Note de l'auteur: Bonsoir, désolé de publier aussi tard mais j'ai eu une après midi assez chargée. Je ne vous promet rien quant à l'orthographe et la grammaire étant donné mon état de fatigue. J'espère que ce chapitre vous plaira quand même. Je suis toujours dispo pour une petite review si vous avez le temps. Bonne lecture et à la semaine prochaine !

Chapitre 4: Désillusions

Lucius l'avait fait transplaner dans un restaurant assez chic de Londres, mettant Narcissa dans une situation de malaise, ne s'étant pas préparée à cela une heure auparavant. L'ambiance du restaurant était chaleureuse. C'était évidemment un restaurant sorcier comme le confirmait la carte du restaurant, jamais les moldus ne proposeraient de la bierre au beurre. De plus, on pouvait apercevoir, lorsque la porte de la cuisine s'ouvrait, la vaisselle se laver toute seule. Lucius commanda une côtelette d'agneau accompagnée de petits pois et Narcissa se contenta d'un gratin au choux de bruxelles pour faire bonne figure. L'image qu'elle avait de lui se confirma: il était charismatique et élégant mais il avait un air hautain quelque peu désagréable omniprésent. Elle se demanda ce qu'il pensait d'elle, si elle aussi semblait aussi amer que lui. S'ils étaient face l'un à l'autre, pour autant ni l'un ni l'autre ne prononça un mot, et lorsque que malencontreusement leurs regards se croisaient, ils le détournaient de suite. Cette situation devenait réellement gênante voire pénible pour Narcissa qui espérait revoir l'homme sûr de lui, qu'elle pensait qu'il était. Mais c'est elle qui fit un effort et qui commença une conversation:

- Il me semble vous avoir croisé à Poudlard, quand y êtes -vous sorti ?

En réalité, Narcissa se souvenait de lui. Il avait été à Serpentard comme elle mais il avait était deux classes supérieurs à la sienne. Elle se souvenait l'avoir croisé. Tout le monde le connaissait et puis elle le savait déjà amis avec des amis de Bellatrix. Bien sûr, même à l'époque de Poudlard, il avait une incontestable élégance ainsi qu'un charme certain mais son couple avec Percus Flint avait fait que jamais elle n'avait prit le temps de l'observer plus profondément. Et puis, il était parti juste après la dernière année. Il avait accompagné son père faire la tournée des sorciers qui collaboraient avec son père dans le monde. Narcissa avait donc largement oublié ce sorcier qui pourtant rassemblait toutes les caractéristiques nécessaire pour en faire un bon, si ce n'est excellent parti.

- J'ai obtenu mes ASPICs il y a trois ans, et si vous ne semblez m'avoir jamais vu, ce n'est pas réciproque, répondit-il poliment mais visiblement vexé.

- Je suis désolé, je ne fais pas attention à toute les personnes qui m'entourent en général, ce n'est pas contre vous.

Encore une fois c'était faux. Mais fallait-il qu'elle lui dise qu'elle n'avait jamais pensé à lui comme potentiel prétendant ? Et puis, elle avait décider de le tester et de l'analyser tranquillement pour se faire une idée. Elle revèlerait seulement si elle le jugeait bon ça vraie nature. Parce que Narcissa était une maniaque du contrôle, quelque peu névrosée et sous son silence de pierre, ses yeux étaient de véritables espions, observant et analysant tout ce qui se passait autour d'elle.

- Et maintenant, vous travaillez ? demanda-t-elle pour tenter d'apaiser l'irritation de Lucius.

- Je m'occupe de l'entreprise familiale avec mon père, répondit-il simplement mais sur un ton d'exaspération comme si cette conversation l'ennuyait.

- Dans quel domaine votre entreprise est-elle spécialisée ? demanda à nouveau poliment Narcissa, cherchant réellement à paraître agréable.

- Non, ce que je voulais dire c'est que je gère l'argent de notre famille, nous sommes des investisseurs, des actionnaires si vous préférez. Chez les Malefoys on ne travaille pour personnes d'autres que pour soi même, annonça-t-il fièrement et d'une manière prétentieuse tout en sirotant son whisky pur feu.

- Vraiment ? ironisa la jeune femme, doutant du propos apparemment certain de son interlocuteur.

- Que voulez-vous insinuer ? demanda cette fois Lucius, surpris du scepticisme de sa partenaire.

- Peu importe, se contenta de répondre de façon évasive la jeune Black.

Elle gardait les mots du jeune Malefoy en tête, pour plus tard, quand il serait au pied du mage noir, elle lui rappellerait que les Malefoys ne travaillent pour personnes d'autres que pour eux même. Elle rit intérieurement, trouvant ces propos stupides et d'une arrogance extrême.

Si Narcissa était passé à autre chose et se contentait de manger son gratin, Lucius était réellement contrarié par les insinuation de la jeune femme. Lorsqu'il eu finit son assiette il la regarda droit dans les yeux et s'exclama presque solennellement:

- Mettons les choses au clair maintenant. Nous savons tous deux que nous sommes destinés à nous marier, soit. Si c'est ce qui doit être fait et si cela m'apporte quelque chose pourquoi pas. Seulement nous ne sommes plus au siècle dernier où les mariages arrangés sans le consentement des enfants coulent à flot. Ainsi sachez donc que vous n'êtes certainement pas la seule sang-pur convenable d'Angleterre. Si pour le moment je reste courtois, se ne sera pas éternellement le cas et j'aimerais un peu plus de gratitude de votre part.

- De gratitude ? demanda Narcissa, abasourdie par les paroles qu'elle venait d'entendre.

- Parfaitement, je suis le meilleur parti dont vous puissiez rêver et je vous ai choisi vous parmi d'autres. Alors oui, j'espère un moment voir de la gratitude dans votre comportement, confirma-t-il sur un ton hautain au paroxysme.

- Je vous demande pardon ? questionna-t-elle à nouveau, les yeux écarquillés, consternée par ce qu'elle venait d'entendre. Je suis dans la même position que vous Monsieur. Je peux très bien ne pas donner suites à nos rencontres et me chercher un autre futur époux. Et figurez-vous que vous n'êtes pas tout seul sur la liste, et probablement pas le meilleur, rétorqua-t-elle sur un ton insolent et supérieur.

Enervée et scandalisée par la déclaration de ce sorcier, elle se leva et partit en trombe du restaurant. Certes elle était prête à faire des concessions concernant son mariage, elle avait comprit depuis longtemps qu'elle n'aurait pas la chance d'attendre un prince charmant. Mais se faire faire la moral par un jeune prétentieux et arrogant sang-pur n'était pas non plus ce qu'elle souhaitait. Elle repartit au pas de course pour se calmer les nerfs avant de transplaner près de chez elle. En plus d'avoir passé une très mauvaise heure, elle n'avait pas réussi à faire ce qu'elle comptait faire aujourd'hui, à savoir aller voir sa soeur. Il était hors de question qu'elle y aille dans l'état dans lequel elle se trouvait présentement. Mais rentrer chez elle n'était pas non plus son ultime envie. Voir Bellatrix roder et chercher le dragon qui dort, sa mère en train d'agoniser sur le canapé ou son père acharné au travail dans son bureau n'était pas vraiment une situation qui lui donnait envie. Elle s'arrêta donc quelques instants, réfléchissant à la meilleure chose à faire. Puis elle se dirigea vers une ruelle vide, observa autour d'elle méticuleusement et transplana. Elle se retrouva dans l'allée des embrumes, adjacente au chemin de Traverse. Une nouvelle fois elle fit attention à ce que peu de regard se pose sur elle, la réputation de cette allée se dégradait fortement et la voir là n'était pas forcément la meilleure pub qu'elle puisse se faire. Elle était en face du 13B, Barjow&Beurk. Elle entra sans hésitation. Une petite cloche retentit à son entré. Elle tomba directement sur le comptoir où se trouvait la caisse et Monsieur Beurk, le père de son ami Caractacus. Il avait de grosse lunettes disproportionnées par rapport à son visage maigre et fin. Il était assez grand avait constamment le dos courbé. Si ce n'était pas un sorcier très accueillant au premier abord, Narcissa avait su le charmer. Il suffisait d'être silencieuse et respectueuse. Et puis les chocolats chaques Noël jouaient un peu aussi. Elle lui sourit et il fit de même. Il avait bien évidemment tout de suite comprit ce qu'elle cherchait, ou plutôt qui elle cherchait.

- Carac est dans l'arrière boutique à nettoyer deux trois objets, l'informa-t-il tout en reprenant ces comptes.

Elle le remercia et se dirigea vers le fond de la boutique. Elle traversa le rayon dédié au bijoux, et elle découvrit tout de suite qu'il manquait certaines pièces. Les vitres étaient quelque peu poussiéreuses et le magasin en lui même était mal éclairé. Cependant on avait l'impression qu'il était immense, enchaînant les rayons plus insolites les uns que les autres. Même si elle était habituée, Narcissa se sentait toujours inférieure et ignorante lorsqu'elle venait ici, comme si toutes ses connaissances magiques étaient futiles comparées à l'immensité des objets magiques présentés ici. Elle arriva finalement vers une petite porte qui menait à une véranda qui servait d'atelier de restauration, menant elle-même à une pièce de stockage hautement sécurisé. Elle ouvrit et fut heureuse de découvrir son ami, lunettes loupes au nez, chiffon à la main, en train d'inspecter un collier opale. Il releva la tête lorsqu'il entendit quelqu'un entrer. Lorsqu'il vit Narcissa, il se leva déposa son chiffon et ses lunettes et alla la serrer dans ses bras. Tous deux étaient visiblement ravis de se voir mutuellement.

- Je ne m'entendais pas à te voir ici aujourd'hui, annonça-t-il pourtant.

- Ce n'était pas mon intention mais j'avais envie de voir un ami alors je me suis dit qu'une petite promenade au magasin serait la bienvenue! affirma-t-elle avait cependant une pointe de fausseté dans la voix.

Cependant, Caractacus Beurk avait passé sa scolarité avec le jeune Black et il l'a connaissait peut-être mieux que Cassiopée Black ou qu'Ophélia Greengrass. Il fronça les sourcils sachant très bien que son sourire n'était que de façade et que quelque chose la préoccupait.

- Cissy, il ne c'est rien passé de grave j'espère ? demanda-t-il, réellement soucieux, la prenant par les épaules.

- Quoi ? Non, tout va bien je veux dire, il n'y a rien de grave c'est juste que… commença-t-elle, visiblement tracassée. Ce n'est pas important, je voulais simplement passer te voir, prendre de tes nouvelles.

- Cissy... annonça le jeune, qui n'était réellement pas dupe.

Il regarda la jeune fille d'un air exaspéré. Comment pouvait-elle faire semblant de lui cacher quelque chose, après toute ses années ? Narcissa, s'efforça de répondre à son regard, essayant d'être la plus convaincante possible mais elle abandonna vite son entreprise. Elle soupira et consentit à lui parler de sa matinée, en évitant évidemment de parler de son intention initial d'aller voir sa soeur déchue. Elle lui raconta sa rencontre inattendue avec Malefoy, le silence gênant qu'il y avait entre eux et le restaurant où il prononça des paroles déplacées. Caractacus fronçait au fur et à mesure les sourcils, il était visiblement d'accord avec le ton de scandale que prenait son amie.

- J'espère que a fait une croix définitive sur lui, affirma-t-il sèchement.

- Je ne sais pas encore, se contenta-t-elle de répondre, provoquant la colère du jeune homme.

Il se leva, lui prit les poignets et la força à le regarder. Narcissa ne comprenait pas vraiment l'action qui se déroulait sous ses yeux et qu'elle subissait. Jamais Caractacus était violent et impulsif et affolée, Narcissa tentait calmement de se détacher de ses mains.

- Narcissa, je refuse que tu t'approches à nouveau de lui, c'est clair ? rugit-il.

La jeune fille était stupéfaite. Elle avait rarement vu son ami ainsi. Il lui conseillait quelque chose d'assez extrême qui n'était pas de son unique volontée. La force du jeune homme commençait réellement à faire mal à la jeune fille et elle supplia de la lâcher. Il s'exécuta, s'appaisant visiblement.

- Désolé, commença-t-il, mais c'est pour ton bien que je dis ça et puis tu ne vas pas perdre ton temps avec quelqu'un comme lui, cracha-t-il, vraisemblablement dégouté.

- Caractacus, ce n'est pas seulement moi qui suis dans cette barque ensorcelée, il l'a dit plus ou moins clairement, je ne l'intéresse pas… annonça-t-elle, une pointe de tristesse dans la voix.

Le jeune employé la prit par les épaules et la secoua légèrement.

- Cissy, s'il ne voit pas toutes tes qualités et qu'il te rejette ainsi c'est qu'il n'en vaut pas la peine, l'important ce sont les gens qui voient à quel point tu es merveilleuse ! D'accord ? lui demanda-t-il sur le ton de l'ordre.

La jeune femme sourit et approuva d'un signe de tête. Ils se serrèrent dans les bras et l'ancien Serpentard reprit son ouvrage, avec à ses côtés son amie de toujours qui s'était trouvé une chaise et un livre et qui lui tenait compagnie silencieusement, comme à leur habitude. Narcissa allait mieux et elle savait que c'était grâce à Caractacus, c'était exactement pour cette raison qu'elle était venue le voir, parce qu'elle savait pertinemment qu'il était l'homme de la situation. L'heure tournait et elle ne voulait pas rentrer tard, comme elle l'avait promis à son père. Elle remercia encore une fois son ami et prit de la poudre de Cheminette pour rentrer directement chez elle.

Elle atterrit dans le salon, stoppant momentanément le feu qui crépitait dans la cheminée de laquelle elle venait d'apparaître. Sa mère était toujours là, sur le canapé, juste en face d'elle. Elle dormait, à peu près paisiblement. Son père était à ses côtés, le regard attendrissant pour cette femme qui l'avait accompagnée tout au long de sa vie. Narcissa savait que le mariage de ses parents avait été un mariage arrangé mais elle ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils étaient finalement fait pour être ensemble et pour elle, ils représentaient le couple idéal. Elle alla s'asseoir auprès de ses parents, heureuse de cette situation calme, paisible et heureuse.

- Je suis heureux que tu es passé l'après-midi avec lui, annonça-t-il en chuchotant pour ne pas réveiller sa femme.

Narcissa pensa d'abord qu'il parlait de Caractacus mais elle se rappela qu'elle lui avait dit qu'elle irait voir Ophélia, alors comment pouvait-il savoir qu'elle était allé le voir ? Ou alors ne parlait-il tout simplement pas de lui, mais de… Lucius Malefoy ? Face à la mine incertaine de sa fille, Cygnus s'expliqua:

- Je vous ai vu, au portail, lorsque tu es partie tout à l'heure. Ne prend pas Ophélia comme excuse pour le voir, ça ne dérange personne que tu aies rendez-vous avec lui.

Son père pensait-il vraiment qu'elle avait prit son amie pour alibi afin d'avoir un rendez-vous avec Malefoy ? Narcissa comprit rapidement sa manière de pensée et se contenta de sourire, si seulement il savait qu'elle voulait, ce matin, aller voir sa soeur, la situation aurait été bien différente.