Yeah! J'ai enfin ma couverture de fic! Je l'ai moi même faite avec l'aide d'une amie. Et j'en suis fière =D
Profitez du chapitre 4!
Chapitre 4:
"Merde. Merde, merde, merde et merde." Voilà tout ce que Zelda trouvait à dire dans la situation présente. L'armée d'Hyrule... Comment ? Pourquoi ?!
La panique prenait peu à peu le contrôle de chacun de ses muscles, de chacune de ses articulations, la tétanisant insidieusement. C'était bien simple, elle ne pouvait plus esquisser le moindre geste. Pourquoi maintenant? Pile quand Link et Sheik étaient absents ? Quand personne ne pouvait rien faire, ne pouvait réagir ?
Un homme la dépassa calmement, puis se retourna, lui cachant ainsi l'entrée du campement. Il posa doucement une main sur son épaule et lui demanda d'un ton calme, presque paternel, ce qu'il convenait de faire. Cela eut pour conséquence de sortir la jeune femme de la stupeur presque irréelle dans laquelle elle était plongée depuis qu'elle avait posé les yeux sur cet étendard.
Zelda redressa fièrement la tête. Après tout, si Link et Sheik l'avaient laissée ici, c'était justement dans ce but précis. C'était pour qu'elle prenne la direction en cas de danger, pour qu'il y ait quelqu'un pour veiller sur la résistance.
La jeune résistante planta son regard dans celui chaleureux et plein de confiance de son "sauveur". Son sauveur qui n'était autre que l'aîné de la rébellion. Le plus vieux et le plus sage.
-"Rauru" dit Zelda d'un ton calme et plein de respect. "Pourrais-tu t'occuper d'eux quelques minutes s'il-te-plait ?" Demanda-t-elle en désignant les soldats qui arrivaient à présent au niveau de la porte d'un geste de la main. "L'excuse habituelle, bien entendu." finit-elle en souriant.
-"Bien sûr, Zelda. Je m'occupe d'eux, va prévenir les autres."
Elle lui fit un dernier sourire puis se dirigea vers l'endroit d'où elle venait, c'est-à-dire la tente de commandement. Il fallait faire vite, car Rauru ne retiendrait pas bien longtemps le capitaine Hyrulien en prétendant qu'ils n'étaient que de paisibles nomades. Surtout s'ils étaient déjà informés de ce qu'était réellement ce lieu.
En chemin, elle prévenait calmement chaque homme et femme qui croisait sa route, en leur glissant discrètement : "Évacuation, échelle 10. Fais passer." Zelda ne devait pas se justifier, tout le monde devait obéir avec la mention échelle 10, qui signifiait évidemment un danger du plus haut niveau. Mais un doute assaillait son esprit depuis que Rauru était venu la voir. Tout le monde devait obéir, certes, mais en temps normal c'était Link qui commandait, pas elle. La jeune femme espérait de tout cœur qu'il ne viendrait à l'idée de personne d'aller chercher la bagarre avec les soldats, ils étaient trop bien armés...
Autour d'elle, le mot semblait être passé et les rebelles s'agitaient efficacement pour camoufler leurs armes et documents dans les trappes au sol prévues à cet effet avant d'y sauter et de les condamner définitivement. Elles menaient toutes au sous-sol qui traversait le repère des résistants, et ces trappes étaient disposées dans certaines tentes de personnes volontaires.
Zelda s'arrêta devant le "pavillon" de Link pensivement. Mais déjà elle entendait du raffut venant de derrière elle. La jeune femme pénétra d'un pas décidé dans l'habitation et souleva rapidement le matelas. Elle le reposa au sol à côté de l'ouverture maintenant découverte, puis se dirigea vivement vers le bureau. Elle ouvrit les tiroirs et en vida le contenu dans une caisse munie d'un énorme cadenas, avant de la jeter dans le trou.
Tout à coup, un violent coup de feu éclata, la faisant se retourner précipitamment. La rebelle sortit de la tente en courant, pour se retrouver nez à nez avec Rauru. Le vieil homme était essoufflé et paraissait désolé. Il secoua tristement la tête de gauche à droite tout en appuyant ses mains sur ses genoux.
-"Ils ne m'ont... pas cru, mais... au moins j'aurais... essayé. D'ailleurs j'ai tenu... dix minutes? Oui, je crois bien." dit-il d'une voix saccadée par son souffle court. Il se redressa avec une expression sombre et tendue qui incita Zelda à s'attendre au pire. "Mais bien sûr, Hergo n'a rien voulu entendre venant de toi et il s'est précipité avec son arme et ses amis pour... Comment a-t-il dit déjà? Remettre ses dingues à leur place. J'ai essayé de l'empêcher mais je n'ai pas pu, désolé."
La chef résistante temporaire toucha doucement l'épaule du vieil homme avec un sourire contrit.
-"Personne ne pouvait rien y faire, ne t'inquiète pas. Maintenant va rejoindre ceux qui sont déjà à l'abri."
Rauru opina et se dirigea d'un pas vif vers la sortie la plus proche. Zelda quant à elle devait s'assurer que tout le monde trouvait bien un refuge, et se devait d'essayer de résonner ceux qui avaient en tête de repousser l'envahisseur.
La jeune combattante sortit son arme de poing et, tout en continuant de marcher, vérifia son chargement. Douze balles... Pour plus d'une vingtaine de soldats d'après son estimation initiale. Elle soupira de découragement. C'était bien trop peu. Les impacts de balles se firent encore plus retentissant, ce qui laissait présager que de nouvelles armes bien plus lourdes venaient de rejoindre la bataille.
Cependant, ce n'étaient pas les armes des soldats hyruliens comme elle le pensait, mais celles d'hommes qui arrivaient en passant par dessus le mur d'enceinte. Au seul endroit un peu plus bas que les autres, endroit connu uniquement par trois personnes. Elle-même, et... Sheik et Link! Néanmoins, de loin, elle ne reconnaissait aucune silhouette comme étant celle de son frère ou de son meilleur ami. Par contre, certaines lui semblaient bien familières et appartenaient sans aucun doute à des membres du groupe parti plus tôt ce jour là.
Un regain d'espoir apparu soudain au fond de son cœur, et c'est sûre d'elle que Zelda continua son chemin pour se rapprocher du nerf de la bataille à présent engagée. Une balles siffla proche d'elle et alla se loger dans le poteau en bois maintenant la toile en place. La jeune femme se mit à couvert derrière l'objet le plus proche qui était une vieille caisse de matériel, à présent vide. Elle reprit son souffle et tira à l'aveugle au dessus de sa cache. Le grognement de douleur qu'elle perçu lui indiqua que son tir avait atteint sa cible.
Une ombre se glissa à ses côtés. Sheik était visiblement essoufflé d'avoir parcouru autant de distance en si peu de temps. À peine avait-il aperçu sa sœur qu'il avait couru pour lui prêter main forte. Ils étaient à présent dos à dos et Zelda se demandait comment ils pourraient bien s'en sortir. C'est alors qu'elle eut une idée.
-"Sheik, écoute moi ! Une partie du campement a décidé d'aller se battre malgré mes ordres. Cela ne sert à rien que j'aille essayer de les raisonner, ils ne m'écouteront pas. Mais toi, si ! Alors, s'il te plaît, fais les rejoindre la tente de Link, c'est la dernière issue." Dit-elle en le fixant d'un regard presque suppliant.
-"Ok. Mais toi, tu te dépêches d'y aller immédiatement." Déclara fermement le jeune homme d'un ton qui ne laissait place à aucune protestation. "Et les documents de Link..."
-"Ils sont à l'abri, Rauru s'en occupe. Allez je te couvre, vas-y ! "
Ils se redressèrent d'un même mouvement et Sheik bondit de leur abri tandis que Zelda s'apprêtait à tirer. Personne n'était plus là, le conflit s'était déplacé ailleurs. La blonde rebelle retourna sur ses pas pour regagner son point de départ. Elle croisait de temps à autre un soldat, et des salves de tir se faisaient entendre à chacune de ces rencontres impromptues.
Cependant, la progression était bien trop lente et, au bout d'un certain temps, Zelda se retrouva malheureusement à court de munitions. C'est pourquoi, quand elle rencontra un cinquième soldat, son revolver, au lieu d'émettre un bruit sec et fort, ne fit qu'un faible cliquetis inquiétant.
Une poigne forte l'empoigna fermement par le bras droit et la tira brusquement à l'abri d'un muret à quelques mètres de là. La jeune femme se retrouva alors coincée entre un mur et une poitrine chaude et tonique. Interloquée, elle dévisagea le fin t-shirt noir que portait son sauveur, tout en sentant un bras fort qui l'entourait de façon bienveillante. Une odeur familière parvint jusqu'à son nez, et Zelda sut enfin qui était l'auteur de cet héroïque sauvetage.
-"Zelda?! Tu vas bien ?" Fit une voix grave d'un ton pressant.
-"Je... Oui, oui, je vais bien. Grâce à toi. Merci Link." Répondit-elle d'une voix fébrile.
Le chef résistant s'écarta doucement, toujours en gardant un bras autour de sa protégée. Il la dévisagea pour s'assurer qu'elle allait vraiment bien, l'inquiétude se lisait encore dans ses prunelles d'un bleu éclatant. Un bleu qui se transforma bientôt en un bleu d'orage, devant la colère qui habitait maintenant Link. Il sermonna vertement Zelda pour son comportement totalement "inconscient" comme il disait. Sauf que la jeune femme ne voyait absolument pas pourquoi il pouvait bien lui en vouloir.
-"Link... attends, de quoi tu parles ? Je rentrais juste à ta tente..." Essaya-t-elle de se défendre.
-"Il te suivait depuis une bonne vingtaine de mètres !" Tempêta en réponse le jeune combattant. "S'il n'avait pas voulu savoir où vous fuyiez tous, il t'aurait collé une balle !"
La panique qui l'avait envahi lorsqu'il s'était rendu compte que Zelda était suivie se sentait encore dans sa voix presque vacillante sur les derniers mots. La jeune femme l'entendit et se sentit vraiment coupable et honteuse pour avoir tant inquiété son ami. Elle le serra dans ses bras tout en lui murmurant des paroles d'excuses et de remerciement. Le jeune homme lui rendit délicatement son étreinte. Ils étaient vraiment arrivés à temps.
Link décida d'accompagner Zelda jusqu'à leur objectif, et ils l'atteignirent sans autre difficulté. Les deux fugitifs patientèrent ensemble en attendant l'arrivée de Sheik et du reste des hommes, dans un silence tendu.
Après quelques minutes, un vacarme assourdissant éclata dans une allée extrêmement proche de leur emplacement actuel. C'est alors qu'ils virent Sheik ainsi qu'une dizaine de résistants courir à perdre haleine, talonnés par le capitaine du groupement armé qui tirait sans plus réfléchir. Il ne voulait absolument pas, ne croyait pas possible que plus de cinquante résistants lui échappent ainsi. C'était sa place qu'il allait perdre ! Voire même sa tête !
Link réagit au quart de tour, repoussant Zelda derrière lui et ordonnant à tout le monde de fuir et de condamner le passage. S'il fallait qu'il y reste pour que les autres s'échappent, il n'y avait aucune hésitation à avoir.
Le chef de la révolte se projeta sur l'officier, et à l'aide d'une clef de bras parfaitement maîtrisée, lui arracha son arme et le renversa au sol. Durant ce court laps de temps, les trois quarts des fuyards s'étaient réfugiés dans le tunnel. Zelda était déjà en bas, aidant chacun à descendre pour faire avancer la manœuvre le plus rapidement possible. Bientôt, seuls Sheik et trois retardataires étaient encore à l'air libre.
Pendant ce temps, Link débattait avec son propre esprit. Le canon de son arme était pointé sur le cœur du capitaine, un homme qui avait voulu faire du mal aux siens, se répétait-il. Et pourtant, il ne pouvait se résigner à tirer sur cet individu, à terre et désarmé. Il revoyait à nouveau, en boucle, la chute lente et fatidique du corps de l'innocent. Il ré entendait implacablement le bruit mou de ce corps tombant au sol. De cette vie qu'il avait arbitrairement décidé de stopper.
C'était bien simple, il ne pouvait pas tirer. Il ne pouvait plus. Il n'en était plus capable, pas après ce qu'il avait fait plus tôt. Il songea évidement à fuir, mais son corps était paralysé par la peur et les remords qu'il ressentait à présent. Il se retourna et vit l'incompréhension se dessiner sur le visage des jumeaux, qui le fixaient alors qu'il était totalement immobile. Link voyait leurs lèvres bouger, sans pour autant entendre ou comprendre ce qu'ils pouvaient bien lui dire.
Il ressentit tout à coup une douleur atroce et déchirante dans son épaule droite et dans sa cuisse gauche. Et d'un coup, ce fut comme si on avait enlevé un voile de ses yeux et des bouchons de ses oreilles. Tous les sons occultés revinrent à lui, et il entendit le cri paniqué que Zelda poussa lorsqu'elle vit son genou toucher terre sous la douleur. Il vit Sheik emmener la jeune femme de force dans la fosse et identifia quatre soldats qui l'encerclaient en pointant leurs armes sur lui.
Se fut la dernière chose qu'il vit avant de sombrer dans l'inconscience.
Bonjour à tous, mes lecteurs. D'abord un grand merci public (même si je leur dis en pm) à mes lecteurs assidus et à tous ceux qui laissent des reviews. Ça m'aide beaucoup à avancer, alors à tous ceux qui lisent ceci, n'hésitez pas à me laisser un petit mot, même si vous trouvez ça peut être sans importance, ça en a beaucoup pour moi. Ça me montre que vous êtes présents. :)
Maintenant parlons projet (pour ceux qui lisent encore). Bientôt sur YouTube, je vais mettre en ligne avec plusieurs de mes amis, un doublage de cette fic. Les voix sont les notres bien entendu, et il s'agira de lire en jouant le jeu, avec des bruitages et musiques en arrière plan. Le prologue est déjà prêt mais sortira la semaine prochaine probablement. Je vous serait très reconnaissante d'aller voir ce que ça donne. Je mettrai le lien ici quand la vidéo sera sortie.
Si vous êtes toujours ici, merci de m'avoir lue et à la prochaine! En attendant, follow, favorite ou review!
~ ~ Danaud64
