Désolé pour le retard mais j'ai eu un problème avec mon ordinateur et je n'ai pas pu poster plus tôt. Ça prévient jamais ces choses-là.
Voici le dernier chapitre de ma première fic policière. J'espère que vous apprécierez.
Merci à AllisonMentalist d'avoir suivi, pour tous les commentaires. C'est toujours motivant.
Peut-être à la prochaine. Bye et merci aussi si vous avez lu.
De l'autre côté, quelques fines fumées s'échappaient sous la porte, provoquant un déclic immédiat chez Rigsby et Cho. Si cette fumée passait en dessous, avait-il réellement besoin d'un code pour l'ouvrir? Ne voyant aucune autre possibilité, ils tentèrent ensemble d'enfoncer la porte dont la robustesse se fut très tenace. Au bout de deux, trois minutes, ils réussirent à faire irruption dans la pièce, arme en main à nouveau avant de protéger à leur tour leur bouche. Ils se frayèrent un chemin à la voix de Jane avant qu'une balle ne traverse la vitre teintée de la cabine, la transperçant afin que l'un des agents soient blessés.
Cho riposta rapidement, tirant en direction des vitres comme il le pouvait. Lorsque Rigsby eut le réflexe de lever les yeux vers l'écran, il devina instinctivement que ce sort aurait été réservé à leur patronne. Il attira l'attention de Cho en cette direction, la panique redoublant à ce moment. Les vitres de la cabine éclatèrent dues aux impacts envoyés par Cho, remarquant tout en continuant de se protéger que la cabine avait été bien sûr désertée.
Toussant légèrement par la fumée, Jane parvint tout de même à informer Rigsby que toute cette fumée avait été probablement commandée par une manette ou un bouton. Rigsby le cria à Cho comme il le put, poussant alors son coéquipier à se rendre dans la cabine vide afin de stopper cette fumée. L'enfumage n'était sûrement qu'un prélude pour la suite.
Une fois dans la cabine, Cho remarqua la manette qui avait été abaissée, la remontant ainsi qu'un bouton allumé qui fut éteint. La fumée se dissipa petit à petit avant qu'ils ne quittent la pièce, se lançant ensuite à la recherche de Lisbon, encouragés par Jane qui resta à l'extérieur où il reprit sa respiration.
Les deux agents revinrent vers le premier souterrain où ils avaient entendu ce bruit indistinct, faisant à cette seconde le lien avec leur patronne. Pendant ce temps, la fumée dans la pièce où était Lisbon se dispersait plus difficilement vu l'espace étroit. Veste enlevée, elle se protégea le visage, priant qu'elle puisse s'en sortir si cela était possible.
-Eh! On a pas fait gaffe.
-De quoi?
Cho pointa un couloir qu'ils avaient manqué de voir la première fois, n'hésitant alors pas à s'y engager. Assez obscure, Rigsby sortit sa lampe de poche, marchant tous deux dans ce genre de couloir qui paraissait interminable. Plus d'une minute plus tard, ils s'arrêtèrent face à une porte qui se trouvait sur le côté gauche, la seule.
-Tu crois qu'elle serait là? demanda Rigsby.
Son coéquipier, ami, l'espérait, tapant ensuite à la porte.
-Patron! Vous êtes ici? le répétant à trois reprises.
Au quatrième coup, un cognement en retour leur répondit contre la porte, comprenant bel et bien à cet instant que Lisbon était ici. Cho lui cria de se pousser afin de faire sauter la poignée, réussissant avec Rigsby au troisième essai. Ils entrèrent ensuite, évacuant leur chef de la cellule, le bras sur leur bouche de nouveau, la soutenant. Elle semblait à peu près bien certainement grâce à sa force mentale et surtout d'avoir eu le bon sens de se protéger de la fumée également mais aussi car ils avaient été sauvés à temps.
Quelques minutes plus tard et tout aurait été fini.
Quand ils apparurent tous les trois dehors, Jane s'avança vers eux, demandant à Lisbon si ça allait, très inquiet. La respiration encore légèrement coupée, elle répondit que ça aurait pu être pire. Suite à ce dénouement auquel personne ne croyait plus, Van Pelt envoya le S.W.A.T là-bas, arrivant sur place à la vitesse qui fut le plus rapide possible.
La demeure fut investie, fouillée sans bien sûr ne rien découvrir. John Le Rouge ne laissait aucun indice derrière lui.
Van Pelt les rejoint en même temps que l'ambulance qu'elle avait pris soin évidemment d'envoyer aussi. Heureusement, les blessures internes n'étaient que superficielles pour les deux captifs, tous rassurés.
Ce qui fut trouvé seulement fut ce qui était en rapport avec les deux sœurs, complices et disciples du tueur en série. Pas grand chose à leur sujet à part ce que l'équipe savait déjà. Cette mascarade avait été planifiée pour l'atteindre personnellement en lui tendant ce piège par la même occasion.
John Le Rouge savait comment il le mènerait jusque ici avec ou sans Lisbon. Mais en sa compagnie, quelle aubaine! Comment les avait-il recruté où s'étaient-ils rencontrés? Aucune idée. Cependant, leur éventuelle vulnérabilité avait dû aider en traversant peut-être une période critique, se trouvant dans un lieu quelconque où il avait dû les approcher, les charmant par des paroles très persuasives comme celle d'un prêcheur.
Hypnotisées, elles ont dû être vite embarquées pour n'être qu'en définitif manipulées en devenant victimes de son plan machiavélique. On ne pouvait qu'en tirer cette simple hypothèse.
Trois semaines plus tard.
Chacun vaquait plus ou moins à ses occupations, Jane pensif assis sur son canapé. Il regarda alors en direction du bureau de Lisbon, se leva et s'avança en cette direction.
Pourtant, alors qu'ils se tenaient à l'extérieur, recevant les premiers soins bénins avant d'être entendus sur ce qui s'était passé, Jane pudiquement, s'excusa auprès de sa patronne avant de déclarer ce qu'il avait sur le cœur.
-Si il vous était arrivé quelque chose, jamais je ne me le serais pardonné.
Elle le regarda, l'air compatissante, ne lui en tenant aucune rigueur.
-Jane. Je ne vous en veux pas. Vous n'y êtes pour rien.
-Quand même.
Il détourna la tête durant un petit instant et dit ce qu'il ressentait.
-Vous comptez dans la vie.
Et au moment où il ajouta, Tellement, il la fixa, restant silencieuse à ces mots. Il lui resserra fortement sa main dans la sienne avant de lui relâcher, interrompus par un policier pour l'interroger.
La sonnerie du téléphone retentit, l'appel pris par Cho tandis que Jane s'apprêtait à frapper à la porte de Lisbon, culpabilisant.
-Entrez!
Le mentaliste rentra, souhaitant lui parler à propos de ce qu'ils avaient endurer. Elle semblait s'en être remise mais Lisbon savait bien cacher. Toutefois, le soutien de son équipe l'avait réconforté ainsi que celui de son consultant.
-Oh, Jane.
-Comment vous vous sentez? demanda-t-il un peu embarrassé.
-Ça va.
-Vraiment?
-Oui, je vous assure.
Elle mentait bien malgré son sourire.
-C'est pas si simple, je pense.
Elle fronça les sourcils, intrigués.
-Ecoutez, je ….. .
Cho déboula en cette minute dans le bureau comme alarmé.
-Pardon, on doit tout de suite partir.
-Qu'est-ce qui se passe?
De retour où ils avaient cru vivre leurs dernières heures, ils furent confrontés aux débris de la demeure qui continuait à se consumer dans les flammes.
Les yeux exorbités de chacun à différents niveaux, ceux de Jane en étaient ahuris, bouleversés, devinant immédiatement que si la maison avait été incendiée, c'était parce qu'une erreur avait dû être commise comme un indice égarée sans doute. Il n'en revenait pas.
Malgré la faille, ils étaient passés à côté. De le réaliser était dévastateur. L'unique question en suspens fut assez pertinente de la part de Risgby.
-Pourquoi on nous a appelé? Ce n'est pas de notre ressort les incendies. Pas comme l'affaire de Todd Johnson.
A ce moment, un corps fut sorti de la maison par le coroner vers lequel Jane se précipita avec Lisbon qui le suivait.
-Qui est-ce?
-Vous êtes le cbi? questionna celui qui transportait le corps.
-Oui. Agent Lisbon et Patrick Jane.
Elle montra sa plaque avant que le mentaliste ne l'interroge.
-Qui est-ce?
Lorsque le nom de que Jane avait interrogé en faisant référence au réalisateur Sergio Leone, plaisantant avec, le choc fut inévitable. Le portefeuille avait été retrouvé dans sa poche, à moitié brûlé, ayant put néanmoins lire son identité. Tandis que le corps était emmené, Jane suivit du regard, celui-ci ébranlé.
-C'était sous nos yeux. C'était sous nos yeux. répéta-t-il.
Lisbon partageait sa contrariété, colère contenue. John Le Rouge avait brillamment manœuvré en mettant en scène ses acteurs dans son théâtre privé. Jane avait gagné sur un plan; Se sortir de ce piège mortel. Malheureusement, son pire ennemi avait remporté la victoire sur le dernier acte.
Se débarrasser d'un figurant et d'un décor qui étaient devenus gênants et inutiles. Ils étaient aussi passés à côté malgré eux. Toute cette machination avait était du grand art en leur faisant jouer cette comédie avant de faire chuter le rideau. Plus rien.
