Salut,

Pour tout dire, je voulais poster quand j'aurais fini de l'écrire et puis comme ça fait un petit moment j'ai décidé de poster le chapitre.

Je te remercie AllisonMentalist pour le commentaire. Ça fait plaisir. Si quelqu'un d'autre veut donner un avis, je ne suis pas contre.

A bientôt. Bye!


Une heure ou un peu plus tard à peine, Lisbon et Jane arrivèrent à la demeure, la voiture s'arrêtant à l'entrée du portail. Le moteur tournait encore, fixant à distance. Lisbon semblait hésiter à entrer sur la propriété tandis que Jane avait l'air de réfléchir.

- Vous êtes prêt?

- Allons-y.

Malgré la détermination du mentaliste et sa patronne, étant réellement décidée, une appréhension les dominait.

- Vous êtes bien sûr ?

- Oui.

La voiture pénétra et roula jusque dans la grande cour avant de s'arrêter à proximité de la porte d'entrée de l'immense demeure. Alors qu'ils sortaient du SUV, Lisbon leva le regard sur la maison qu'elle trouva impressionnante. Elle l'était bien sûr mais à la clarté du jour tout parut différent à la perception de Jane.

- Comment on peut habiter dans une demeure aussi grande ! ?

Puis Lisbon grimaça.

- Ça fiche la trouille. Je trouve qu'elle dégage de mauvaises vibrations.

- Je suis tout à fait d'accord avec vous. réagit-il après avoir tourné son attention vers la maison.

Il s'avancèrent ensuite en direction de la porte, Lisbon précédent Jane qui lui offrit l'occasion de taper avec le heurtoir où à l'extrémité une tête fit penser à celle d'un démon, celui-ci moustachu. Il devait dater de cent ans au moins à première vue.

-À vous l'honneur.

Un geste hésitant la ralentit dans son élan, regardant durant un très bref instant le consultant. A l'aide du heurtoir, elle cogna à la porte, recula de deux pas et attendirent pendant une minute sans que personne ne vienne leur ouvrir. Lisbon cogna de nouveau mais apparemment il n'y avait personne de présent à cette heure dans la propriété.

- C'est curieux. Vous êtes sûr que c'était un majordome ?

-Euh, oui. Il aurait fallu être bigleux pour ne pas le remarquer. Et je ne suis pas encore sénile.

- Bon, très bien. Je voulais juste savoir.

Elle afficha une petite mou face à la réponse quelque peu amusante malgré le ton demi-sec, certainement dû par une légère tension ressentie. Mais celui-ci se rendit plus posé.

- Lisbon. Même si j'avoue que j'étais déstabilisé, je n'ai pas rêvé.

- Je vous crois.

- On ne dirait pas.

Il roula des yeux face à l'expression de sa fidèle collègue qui étira un petit rictus au coin de la bouche avant de qu'il ne lui suggère de rentrer par effraction.

- Vous savez ce que j'en pense. Il n'en n'est pas question. se montrant ferme là dessus.

- Qui le saura ? Il n'y a personne.

- Moi je le saurai.

- Vous savez, il faut prendre des risques dans la vie.

- Avec vous, j'ai déjà eu mon compte.

- Bah ! Vous exagérez.

Il se dirigea vers la porte, sortit un fil de fer pour s'en servir afin d'essayer de crocheter la serrure. Par chance où étrangement, ils n'eurent pas besoin car au moment d'appuyer sa main sur la porte sans tellement de force, celle-ci s'entrebâilla, ce qui les surprit.

-Ah! Je pense que je n'aurais finalement pas besoin de ça.

Le fil de fer de longueur moyenne fut rangé dans sa poche puis ils entrèrent prudemment. Jane conseilla à ce moment de refermer la porte au cas où.

- Bonne idée.

Une fois refermée, ils avancèrent dans le vestibule, Lisbon se mettant à détailler l'intérieur un peu sombre. Elle reconnut que c'était une belle maison tout de même mais peureuse.

- Ça ne m'inspire vraiment pas confiance.

- C'est ce qu'elle dégage. répondit-il le nez en l'air, regardant également.

Tout en partageant son sentiment, il observa plus attentivement certains murs décorés de trois, quatre portraits, lustre au plafond ainsi que des meubles d'antiquaire de valeur importante d'après l'opinion qu'il s'en était fait grâce à son don de l'observation. La demeure semblait encore plus spacieuse comme lors de sa première visite en pleine soirée. Au jour tout paraît plus grand. Cependant, il ne retrouva pas la pièce où la bande sonore avait été diffusée. Mais ils découvrirent un long couloir étroit qu'ils empruntèrent courageusement, l'un guidant l'autre.

- Vous ne croyez pas que l'on devrait faire demi-tour ?

-Non. Il faut continuer.

-Oh, Jane! J'espère que vous savez ce que vous faites.

- Mais oui, ne vous inquiétez pas. Vous voulez me tenir la main ?

- Je ne suis pas encore à ce point inquiète. Mais si je le devenais, on verra.

Lisbon n'était pas rassurée, suivant son consultant de très près derrière après avoir néanmoins répondu d'un ton neutre, léger quand il lui proposa de lui tenir la main. Ils en avaient presque prêté à plaisanter. Même dans ces circonstances, il tentait toujours de détendre l'atmosphère avec désinvolture. C'était sa force pour continuer coûte que coûte.

Environ deux, trois minutes plus tard, ils débouchèrent face à une autre grande porte, dans une autre pièce qui ressemblait à un petit patio couvert, qui était quant à elle déjà ouverte sans avoir la peine de la pousser.

- Vous pensez que ça mène où ?

- On va le savoir.

Jane s'avança vers la porte tandis que Lisbon lui demandait à voix très basse de revenir vers elle, restée en retrait. Les rôles s'inversaient pour une fois.

- N' y allez pas.

Il commença à descendre une, deux, trois marches, l'agent chef se retrouvant alors dans l'obligation de le suivre encore. Elle s'aventura donc vers les marches puis les descendit à son tour, le mentaliste n'étant loin d'elle. Plus ils descendaient, plus l'obscurité s'accentuait jusqu'à ce qu'ils se confondent avec avant d'être engloutis et disparaître.

Quand les marches furent toutes descendues, Jane chercha de la main un interrupteur sur le mur de droite, parvenant à le trouver. La lumière s'alluma, l'éclairage s'avérant faible mais pouvant les éclairer correctement toutefois.

Leur regard se dirigea directement ensuite sur une seconde porte de taille moins imposante dont celle-ci était fermée mais non à clé. C'est lorsque le mentaliste posa la main sur la poignée, la baissant, qu'ils réalisèrent qu'elle n'avait pas été verrouillée. Il ouvrit la porte, Lisbon appréhendant ce qu'ils pourraient découvrir de l'autre côté. Elle lui suggéra alors par sagesse mais également par peur, se l'admettant, de faire demi-tour pendant qu'il en était encore temps.

Tenace, occultant un danger quelconque qui aurait pu être présent, avec bravoure, détermination, il s'avança de nouveau en direction d'une pièce plongée dans le noir tandis que Lisbon hésitait davantage là, à le suivre.

- Jane ! Revenez ! haussant un peu la voix pour l'appeler.

Mais son consultant n'en fit qu'à sa tête comme toujours. Quoi faire ? Attendre qu'il ne revienne? Non. Elle leva les yeux au ciel, soufflant, baissa la tête puis prit sa croix dans la main, ferma les yeux et pria. Elle réalisa ensuite un signe de croix et entra dans la pièce. Quand tous deux furent réunis, la porte se referma brusquement derrière, ayant l'air d'être verrouillée automatiquement avant que la pièce ne soit à son tour éclairée subitement.

Celle-ci était complètement carrelée de blanc, du mur au sol, ressemblant à une large salle de bain à l'état vierge de n'importe quelle installation telle que la plomberie. Ils se mirent à regarder autour d'eux, le visage de sa patronne affichant une plus grande inquiétude. Elle se sentit très anxieuse tout comme le consultant qui intériorisait.

- Jane. Je n'aime pas ça du tout.

- Moi non plus. Ça sent mauvais.

-Vous qui disiez qu'il ne fallait pas que je m'inquiète.

- Je sais, je suis désolé Lisbon.

-Vous pou..

Elle se tut soudainement, le son d'une voix coupant la parole au même moment. Ils se regardèrent brièvement en s'interrogeant sur la provenance de ce ricanement avant de relever le regard. Ils s'aperçurent dans le coin de la pièce en hauteur, qu'un haut-parleur avait été installé exprès. Jane le pointa du doigt pour le faire remarquer à Lisbon qui l'avait bien vu.

Le ricanement se manifesta une deuxième fois, celui-ci écouté avec plus d'attention. Les yeux fixés sur le haut-parleur de couleur clair, le visage du mentaliste changea, durcissant légèrement alors que son regard semblait apeuré. L'agent senior quant à elle, déglutit, devinant aussi qui était à l'origine du piège. Le ricanement continua durant quelques secondes, laissant place ensuite à un message d'accueil exprimé d'une manière calme et posée.

- Bienvenue Patrick et agent Lisbon.

Ils étaient tombés dans un traquenard, s'étant bien fait avoir tandis que Risgby et Cho était arrivé au bar routier pour interroger le patron à propos de Erica et Cathlyn Hargrove. Aller là-bas, aurait été une meilleure idée après tout.

La crainte, l'insécurité régnaient dans cette pièce qui avait des allures d'une d'isolement.