Note de l'auteur: Bonsoir à tous ! Comme promis, nous sommes mercredi, voici donc le chapitre 2. Je l'ai combiné avec ce qui était initialement le chapitre 3 puisque les deux étaient très courts. J'espère qu'il vous plaira, j'attend vos avis dans une petite review ! Bonne lecture, à la semaine prochaine.

Chapitre 2: Apparitions providentiellement pures

- Cette couleur te va tellement bien maman !

La jeune blonde s'enthousiasma face au reflet dans le miroir de sa mère portant une parure verte.

- Je veux que tu la porte quand je serais morte, ma petite chérie, déclara doucement et aimante la sorcière.

- Maman… s'empressa de reprendre la jeune femme sur un ton à la fois inquiet et à la fois colérique. Tu n'es pas encore morte alors profite un peu du moment présent, encouragea-t-elle.

- Ma belle Narcissa, jamais tu ne m'as déçue. Ma tendre petite fille, répondit délicatement Druella, prenant la main de sa fille qu'elle colla sur sa joue pour ensuite fermer les yeux, comme apaisée par se contacte maternelle.

La jeune sorcière se contenta de sourire tristement. Ce genre de déclaration était devenue monnaie courante avec elle et cela désolait sa plus jeune fille qui sentait peu à peu sa mère partir vers la mort. La maladie et la tristesse qui rongeait cette femme n'étaient pas juste. Certes ce n'était pas la meilleure humaine que la terre est connue mais son dévouement et son amour total pour sa famille étaient considérablement admirable. Contrairement à sa belle-sœur, incapable de ressentir de l'amour pour qui que ce soit, y compris et surtout ses enfants, Druella était loin d'être cruelle.

- Va te refaire une beauté avant que l'on parte, conseilla la mère de famille qui reprit rapidement ses esprits.

- Tu ne m'as toujours pas dis qu'il y aurait ce soir, je veux dire, qui sera là pour moi, tenta de savoir la jeune femme.

- Ne soit pas impatiente, de toute façon je suis sûre que tu t'es déjà fait une idée sur le sujet, répondit malicieusement la mère, un sourire amusé en coin.

Bien sûre que Narcissa avait une idée, plusieurs même. La question était de savoir qui ses parents avaient choisis et si leurs plans avaient changés depuis le départ d'Andromeda. Il était clair maintenant que Bellatrix allait finir avec un Lestrange, probablement l'aîné, Rasbastan, même si elle avait bien plus d'infinité avec le cadet Rodolphus. Ils partageaient une haine commune et une idéologie extrême que peu de gens avait. Cependant il restait une ribambelle de sangs purs célibataires et en ces temps mouvementés et il valait mieux choisir quelqu'un de sûre.

Ainsi, même si Mulciber et Avery étaient plus jeunes qu'elle, il était certain que dès leurs majorités ils rejoindraient le rang du mage noir et deviendraient de très bons partis. Bulstrode, bien que fidèle à la maison Serpentard, n'était pas vraiment un bon parti, du moins Narcissa l'espérait. Il était un parti intéressant mais il ne formerait probablement pas un beau couple avec le douce et belle Narcissa, lui étant plutôt du genre brute et mal bâti. De plus, Il était connu pour sa stupidité et son obsession pour la nourriture qui pourrait bien dépasser l'idéologie du Lord Noir. Caractacus Beurk était convenable, sa carrure athlétique et son sens de la discrétion étaient plaisant d'autant plus que lui et Narcissa étaient très bon amis. Crabbe et Goyle étaient moins athlétiques, mais clairement, ils étaient dignes de confiance. Amycus Carrow était réputé pour sa grande maîtrise de la magie noire mais on savait que sa première épouse avait disparu dans de mystérieuses conditions et Narcissa refuserait de se marier avec un dangereux fanatique. Percus Flint était l'un des prétendants les plus sérieux, du même âge que Narcissa, un CV familial irréprochable, une posture des plus élégante et qui avait l'art de parler et manipuler à sa guise, sans compter son charme irrésistible. Le seul minuscule détail qui pouvait poser problème était qu'il avait déjà eu une relation avec Narcissa et que, malheureusement, ils s'étaient quittés dans de biens mauvaises conditions. Leur rapport étaient devenus strictement cordial et il était hors de question pour la plus jeune des Blacks de se marier avec lui. Il y avait aussi les frères Greengrass mais ils semblaient trop éloignés du cercle fermé des fanatiques de sang pur qui se créait au fur et à mesure des années. Il ne restait que deux autres possibilités, le vieux Nott qui cherchait désespérément à se marier et Orélion Parkinson, un rabat-joie écervelé avec qui Narcissa ne s'était jamais entendue.

La jeune blonde fraîchement sortie de Poudlard brossait ses doux et soyeux cheveux. Elle était vêtue assez sobrement, ne voulant voler la vedette à personne. Une longue robe émeraude resserrée à la taille et dont le haut était en dentelle noir incrusté de petites perles.

Elle décida d'attacher ses longscheveux. Narcissa avait hérité du côté maternel avec sa grande et fine taille ainsi que ses cheveux blond et ses yeux gris perçants. Elle ne ressemblait pas à ses sœurs. Andromeda était certes aussi élancée mais plus joufflue et derrière ses longs cheveux châtains et ondulés on pouvait deviner son lien de parenté avec les Blacks, même si sa joie de vie et son altruisme portait défaut à son origine familiale. Bellatrix, elle, par contre, ressemblait à une véritable Black avec son regard sombre et ses cheveux bouclés, et presque constamment emmêlés, et son corps à la fois frêle et à la fois puissant même si c'était probablement dû à son sale caractère. En effet, on ne pouvait pas dire que Bellatrix Black était la douceur incarnée, il s'agissait plutôt de son opposé. Sadique et grognon 7jours sur 7 mais surtout inconditionnellement fascinée par les forces du mal. Bellatrix ne lisait pas, ne dessinait pas, ne pratiquait pas le Quidditch. Bellatrix passait le plus clair de son temps à répandre son venin autour d'elle ou bien à perfectionner sa maîtrise de la magie noire. Andromeda Black était bien différente. Certes elle était un peu vile et mesquine mais était surtout très courageuse et assez maligne pour généralement arriver à ses fins. Elle était surtout très généreuse et n'avait peur de rien. Pas comme Narcissa. Bien plus réservée que ses deux sœurs, la troisième des filles Blacks ne se donnait jamais en spectacle, loin de là. De nature calme elle n'était pour autant pas réservée et savait faire preuve de beaucoup de froideur. Elle était sage et raisonnable et c'était pour cela qu'elle était préférée aux autres Blacks. Chez les Black, ils n'étaient que deux sur cinq à faire la différence, elle et Regulus, son presque alter ego au masculin. Regulus et Sirius étaient ses cousins mais Sirius, en 4° année à Poudlard, enchaînait les ennuis et les affronts auprès de sa famille. Borné et infatigable, le Gryffondor était contre l'idéologie familiale. Regulus, son frère de deux ans son cadet, était parfait pour redorer le blason des Black, pour un enfant de 11 ans il avait déjà l'allure d'un Black. Fière et discret, propre à tous points de vues, son entrée à Serpentard avait confirmée sa parfaite stature de Black.

Finalement prête et presque impatiente, la plus jeune de la famille se dirigea au salon familiale où se trouvait déjà toute sa famille au grand complet. Son père était là, droit et élégant à point ou plutôt élégant tel un véritable Black. Sa mère, faiblement assise sur un fauteuil, semblait se réjouit de sortir un peu. Et enfin Bella, pas des plus raffinée mais son charisme se faisait ressentir dans la pièce. Habillée tel que l'on pourrait l'imaginer, d'une robe noire quoiqu'un peu verte vers le bas, ses cheveux incoiffables qu'elle semblait avoir essayé de dompter.

- Et bah, par Merlin, enfin ! jura-t-elle, exaspérée. Ca fait vingt minutes qu'on t'attend, grogna-t-elle.

- Ta sœur se prépare convenablement, il n'y a aucun mal à cela Bellatrix, jugea le père, débordant d'amour en voyant sa jeune fille aussi belle.

L'aînée n'osa pas commenter les paroles de son père et transplana directement. L'homme alla prendre la main de sa femme ainsi que de sa fille et tous trois transplanèrent à leur tour.

La pièce était étrangement chaleureuse, comme une salle de bal réellement emplie de magie. Les lumières rayonnaient de toutes parts grâce aux les lustres de verres du plafond. La salle était d'une taille raisonnable, pouvant certainement contenir en centaine de personne. Pour le moment il y en avait une cinquantaine à peu près.

- Chez qui sommes-nous exactement ? demanda la jeune fille, émerveillée.

Ses parents échangèrent un regard complice et se contentèrent de sourire à leur fille. Toujours accompagnée de ses parents et de sa sœur, Narcissa déambula de familles en familles pour dire bonjour et demander des nouvelles, plus par politesse que par véritable intérêt. Elle croisa quelque uns de ses prétendants mais ne s'attarda pas. Elle alla retrouver ses amis de Poudlard, Caractacus Beurk et Ophélia Greengrass. Elle vit son cousin, Regulus, arriver seul avec ses parents. Même pour les fêtes de fins d'années, Sirius ne semblait vraiment plus vouloir rentrer. Puis quelqu'un d'autre apparu, quelqu'un qu'elle connaissait bien, quelqu'un que l'on remarquait facilement. Sa beauté et son charme étaient égaux à son intelligence et son charisme. Cassiopée Black. Surnommée Cassy par la famille, même si elle trouvait ce prénom trop prétentieux. Elle était l'unique fille d'Alphard Black le frère de Walburga et Cygnus, son oncle mais qu'elle voyait rarement à cause des voyages qu'ils faisaient ensemble. Tous deux transplanaient uniquement pour les fêtes, ils n'étaient pas vraiment proche de la famille et plus Cassiopée grandissait plus son dégoût envers certain membre s'affirmait, notamment avec sa tante, Walburga. Ce soir elle était élégante quoiqu'un peu provocatrice dans le regard. Elle avait teint ses cheveux en blond platine et son rouge à lèvre d'un rouge intense contrastait avec son teint naturellement pâle.

Elle s'approcha de sa cousine et lui sauta presque dans les bras.

- Mon dieu Cissy, regarde toi, tu es splendide ! complimenta-t-elle en l'observant de haut en bas.

- Et toi donc Cassy, qu'as-tu fais à tes cheveux ? demanda amusée la jeune sorcière.

- Une babiole assez tendance en Norvège ! Mais toi aussi Ophélia tu as grandi ma belle, et par la barbe de merlin, c'est vraiment toi Caractacus Beurk ? demanda-t-elle surprise et le ton enjoué en regardant à présent ses anciens camarades de classe.

Elle serra ses deux autres amis dans ses bras puis se fit accompagner de sa tout juste retrouvée cousine pour aller saluer les membres de sa famille.

- Les brésiliens sont tellement accueillants et il fait toujours chaud chez eux ! C'est vraiment très agréable! expliqua-t-elle à sa cousine. Et toi alors qu'est-ce que tu deviens ? s'enquit-elle.

- Oh moi tu sais, rien de spécial… déclara sur un ton monotone Narcissa, trouvant sa vie ridiculement insipide face à celle de sa cousine. Depuis que je ne suis plus à Poudlard je m'ennuie énormément… avoua-t-elle d'un ton fataliste.

- J'ai croisé Bella du regard mais pas Andy, elle ne vient pas ? demanda inquiète Cassiopée.

- Elle ne viendra plus… répondit amèrement Narcissa en baissant la voix

- Comment-ça ? continua d'interroger Cassiopée, se mettant à chuchoter.

- Elle est partie se marier, céda froidement sa cousine.

- Mais c'est formidable ! s'écria l'autre.

- Ca aurait pu être formidable si il n'avait pas été un né moldu… s'empressa d'expliquer la jeune sorcière.

- Argh! Cette satanée idéologie… j'irai la voir tout de même. D'ailleurs en parlant de mariage, où en sont tes parents avec toi et Bella ?

- Bella ? C'est réglé avec l'un des Lestrange, pour sûr! Quant à moi… ma réponse sera ce soir. Tiens voilà tante Walburga, elle à l'air ravie de te voir, ironis Narcissa.

- Cassiopée, on ne s'attendait pas à te voir ici ma douce, ton père et toi êtes rentrés plutôt pour les fêtes ? demanda sa tante sur un ton joyeux qui sonnait pourtant très faux.

- Bonsoir ma tante, salua courtoisement mais faussement sa nièce. Nous avons tout juste terminé notre tour du monde. La France fut notre dernier pays visité, répondit-elle poliment, restant diplomatique, pour le moment.

- Vous allez donc reprendre un train de vie normal ? Enfin cela risque d'être compliqué pour toi étant donné que t'as ni tes BUSEs ni même tes ASPICs, affirma la sorcière aigrie visiblement fière de rabaisser sa nièce.

- C'est gentil de vous inquiéter ainsi ma tante mais non rassurez-vous, j'ai eu tous mes diplômes en passant les épreuves en tant que candidate libre. Un cauchemar administratif mais mes excellentes notes m'assurent un avenir confortable sans compter ma maîtrise parfaite de sept langues, au moins. Je n'ai pas vu Sirius, l'avez-vous laissé au fond d'un cachot avant de venir ? demanda la jeune fille, sarcastique et cynique au plus haut point, faisant disparaître le sourire fière de sa tante.

- Il est bien trop studieux, il préfère passer ses vacances à Poudlard. Où est ton père ? ordonna-t-elle sur son ton naturellement froid et autoritaire.

- Il discute avec l'oncle Cygnus, répondit sur le même ton Cassiopée.

- Bien, si vous voulez bien m'excuser mesdemoiselles, dit-elle par réflexe en passant devant ses deux nièces.

La mère de famille partit le pas sûr, elle ne voulait certainement pas gâcher sa soirée à cause de sa peste de nièce.

L'ambiance était bonne enfant, Narcissa était ravie d'avoir retrouvée sa cousine. Elle lui rappelait sa grande sœur récemment parti. Elle riait ce soir, et cela faisait longtemps que Narcissa n'avait pas ri. Narcissa riait rarement, souriait rarement. Dans sa situation familiale monotone et obscure cela était bien évidemment logique. Cependant, alors qu'elle s'attendait à voir sa rebelle et frivole cousine en action elle remarqua que Cassiopée avait l'air changé, plus mature mais aussi plus sombre, comme tourmentée.

- Il viendra ce soir ? demanda-t-elle presque sur le ton de l'indifférence mais comme si c'était une affirmation tant la réponse était évidente.

- Tu t'attends à quoi ? Une ribambelle de potentiels et futurs Mangemorts, s'il veut faire grandir son armée c'est l'occasion rêvée pour un peu de propagande, répondit froidement la jeune sorcière, presque dégoutée.

- Et bien Cissy, on dirait presque que tu critiques le bonhomme et ses esclaves, quelle rébellion de la part d'une Black, attention bientôt tante Walburga va te supprimer de la tapisserie, taquina sa cousine.

- Tu l'as dit, ce sont des esclaves, je ne conçois pas la possibilité qu'un sorcier puisse être réduit à un elf de maison pour servir un grand méchant basilic, se défendit sur un ton d'un sérieux et d'une exaspération indéniable.

- Tu deviens même philosophe, je suis réellement impressionnée. Ton mari aura soit de la chance soit du fil à retordre. À moins que ce ne soit le contraire, continua d'ironiser la voyageuse.

- Tu as des infos concernant mon mariage ? tenta-t-elle de se renseigner, soudainement intéressée.

- J'ai des idées certainement plus précise que toi, répondit-elle, malicieusement.

- Et ? questionna à nouveau Narcissa, légèrement exaspérée par tout ce mystère.

- Petite curieuse, si je te disais tout maintenant cela n'aurait plus aucun sens, répondit fourbement sa cousine en lui faisant un clin d'oeil.

Mais, face à la mine déconcertée de sa cousine, Cassiopée se contenta de ravaler un sourire moqueur puis alors qu'elle allait commencer une nouvelle phrase l'orage retentit d'un seul coup. Ce n'était pas vraiment naturel et tout le monde dans la grande et jusqu'ici chaleureuse salle, comprenait ce qui se passait, qui allait arriver. Certaines personnes réhaussèrent leurs manches pour faire apparaître une marque interdite. Narcissa vit la plupart de ses prétendants le faire ce qui la désespéra. Et alors qu'elle cherchait sa sœur du regard, pour savoir si elle avait été marqué sans qu'elle ne soit au courant, elle croisa le regard intense de quelqu'un. Elle ne put décrocher ses yeux de cette personne durant quelques secondes, puis un frisson la parcouru. Honteuse elle détourna les yeux. Un sentiment étrange s'installa en elle. Elle était terrifiée et à la fois bizarrement intriguée. Elle baissa le regard, se soumettant à ce qui arrivait, car pour sûre, son entrée était imminente. Tout devint soudainement glacial, des ombres planaient derrière les vitres glacées de la salle de bal. Sur le poignet des hommes, le tatouage gigotait, de plus en plus. L'ambiance était sinistre, terrifiante pour certains, excitante pour d'autres. C'était inévitable maintenant. La porte s'ouvrit soudain. Trois hommes, un de chaque côté, mangemorts depuis longtemps, les premiers d'ailleurs. Et un homme, un être, au milieu d'eux. Il était grand, de noir vêtu avec sa capuche sur la tête, histoire de faire planer un mystère. Il s'approcha, se retrouva au centre de la salle, de l'intention générale si ce n'était pas déjà le cas. Chaque personne s'était incliné et avait baissé la tête à son arrivée. Il était pâle, extrêmement pâle. Sa démarche était terrifiante, on aurait presque dit qu'il flottait sur un lac gelé qui craquait à chaque pas. Arrivé au milieu, il s'éleva, voltigeant au-dessus de tous. Narcissa n'aimait pas ça, n'aimait pas son désir absolu de se sentir toujours supérieur à tout. Elle n'aimait pas l'ambiance qui régnait lorsqu'il était là. Elle n'aimait pas sa façon de parler, de bouger et d'agir et encore moins sa façon de penser. Mais Narcissa n'était pas une rebelle, elle n'était pas courageuse. Elle avait plus peur qu'autre chose. Elle sentait à côté d'elle Cassiopée qui semblait se contenir de faire quelque chose de déplacé. La tête baissée, elle se mordillait la lèvre pour éviter d'ouvrir la bouche. Le mage noir enleva sa capuche et scruta chaque recoin de la pièce laissant son regard lourd peser sur chacun des membres de l'assemblée. Ses yeux étaient injectés de sang et son visage fin, avec des traits tirés et sadiques, son nez qui disparaissait petit à petit et son crâne lisse. Dans le monde moldu il aurait été considéré comme un drogué pur et dur. Malheureusement dans le monde des sorciers, cet homme, si l'on pouvait encore appeler ça un homme, était le plus grand mage noir de ce siècle dernier, et peut-être même de tous les temps, Lord Voldemort.

- Mes chers amis, s'exclama-t-il, jetant des frissons à la plupart de l'assemblée.

Son sourire était atrocement terrifiant. S'il souhaitait paraître accueillant et chaleureux, c'était raté.

- Comme je suis heureux de vous voir tous réunis ici, ce soir, continua-t-il. Vous semblez vous amuser et profiter de votre soirée et cela me ravi. Mais, mes très chers amis, un fléau nous gagne petit à petit. Les moldus se croient tout permis. Ils ne connaissaient pas l'étendue de nos pouvoirs et croyez-moi, s'ils savaient ils se prosterneraient devant nous. En plus de devoir partager nos vies avec eux, cohabiter, se cacher à cause d'eux, ils nous infiltrent, nous menacent. J'ai entendu dire que cette année à Poudlard, ce vieux fou de Dumbledore avait accueilli quatre sang-de-bourbes et six sangs-mêlés.

Suite à cette information une partie non négligeable se mit à râler, bientôt suivit par le reste de l'assemblée.

- Je sens votre dégoût mes amis, reprit le mage, j'ai le même que vous. Et nous, que devons-nous faire dans cette histoire ? Devons-nous nous inclinés face à ces pauvres minables ? Devons-nous tenter de cohabiter, de nous entendre avec eux ? Non mes amis, je vous le dis, les sangs-purs sont à l'origine de la magie et il est hors de question de nous incliner ainsi. Regardez-vous, vous êtes tous si prometteur mais vous pourriez avoir la vie gâchée parce qu'un de ces traîtres à leur sang ou un sang de bourbe vous volerait votre place, vos avantages, ce qui vous revient de légitime droit. Je comprends votre douleur et votre haine, et c'est ensemble, entre purs que nous allons rester unis contre ces crétins.

Il marqua une pause dans son discours de haine. Il regardait chacune des personnes présentent, les analysait. Il était si heureux, c'était jouissif pour lui d'être dans cette position, de tous les voir inférieurs à lui, soumit à lui et s'abreuvant de ses paroles. Puis il reprit, tel un diplomate.

- Sur cette belle promesse, je vous laisse profiter de votre soirée mes chers amis, et n'oublier pas, toujours purs, c'est ainsi que nous vaincrons.

Il repartit de la même façon qu'il était venu, avec des gens qui se prosternèrent devant lui et son terrifiant serpent, rampant dans son pas. Lorsqu'il eut quitté la pièce, avec ses compères et autres créatures noires, l'air devint plus respirable, et l'ambiance reprit peu à peu une tonalité joviale. Cependant, Cassiopée semblait affectée par la scène qui venait de se dérouler, elle ne parlait plus, réfléchissait profondément. Sa cousine, Narcissa, respecta ce silence, elle ne savait quoi dire non plus. Du moins elle était assez intelligente pour maîtriser ses paroles et ses actes. Elle regardait autour d'elle, cherchant quelque chose qui pourrait la distraire. Voir son père avec son oncle et sa tante était une image qui ne lui semblait pas naturelle. Tout le monde savait que Walburga n'aimait pas son frère Alphard et tolérait, tout au plus, son plus jeune frère, Cygnus. Elle trouvait Alphard bien trop laxiste, pas assez dévoué à la cause et bien trop gentil avec ceux qui ne le méritait pas selon elle, notamment son fils, Sirius, dont Alphard était très proche. Quant à son autre frère, Cygnus, il était passable. Elle n'aimait pas le comportement ultra loyal qu'il avait envers sa femme, cette pauvre chose à l'agonie. Elle n'aimait la façon dont il avait élevé ses filles, soit elles étaient trop bien élevées, soit pas du tout. Cette sorcière dure et difficile à vivre n'avait que pour seul bonheur et espoirs son fils, Regulus. Elle appréciait aussi Bellatrix qu'elle qualifiait de véritable Black. D'ailleurs, cette dernière vint à la rencontre de sa sœur et sa cousine, visiblement très heureuse de la tournure qu'avait pris cette soirée.

- Cassiopée, quel plaisir de te revoir enfin parmi nous. T'ai-je manqué ? plaisanta-t-elle sur le même ton que sa tante précédemment, avec un peu plus d'amusement tout de même.

- À un point que tu ne peux imaginer Bellatrix, ironisa cette dernière, indifférente et toujours perdue dans ses pensées.

- Qu'avez-vous pensé de sa fabuleuse apparition ? Quel honneur il nous fait tout de même ! dit-elle, les yeux emplis de joie.

- Il faudrait qu'il consulte un médecin, il n'a pas l'air très en forme, je veux dire physiquement. Parce que pour ce qui est du discours, il y va franco le bonhomme, commenta du tac au tac sa cousine, le regard dans le vide comme si elle venait tout juste de dire tout haut ce qu'elle pensait sans avoir pris conscience de à qui elle le disait.

Bellatrix était choquée par ces paroles, sa petite sœur, elle, en ricana très légèrement ce qui provoqua la colère de la plus grande.

- Cissy, retire moi immédiatement ce sourire de tes lèvres, ordonna-t-elle sur un ton impérial. Si on savait avec qui tu traînes, je veux dire avec quel genre de personne elle est réellement, personne ne voudrait de toi. N'oublie pas que parmi ces gens il y a ton prince charmant, cracha-t-elle, avec son air méprisant habituel.

- Tu sais qui c'est ? s'enquit subitement la plus jeune, espérant une vraie réponse cette fois.

- Tu ne lui as pas dit, Cassy ? demanda l'aînée, ignorant presque sa cadette.

- Non, je voulais la faire mijoter un peu. D'ailleurs, voilà de la nouvelle compagnie ! Tu vas devoir, je le crains, aller faire ton devoir de jeune fille Black celibataire ma chère Cissy, ajouta amusée la cousine.

En effet, un homme approchait du groupe de fille. C'était Percus Flint, poliment il demanda une danse à Narcissa, sûrement pour en finir dès le début de soirée et en terminée rapidement. Il fit donc l'effort de la faire danser quelques minutes mais cet exercice avait été tout autant éprouvant pour lui que pour elle. Et alors qu'elle pensait en avoir fini, c'est un bal de prétendants qui se présenta à elle. Le répugnant et dangereux Amycus Carrow, puis à Crabbe et Goyle, l'un ne valant pas mieux que l'autre. Crabbe s'était contenté de la déshabiller du regard en se léchant les lèvres et en fixant sa poitrine et Goyle lui avait fait des avances des plus déplaisantes voire insultantes. Parkinson, à la carrure imposante, s'était ensuite pointé devant elle. Il était très grand, il avait de larges épaules et des grosses jambes musclées. Une sorte de montagne qui terrifiait un peu la jeune et douce Black. Son visage était grossier, sa mâchoire carré ne mettait rien de son visage en valeur. Son nez énorme faisait déjà la moitié de celui-ci. Quant à ses yeux, ils étaient dissimulés derrière un rideau de sourcils. Narcissa se sentie étouffée par cet homme. Elle n'osa cependant pas refuser son invitation à danser. Mais ce fut probablement sa plus grande erreur. Le pauvre bougre avait des pieds maladroits et manquait de l'écraser plusieurs fois. Après ça, elle avait cru que le Nott le vieillard allait s'endormir sur elle, tout en lui récitant l'histoire de sa famille depuis le Moyen-Age. Elle eut un temps de répit avec son ami de toujours, Caractacus Beurk. Ils avaient passé leur scolarité Poudlarienne ensemble et Narcissa avait découvert en lui un véritable allié d'abord puis un ami. Elle ne craignait rien de lui, elle savait qu'il ne l'aimait pas, et qu'il ne l'aimerait jamais. Mais alors que tous deux dansaient gaiement, quelqu'un vint les interrompre. Narcissa n'eut pas le temps de voir qui se présentait pour remplacer son ami. Croyant qu'il s'agissait de Bulstrode elle baissa les yeux, ne voulant pas voir son immonde visage remplit de pustules. Cependant, lorsque son cavalier posa sa main sur la hanche de la Black, elle ne sentit pas qu'il s'agissait d'une personne affreuse. La poigne était douce et élégante mais à la fois déterminée et virile. Narcissa s'autorisa à regarder son cavalier. Elle eut un hoquet en le voyant. Il était grand, légèrement plus grand qu'elle, à la parfaite hauteur en fait. Il avait le visage doux et réconfortant. Il avait de fines lèvre et un nez grand et beau. Ses cheveux blonds tombaient sur ses épaules et son allure droite et fière était raffinée. Lorsque leurs regards se croisèrent, Narcissa eut comme un électrochoc. C'était lui, celui dont elle avait croisé le regard qui l'avait glacé précédemment. C'était le même regard profond et qui chamboulait l'être entier de Narcissa. Elle n'était pas dans son état normal, elle ne savait comment réagir face à lui. Il prit donc les devant, lui souriant faiblement, toujours leur regards plongés l'un dans l'autre.

- Je m'appelle Lucius Malefoy, enchanté mademoiselle Black.