Titre original: Prodigal son

Auteur: HeereNotQueer

Traduction: Ally-33

Note de la traductrice: Je rappelle que ce n'est pas la suite de fils prodigue, c'est une réécriture totale.

...

Fils prodigue

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Chapitre 5

Dean avait vingt-deux ans, quand il vit son père s'effondrer pour la première fois.

Bien sur, ce n'était pas la faute de son père, c'était la sienne. S'il ne ressembla pas autant à sa mère, les choses auraient été différentes. S'il n'avait pas léché les restes de fromage fondu, au fond de la boîte en plastique noire, il ne serait pas sur le sol, à consoler son père en larmes.

Ils avaient pris la nourriture à emporter au Tacobell sur la rue principale de la petite ville poussiéreuse de l'Oregon.

John buvait régulièrement de sa vielle flasque argentée. Les initial J. W était marqué sur le côté. son père lui avait expliqué que c'était l'une des seules choses qu'il avait récupérées de l'incendie.

La radio était allumée, mais le son était bas. Dean hochait la tête avec la musique, en regardant par la fenêtre. La vitre était baissée et le vent passait dans ses courts cheveux blonds. Il fredonnait tranquillement et mangeait ses torsades à la cannelle, tout en faisant bien attention à ne pas salir la voiture.

Les deux hommes restèrent relativement silencieux sur tout le trajet jusqu'au Lone Wolf Motel. Une fois arrivé, Dean descendit avec les sacs de nourriture et John le suivit de près, en prenant une longue gorgé de sa flasque.

Les dix prochaines minutes passèrent calmement. Ils mangeaient leur nourriture en regardant un soap opéra débile. Dean agissait de façon détaché, mais vu comme ses yeux ne quittaient jamais l'écran, John savait qu'il suivait l'émission. Il avait fini ses deux tacos et dévorait maintenant sa boîte de nachos accompagné de fromage fondu. Une fois la nourriture terminée, il lâcha un léger gémissement. Au lieu de jeter ce qui restait du fromage, il essuya le fond de la boîte avec son doigt et l'enfonça dans sa bouche pour le sucer. Il fit tout ça sans détourner les yeux de l'écran.

Le vieux Winchester sourit avec douceur. Dans ses moments là, il ne voyait plus son fils, il voyait son épouse décédée assise près de lui. Parfois, regarder son fils dans les yeux devenait presque douloureux, parce qu'il ressemblait tellement à sa mère. Et plus particulièrement aujourd'hui, au tendre âge de vingt-deux ans. Son visage était celui de Mary. Ses expressions étaient toutes celles de Mary. Dean tennait baucoup d'elle et très peu de lui.

Quand Dean s'énervait, c'était comme regarder le fantôme de Mary Campbell-Winchester. Sa lèvre supérieure se repliait légèrement pour laisser entrevoir ses dents blanches, ses sourcils se baissaient comme pour se rencontrer et ses yeux s'assombrissaient. C'était pareil avec Mary. Elle avait exactement la même expression quand ils se disputaient tous les deux. La majorité du temps elle n'avait même pas besoin de crier.

Dean parlait aussi comme Mary. Des fois, il lâchait les mêmes jurons qu'elle; bien qu'elle n'ait jamais dit de grossièreté en sa présence. John se rappelait de ce jour où sa femme s'était brûlé en cuisinant le dîner. Elle avait grogné un "bordel de merde" en serrant sa main contre sa poitrine. Une cicatrice avait d'ailleurs marqué sa peau pendant des mois après ça. C'était pareil avec Dean. Un jour il s'était coupé avec son petit couteau de poche en aiguisant un pieu pour une chasse. Dans la douleur il avait grogné exactement les mêmes mots.

L'expression "des chiens ne fait pas de chats" n'avaient jamais eu autant de sens qu'avec ses deux là. Dean avait toujours été plus proche de sa mère quand il était petit. Au garage les collègues avaient plaisanté en lui disant que son enfant serait un fils à maman toute sa vie. La scène devant lui était bouleversante. Dean était, sur tous les points, le portrait craché de sa mère.

John était assit près de Mary, sur le canapé de ses parents. Ils discutaient depuis un moment. Ils songeaient sérieusement à quitter leurs parents respectifs pour emménager ensemble. Après des heures à converser, la pièce tomba finalement dans un silence confortable. Soudain, quelque chose sur la télé en noir et blanc attira le regard de la jeune fille. Elle mangeait les fameux machos de la mère de John. Elle avait terminé ses chips mais il restait encore un peu de fromage fondu. Sans perdre une miette de son émission, elle plongea un doigt dans le fromage et le porta à son bouche.

John leva un sourcil interrogatif dans sa direction. "Je peux te ramener d'autres chips, si tu veux?"

"Non, c'est meilleur comme ça." Dit Mary en haussant les épaules.

"Ha ouais?" Se moqua John.

"Au lieu de chercher des chips supplémentaires ou de jeter et gaspiller le fromage, il suffit de le manger avec ses doigts. Et puis tu fais comment si tu n'as plus de chips? Ne pose pas de question. Mon raisonnement est logique, j'ai raison."

John renifla. "Évidemment, c'est toi la plus intelligente."

"Exactement."

"Papa?" Appela Dean, de l'inquiétude dans la voix. "Hello? La terre appelle la lune."

"Très drôle." Dit John en roulant des yeux.

"Tout va bien?"

"Mais oui, pourquoi ça n'irait pas?"

"Peut-être parce que tu à l'aire au bord des larmes. C'est le fait que Paul ait trompé sa femme avec Rose qui te perturbe à ce point?" Dean plaisantait, mais l'aîné Winchester voyait bien qu'il était réellement inquiet.

"Non, ce qui me donne envie de pleurer, c'est que tu connaisses les noms des personnages de cette ânerie."

Dean rougit. "Ne me juge pas, ok? Il n'y avait rien d'autre à regarder."

"Ouais, bien sûr."

"Sérieusement, qu'est-ce qu'il y a?"

John soupira et baissa la tête. Il but une grande gorgée de sa flasque pour se donner du courage. "Je... je pensais à elle."

Le visage de Dean se décomposa. "Ha ouais. C'est bientôt."

Le deux Novembre. Le jour où leur vie entière avait basculé.

"Ouais."

"Qu'est-ce qui t'a fait penser à elle?"

"Toi."

"Moi" Demanda Dean sous le choc.

"Oui, toi. Ce n'est pas de ta faute Dean. C'est juste..." Il se racla la gorge et détourna la tête. "Tu me rappelles ta mère. Seigneur tu lui ressembles tellement. Des fois, quand tu fais certaines choses, j'ai l'impression de voir son fantôme."

Dean resta silencieux un moment, puis demanda. "Quels genres de choses?"

"Tout. Ta façon de parler, de jurer de manger de te tenir. Absolument tout. Tu es bien le fils de ta mère."

John vit la mâchoir de Dean se contracter quand il déglutit et suivit le mouvement de sa pomme d'Adam. "Je suis désolé, papa."

"Ne t'excuse pas, Dean. Ce n'est pas de ta faute." Répéta l'aîné des Winchester. Il vit les yeux de son fils s'embuer de larmes à la penser de sa mère. Il avait toujours été très sensible quand il s'agissait d'elle.

John pouvait se rappeler d'avoir reçu un appel de l'école quand son fils avait treize ans. Dean s'était battu avec un petit morveux après une mauvaise blague sur sa mère.

"Monsieur Winchester?" Une femme au ton sévère parla dans le téléphone. "C'est madame Cander, de l'école Harrissin Junior."

"Oui madame." Répondit John.

"Votre fils, Dean, s'est attiré de gros ennuis." Poursuivit-elle.

John soupira. "Qu'a-t-il fait?"

"Il s'en est violemment pris à un de ses camarades, le petit Henry Harris."

"Il a fait quoi? Pour quelle raison Dean aurait-il fait ça?"

"Ils s'amusaient-"

"Foutaise! Il m'a traité de retardé et de fils de pute! Tu m'étonnes que je lui en ai collé une et encore, il a eu de la chance!" Intervient Dean en arrière-plan. "Papa, la vieille sorcière ment. Henry est un privilégié à l'école, Ils ne le laisseront jamais avoir de problèmes."

"Tais-toi donc!" Henry n'a jamais rien fait de la sorte!" S'exclama madame Cander avec véhémence.

"Ouais, tout comme il n'a jamais touché les fesses d'Annabeth quand elle l'a jeté, n'est-ce pas? Quel genre de synthème scolaire vous exercez au juste? Vous tolérez les agressions et les intimidations. En tout cas vous vous mettez le doigt dans l'œil si vous pensez que j'irais à une retenue pour avoir rendu service à toute cette école!"

"Est-ce vrai, madame Cander?" Questionna John.

"B-bien, p-personne n'a de preuve de-"

"Pas de preuves?" Se moqua Dean. "Je peux facilement vous trouver beaucoup d'enfants prêt à témoigner. Voyons voir, Annabet, pour commencer, puis Freddie Edwards, Dustin Hawk, Jeremy Heere aussi, Michael Mell, j'ai besoin de continuer?"

"Je serais là dans une dizaine de minutes pour parler à votre directeur." Répondit John. "Il me semble que mon fils a agi dans son intérêt et celui des autres enfants. Au revoir Madame Cander."

John avait été tellement fier de son fils se jour là. Il lui avait fièrement tapé dans la main et l'avait envoyé à la salle d'arcade pour le reste de la journée.

"Je sais qu'elle te manque, papa." Dit le jeune Winchester. "Elle me manque à moi aussi."

"Je sais."

"Mais," Continua t-il. "Je n'oubliais jamais ce qui s'est passé et, peu importe ce qu'en pense la police, je connais la vérité. Je me battrais pour lui rendre justice, Je retrouverais mon frère et je vengerais ma mère, même si je dois y laisser la vie."

John sentit les larmes lui piquer les yeux alors qu'il regardait la détermination bruler dans les ceux de son fils.

"Je me fous de ce que pense mon père, je t'aime John. Ce n'est qu'un égoïste. Je comprends qu'il me considérait comme son petit bébé, mais j'ai dix-neuf ans. Je peux épouser et être avec qui je veux. Son opinion ne compte pas. On se maria John Winchester. On aura une maison et on fondera une famille ensemble. Et s'il a un problème avec ça, tant pis, ça ne regarde que lui."

Il ne savait pas à quel moment les bras de son fils l'avaient encerclé pour le serrer contre lui.

"Ça va papa, tout ira bien." Murmura Dean.

Regarder son père s'effondrer comme ça devant lui était presque trop douloureux pour Dean. L'aîné Winchester pleurait sa femme décédée sur son épaule et le jeune homme ravalait ses propres larmes. Dans trois jours exactement ce serait l'anniversaire de la mort brutale de Mary. Il y avait treize ans, leur vie était belle. Le pire de ses soucies étaient les disputes occasionnelles qu'il entendait. Il préférait mille fois ça à sa vie actuelle. Il préférerait n'importe quoi à cette vie.

"Et s'il était mort, Dean?" La voix de John était un murmure douloureux.

"Sammy n'est pas mort. C'est un Winchester. Il ne se laissera pas faire aussi facilement." Répondit vivement le jeune homme, en ignorant obstinément la petite voie tenace dans sa tête et la peur constante dans son coeur.

Dean mentait pour rassurer son père. N'était-ce pas ce que faisaient les gens? Mentir pour protéger ceux qu'ils aimaient? Les parents mentaient à leur enfant pour préserver leurs innocences. Les amis se mentaient entre pour que l'autre se sente bien. Paul mentait à sa femme pour protéger leur mariage. Alors pourquoi lui, ne mentirait-il pas un tout petit peut pour empêcher son père de pleurer?

...

Sam avait vingt-deux ans, quand il reçut l'ordre d'accomplir sa mission.

Sa vie entière avait été dédié à cette mission. Toutes ces leçons avec Alastair, tout ce sang qu'il avait bu, Tous ces jours où il avait appris à commander. Absolument tout

Les années avaient passé depuis son premier cours avec Alastair. Sam torturait et tuait, maintenant avec aisance. Les choses avaient changé. Il était passé d'un mince et pâle petit garçon, à un prince de l'enfer grand, musclé et effrayant. Tout le monde tremblait de peur en sa présence; sauf Ruby et Meg, bien évidemment. Elles étaient ses meilleures amies, après tout.

"Sammy." Appela Lucifer à travers la porte fermer de la chambre du jeune homme.

"Entre papas." Il détourna la tête de son téléphone pour se concentrer sur son père. "Qu'est-ce qu'il y a?"

"Tu parles encore à Meg et Ruby?" Demanda Lucifer en souriant légèrement.

"Qu'est-ce que tu veux que je fasse d'autre? Regarder la météo?"

"Peut-être que tu pourrais changer un peu? On ne sait jamais avec toi, Sammy." Lucifer s'assit sur le lit du jeune homme. "Bref, je dois te parler d'un truc."

"Ouais?" Demanda nonchalamment Sam.

"Tu n'as pas de problème, ne tu'en fais pas. Mais j'ai une mission à te confier."

"Une mission? Cool. Où?"

"C'est... c'est en haut."

La mâchoire de Sam tomba et une grimace de dégoût s'inscrit sur son visage. "En haut? Avec les humains? Dégueulasse."

"Je sais, je sais. La bonne nouvelle c'est que tu pourras prendre ton temps pour tuer l'un de ses singes sans poile." Annonça Lucifer, faisant sourire le jeune prince.

"Génial, dit-moi tout."

"Dans trois semaines tu iras là-haut pour tuer un dénommé Dean Winchester. Il a vingt-six." Expliqua le roi de l'enfer. "Il est responsable de la mort de beaucoup de monstre et de pas mal de démon de ton royaume."

"Tu veux dire que c'est un chasseur?" Demanda Sam.

"C'est une autre façon de le décrire, oui. Qui t'as parlé des chasseurs?"

"Ho, j'ai lu un livre là-dessus. Ça disait que les chasseurs agissaient pour sauver des gens. Ecoeurant." Se moqua t-il. "Personnellement, cette planète entière peux disparaître, je m'en fou complètement. Toute ces choses qui y vivent ne sont que des singe stupide de toute façon."

"Concentre-toi d'abord sur la disparition de ce Winchester." S'amusa Lucifer. "Tu es mon fils Sam, tu peux le faire."

"Oh crois-moi, je vais le faire et je vais même m'éclater à le faire."

"Ce ne sera pas facile, mon grand." Dit Lucifer. "Ce sera même un véritable défit et même si je te sens motiver, sache qu'il y aura des conséquences si tu échoues."

Les yeux du jeune homme s'élargirent. "Des conséquences?"

"Ce n'est rien de personnel, Sam et ça me fait mal de te le dire." Lucifer semblait légèrement peiné. "Si tu n'as pas tué Dean Winchester au bout d'un an, je le ferais moi-même."

"Ça n'a pas l'air si horrible. Et de toute façon, il sera mort bien avant ça." Dit hautainement Sam en examinant ses ongles.

"Quant à toi." Continua Lucifer. "Si tu échoues, tu serais détrôné et jeté à la potence pour l'éternité."

Sam devint pâle et se figea instantanément. "Tu ne me ferais pas ça, hin papa?..." Dit-il lentement. Quand il fut évident que Lucifer ne répondrait pas, ses yeux s'élargirent comme des soucoupes. "Tu le ferais?"

"Je dois faire un exemple, Sam." Avoua Lucifer en évitant studieusement le regard du jeune prince.

Sam serra la mâchoire, la terreur envahissant son corps. "Alors les gens que j'aime et en qui j'ai eu confiance toute ma vie, seraient ravis de m'écorcher vif?"

"Tu ne peux faire confiance à personne." Lui rappela Lucifer.

Soudainement, la peur avaient disparu aussi vie qu'elle était arrivée, pour être remplacé par de la rage. Il fixa son père de ses yeux devenu noir et plein de haine.

"Ouais, tu as raison. Je n'aurais jamais dû te faire confiance, C'était une grave erreur."

Il bondit de sa place et sortit en trombe de la pièce, sans laisser une chance à l'adulte de répliquer. Lucifer était stupéfait.

"Sam, revient ici." Cria-t-il, mais le silence fut sa seule réponse.

Sam était furieux et plus encore, il était blessé.

C'est à ce moment-là que son téléphone choisit de sonner, lui signalant un nouveau message.

Ruby: hey Sam sa va?

Le jeune homme laissa échapper un rire sans joie.

Sam: Je pète la forme.

Ruby: t'es ou? Je viens te chercher et on va en parler.

Meg: tien le coup l'élan, je viens aussi.

Sam: sur le chemin de la potence, j'ai besoin de torturer quelqu'un. Ce qui est assez ironique si on considère la menace que mon père vient de me balancer.

Ruby: non...

Sam: yep on en parle kand on se voit.

Ruby: ok.

Meg: sa marche on est là dans 5 min.

Sam rangea son téléphone et ses mains dans ses poches. Meg et Ruby furent à ses côtés à peine quelques minutes plus tard. Le chariot d'arme et d'instrument de torture de Sam était également près de lui.

Une femme était pendue devant lui. Elle se nommait Jane. Elle était coupable du meurtre de trois enfants, après avoir été une mère monstrueuse envers sa propre fille. La pauvre petite s'était enfui de la maison et soufrait encore de problème psychologique.

Le jeune homme saisit un couteau et entailla le bras de la femme, laissant une longue et fine coupure. Il avait prévu de prendre son temps avec elle, juste comme il lui avait été enseigné. Ruby faisait tournoyer son canif dans ses mains, tandis que Meg attendait appuyé contre le mur une jambe relevée et les bras croisés.

"Alors, qu'est-ce qu'il a dit?"

"Pour faire cours, il m'a donné une mission et ma menacé de me jeter à la potence si je foutais tout en l'air." Répondit Sam. Sa voix était nonchalante, mais les filles savaient à quel point il était réellement énervé. "Il est prêt à tuer son propre fils pour plaire à son royaume. Franchement, il ne mérite pas le prix du meilleur père de l'année 2005 là?"

"Est-ce que je peux dire quelque chose sans me faire exécuter dans la seconde ?" Intervint Meg.

Ruby lui lança un regard d'avertissement. "Meg, non."

"Dit ce que tu veux, Meg." Accorda Sam en enfonçant son couteau dans la main de Jane. Ses hurlementss de douleur le firent sourire.

"Ce que je veux dire c'est que, c'est peut-être ton père, mais c'est aussi et avant tout le Diable. Tu ne peux pas lui faire confiance. C'est l'enfer Sam, tu ne peux faire confiance à personne." Annonça Meg en haussant les épaules. "C'est la vie mon pote, crois-moi, je parle par expérience."

"Elle marque un point là." Ajouta-Ruby. "Enfin, perso, tu peux me faire confiance, mais je ne garantis rien pour les autres."

"La ferme Ruby, je l'ai connue la première je te rappelle."

"Ouais, ouais."

Sam soupira; Meg avait raison. "Ouais, je suppose que tu as raison. Mais c'est mon père tu comprends? Je croyais qu'il m'aimait malgré tout ." Il enfonça le couteau plus profondément jusqu'à traverser la main de la jeune femme. Elle était en larme, le suppliait d'arrêter, mais ses hurlements étaient totalement ignoré.

"C'est le cas, Sam. Mais il doit agir selon ses priorités." Lui informa Ruby.

"Oui, oui c'est ça. Espérons juste que cette fichu mission ne me fasse pas tuer."

"On parle de quoi d'ailleurs? Tu dois faire quoi de si important?" Demanda Meg.

"Tuer Dean Winchester." Répondit le jeune homme. Il retira le couteau de la main de sa victime pour le pousser dans son estomac. Il tourna la lame et Jane hurla à s'en déchirer les cordes vocales.

"Dean Winchester?" Répétèrent les deux amies en chœur.

Sam s'arrêta pour les regarder, la confusion peinte sur son visage. "Heu … ouais? Ce n'est pas bon signe?"

"Bon signe? Putain Sam, ce mec est un animal! Il va te déchiqueter!" Dit Ruby

"Il tue des démons comme nous depuis qu'il est gosse. C'est un dingue." Ajouta Meg.

"Il ne peut pas être aussi horrible, ce n'est qu'un humain débile. Il ne peut pas me faire grand-chose." Sur ceux, le jeune prince se retourna vers Jane et lui ouvrit entièrement le ventre. Il sourit méchamment en la regardant mourir lentement. Il savait que son corps se reformerait, intact pour subir davantage de torture, encore, et encore. C'est ce qui rendait la chose meilleur.

"Je crois en toi, mon grand." Dit Meg. "Tout ce que je dis, c'est que tu devrais être prudent."

"Ouais, ouais, je sais." Il essaya ses mains sur son jean après avoir reposé son couteau, puis se tourna vers ses amies.

"Tu te sens mieux maintenant?" Questionna Ruby.

"Tu sais bien qu'une bonne séance de torture me fait toujours du bien." Sam sourit en faisant craquer ses doigts. "Mais je suis toujours énervé."

"Hé, tout va s'arranger, Sammy. Tu as survécu à Loki, alors tu pourras survivire à n'importe quoi d'autre." Lui dit Ruby.

"Ce n'était pas si mal. C'est un homme non, c'est un putain d'embrouilleur." Répondit Sam en marchant dans le hall, les filles à sa suite.

"Tu avais été sacrément anéantie, n'empêche." Ajouta Meg. "Avouons quand même que c'était un vrai con."

"Mais il était sexy." Fit Remarquer Ruby

"Ça c'est vrai." Dirent Meg et Sam, simultanément. Les trois amies éclatèrent de rire. Arrivé à un tournant, Ruby leur lança un rapide "au revoir" et s'éloigna de son côté.

"Tu vas rentrer?" Demanda Meg. Sam soupira.

"J'ai pas vraiment le choix." Dit-il avec sourire forcé.

Meg lui donna un baisé sur la joue. "Tout ira bien l'élan, on t'adore nous."

"Je vous aime aussi. Mais espérons que je ne finisse pas ma vie à la potence!" Cracha-t-il.

Meg roula des yeux. "Tu vas l'éclater ce singe. Fait juste attention ok? Promet le moi."

"Je serais prudent." Promit-il. Meg le tira dans ses bras. Au début, Sam se raidit, mais il finit rapidement par lui rendre son câlin. Ils ne s'étaient jamais étreint ainsi. Malheureusement, Meg s'écarta après un petit moment. Elle s'éclaircit la gorge et passa une main dans ses longs cheveux bruns, en tentait de cacher les larmes qui remplissaient ses yeux. Elle avait peur. Et lui aussi. Il lui avait fait une promesse et il allait la tenir. Meg était son amie la plus proche; plus encore que Ruby.

Elle avait été présenté la première fois qu'il s'était laissé aller à ses pouvoirs; elle avait été présente pour son premier petit ami (Brady, hé ouais . Il n'en parlait plus parce que, de un, c'était un mauvais coup, et de deux un gros con tout simplement. Numéro un sur sa liste de regret.) Meg avait toujours été là. Il ne la laisserait pas tomber; peu importe le prix. Il tuerait Dean Winchecter. Il réussirait et tout redeviendrait comme avant, Meg et lui contre le monde.

"Je reviendrais; Meg. Je te le promets." Sam sourit pour la rassurer. "En plus tu me dois toujours une de ces glaces de quand on était petits."

La jeune fille éclata de rire. "Mec, je te donnerais tout ce que tu veux, tant que tu reviens ici après avoir tué ce fils de pute."

Ils se regardèrent dans les yeux et avant que Sam ne s'en rende compte, les lèvres de Meg étaient sur les siennes. Le jeune prince n'hésita pas a lui rendre son baiser. Il la pressa contre le mur et passa une de ses jambes entre les siennes. Elle s'accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage, comme s'il était la seule chose qui la maintenait en vie. Ils arrêtèrent leur baisé après ce qui semblait être une éternité mais Sam ne la lâcha pas.

"Tu vas revenir, Sam. Tu vas revenir." Souffla-t-elle, sans jamais le quitté des yeux.

"Je vais revenir." Répéta Sam, sa voix aussi tremblante que celle de Meg.

Ils s'embrassèrent à nouveau.

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A SUIVRE!