Je me suis avancée et je vous poste l'avant dernier chapitre de la fic. Il se peut que le dernier soit plus long.

Je rattrape mon retard et j'espère que vous aimerez.

Merci à AllisonMentalist en tout cas pour l'avoir suivi. C'est sympa.

Bonne lecture et à très vite je pense.


Dans la pièce très peu engageante, Jane se mit à tourner en rond, angoissé au plus haut point.

-Vous me faites penser à un lion dans sa cage. Les barreaux sont bien trop épais pour que vous puissiez passer entre.

-Où est Lisbon? questionna-t-il, s'immobilisant, le visage durci.

-Vous êtes trop impatient et impulsif. C'est pour ça que ça vous joue des tours. Et ne vous inquiétez pas. Pour l'instant, l'agent Lisbon est en sécurité. Pour l'instant.

Pendant ce temps, Rigsby et Cho se rapprochaient à tâtons, un peu plus, remarquant à leur tour l'escalier qui avait été emprunté précédemment par le consultant et leur chef irremplaçable. Et si ils la perdaient? Que deviendraient-ils tous sans? Le cbi sans Teresa Lisbon. Ce serait une perte horrible dont personne ne s'en remettrait. Ce serait semblable comme pour Bosco.

Ils descendirent alors les escaliers, l'angoisse les prenant aux tripes subitement, redoutant ce qu'ils allaient découvrirent derrière malgré leur expérience du terrain.

Lorsque la vie des proches se retrouvent en danger, l'enjeu est de taille.

Quand ils se retrouvèrent face à la porte, les agents se regardèrent, hochèrent la tête, se donnant pour signe qu'à trois ils tenteraient de l'enfoncer, paraissant peu épaisse.

-Tiens! Des amis à vous à la rescousse. Plus on est de fou .. Enfin vous connaissez l'adage.

Un plan rapproché zooma sur un Patrick Jane en apparence digne mais bouillonnant de l'intérieur. Et depuis son écran, Van Pelt angoissait de son côté davantage, priant que Cho et Rigsby arrivent, jusqu'à ce que l'autre micro caméra qui se trouvait placée dans un coin, en haut de la porte d'entrée de la pièce, change sa cible.

Ses sourcils se froncèrent, surprise de les voir ici, une crainte plus grande la submergeant alors.

-Qu'est-ce que vous avez prévu pour la suite? demanda Jane à ce moment d'une voix froide.

-Vous allez voir ça tout de suite.

La porte s'ouvrit, déstabilisant légèrement les deux agents, qui arme à la main, se tenèrent brièvement en retrait, méfiants avant d'avancer d'un pas, ensemble.

A l'instant où ils faillirent franchir le seuil, Jane cria, en les avertissant de ne pas rentrer, de partir.

Avec réactivité, après avoir hésité, vu l'attitude vive du mentaliste à leur égard afin de leur sauver la vie, Rigsby et Cho reculèrent avant que la porte ne se verrouille à nouveau. Van Pelt assista à la scène, complètement abasourdie tandis que John Le Rouge en vint aux menaces.

-C'est une grave, grave erreur que vous avez fait là.

-On fait quoi maintenant? demanda Rigsby.

Cho le regarda, pris au dépourvu, ne sachant vraiment pas quoi entreprendre comme action. Et calmement mais désarçonné.

-J'en sais rien.

Face à l'écran, Van Pelt aurait bien voulu ne plus être sous cette dominance forcée et pouvoir passer à l'action. Mais John Le Rouge s'en serait rendu compte, étant sous surveillance. Et même si la micro caméra aurait été trouvée, elle se serait sentie prisonnière, craignant que Jane, Lisbon soient exécutés. Elle se sentait dans l'impasse. Quoi faire aussi de son côté?

Heureusement, Cho et Risby pensèrent à un plan. Ils sortirent de la demeure tout en se questionnant alors sur un probable passage secret qui mènerait jusqu'à la pièce où était enfermé Jane. A moins de trouver un autre chemin souterrain qui les amènerait à Lisbon. Ils firent le tour de la maison, se mettant à la recherche d'un passage.

N'importe lequel.

Lèvres pincées, se les mordant ensuite, Van Pelt se leva de son siège, prête à intervenir. Elle aurait pu effectuer une recherche sur le lien indiqué, relié à John Le Rouge mais celui-ci devait certainement être erroné, ayant pris des précautions avant, afin que le lieu ne soit pas repéré.

Voyant les escaliers, même furtivement, apercevant d'une manière floue l'arrière plan qui ressemblait à un vestibule ou patio, elle songea à la demeure où Jane s'était rendu en déduisant que peut-être ils pouvaient être là-bas. Pourquoi ne pas tenter?

-Je vous le déconseille, agent Van Pelt.

Son regard figea l'écran, se retrouvant bloquée. Elle se rassit prudemment, s'en voulant d'avoir été prise sur le fait. Si il arrivait quelque chose, pour sûr, elle se sentirait fautive.

-Vous n'êtes pas très docile au cbi. Vous ne voulez pas que vos coéquipiers meurent sous vos yeux?

-Non. répondit-elle, contrôlant son sang-froid, le regard brillant.

-Bien. Alors tenez-vous comme il faut et tout ira bien.

Van Pelt hocha la tête timidement, le regard ne pouvant se détourner de l'écran.

Au bout de quelques minutes qui leur sembla des heures, les deux agents trouvèrent une petite porte en bois derrière la maison, se disant que peut-être ceci pourrait les conduire vers la cachette secrète.

Malheureusement, lorsque Rigsby voulut l'ouvrir, celle-ci était fermée. Soit la porte avait été condamnée, soit le verrouillage avait été fait exprès.

Ils se mirent alors d'accord par un geste de la tête puis tirèrent sur la poignée afin de la faire sauter. Une fois ouverte, ils se dirent que ça n'avait pas été pour rien qu'elle avait été fermée. Ils s'aventurèrent donc dans ce souterrain sombre, Rigsby sortant à ce moment une mini lampe de poche. L'endroit était froid, sale et très peureux.

Ils s'enfoncèrent de plus en plus avant d'arriver à une grille bien sûr cadenassée, chaînes autour. Cho ne put contenir plus longuement sa colère, tapant d'un coup de pied dedans.

-C'est pas vrai!

-Du calme. On va trouver un autre moyen. Enfin j'espère. marmonnant, pessimiste.

Ils se regardèrent, partageant cette rage, se forçant à la canaliser. Ils repartirent dans le sens inverse, priant également de trouver une autre porte d'entrée accessible.

Au fur et à mesure qu'ils s'avançaient, ils crurent entendre un bruit de l'autre côté du mur du souterrain.

-T'as entendu? demanda Rigsby.

Cho tendu l'oreille et au bout de quelques secondes il l'entendit à son tour malgré que ni l'un ni l'autre n'arrivait à le définir correctement.

-Je l'entends.

Ils auraient pu revenir sur leurs pas mais étant donné qu'il n'y avait aucun moyen de venir à bout de la grille, la meilleure solution fut de sortir du souterrain. Il fallait maintenant trouver d'où pouvait provenir ce qu'ils avaient entendu.

-Il y a quelqu'un?! Eh! Je suis là!

Lisbon tapait de toute ses forces au mur de l'endroit exigu dans lequel elle s'était retrouvée enfermée, dans la pénombre, ne sachant ce que ce lieu lui réserverait et si crier ainsi était utile. Car après tout, elle s'usait la voix pour rien. A quoi cette initiative vaine pourrait lui servir? Personne ne savait qu'elle était ici.

Les coups cessèrent ensuite, appuyant son front contre le mur, effrayée. Cependant, l'instinct de survie dominait, combattant sa peur avec de l'adrénaline. Agir ainsi était sa seule force.

Il semblait tous se trouvaient dans une voie sans issue, propulsant John Le Rouge vers la victoire. Ils les avait presque tous eu à sa merci, les manipulant à sa guise. La demeure avait été bien choisie pour les circonstances. Ça sentait la fin.

-Je vous ai eu.