Note de l'auteur: Bonjour à tous ! Voilà donc le troisième chapitre, un peu court certes mais posant un peu plus le cadre dans lequel évolu Narcissa. J'espère qu'il vous plaira et j'attends vos avis dans une review ! Bonne lecture et à la semain prochaine !

Chapitre 3: Sortir de la monotonie du quotidien

Narcissa se réveilla. Elle remua document son corps dans les draps blancs, recouverts d'une couverture verte émeraude. Sa chambre était son havre de paix et lui avait toujours correspondu. Son lit assez grand était entre la porte et la fenêtre derrière laquelle elle aimait observer tendrement et solitaire le crépuscule. Sous la fenêtre se trouvait une petite coiffeuse et juste à côté une armoire, qui prenait une assez grande place dans l'espace. Au pied de son lit se trouvait un petit banc sous lequel elle rangeait quelques précieuses affaires. Il y avait notamment une boîte, avec des lettres échangées avec sa cousine, ses journaux intimes qu'elle tenait à Poudlard et autre babioles comme des bracelets qui paraissaient précieux à une époque. Cette boîte était scellée par un sort et seule Narcissa pouvait y accéder. Elle n'avait pas touché cette boît métallique depuis longtemps, c'était derrière elle maintenant mais elle n'arrivait pas à se séparer du contenu, comme si elle ne pouvait se détacher de ces tendres souvenir d'adolescente. Sur le mur juste en face se trouvait la cheminée, qui la comblait de bonheur puisque Narcissa pouvait rester assise des heures devant, toujours envoûtée et confortable. Ce matin là, le feu crépitant encore légèrement. Les nuits étaient particulièrement froides en ce moment, surtout dans cette maison. La plus jeune de cette demeure s'était réveillée après une nuit agitée. Mais ce n'était pas la pluie qui l'avait réveillée. Elle se frotta un peu le visage puis remis en place ses cheveux en bataille pour ensuite s'étirer. Assise dans son lit, confortablement adossée au mur, elle observait les quelques braises de la cheminée, crépitants encore. Elle se rappelait, voyait à nouveau les évènements de la veille. Elle ne savait pas quoi en penser, elle n'arrivait pas à faire le tri dans ses émotions. Pire même, elle n'avait jamais ressenti aussi intensément autant de sentiments, elle n'aurait jamais cru cela possible ça semblait inconcevable. Les minuscules flammes grandissaient dans ses yeux, elle était hypnotisée. À travers les faibles flammes elle se rappelait les grandes lignes de cette soirée. Son questionnement à propos de son possible futur mari, l'apparition de Cassiopée, la discussion qu'elles ont eu, l'arrivé du mage noir, son discours haineux, l'ambiance due à son apparition (Narcissa eu de nouveau des frissons en y repensant), et enfin les interminables danses qu'elle avait dû offrir à ses différents prétendants. Elle n'avait évidemment que faire du nez de Flint, des outrages de Crabbe et Goyle envers elle ou encore de l'effrayant Carrow. Non Narcissa était restée envoûtée par sa dernière danse, avec Lucius Malefoy. Elle n'avait qu'une image très flou de lui mais elle était sûre qu'il était différent, qu'il possédait un charme qui faisait la différence, elle ne savait pas trop. Elle se souvenait de son air sûr, de sa froide élégance, son charisme quelque peu hautain. Narcissa n'arrivait pas à déterminer si elle l'aimait bien ou non.

Elle fut coupé du fil de ses pensées par Karen, sa nourrice ou "la bonne" comme aimait l'appeler Bellatrix. Karen avait 29 ans, elle était frêle et sans grand intérêts pour la plupart de ses employeurs. Karen était américaine, elle avait fait ses études à Ilvermorny, l'école de sorcellerie américaine, en tant que Puckwoodgénie, chose dont se fichait royalement les Blacks. Elle et sa mère s'étaient faite chassées par leur ancien maître et elles avaient pris un nouveau départ en Angleterre. C'est chez les Blacks qu'elles avaient réussi à trouver de l'aide. Si en Angleterre, toutes les bonnes familles de sorciers avaient une elf de maison, Cygnus Black avait toujours été répugné par ces créatures et Karen et sa mère avaient proposée leur services juste après son mariage avec Druella. Karen était douée pour toutes les tâches que lui avait demandé la famille. Elle passait la plupart de son temps à faire le ménage et la cuisine, réveiller les filles, les aider à se préparer, passer du temps avec elles lorsqu'elles s'ennuyaient, accueillir les invités, c'était de toute évidence une vrai pépite d'or. Elle supportait depuis la naissance de Bellatrix, son arrogance et la méchanceté dont cette dernière faisait preuve à plusieurs reprises. La belliqueuse Black aimait se moquer de son physique qui pourtant n'était pas laid. Certes elle était rousse avec quelques taches de rousseurs mais cela n'avait rien de laid, au contraire elle avait un certain charme et ses yeux verts clairs illuminait son visage un peu carré. On pouvait même la qualifier de jolie femme.

Elle arriva dans la chambre de la jeune fille, aussi paisiblement qu'habituellement et fut surprise de voir cette dernière réveillée. Elle poussa les lourds rideaux qui couvraient la lumière monotone de l'extérieur. Narcissa avait déjà choisi sa tenue du jour : une robe arrivant en dessous du genou, marron et un col en V léger et une longue ceinture noire au tour de la taille. Karen l'aida à se préparer, sans prononcer un mots comme toujours. Narcissa n'était pas du genre bavard et surtout pas avec Karen pour qui elle n'avait aucune affection particulière. Après tout Narcissa n'avait pas beaucoup d'affection pour qui que ce soit alors pourquoi aurait-elle fait une exception avec Karen ? Non, les deux personnes dans la maison qui l'appréciait était le père de famille qui était très attaché à elle et Andromeda qui aimait passer du temps avec elle et en apprendre plus, notamment sur les Etats-Unis, qu'elle trouvait fascinant. Et maintenant que Narcissa y repensait, elle ne devait pas être la seule affectée par le violent et soudain départ de sa soeur. Et alors que Karen brossait les cheveux blonds de la jeune fille, cette dernière lui demanda, sur un ton plus ou moins intéressé:

- Dis-moi... Andromeda, elle te manque ?

Karen était surprise que Narcissa s'adresse à elle, du moins qu'elle lui pose une question plus ou moins personnelle. Elle se regardèrent à travers le miroir de la coiffeuse, l'une feignant d'être indifférente et l'autre intriguée, puis elle reprit sa besogne et répondit:

- Oui mademoiselle.

Narcissa fut prise au dépourvu. Elle savait que Karen allait répondre mais elle n'avait pas prévu ce qu'elle ferait après. Narcissa était bien trop réfléchie pour poser une question sans avoir préparé le reste de la conversation.

- Tu as des nouvelles d'elle ? demanda-t-elle, étant la l'unique question pertinente qui lui passa par la tête.

De nouveau Karen fut interloquée, mais cette fois elle baissa directement le regard, donnant une réponse à la jeune maîtresse.

- Non mademoiselle.

Narcissa se retourna et fit face à Karen, l'air grave, elle prit la brosse à cheveux qu'elle tenait dans sa main, la posa et lui prit les mains.

- Ca fait presque un mois qu'Andromeda est partie, je n'ai aucune nouvelle et tu dois surement savoir qu'elle était enceinte. S'il te plaît, si tu sais quelque chose qui pourrait me permettre d'avoir des nouvelles, je t'en serais réellement reconnaissante, supplia la jeune adulte.

- Vraiment, mademoiselle, je ne sais rien je vous assure, essaya de mentir Karen visiblement troublée par la requête de sa jeune maîtresse.

Mais Narcissa était experte en mensonge, elle même maniait cet art parfaitement, première loi d'une bonne Serpentarde. Elle plongea son regard océan dans le regard verdoyant de Karen, un regard déterminé qui porta ses froids. L'employée soupira sortit un morceau de papier et un crayon de sa poche. Elle gribouilla quelque chose puis le posa sur la table.

- Ne m'en demandez pas plus s'il vous plaît mademoiselle.

Narcissa acquiesça et toutes deux reprirent leurs occupations, comme si cette conversation n'avait pas existé. Mais le résultat était là et Narcissa était contente de l'avoir obtenue. Elle avait rapidement pris le morceau de papier et l'avait glissé dans son tiroir. Une fois seule dans sa chambre elle consulta le papier:

Andromeda Tonks

144 Woodvale Rd

Darlington, DL3 8HA

Narcissa ne put cacher son sourire victorieux. La journée commençait plutôt bien à son goût, et pourtant, elle n'était pas du main. Elle prit la décision en une fraction de seconde. Elle irait la voir, cet après-midi. Elle prit un livre, déchira la partie supérieur du morceau de papier, puis elle déposa soigneusement le livre dans un sac. Après tout, si par un fâcheux hasard le papier se retrouvait entre de mauvaise main dans cette maison elle ne voudrait pas avoir de problème. Elle prit son argent, 8 Gallions, 4 Mornilles et 20 Noises, de quoi lui permettre de payer le voyage magique entre la gare de King's Cross et celle de Darlington. Elle avait tout prévu. Elle feignerai d'aller chez Ophélia pour lui rendre son livre puis un peu éloignée elle transplanerai au ministère, la menant directement à Londres et rapidement à la gare. Elle mit un béret sur la tête puis descendit les escaliers qui menait directement à l'entré desservant le bureau à droite et le salon à gauche. Bellatrix devait être dans sa chambre, sa mère tricotait dans le salon et son père, lunettes sur le nez rédigeait quelques papiers sur son bureau. Elle alla directement à sa rencontre, étant l'autorité même de cette maison.

- Je vais voir Ophélia pour lui rendre un livre, je vais manger avec elle et nous allons passer l'après midi ensemble à la bibliothèque, affirma-t-elle comme elle l'avait l'habitude de le faire quotidiennement.

Son père relevant son regard hors de son tas de feuille, l'inspecta visuellement puis reprit son activité en laissant échapper un:

- Très bien, ne rentre pas trop tard.

À nouveau Narcissa sourit gaiement, prit son manteau marron pendu au porte manteau de l'entrée, alla embrasser sa mère et s'en alla.

À peine avait-elle ouvert la porte que déjà le vent secoua ses cheveux, lui brouillant une partie de la vue. Elle descendit le perron et lorsqu'elle remit ses cheveux en place pour ouvrir le portail, elle tomba nez à nez avec quelqu'un qui entreprenait de l'ouvrir. Alors qu'elle plaçait sa mèche de cheveux derrière son oreille elle découvrit Lucius Malefoy, vêtu d'un long manteau noir et d'une écharpe émeraude couvrant presque la totalité de son grand cou. Elle fut d'abord surprise, puis se mit à sourire, instinctivement. Pourtant, naturellement, Narcissa ne souriait jamais. Il lui rendit son sourire, visiblement pris au dépourvu.

- Monsieur Malefoy, prononça-t-elle, calmement presque avec douceur.

Il se racla la gorge puis prit son air hautain n'éffaçant pourtant pas le sourire de son visage.

- Mademoiselle Black. J'étais venu pour vous proposer de faire une ballade avec moi, déclara-t-il comme s'il avait répété cent mille fois cette phrase.

Narcissa se sentit soudain très mal. Devait-elle suivre son plan initial ou bien accepter la requête d'un homme venu spécialement pour elle ? Son trouble était visible et le jeune homme prit les devants:

- Oh bien sûr, si vous aviez prévu autre chose je peux très bien rentrer et nous verrons cela une prochaine fois, dit-il, avec une pointe de déception dans le ton et lisible sur son visage.

- Oh non non! s'empressa-t-elle de répondre. Ce n'est pas très important, je peux faire ça une autre fois, mentit-elle en souriant un peu plus.

- Dans ce cas, dit-il, visiblement ravi, tout en pivotant pour l'inviter à marcher à côté de lui.

Ils flanèrent quelques minutes, marchant côte à côté sur la route qui menait vers le centre de Bath. L'un à côté de l'autre, allant au même rythme, cela faisait bien quinze minutes qu'ils étaient ensemble et depuis les derniers mots du jeune homme, plus aucunes paroles n'étaient sorties. Arrivés dans la ville, ils s'arrêtèrent, s'attendant à ce que l'autre choisissent dans quelle direction aller. Et comme aucun des deux ne semblaient vouloir prendre de décision, Lucius se décida à intervenir:

- Je suis désolé je n'avais pas vraiment prévu d'itinéraire et comme sembliez avoir une idée en tête, révéla-t-il.

- Je comptais me rendre chez une amie, informa Narcissa, évasive.

Face à ce manque de volonté de la part de son interlocutrice, Lucius ne savait pas vraiment comment réagir. Il lui avait pourtant parue enthousiaste quelques minutes auparavant. Elle se mit cependant à se frotter les bras, grelottant légèrement. L'ancien Serpentard profita de cette occasion pour lui proposer d'aller dans un restaurant pour se réchauffer et manger, et Narcissa ne refusa pas, ayant froid et faim.