donné, vous êtes complice alors fermez-là, j'ai besoin de calme.
Sans plus de cérémonie, elle inspira longuement et commença à défaire le bandage qu'elle avait fait à Shane. Elle voulait voir si la blessure s'infectait mais le jeune homme l'en empêcha.
« - S'il te plait, n'y touche pas, c'est assez douloureux comme ça.
« - Je… Désolée, souffla-t-elle. Je me sens tellement inutile !
« - Ne t'inquiète pas, tu en as déjà fait beaucoup. Tu m'as permis de ne pas me vider de mon sang et rien que pour ça, tu mérites une médaille. En plus, tu as aidé Annie a accoucher, c'est énorme.
« - Sauf que c'est à cause de moi si tu es blessé, et…
Le jeune homme leva le bras et posa son index sur ses lèvres, l'empêchant ainsi de parler. Il ne regrettait aucunement son geste et il était certain que si c'était à refaire, il agirait exactement de la même manière. Elle lui sourit doucement et lui rappela de ne pas bouger. Malheureusement, ce moment fut brisé par Anthony qui reprit la parole.
« - La prochaine fois que la police vient m'emmerder, je t'abats comme le chien que t'es, décréta-t-il en fixant l'employé qui se mit à transpirer à grosses gouttes.
Le ravisseur esquissa un sourire sadique en le voyant avoir si peur et s'installa confortablement, son arme à la main, prêt à tirer. Mitchie observa la scène et déglutit avant de fixer le mur en priant que le commissaire ne se manifesterait pas tout de suite. « L'idéal serait qu'ils débarquent d'un coup et nous sauve tous, songea-t-elle. » Elle fut tirée de ses pensées par la main de Shane qui prit la sienne.
Durant plusieurs minutes, ils chuchotèrent tous les deux, ce qui finit par agacer leur preneur d'otage.
« - Au prochain mot, je lui tire dessus, dit-il durement en désignant Tom.
Celui-ci déglutit bruyamment et la brunette baissa les yeux. Elle s'en voulait de cette nouvelle menace et décida de ne plus parler. Elle ne voulait pas avoir la mort d'un homme sur la conscience. Malheureusement, ce fut à ce moment précis que Shane lui serra fortement la main en proie à une douleur plus vive. La jeune femme se pencha doucement alors qu'il fermait les yeux et caressa sa joue avec tendresse. Elle voulait lui faire comprendre que tout serait bientôt fini, mais elle ignorait comment faire. Il dut le sentir puisqu'il ouvrit, difficilement les paupières et ancra son regard dans le sien. Elle sourit timidement en continuant de frôler son visage avec douceur. Il lui sourit en retour et lâcha sa main pour venir caresser sa joue. Elle se sentit frissonner lorsqu'elle sentit ses doigts sur sa peau alors que son cœur ratait un battement et ferma les yeux.
Le jeune homme voulant croiser, à nouveau, son regard chocolat pensa à l'appeler quand il se souvint de la menace de leur ravisseur et se retint. A la place, il serra les dents, pour contenir sa douleur mais surtout pour s'empêcher de parler puis fit retomber sa main qui se posa sur la cuisse de la brunette. Elle rouvrit les yeux au même instant et sourit timidement.
« - Anthony, une autre heure vient de passer. Que voulez-vous ?
A l'entente de la voix du commissaire, tout le monde se figea dans la banque. Mitchie se mit à espérer que leur ravisseur mentait en disant qu'il tuerait Tom. Shane se tendit appréhendant le prochain geste ou son alors qu'Annie retint sa respiration. Pour sa part, l'employé se mit à prier sous le regard presque amusé d'Anthony. Lentement, il tendit son bras et attendit qu'il ait terminé sa prière. Celle-ci prit presqu'une minute, puis il rouvrit les yeux, qu'il ne se rappelait pas avoir fermé, et croisa le regard joyeux de leur ravisseur.
…
Quelques minutes plus tôt…
Dans la rue, tout le monde attendait de connaître les nouvelles revendications du preneur d'otages. Le commissaire observa sa montre et soupira.
« - Bon ça suffit là, ça va faire six heures qu'il est là-dedans, faut faire sortir les deux blessés, décréta-t-il en prenant son mégaphone. Anthony, une autre heure vient de passer. Que voulez-vous ?
Son second le regarda intrigué.
« - Vous croyez réellement qu'il veut quelque chose ?
« - Pour être franc, non mais il y a mon fils à l'intérieur et il est blessé.
Ils échangèrent un regard puis observèrent la banque attendant d'avoir des nouvelles du ravisseur. Une longue minute passa puis un second coup de feu retentit suivi d'un cri horrifié. La seconde suivante une autre balle fut tirée puis la porte de la banque s'ouvrit enfin.
…
Quand Anthony tua l'employé, Mitchie ne put s'empêcher de hurler d'horreur en songeant qu'un homme venait de mourir sous ses yeux.
« - J'arrive Marion, souffla leur ravisseur avant de pointer son arme sur lui.
Il se tira une balle dans la poitrine et tomba à la renverse. La brunette regarda autour d'elle et s'apercevant qu'elle était la seule qui pouvait marcher, se leva d'un bond et ouvrit la porte.
« - Ne tirez pas, cria-t-elle.
Sans un autre mot, elle courut rejoindre la police.
« - Anthony est mort, il vient de se suicider après avoir tué Tom l'employé. Annie est retombée dans les pommes et Shane est au bord de l'inconscience. Il faut aller les aider.
« - Calmez-vous, dit le commissaire en faisant signe à ses hommes d'y aller. C'est fini, ajouta-t-il doucement en la fixant dans les yeux.
Lorsqu'elle croisa son regard, la jeune femme prit conscience qu'elle était enfin libre et elle tomba à genoux sous la fatigue avant de pleurer. De soulagement, d'horreur, d'appréhension, elle l'ignorait et s'en moquait. Elle venait de vivre les pires moments de son existence et elle voulait simplement tout oublier et se cacher sous sa couette.
« - Venez mademoiselle, lui dit une voix douce.
« - Qui êtes-vous, demanda-t-elle.
« - Je suis le docteur Eloïse Sanchez, urgentiste. On va vous nettoyer et vous allonger afin que vous vous repreniez.
« - Je ne veux pas me reprendre, juste pleurer.
« - Alors venez pleurer dans le camion, évitons les caméras de télé, dit-elle en en désignant une.
Mitchie se rappela alors qu'Annie avait vu la presse quand tout avait commencé et suivi la jeune médecin dans le camion où elle se fit ausculter. La seconde suivante Shane arriva sur un brancard.
« - Comment vas-tu, lui demanda-t-elle.
« - J'ai connu mieux. T'as été une championne Mitchie.
Elle sourit, incapable de dire autre chose et lui prit la main. N'étant pas blessée, elle put quitter le camion quelques secondes plus tard, alors qu'une voix l'appelait. Elle se tourna immédiatement et courut dans les bras de sa mère en pleurant de soulagement de ne pas être seule. Ses parents la serrèrent de toutes leurs forces sans qu'elle ne s'en plaigne. Au contraire, elle se contenta de pleurer, à nouveau, avant de leur demander comment ils allaient.
« - On va très bien ma chérie, souffla son père alors que Connie pleurait également. Et on est très fier de toi.
« - Merci… Comment va le bébé ?
« - On l'ignore, avoua-t-il. Mais on va aller demander si tu le souhaite.
« - Oui. Je veux savoir si la petite va bien. Et sa mère aussi.
Ils acquiescèrent et la serrant contre eux, rejoignirent le second camion où la petite famille était. Malheureusement, on leur apprit qu'il les emmenait tout de suite à l'hôpital en urgence. Steve hocha la tête et décida de les suivre.
« - Mademoiselle Mitchie, intervint le commissaire.
« - Oui ?
« - Je vais devoir vous demander de vous présenter rapidement dans un commissariat pour faire votre déposition.
« - Très bien. Dès que j'aurais eu des nouvelles d'Annie, de sa fille et de Shane.
« - Je voulais également vous remercier… Pour avoir soigner mon fils, ajouta-t-il avant de lui tendre la main qu'elle prit doucement. Au nom de ma femme et de moi-même, merci mademoiselle.
Elle rougit devant tant de remerciement et il lui donna rendez-vous à l'hôpital. Elle acquiesça et ils purent rejoindre la voiture en famille. Etrangement, et pour la première fois depuis que Connie la connaissait, Bailee ne trouva rien à redire au contraire, elle resta silencieuse durant le trajet, regardant sa nièce d'un tout autre œil.
* : Mitchie le traite d'opossum parce qu'un opossum est un animal qui n'a aucun courage. Rappelons que dans le chapitre précédent, elle a compris que personne ne l'aiderait à soigner Shane et Annie de peur de se prendre une balle !
Et voilà. Dans la prochaine partie, les retrouvailles entre Mitchie, Shane, Annie et son bébé. J'espère que vous avez aimé.
Miss Tagada (L)
