Remerciement : A nathdawn - comment ça le chapitre était parfait ? pour une surprise ! Rien n'est parfait ! - et à ChocOlive, ces deux auteures et bêta admirables. Merci aussi à toutes les personnes qui m'ont laissé leur review, ma semaine a été chargée, je n'ai pas eu le loisir de vous répondre. Sachez que mon côté psychopathe a beaucoup ri ! Pourtant, je vous garantie qu'à votre place, j'aurai ressenti les mêmes choses... surtout à l'égard de Rider.

Bonne lecture !


Chapitre 5

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En descendant, il se cogna violemment au bord de ce qui devait être un bassin. Sanji plongea dans ce qu'il prit pour de l'eau. Il se débattit et réussit à faire émerger sa tête pour reprendre son souffle. Il leva le nez vers l'ouverture et pria pour que le colosse n'ait pas l'idée saugrenue de le rejoindre. Le cuisinier se concentra sur le liquide chaud, un brin trop épais pour qu'il ne s'agisse que d'eau.

Grâce à la lumière des néons de l'étage du dessus, il eut la certitude qu'il avait tort sur toute la ligne. L'amertume et le goût métallique dans sa bouche aurait dû le mettre sur la piste.

Il avait des maux de ventre rien qu'en songeant au fait qu'il venait juste de boire la tasse. Il arrivait à voir les cadavres, fraîchement tués à leur allure, flottant sur l'eau. Des hommes. Des femmes. Il ne pouvait tolérer cette vision cauchemardesque plus longtemps.

Le cuisinier réussit à s'extirper du bassin et restitua le contenu de son estomac sur le dallage. Trop, c'était trop. Il avait vaillamment lutté mais il n'en pouvait plus. Agenouillé au bord du bassin, ce fut tremblant qu'il récupéra les clés tombées sur l'un des corps. Il se leva et chancela, sa respiration heurtée, ses membres tremblotants.

Il renifla, essayant de refouler toutes ces émotions qui réduisaient sa fierté en lambeaux. Cette sensation de souillure lui collait à la peau et il aurait tout fait pour retourner au Vogue Merry et rester sous la douche une journée entière.

Le maître-coq sonda l'obscurité pour tenter de trouver une porte, sortit sa carte de sa poche et fut dépité en voyant qu'elle n'avait pas été épargnée. Il eut beau la déplier avec toute la délicatesse du monde, elle se déchira sous ses doigts, imbibée d'une eau saturée de sang. Il la laissa tomber. Il était d'une humeur qui tendait vers le défaitisme. « Tendait » seulement car il cherchait encore une lueur d'espoir dans cette histoire.

Qu'est-ce qu'il faisait maintenant ? Il devait être si loin de Zoro… Dans l'état actuel de sa santé, il ne savait pas s'il réussirait à échapper à ses poursuivants. Si le Docteur Caega était mort, c'était tant mieux. Il ne se transformerait pas en une de ces abominations.

Sanji entendit des pas qui lui étaient à présent familier. Paniqué, il courut se plaquer contre le mur, dans les ténèbres, puis s'aida de sa main valide pour tâtonner. Il devait trouver un casier, quelque chose, n'importe quoi! Il devait se cacher.

L'espoir revint dès que sa main toucha une surface froide, métallique. Il chercha la poignée, en ouvrit l'accès et se réfugia à l'intérieur. Il était temps, la lumière se fit dans la salle et la porte s'ouvrit avec brutalité, frappant le mur. Sanji préférait de pas regarder, un coup d'œil vers lui et il était terminé. Il l'entendit s'approcher mais le colosse ouvrit le casier à côté de lui, puis un second. Se succéda un long silence. Le jeune homme devina sans problème qu'il essayait de percevoir la sonorité d'un souffle, d'une respiration. Sanji avait plaqué sa main contre sa bouche pour réussir à la maîtriser.

Le fou furieux finit par repartir, le cuisinier attendit encore un peu avant de sortir de sa cachette. Plus besoin d'actionner la lumière, c'était chose faite. Sauf si chaque section avait un générateur indépendant. Ce qui devenait une certitude. De toute façon, il ne voulait plus s'en préoccuper, il devait retrouver Zoro. Il avait du mal à se souvenir de la carte, il avait à peine réussi à trouver l'endroit où il était.

Pas de panique. Il suffisait qu'il retourne dans le rez-de-chaussée. De là, il savait comment aller à la chambre où était enfermé Zoro.

Le jeu de cache-cache se poursuivait.

Il contourna le bassin et quitta la salle pour se coller à la vitre dans le couloir. Il était au troisième étage. La chambre de Zoro se trouvait de l'autre côté du bâtiment, dans le second anneau.

Il allait devoir descendre au rez-de-chaussée pour remonter. Il aurait pu aussi passer directement par le second bâtiment de ce côté-ci pour faire le tour mais il ne pouvait pas jouer avec le temps. Il n'en avait ni l'énergie ni la force.

Sanji se mit en quête d'un escalier. Le jeune homme se tenait au mur pour rester debout. Il allait payer pour tout ça, le marimo ! Il allait souffrir ! Une fois que le cuisinier serait en pleine forme, il allait lui botter les fesses, le jeter à l'eau avec un boulet aux pieds. Qu'il ose ne serait-ce que faire une remarque et il déclencherait l'apocalypse.

Le cuisinier toucha du bout des doigts son visage en percevant quelque chose rouler sur sa peau et ne fut pas étonné de voir du sang sur sa main. Avec le coup qu'il s'était pris, il avait dû s'ouvrir l'arcade sourcilière. L'autre taré de médecin ne s'était certainement pas contenté de lui injecter des produits pour son anesthésie générale. Il avait des trous de mémoire à ce sujet et pas seulement là-dessus d'ailleurs. Durant sa recherche, il eut du mal à se souvenir de ce qui s'était passé avant cette seconde perte de conscience. Où était-il ? Quel était le numéro de la chambre de Zoro ?

Il en était certain, ces informations étaient là, dans un recoin de sa tête. Mais impossible de les trouver. Elles apparaissaient à lui comme une évidence, pour lui échapper quelques minutes plus tard. Il ne pouvait pas hurler son nom une fois arrivé dans le bâtiment. Autant installer une immense flèche clignotante dans sa direction.

Sanji referma et tourna le loquet de la porte grillagée après s'être engouffré dans la cage d'escalier. Il se cramponna à la rambarde pour descendre les marches. Son estomac était complètement retourné, la douleur s'éveillait, doucement mais sûrement, envahissant son corps pour mieux en prendre possession une fois qu'elle serait omniprésente. Telle une araignée qui tissait sa toile avant de mordre pour le grignoter et le paralyser.

Alors qu'il avait traversé le rez-de-chaussée et qu'il avait atteint le troisième étage, un cri s'éleva, se réverbérant dans toute la bâtisse. Un cri indéniablement féminin. Un cri de détresse. Sanji s'était stoppé net dès qu'il lui était parvenu. Il se plaça devant la baie vitrée, cherchant du regard la femme en question, espérant qu'elle n'était pas loin.

Il la vit, courant dans le rez-de-chaussée. Elle était arrivée au milieu de la salle lorsqu'elle trébucha et s'étala au sol. Elle se redressa précipitamment, recula maladroitement en faisant volte-face. Rider était de retour, marchant vers elle à pas lents et mesurés sous les yeux épouvantés du pirate. Il frappa du poing dans la vitre avec l'espoir qu'il se détournerait d'elle mais le peu de bruit qu'il fit n'eut aucun effet.

― Enfoiré ! Je suis là !

Il cogna encore, puis une troisième fois. La femme était paralysée par la terreur. Les mains jointes, elle devait implorer sa clémence, de l'aide. Sur ses joues roulaient quantité de larmes. Sanji se savait trop faible pour tenir tête à cette horreur. Même en pleine forme, ses chances étaient minimes, quasiment nulles. Il s'en fichait éperdument. Tout ce qu'il voulait, c'était la protéger. Elle. Sa vie était plus importante que la sienne.

― Hé salopard ! Viens me chercher !

Elle cria encore, il la saisit par la gorge, la soulevant à un mètre du sol. Sanji recula, levant la jambe pour briser la vitre. Le coup fut si faible que le verre trembla à peine. Peu importe le nombre de fois qu'il essaya, il échoua. Il avait déjà peu d'énergie. Faisant fi des limites de son corps, il ne voulait pas baisser les bras.

― ARRÊTE TOUT DE SUITE !

Ce hurlement, lui, fut efficace. Il avait meurtri sa gorge, empli de rage et d'impatience. Un ordre. Cet être à l'apparence vaguement humaine se tourna vers lui et Sanji crut voir de la satisfaction dans ce sourire inexistant et dans ces yeux alors qu'il ne pouvait les voir avec netteté d'aussi loin. La femme se battait en hurlant, pleurant, suppliant. Le cuisinier releva les yeux et vit un homme, portant les mêmes habits en lin que les autres pensionnaires que Sanji avait croisés. Il se tenait contre le mur, éperdu, envahi par la peur.

Qu'est-ce que tu fabriques, connard ? songea Sanji, furieux. Sauve-la ! Vas-y ! Aide-la !

― Qu'est-ce que tu attends ? s'écria t-il. BOUGE-TOI !

Il frappa à nouveau et, comme s'il savait que ces paroles lui étaient adressées, l'homme au corps probablement aussi mutilé que celui des autres pensionnaires leva son visage défiguré vers Sanji avant de se tourner vers le colosse qui le défiait du regard.

Le calcul était vite fait.

Il s'enfuit, passant par la porte la plus proche. Ce comportement sidéra Sanji qui proféra des injures à son encontre. Ce n'était qu'un couard. Il était impossible de se considérer comme humain après une réaction aussi égoïste. On ne pouvait être qu'une enflure pour laisser une femme dans une telle situation.

Pouvait-il se considérer comme supérieur à lui ?

Non. Il ne pouvait rien faire, lui non plus. Il devait être lucide. S'il redescendait, il prenait le risque qu'il la tue avant qu'il n'arrive. Et même s'il ne le faisait pas, que se passerait-il ? Il n'était même pas capable de briser cette foutue vitre !

Il était impuissant. Réduit à un moucheron qu'on écraserait négligemment.

Comment faire ? Que dois-je faire pour la sauver ? Je…

Il devait essayer ! Il devait tout faire pour la sauver. Pourquoi est-ce que cette vision l'hypnotisait autant ? Quelque chose clochait chez lui. Il n'y avait pas d'autres explications.

Le colosse couvrit le crâne de la jeune femme de sa main, l'empêchant de respirer. Les cris étouffés ne parvenaient pas jusqu'au pirate. Il serrait de plus en plus, l'observant se débattre avec un plaisir ostentatoire. Ses yeux se plantèrent dans ceux de Sanji qui comprit le message.

« Tu ne peux rien faire contre moi. Tu ne vaux pas mieux que l'autre. »

D'une pression, il lui brisa le crâne et relâcha la prise pour laisser le corps retomber mollement. De la main dégouttait de la cervelle, du sang et d'autres fluides. A genoux, ses mains contre la vitre, Sanji n'arrivait pas à détacher son attention du cadavre.

Encore un de plus.

La dernière fois, cela ne lui avait fait ni chaud ni froid. Ce type… Il l'avait aidé mais c'était lui qui avait décidé de prendre ce risque. Là, il s'agissait d'une pauvre femme innocente. Elle n'avait rien fait pour mériter ça, rien fait pour le contrarier.

Sanji avait envie de pleurer. De la pleurer. Il ne l'avait pas connue mais il l'avait tout de suite aimée. C'était une femme, bon sang !

Le maître-coq se mordit la lèvre inférieure, il avait la sensation d'être au bord du gouffre. Il n'avait pas été foutu de la sauver ! Il s'était contenté de rester dans le rôle qu'on lui avait imposé, celui de spectateur, sans jamais rien faire pour s'en extirper. Il se dégoûtait. Il frappa son front contre la vitre, fermant les yeux pour réprimer les larmes. Son cœur menaçait de gagner contre son corps.

Combien de temps il resta là ? Il n'en avait aucune idée lui-même. Rider était déjà parti quand le jeune pirate se releva. Il dut se résoudre à reprendre sa mission originelle et s'engagea dans le couloir qui était derrière lui. Ses pieds embarquaient son corps presque contre sa propre volonté. Les bras ballants, la tête vidée, il errait plus qu'il ne cherchait. Il ignora les pensionnaires qui, enfermés dans leurs chambres et repérant le trousseau de clé à sa ceinture, le priaient de les sortir.

Il releva la tête en entendant une voix familière. Au bout de combien de temps de marche ? Il n'aurait su dire.

― C'est pas trop tôt ! Bordel, Ero-cook, tu prends ton temps !

― La ferme.

Sa voix était atone. Zoro fronça les sourcils et se recula pour qu'il puisse lui ouvrir. Ce que n'avait pas l'air de vouloir faire son compagnon de voyage. En fait, du peu qu'il pouvait voir, le cook n'avait pas l'air très pressé.

― C'est quand tu veux.

― Je t'ai dit de fermer ta putain de gueule, c'est trop compliqué ?

Cette fois, le bretteur perçut de la colère, réprimée avec difficulté. Zoro ne fit aucune remarque à ce sujet et passa outre. Ou plutôt non, justement, il devait faire crever l'abcès. L'état dans lequel était revenu Sanji était alarmant. Débraillé, couvert de sang, écorché, le teint blafard… Quelque chose n'allait pas. Il s'était passé trop de choses pour que le cuisinier arrive à garder cela pour lui.

Il était décidé à le provoquer.

L'escrimeur attendit que Sanji lui ouvre, retrouvant avec satisfaction sa liberté de mouvement. Dans le sens où il pouvait à présent aller récupérer ses sabres. Rien n'était encore terminé et les deux hommes en avaient conscience. C'était bien cet état de fait qui rendait Sanji encore plus amer.

― Franchement cook, t'es une belle enflure pour m'avoir laissé moisir ici.

La remarque de trop. Il le savait. Il venait de déclencher l'apocalypse.

Sanji écarquilla les yeux, tremblant à cause d'une fureur trop longtemps contenue. Que cet épéiste à deux berrys ne lui disait pas un mot de remerciement, il le concevait et encore. Mais que cet imbécile, ce merdeux ose lui balancer ce genre de connerie en pleine figure, c'était trop.

― Ouais ben, j'aurais dû t'y laisser pourrir ! éclata le jeune homme blond. Tu ne sais rien de ce que j'ai vécu, t'en a rien à foutre ! T'étais bien peinard, dans cette cellule, à attendre que je sauve tes fesses qui n'en valent même pas la peine ! Tu ne sais RIEN !

Il avait envie de lui coller la rouste de sa vie, de le défigurer au point que pas même les membres de l'équipage ne puissent le reconnaître. Il voulait le voir dans sa situation, histoire qu'il le comprenne, qu'il sache quel enfer il avait vécu en si peu de temps.

Sanji se souvint de son passage au rez-de-chaussée. À ce moment-là, l'idée de partir ne l'avait pas traversé et pourtant, la porte de sortie avait été si près de lui ! Il avait eu l'occasion parfaite de s'enfuir. Il était resté au lieu de s'en aller pour prévenir les autres. Il était resté parce qu'il avait voulu secourir cette tête d'algue avariée qui lui jetait des insanités à la figure dès que l'occasion s'en présentait. S'il s'était tiré, rien de tout cela ne se serait produit. Cette femme ne serait pas morte.

Le désespoir formait un étau qui venait d'emprisonner son cœur broyé. Ses convictions, que valaient-elles ? C'était bien beau, ses promesses de protéger la gente féminine mais encore fallait-il que ce ne soit pas que des paroles en l'air.

― C'est bon, t'excite pas ! grommela Zoro.

Et c'était reparti pour un tour…

― C'est bon ? répéta Sanji. C'est bon ? Loin de là, j'ai été poursuivi par un malade ! Un mec complètement dingue a voulu faire de moi son sujet d'expérience et t'étais supposé servir de matière première ! En me sauvant, j'ai sauvé ta misérable vie, enfoiré ! J'ai failli crever à plusieurs reprises ! J'ai failli perdre ce que j'avais de plus précieux ! Tout ça à cause de toi ! TOI ! Une femme est morte par TA faute !

Il en devenait injuste. Il s'en foutait royalement. Il avait envie de frapper. Zoro repéra l'atèle de fortune au doigt du cuisinier. C'était étrange, un changement en lui se fit. Il commençait, lui aussi, à ressentir de la rage. Le cuistot, inconsciemment, la lui communiquait. Il serra les poings.

― T'aurais pu te tirer et me laisser, osa-t-il dire.

Les yeux de Sanji s'agrandirent comme des soucoupes. Qu'est-ce qu'il avait dit ? Il avait mal entendu, ce n'était pas possible d'entendre ça ! Que répondre à ce genre de paroles ? Sanji était blessé dans son orgueil. Il ne l'avait pas cru capable de le libérer tout seul ? Il avait si peu confiance en sa force mentale et physique ? Le maître-coq eut l'impression de s'être trompé sur toute la ligne au sujet de Zoro. Et ça faisait trop mal d'entendre ce genre de foutaises.

― Va te faire foutre, épéiste de merde…, lâcha-t-il, les yeux embués.

Il n'avait plus la force de lui hurler dessus. Il avait atteint son seuil de tolérance. Titubant, maudissant son air de miséreux, il dépassa Zoro face à lui avec l'intention de partir. Il fut arrêté par une vive douleur dans son ventre. Surpris, la bouche grande ouverte, la respiration heurtée, il se tourna vers le sabreur qui venait de lui assener un coup de poing sans une once d'hésitation.

― Conn… ard…

Vaincu par la douleur qui réveillait celle que son corps avait réussi à endiguer, il se laissa tomber. Son compagnon passa son bras autour de sa taille avant qu'il n'ait le temps de choir au sol. Il l'installa sur son épaule comme un sac.

Sanji avait été sur le point de craquer. L'escrimeur ne voulait pas le voir dans cet état. Il était son rival, il lui interdisait d'être aussi faible, d'être aussi vulnérable. Toutefois, il avait réussi à lire entre les lignes. Sanji n'avait plus à se torturer.

Zoro l'avait compris.

― Beau boulot cook, déclara l'épéiste, maintenant je vais prendre le relais. T'as plus à t'en faire.

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à suivre...


Avis ! A vous, adorables lectrices et lecteurs qui me lisez, qui me laissez ces belles reviews, qui m'encouragez, je vous prie de ne pas faire attention à ces quelques paroles.

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Je ne voulais pas en reparler. Je pensais avoir été assez clair la dernière fois. Le problème, c'est que ces personnes sont des anonymes et ne prennent même pas la peine de s'inscrire, je ne peux pas m'expliquer avec eux. Elles laissent leur review nauséabonde et repartent avec la conscience tranquille. C'est lâche mais qu'est-ce qu'on peut y faire ?

En fait, je n'en aurais pas dis un seul mot si on ne m'avait pas dis que cette histoire n'était pas "adéquat" à ce fandom. Et encore, je suis polie.

Je ne vais pas me répandre en excuse, en explication. Vous ne comprenez pas lorsqu'on vous dis que les auteurs prennent à cœur leurs histoires. C'est une part de nous qu'on met en chacune d'entre elles mais apparemment, vous vous en fichez. Puisque mes paroles n'ont aucun impact, je vais me permettre d'emprunter quelques mots de ce grand auteur qu'est Diderot. Vous qui êtes apparemment si cultivés que cela vous donne le droit de cracher sur les écrits d'autrui, osez le contredire.

"Lecteur, à vous parler franchement, je trouve que le plus méchant des deux, ce n'est pas moi. Que je serais satisfait s'il m'était aussi facile de me garantir de vos noirceurs, qu'à vous l'ennui ou du danger de mon ouvrage ! Vilains hypocrites, laissez-moi en repos. "

"Lasciva est nobis pagina, vita proba"

"Notre page est lascive, notre vie honnête"

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Pour celles - et ceux - qui me suivent et aiment cette histoire, je vous remercie une nouvelle fois, n'hésitez pas à me laisser vos impressions. Même si je n'ai pas toujours le temps de vous répondre et de vous remerciez comme il faut, le cœur y est. A très bientôt !