Remerciement : à mes deux super bêta, Choco et Nath en espérant qu'elles n'auront pas eu trop de boulot. Je leur mène la vie dure. Merci à tous ceux qui ont laissé leur petite review assassine. Continuez, j'adore ! J'ai survécu à la tentative d'assassinat de karfaith, plus rien ne me fait peur !
Allez mes petits psychopathes, je vous laisse lire. Bonne lecture !
Chapitre 10
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Zoro n'arrivait pas à en croire ses oreilles. Il l'avait complètement oublié ! Lui ! Roronoa Zoro avait été rayé de la mémoire de ce crétin au sourcil tordu. C'était lui où il y avait un gros problème en perspective ?
Sanji plaça sa main sur sa bouche, comme s'il venait de se rendre compte qu'il avait dit une bêtise. Parce que, le coup de la perte de mémoire, c'était forcément une blague pas vrai ? Il allait dire « Je t'ai bien eu tronche de concombre ! » ou « Tu devrais voir ta tête ! Épique ! » d'une seconde à l'autre.
Le regard éperdu, Sanji murmura pour lui-même.
― Qui suis-je... ?
Il s'assit sur la table d'opération et, prenant conscience que ces deux personnes continuaient de le fixer avec effarement, il en descendit et se colla contre le mur. Il s'empara du premier objet qui lui tomba sous la main, à savoir un scalpel, et menaça Zoro et Anna avec.
― Où est-ce que je suis ? Et... Pourquoi... Pourquoi êtes-vous là ?
Ses questions manquaient de pertinence. Cela pouvait paraître paradoxal mais il n'y avait rien de plus logique. Quand une personne ne savait plus rien, elle ne pouvait plus fixer de priorité. Tout avait de l'importance à ses yeux. Elle voulait à nouveau savoir et avait peur de ce vide auquel elle était à présent confrontée. Malheureusement, ce n'était pas l'escrimeur qui allait pouvoir lui être d'une grande aide. Cette situation le dépassait, hors de ses compétences.
― Pose ça, Cook, ordonna d'une voix ferme Zoro.
Sanji fronça les sourcils, essayant de comprendre. Il analysait chacun des mots que venait de prononcer cet homme à la chevelure verte. Et la femme ? Pourquoi avait-elle l'air aussi... aussi quoi ? Il n'avait pas les mots pour décrypter au mieux, néanmoins ce qu'il voyait était de mauvaise augure.
Zoro aperçut l'air dubitatif d'Anna. Une mauvaise nouvelle s'apprêtait à tomber. Pour le moment, il y avait plus important. Que faire du cook ? Le sabreur contourna la table et, ignorant l'arme improvisée et les protestations de Sanji, sa main s'abattit sur son poignet avant que le blondinet n'ait le temps de se blesser ou de le blesser toucher par mégarde.
― J'ai dit pose ça...
Il exerça assez de pression sur l'articulation pour le faire lâcher. Sanji eut un gémissement de douleur et les larmes aux yeux. Zoro n'arrivait pas à croire en ce qu'il avait sous les yeux. « Ça » n'était décemment pas Sanji, « ça » était aussi faible qu'un nourrisson, « ça » était un gosse complètement paumé qui n'avait aucune volonté.
Jamais son rival ne se serait laissé faire aussi facilement. Jamais il n'aurait montré le moindre signe de faiblesse. Zoro, malgré lui, fut écœuré. Il réprima ce sentiment qui était en train d'imprégner tous ces moments qui allaient devenir des souvenirs qui, eux, allaient altérer leur relation une fois tout ceci terminé.
― Cook, termina-t-il en posant son index sur le torse du jeune homme.
Il se recula d'un pas et croisa les bras sur son torse.
Par effet de mimétisme, Sanji posa sa main à l'endroit où avait été l'index de cet homme étrange. Il scruta le regard du sabreur.
― … Cook ? Moi ?
― Vous devriez éviter de donner dans les sobriquets pour le moment, conseilla Anna. Je vous signale qu'il va tout prendre pour argent comptant.
― Tu crois qu'il a encore du vocabulaire ? J'le sens... limité.
― Bien sûr. Seulement, il ne connaît pas leur sens. Je pense que ce genre de chose va lui revenir petit à petit.
Sanji ne comprenait plus rien. Pourquoi parlaient-ils comme s'il n'était pas là ? C'était très... frustrant. Oui voilà !
― Ne t'en fais pas, tu les auras tes réponses mais là, faut qu'on bouge.
― Pourquoi ?
― Ça fait partie des explications. Je sais que c'est beaucoup demander, que cela doit te sembler complètement dingue parce que tu ne te souviens de rien, que je suis un parfait inconnu pour toi mais il faut juste que tu me fasses confiance.
L'escrimeur lui tendit la main, faisant une supplique muette d'un mouvement de tête vers lui. Ce cas de figure était totalement inédit et il ne s'agissait pas là d'un combat. Il tâtonnait pour choisir l'attitude à adopter. Sanji l'observait, son regard se posant alternativement sur sa main et sur son visage ensanglanté. Il approcha sa main tremblante et finit par saisir la sienne après de longues secondes d'hésitation. Zoro eut un sourire, le cœur gonflé par cette preuve de confiance.
Peut-être que... que le « Sanji » qu'il connaissait n'était pas mort en fin de compte. Il devait y avoir un moyen pour le retrouver.
― Je ne sais pas pourquoi... mais je sens que je peux vous faire confiance.
Sanji lui rendit son sourire, quoiqu'un peu timide.
― Navrée de vous interrompre mais nous devons filer. Mon père va venir d'une seconde à l'autre. Roronoa, suivez-moi scrupuleusement.
Elle l'avait trop bien cerné. Zoro resta focalisé sur le cuistot. Dans l'état où il était, si l'escrimeur le perdait l'égarait en route, il était probable que l'équipage le perde pour de bon et ça, il ne pouvait pas l'admettre. Pas seulement parce que Luffy serait en rogne contre tous ces enfoirés mais parce que, finalement, le Sanji qu'il était contraint de côtoyer tous les jours... il lui manquerait. Ses piques, ses coups de pieds, ses manières chiantes de dandy, ses remarques à la con sur ses cheveux. Cette complicité qu'ils avaient dans les moments critiques. Un seul regard suffisait pour qu'ils se comprennent.
Et là, c'était pareil. Dans ce satané œil bleuté, il entrevoyait cette même lueur qu'il avait déjà vue auparavant. Elle était faible mais il arrivait à la reconnaître.
Je sais bien que je peux compter sur toi autant que tu peux compter sur moi.
― T'as intérêt à suivre, Sanji, ordonna-t-il en le lâchant.
L'intéressé fronça les sourcils, tiquant très certainement à cause de son propre prénom, puis opina.
Anna les guida, marchant pour éviter d'attirer l'attention. Les petits spectateurs qui avaient assisté au combat entre Zoro et 845 étaient partis depuis longtemps. Sanji regardait partout d'un air préoccupé, quelque chose dans le tréfonds de son esprit le faisait réagir.
Zoro cogitait. Avait-il vraiment tout oublié ? Était-il possible qu'un simple produit puisse éradiquer la vie d'une personne ? La réponse était évidemment « oui ». Ce type, 845, en était la preuve même.
Ça lui faisait mal au cœur que Sanji ait tout perdu. Plus de rêve, plus rien à quoi se raccrocher... Il fallait absolument qu'il trouve un moyen pour retrouver le vrai cuistot. Ce bougon, coureur de jupons, qui avait cette facette si sociable que Zoro n'avait pas.
Le sabreur avait demandé au cook de marcher devant lui, pour garder un œil dessus. Zoro ne comptait pas se perdre, il suivait son compagnon de voyage. Hors de question qu'il lui file entre les doigts.
De retour à la salle de repos du personnel, Anna demanda à Sanji de s'installer. Zoro avait trop de questions à poser. Comment devait-il agir avec son compagnon ? Tout lui cacher pour qu'il découvre petit à petit ? L'amener à Chopper et courir le risque de blesser les autres ? Il était évident que cela aurait des répercussions sur l'équipage, à n'en pas douter.
On ne pouvait pas rester indifférent lorsqu'on apprenait qu'une personne qui faisait partie de votre vie vous avait rayé de la sienne.
Zoro lui-même était affecté alors il n'imaginait même pas la réaction des autres... S'il pouvait éviter de ramener le cuistot dans cet état, cela l'arrangerait.
Tandis que Sanji, assis sur un fauteuil, examinait la pièce d'un regard qu'on pouvait presque qualifier d'une curiosité enfantine, Zoro et Anna prirent leurs distances.
― Avant toute chose, il va falloir que je vous soigne à nouveau..., fit remarquer la jeune femme avec un soupir qui en disait long.
― Parle plutôt d'un moyen pour que l'autre chieur en finisse avec son amnésie.
Anna eut un regard vers le blondinet qui, les mains posées sur ses genoux, semblait parfaitement calme. Elle fronça les sourcils. Normalement, il aurait dû être plus effrayé, plus nerveux. C'était un cas inédit.
― Je dirais qu'il y a des chances qu'il retrouve la mémoire. Il vous a fait confiance malgré le fait que, de toute évidence, vous n'avez pas l'air de quelqu'un de très...
― Très ?
― Regardez-vous dans un miroir.
De son pouce, elle pointa la direction de l'un d'entre eux, fixé sur une armoire. En examinant son reflet, Zoro dut admettre qu'il avait eu de la chance que Sanji lui ait fait confiance les yeux fermés. Si on laissait de côté les quatre plaies à son flanc et celle à son épaule, il avait d'innombrables coupures sur tout le corps. Son visage n'avait guère été épargné.
― Donc, on a des chances..., reprit-il pour lui-même.
― Peut-être suffira-t-il de raconter votre histoire pour qu'il se souvienne. Vous êtes du même équipage, vous devez forcément avoir des souvenirs en commun, non ? Vous pouvez aussi décrire le lien qui vous unit.
― Ouais...
De là à dire que cela allait aider... Zoro n'en était pas certain. Ils avaient toujours eu une relation conflictuelle et une vision différente des choses. Comment décrire ce « lien » comme elle disait ? Il n'y avait pas de mot pour ça ! Ils ne se prenaient pas la tête avec ce genre de conneries, ce sujet réservé aux gonzesses. D'un autre côté, il allait forcément poser la question. Cette soif de savoir allait le pousser à poser cette question. Il n'était pas réjoui à l'idée de devoir banaliser cette relation qui était pourtant hors du commun.
Zoro alla s'asseoir sur le canapé, à la gauche de Sanji dont l'attention se porta immédiatement vers l'escrimeur. Anna s'agenouilla près du pirate aux cheveux verts avec la ferme intention de le soigner. Elle n'avait pas gaspillé son temps à le raccommoder pour le laisser perdre son sang à tout bout de champ ! En tant que médecin, elle avait des principes.
Le regard du sabreur descendit et remonta plusieurs fois sur Sanji qui arborait un grand sourire. Même son maintien n'était plus le sien. Le cuisinier, où qu'il soit, avait toujours eu une posture défensive, prêt à bondir pour décocher un coup de pied ou pour esquiver. Il était constamment aux aguets, comme lui. Là, jambes croisées et les mains posées sur le genou, il n'y avait aucune tension dans son corps. Son regard n'était pas celui de quelqu'un qui s'attendait à une attaque d'un moment à l'autre.
Tentant de faire abstraction de ces détails qui lui sautaient aux yeux, l'épéiste débuta un long récit avant que le maître-coq ne puisse émettre la moindre question. Il lui parla longuement de Luffy, leur capitaine, de Nami la navigatrice, d'Usopp leur sniper, de Chopper le médecin de bord et de Robin l'archéologue. Il parla très peu de lui-même et préféra éviter de le décrire.
Inutile qu'il se conforme à ses mots pour récréer sa personnalité. Aux yeux de Zoro, ce serait pire que tout. Une insulte au « Sanji » qu'il connaissait. Il ne voulait pas de ce simulacre de cuistot dont les répliques seraient aussi creuses et vides que sa mémoire.
Zoro raconta ensuite leurs diverses aventures depuis que le cook les avait rejoints. Arlong Park, Loguetown, Whiskey Peak, Little Garden, le royaume de Drum, Alabasta, Skypiea, le Davy Back Fight. Durant ce long récit, il avait pu s'apercevoir que Sanji était partagé entre de multiples sentiments. Il avait lu de l'émerveillement, de l'incompréhension, de l'hésitation, de la perplexité, de l'amusement.
Anna avait écouté, soignant l'escrimeur puis se mettant un peu à l'écart.
Après en avoir fini, Zoro n'avait pas l'impression qu'ils avaient avancé d'un pouce. Depuis qu'il lui avait parlé des îles célestes, le blondinet s'était montré réticent à le croire.
― Et mes relations entre... vous tous ? s'enquit Sanji. Vous n'en avez pas parlé.
Ce vouvoiement... Zoro le détesta. Il lui écorchait les oreilles plus sûrement que les insultes du cru de son rival. Il inspira et expira profondément.
― Je ne pourrais pas te dire en fait. C'est plutôt personnel.
― Alors avec vous, au moins ?
― Non plus.
Sanji haussa les sourcils. Son attitude changeait du tout au tout. À présent, Zoro percevait une certaine tension dans son corps. La commissure des lèvres du cuistot eut un spasme nerveux qu'il aurait dû reconnaître puisqu'il lui était familier.
― Vous avez une preuve de ce que vous avancez, je suppose.
― Pas vraiment, tu dois me croire sur parole. Comme tout à l'heure.
― C'était autre chose. Vous ne me demandiez que de suivre. Là, vous me dites que je suis pirate. J'ai du mal à le croire.
Le ton acide de Sanji aurait dû l'alerter mais l'escrimeur le prit pour de la simple méfiance. Zoro le mit sur le compte de l'amnésie et jugea cette attitude normale.
― Y a une prime sur ma tête et sur celle de Luffy..., dit-il après un long silence.
Il le vit hausser les sourcils, décidément peu convaincu. Anna poussa un soupir et se leva pour aller jeter un œil au dehors. Zoro se leva péniblement et l'arrêta un instant. Elle pointa du pouce les paquets d'affiches. Tournant le dos au cook, il se dirigea vers le bureau envahi par la paperasse. C'était vraiment pas son truc et il ne s'attendait pas à devoir faire des trucs aussi barbants.
Le coup de pied à l'arrière du crâne, il ne s'y attendait pas non plus.
― RORONOA !
Il se retrouva face contre terre en une fraction de seconde. Anna étouffa un cri de surprise.
Qu'est-ce qui venait de se passer ? Zoro était complètement paumé. Son regard se planta dans celui de Sanji qui le toisait de toute sa hauteur, mains dans les poches, avec cet air hautain qui était aussi familier qu'inconnu. Non, ce n'était pas Sanji. Ce sourire méprisant était le sien et en même temps, il y avait une note étrangère.
Le petit rire qu'eut le cuistot vrilla les tympans de l'escrimeur. C'était quoi ce bordel ?
― Il avait bien dit que tu me dirais ce genre de conneries, lâcha dédaigneusement Sanji. Maître Caega avait raison, vous autre les pirates, vous êtes tous les mêmes.
Il posa son pied sur l'arrière du crâne du sabreur qui serra les dents. Il s'était bien foutu de sa gueule le cook ! Qu'il le laisse se relever, histoire de voir qui allait rire la prochaine fois !
― Tronche d'encens anti-moustique, je vais te défoncer !
Sanji accentua la pression, le visage marqué par la colère.
― Moi, c'est 900, t'es gentil de pas m'insulter. Je vais m'occuper de toi d'abord et puis de tes compagnons ensuite.
Son sourire revint, plus sadique. Zoro voyait qu'il était sérieux mais... non. Il ne pouvait pas croire en ces conneries. Sanji ? Faire du mal à Nami et Robin ? S'en prendre à Usopp et Chopper pour ensuite tenir tête à Luffy ? L'escrimeur serra les poings et tenta de se remettre debout. Ce coup de pied l'avait bien sonné.
― Que de la gueule, enfoiré ! persifla le sabreur. T'es même pas capable de me filer un vrai coup de pied, espèce de fillette !
Sanji – ou 900 d'après lui – piqua un fard et serra les dents. Il se recula et asséna un coup de pied dans le ventre du sabreur qui étouffa une plainte. À genoux, sa main se pressa contre ses plaies qui menaçaient de s'ouvrir une seconde fois. Sanji le prit par les cheveux et l'obligea à relever la tête vers lui. Ce sourire encore... ce putain de sourire qui ne ressemblait pas au Cook.
― Ta tête me revient pas, c'est dingue...
― La tienne non plus et j'en fais pas tout un plat.
Zoro vit la main droite former un poing et il l'arrêta net, ses yeux encore plantés dans les siens. 900 vit dans ces prunelles émeraude une lueur fugace. De la... peur ? Un étrange sentiment le saisit, parcourant son corps comme un violent frisson.
L'escrimeur eut le déclic à cet instant précis.
Sanji frappa de son pied dans la tempe de l'épéiste qui chut au sol une seconde fois puis lui asséna un coup dans le ventre pour être sûr qu'il resterait à terre. 900 croisa le regard d'Anna qui était paralysée, craintive. Ce n'était plus le jeune homme exalté face à une femme qu'elle avait devant elle mais un des sous-fifres de son père et bientôt son parfait soldat.
― À présent, chère Anna, il va falloir que vous soyez plus effacée. Il n'est plus possible que vous aidiez des traîne-savates.
D'un pas lent et mesuré, le jeune homme aux cheveux blonds quitta la salle, ses yeux s'assombrissant en se posant sur Anna qui le laissa passer. Elle attendit qu'il eut refermé la porte avant de courir vers le bretteur en espérant qu'il n'était ne soit pas mort. C'était lui son dernier espoir. Ils étaient arrivés trop tard.
Elle s'agenouilla devant Zoro qui s'était allongé sur le dos, vérifiant que ses blessures n'étaient pas rouvertes. Elle allait approcher ses doigts tremblants lorsqu'une main basanée l'arrêta net.
― C'est bon, c'était que le cook.
Anna se tourna vers l'escrimeur. La respiration du pirate était paisible et il arborait un étrange sourire empreint de soulagement.
― Je ne sais pas si vous aviez remarqué mais il ne vous a pas reconnu.
La jeune femme se recula. Ce sourire devint carnassier. Identique à celui qu'avait eu son ancien camarade.
Zoro n'était pas dupe, cette lueur dans les yeux de Sanji, lorsqu'il était venu le chercher dans la salle d'opération. Elle était sincère.
Je sais bien que je peux compter sur toi autant que tu peux compter sur moi.
Il posa son bras sur ses yeux. Quel con mais quel con ! Il y avait cru, il s'était fait avoir sur ce coup-là. Foutu Cook ! Foutu crétin qui voulait tout régler tout seul ! Il allait lui casser la gueule pour s'être foutu de lui, pour l'avoir mené en bateau par deux fois. Cette mise en scène, la première fois ? Pour qu'Anna les ramène dans cet endroit où Zoro ne risquait rien. Là-bas seulement, il pouvait retourner sa veste.
― L'imbécile... Il aurait pu frapper plus sérieusement. Je vais lui rendre la monnaie de sa pièce.
Il laissa tomber son bras et son attention se reporta sur Anna qui était toujours assise, les mains posées sur ses genoux.
― Donc... votre programme se résume à ça ? Le retrouver et le battre ?
― Y'en a un autre ?
Anna ne put ravaler son sourire amusé. Atypiques, ces deux pirates !
― Il est bon comédien, je trouve, s'autorisa-t-elle à dire.
― Pour un novice, mais en vérité, il manque cruellement de convictions !
Zoro se redressa, se concentrant sur sa respiration hachée. Il ne l'avait pas loupé mais Sanji avait une précision d'horloger. Ses coups avaient à peine menacé ses points de suture, autant dire qu'il l'avait traité comme une poupée de porcelaine.
Y avait pas à tortiller, ce satané cuistot allait échapper de peu à la peine de mort pour cet affront !
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à suivre...
Moi ? Faire totalement dans le cliché de l'amnésie, vous y aviez cru ? Nyahahahaha ! Vous ne vous y attendiez pas n'est-ce pas ? Cette fin de chapitre est aussi dingue et aussi improbable que cette phrase, oui celle-là, parce que vous ne saviez pas et vous ne vous attendiez pas à ce que qu'elle se finisse par le mot... Sucette ! Et ceux qui y verront un double sens devront vider leur compte en banque et me reverser la totalité de la somme.
A présent, l'auteure - dénuée de moralité et se vouant au culte de l'Argent - retourne dans son antre obscure pour continuer à écrire. A bientôt !
