Salut,
Voici le chapitre suivant, n'ayant pas eu trop le temps ces temps-ci de poster plus vite.
Merci à FunnySparrow pour l'ajout, c'est sympa et aussi à Allison Mentalist qui commente depuis le début et Miss Maya.
Bonne lecture,
Bye, à bientôt.
Cho et Rigsby se garèrent devant le bar routier, détaillant un peu l'extérieur ainsi que deux, trois camions garés également. C'était vraiment l'étape pour s'arrêter manger, ressemblant à la fois à un dinner et un bar. Boire et manger. Le nom en rouge clignotait, les ampoules paraissant sur le point de lâcher. Ils entrèrent ensuite où les conducteurs étaient en train de déjeuner tardivement vu la route accomplie ainsi que quatre, cinq autres personnes qui buvaient un café, certainement des habitués, amis du patron.
Lorsqu'ils se tournèrent vers les agents qui dépareillaient avec le lieu rien qu'à leur costume, leur allure, les clients se retournèrent vers eux plus surpris que hostiles. Certains avaient le visage fermé dû à leur caractère en général. Rigsby se sentit moyennement à l'aise en s'imposant néanmoins sans se laisser impressionner, Cho égal à lui-même en toute circonstance. Rigsby sortit alors son badge qui représentait leur unité.
- Bonjour. Cbi.
- Qu'est-ce que vous voulez? demanda le gérant de l'établissement, le ton neutre, semblant disposé à coopérer.
- Nous enquêtons sur un meurtre qui concerne deux de vous employées vraisemblablement. Est-ce que vous pourriez nous accorder quelques minutes?
Le gérant hocha la tête, leur faisant signe de s'approcher vers le comptoir.
-Qu'est-ce que vous voulez savoir? demanda-t-il à nouveau tout en essuyant un verre.
Pendant ce temps, Jane et Lisbon, captifs, avaient toujours le regard fixé sur le haut-parleur, imprégnés encore par la voix de John le rouge.
-Vous avez trouvé le chemin. Décidément, vous êtes un être très brillant, monsieur Jane.
- Ça m'arrive. répondit-il calmement, humble, sans quitter des yeux le haut-parleur, néanmoins apeuré.
-Oh! Vous êtes bien trop modeste. Vous êtes bien conscient de votre grande capacité à venir à bout de quoi que ce soit et résoudre n'importe quelle énigme. Si je ne me trompe, vous adorez les énigmes.
- Oui. C'est vrai.
John le rouge apportait juste la confirmation de ce qu'il savait déjà, voulant seulement l'entendre tandis que Jane afficher un air interrogatif, ayant l'air de se questionner. La voix du tueur en série était reposante, douce, posée ce qui dénaturait avec ce qu'il était. Quelqu'un de froid, impitoyable, sadique. Il y avait un tel décalage avec cette nature monstrueuse. Quant à la voix du mentaliste, celle-ci était comme anesthésiée. Malgré tout, son esprit ne défaillit pas même si les apparences pouvaient prétendre le contraire.
Lisbon l'observait furtivement pour voir comment il allait réagir dans une situation dans laquelle elle n'avait jamais cru se retrouver. Etant une femme forte, elle n'en était pas moins effrayée, se demandant ce que John le rouge avait prévu pour eux deux.
- Qu'est-ce que vous voulez? interrogea Jane, craignant qu'il ne les torture.
Il n'eut aucune réponse.
Durant ce temps au bar routier, le gérant renseignait Cho et Rigsby sur les deux sœurs. Une personne les avait recommandé.
- Qui. demanda Cho, les bras croisés, impassible.
- Je ne sais pas. Ce n'est pas moi qui les a reçu. C'est un ancien employé qui travaillait ici et il a été viré après avoir piqué dans la caisse.
-On pourrait avoir son adresse pour l'interroger? demanda Wayne à son tour, notant l'adresse sur son calepin, que le gérant donna.
Il releva le nez et voulut savoir si il pouvait en dire davantage sur les victimes.
- Il n'y a pas grand chose à raconter. Elles faisaient bien leur boulot, étaient aimables avec la clientèle et toujours ponctuelles. Elles ont démissionné il y a deux semaines environ.
-Ah, bon? Mais pourquoi?
Le gérant haussa les épaules, n'en sachant pas plus. Les deux agents le remercièrent puis repartirent quelques minutes après, conduisant ensuite en direction du domicile de l'ancien employé prénommé; Norman Locks.
Dans la pièce où étaient retenus Jane et Lisbon, chacun regardait dans les coins pour voir si par hasard il aurait trouvé un moyen de sortie. Hélas, non. Cependant, le consultant remarqua une lumière rouge qui se réfléchissait sur l'un des carreaux. Intrigué, il s'approcha, s'accroupit, rendant sa patronne également intriguée.
- Qu'est-ce que vous faites?
- J'ai l'impression qu'on est filmés.
Il se releva, suivit le reflet des yeux avant de tracer une ligne invisible entre le carreau blanc et l'autre en face. Il en déduisit qu'il devait être factice. Lisbon haussa les sourcils, réclamant à cet instant son arme.
- Vous voulez tirer dessus?
- Vous savez que non. Je voudrais juste me servir de la crosse pour voir si j'ai raison. Vous voulez bien me la prêter?
Il se retourna, Lisbon se montrant hésitante mais lui remit, vu la situation critique, après s'être rapprochée.
- Tenez.
-Merci.
Avec l'aide de la crosse, il frappa dessus, faisant tomber le carreau où tous deux découvrirent une mini caméra insérée à l'intérieur. Ils fixèrent le voyant rouge durant quelques secondes avant de sursauter légèrement lorsque la voix de John le rouge se fit entendre de nouveau.
-Vous avez trouvé ma cachette. Vous avez été rapide. Je ne suis pas étonné. Vous êtes un prodigieux observateur.
- A quoi ça vous sert?
- A votre avis.
Lisbon et Jane se tournèrent vers le haut-parleur, devinant plus ou moins. A les filmer, c'était certain mais pourquoi faire? Les torturer, assister à leur éventuelle agonie plus tard? Le mentaliste voulut alors savoir qu'elle était véritablement sa motivation.
- Vous avez prévu de nous faire quoi?
- Pour le moment, rien. Je filme seulement le prélude.
Les deux partenaires se levèrent à cet instant, faisant dos à la caméra, s'interrogeant.
- Enfin .. Nous le savons. Un prélude est court.
Ils déglutirent, leurs muscles se raidissant un peu. La peur est humaine même si l'un et l'autre posséde une grande force mentale. Même si Jane avait toujours fait comprendre qu'il n'avait plus rien à perdre, qu'une personne proche à qui il pouvait tenir et risquer que sa vie soit en danger, lui importait. Son égoïsme le concernait uniquement. Il y avait des gens qui l'aimaient et des gens qu'il aimait également.
Son point le plus faible et John le rouge l'avait déjà su en tuant sa femme et sa fille. A moins qu'il ne les supprime tous les deux mais d'abord Lisbon afin de le faire souffrir. Ce serait une torture suprême, insurmontable. Comme les condamnés dans le couloir de la mort, les laisser vivre durant une période indéterminée. Pour le mentaliste, peut-être que son sursis durerait quelques jours ou mois.
- Agent Lisbon. Je suppose que vous avez votre portable sur vous?
-Oui. répondit-elle d'une voix neutre, le regard détourné.
La colère était toujours présente, la maîtrisant du mieux qu'elle pouvait. Elle retira son portable de la poche de son blouson en cuir, la main un peu tremblante et suivit les instructions.
- Très bien. Vous allez composer le numéro du cbi, plus précisément le poste de l'agent Van Pelt. Puis vous allez lui demander d'ouvrir un fichier qu'elle recevra une fois qu'elle aura répondu.
Serrant les dents, lèvres crispées, l'agent senior composa le numéro, n'attendant pas trop avant que la bleue ne décroche.
- Oui patron. le numéro du portable s'affichant.
-Ecoutez-moi attentivement. Vous allez ouvrir un fichier qui normalement vous a été envoyé maintenant.
Van Pelt fronça les sourcils se questionnant. La voix de sa patronne lui parut anormale, légèrement hâtée, anxieuse.
-Euh? Attendez. Oui. Il y a un lien qui vient juste d'être envoyé.
Elle cliqua dessus et une fois qu'une fenêtre s'ouvrit, faisant apparaître une vidéo, ses yeux s'emplirent d'une frayeur soudaine, de stupéfaction. Son esprit se vida, ahurie parce qu'elle vit. John le rouge s'adressa à nouveau à ses prisonniers, ordonnant à Lisbon de couper la communication, obéissant, et que tous les deux se retournent vers la caméra.
- Dites bonjour à l'agent Van Pelt.
Un zoom fut réalisé sur eux, pouvant lire la panique dans le regard de leurs collègues. Celle-ci reprit le combiné, constatant que la communication avait été coupée, raccrochant par un geste lent. Puis un second lien s'afficha sur l'écran, un fichier renommé; Lisez-moi, sur lequel elle cliqua immédiatement.
- Votre bon ami John le rouge vous invite à regarder ce qui suivra. Si vous quittez ne serait-ce un instant l'écran des yeux, vous les conduirait à une mort certaine. Et surtout, soyez au complet pour ce spectacle en direct.
Cho et Rigsby arrivèrent au domicile de Norman Locks plus tard, revenant sur Sacramento où l'homme habitait. Ils furent accompagnés du gardien afin de les guider jusqu'à l'appartement où ils sonnèrent. n'obtenant de réponse, ils sonnèrent un nouvelle fois mais sans succès. Cho questionna alors le gardien lui demandant si par hasard il s'était absenté.
- Vous savez je ne surveille pas le va-et-vient des locataires.
Les agents se regardèrent ensuite, Rigsby lui demandant ce qu'ils devaient faire. N'ayant pas de mandat, ils ne pouvaient pas entrer, commettre une effraction sauf en cas d'urgence.
- On a pas le choix.
Cho fit comprendre qu'ils ne pouvaient que faire demi-tour en emboîtant le pas de son ami après avoir remercié le gardien qui les retint subitement.
-Attendez! J'ai son numéro de portable. Il me l'avait donné, c'est vrai, lorsqu'il a eu un problème de robinet qui fuiyait. Comme je m'y connais.
Le gardien sortit son portable de la poche de son pantalon puis composa le numéro. Quand la troisième sonnerie s'enchaîna, les agents crurent l'entendre en même temps, provenant de l'appartement. Ils se rapprochèrent de nouveau, Rigsby collant son oreille contre la porte. Lors de la quatrième sonnerie, un bruit similaires fut encore capté, n'ayant plus tellement de doute. Il décolla ensuite l'oreille puis avertit son coéquipier que vraisemblablement Norman Locks avait dû laisser son téléphone.
- T'as un portable, tu le laisses chez toi?
- A moins que tu l'oublies.
Ils se donnèrent raison sans trop y croire, décidant d'enfoncer la porte par instinct. Quand le gardien leur proposa une autre solution.
- J'ai un double des clés au fait. J'avais oublié.
Les agents se regardèrent encore, Cho ne pouvant s'empêcher d'aller de sa réflexion.
- Vous auriez pu nous le dire plus tôt.
- Vous avez un mandat?
Rigsby baissa la tête avant de répondre non.
- Ben voilà!
- Vous pouvez nous ouvrir quand même? Il est peut-être arrivé quelque chose.
- Ouais. Ca me gêne pas. Si vous pensez que ..
Vu l'attitude indifférente, lymphatique du bonhomme, Rigsby haussa les sourcils en regardant une dernière fois son coéquipier qui partageait son opinion. Lorsque le gardien ouvrit la porte, faisant toujours sonner le portable, ordre de celui-ci, les deux équipiers entrèrent, arme en main, vigilants, tout en inspectant l'entrée. Plus ils s'avançaient, plus la sonnerie devenait davantage distincte aux oreilles. Et là dans le couloir qui menait à la chambre, le corps de l'homme gisait sur le sol, gorge tranchée. Ils baissèrent à ce moment leur arme, Rigsby grimaçant en voyant la scène.
Ce genre de vision à laquelle on ne s'habitue jamais. Cho leva quant à lui le regard vers le mur de la chambre.
-Regarde.
Son ami dirigea son attention vers cette direction, devenant hébété. Le smiley avait été dessiné dessus, supposant par la suite que Norman Locks s'était sans doute traîné vu les traces qui avait été relevées à proximité de la porte de la chambre. Le gardien entra dans l'appartement à son tour avant de rejoindre le couloir où il détourna ses yeux de l'horreur qui se trouvait face à lui, éteignant alors le portable avant de refixer le lieu du crime, décampant. A cet instant, le téléphone de Rigsby sonna, reconnaissant la voix de Van Pelt, celle-ci inhabituelle.
-Vous devez revenir.
-Pourquoi? Qu'est-ce qui se passe? Je te trouve très bizarre.
Ses sourcils se froncèrent, inquiet.
- John le rouge retient Jane et Lisbon.
- Je comprends pas. Comment ça?
-Je sais pas. Ils ont l'air d'être enfermés dans une pièce.
-Ok, on arrive.
L'agent raccorcha, le visage transparaissant de la panique avant d'alerter Cho.
-On doit retourner au cbi.
-Pourquoi?
-C'est Jane et Lisbon. Ils sont, .. C'est John le rouge. Ils les retient. Faut qu'on y aille.
Les agents sortirent de l'appartement d'un pas pressé, Rigsby prévenant dans la hâte, un agent qui travaillait à l'unité des crimes majeurs également afin qu'il les relaye, prenne en charge la scène de crime. Ils ne pouvaient se permettre d'attendre.
Une fois dans la voiture, Cho démarra pendant que son équipier rappelait Van Pelt afin de la prévenir qu'ils étaient en route, qu'ils seraient bientôt là, résumant ensuite ce qu'ils avaient découvert.
- Qu'est-ce que ça veut dire? Pourquoi John le rouge l'aurait tué?
L'agent poursuivit sur leur entretien avec le gérant du bar routier à propos des deux sœurs que c'était la victime qui les avait recommandé.
-Il connaissait John le rouge, tu crois?
-Ça m'en a tout l'air. répondit-il avec conviction. Si il l'a tué, c'était à mon avis pour qu'il ne parle pas où il a dû se passer quelque chose aussi. Tu peux faire une recherche sur lui.
-Je ne peux pas.
-Pourquoi?
-John le rouge a envoyé un fichier, m'avertissant que je ne devais pas quitter l'écran des yeux sinon ils mourraient.
Rigsby fronça de nouveau les sourcils, se montrant encore plus soucieux, interrogatif.
- Quitter l'écran? Tu m'as dit qu'ils semblaient être enfermés dans une pièce. Il a joint une photo avec le message?
-Non, Wayne. Je les ai sous les yeux. Le premier fichier était une vidéo. Il est en train de les filmer. Ça ne me rassure pas du tout.
- On fait le plus vite possible.
-D'accord.
Il raccrocha et sentant son inquiétude palpable, le voyant abasourdi, Cho lui demanda ce qu'il se passait, Rigsby lui expliquant. Son ami resta silencieux, lui demandant si il allait bien puis au bout de quelques secondes dévia brusquement de chemin.
- Qu'est-ce que tu fais?! son équipier paniquant encore plus.
- Je crois savoir où John le rouge les retient.
-Où?
Son collègue ne répondit pas, se mettant à accélérer, en suivant son intuition. Même s'il ne le montrait pas, de savoir Jane et Lisbon en danger, la crainte grandit d'un coup intérieurement, détournant les règles du tueur en série. Assister au spectacle sans ne rien faire, il préférait agir, sachant de quoi celui-ci serait capable.
