Note de l'auteur: Bonsoir à tous, voici un nouveau chapitre donc. Je ne sais pas trop quoi en penser, je le trouve un peu trop rapide même si j'ai essayé de ralentir un peu l'action. Du coup j'aimerais avoir vos retours pour savoir ce que vous en pensez. Sur ce, je vous laisse lire tranquillement et vous dit à la semaine prochaine.
Chapitre 5: Une annonce inattendue
-KAREN, VIENT IMMÉDIATEMENT T'OCCUPER DE MES CHEVEUX, hurla Bellatrix, de l'autre côté du couloir.
La jeune femme, qui était en train de s'occuper de Narcissa soupira très légèrement, l'autre Black lui lança un sourire de soutien. Depuis leur dernière discussion, les deux femmes semblaient avoir confiance l'une en l'autre même si elles s'échangeaient peu de mot, un climat agréable s'était instauré entre elles. Il était dix heure du matin et Narcissa s'était permise de traîner une bonne partie de la matinée dans son lit. Mais maintenant elle était affamée et elle se précipita en bas prendre un petit déjeuner bien tardif.
Comme d'habitude elle passa d'abord embrasser ses parents. Son père, toujours accaparé dans son bureau avait des cernes jusqu'au nez. Sa mère, à sa place habituelle, à savoir le canapé, n'était pas forcément dans un meilleur état. Si depuis le départ d'Andromeda elle semblait souffrir réellement, elle avait pourtant l'air d'avoir la volonté de se battre. Au fond d'elle même, Narcissa espérait que ce n'était pas pour son mariage qui pour le moment avait mal commencé. Mais elle ne voulait pas une fois de plus s'attarder sur l'agonie plus ou moins rapide de sa mère. Elle s'assit, affamée, à la table du salon où se trouvait un bol de porridge ainsi que deux toasts-beurrés de confiture d'abricot, son fruit préféré. Le temps était à nouveau maussade et cela pesait réellement sur le morale de la jeune blonde. Certes elle aimait être au calme chez elle pour lire mais cela faisait presque trois mois que c'était sa seule activitée. Elle préférait se promener ne serait-ce que pour se rappeler le plaisir inconditionnel de sentir l'air frais sur son visage. Même jouer au Quidditch avec ses amis lui semblerait plus supportable que rester enfermée chez elle. Sans compter le comportement de Bellatrix qui devenait réellement insoutenable et cette ambiance se ressentait dans toute la maison. Avant, quand c'était le cas, c'était Andromeda qui se chargeait de détendre l'atmosphère, et rien qu'en y repensant, Narcissa se sentit à nouveau triste.
Narcissa regrettait surtout ses journées à Poudlard. Elle avait l'impression d'avoir passé toute sa vie là-bas et chacune de ses journées étaient rythmées par les cours ou par ses amis. Mais maintenant qu'elle était diplômée, le seul but qui lui avait été attribué était de se marier. Une tâche qui la pesait et qu'elle trouvait assez méprisable. Si elle s'était écoutée, elle aurait continué ses études. Son professeur de potion, Horace Slughorn lui avait conseillé de s'orienter vers la médecine magique. Ils en avaient parlé lors d'un repas du club Slug' prestigieux et fermé groupe réunissant les élèves favoris du professeur de potion. Narcissa avait très vite fais partie de ce club de part son incomparable technique face à un chaudron mais elle supposait que le professeur l'aimait bien pour qui elle était. C'était l'un des seuls enseignants qu'elle appréciait. Les autres lui étaient indifférents mais Slughorn avait su être perspicace et comprendre la jeune sorcier. Il avait optimiser son intérêt pour les potions faisant d'elle une brillante élève dans ce domaine. Elle aimait aussi les cours de sortilèges mais le professeur Flitwick lui était insupportable et ses cours étaient interminables. Elle avait aussi pris soin au créatures magiques, sous les conseilles du professeur Slughorn. Mais là aussi elle ne trouvait pas le même intérêt que lors des cours de son professeur favori. Il rendait vivant la magie, chaque élément mis dans un chaudron prenait vie et avait un sens aux yeux de la sorcière. En repensant à cette douce époque, Narcissa se leva rapidement et retourna dans sa chambre. Elle s'assit à son bureau plongea sa plume dans l'encre. Elle rédigea assez rapidement sa lettre. Elle se disait que ça ferait plaisir au professeur de recevoir de ses nouvelles. Elle se dirigea ensuite vers sa fenêtre. Juste devant, assoupi et silencieux son hibou petit duc qu'elle avait nommé Merlin et qui lui était fidèle depuis qu'elle l'avait reçu pour l'obtention brillante de ses BUSEs. Elle le caressa doucement pour le réveiller. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait une cours pour elle. Il en était presque excité. Il prit le papier et s'envola malgré la pluie battante. Narcissa le regarda partir et se demanda comment elle allait occuper le reste de sa journée.
Soudain, il y eu un grand bruit qui lui semblait venir du salon. Narcissa se précipita, pensant qu'il était arrivé quelque chose à sa mère. Lorsqu'elle arriva dans la pièce elle vit sa mère qui riait aux éclats, son père avait lui aussi accourut et semblait décontenancé par la situation. Dans la cheminée se trouvait Cassiopée enfin une Cassiopée qui avait les fesses par terre. Elle ne semblait pas avoir mal et était plutôt gênée de la situation dans laquelle elle se trouvait.
- Je suis désolée, j'ai glisser en arrivant, s'excusa-t-elle, permettant à son oncle et sa cousine de comprendre la situation.
Ces derniers l'aidèrent à se relever. Elle était habillée de façon à la fois étrange et élégante, à son image donc. Son chemisier vert émeraude était magnifique et faisait ressortir ses yeux gris perçant. Sa chevelure blonde avait totalement disparue laissant place à un carré brun la ramenant à son véritable côté Black. Elle avait une longue jupe qui était serrée à sa taille et qui était faite avec des mailles larges et de couleurs beiges avec quelques rayures verticales rouges et vertes. C'était un style un peu étrange et assez grunge qui était en rupture avec l'esthétique familiale classique. Mais cela n'étonna que quelques secondes sa cousine qui savait très bien que Cassiopée n'en avait que faire de l'avis des autres et surtout de sa famille extrémiste. Elle avait un air extrêmement joyeux malgré sa chute, avec un large sourire qui montait jusqu'aux oreilles. Elle serra un par un les membres de la maison, et entre-temps, Bellatrix était descendue avec Karen, des rubans dans ses mains qui étaient visiblement coincés dans les cheveux de sa jeune maîtresse.
- Ah ! Que je suis heureuse de vous voir! Alors les filles, vous êtes prêtes pour demain ? questionna-t-elle de façon anodine.
- Demain ? répétèrent les deux concernées.
- Oui, on part en camp. Le camp pur, annonça-t-elle solennellement en agitant ses mains comme s'il s'agissait de quelque chose d'extraordinaire. Quel nom, et puis original en plus, ironisa-t-elle visiblement.
Mais face aux mines intriguées des habitants, Cassy en déduisit qu'il ne comprenait vraisemblablement rien de ce qu'elle racontait. Elle expliqua à nouveau.
- Vous savez l'invitation..? Vous n'avez pas reçu la lettre ?
- Par la barbe de Merlin, de quoi tu parles Cassy ? s'emporta Bella.
- Vous êtes censées avoir reçu une lettre vous invitant à passer une semaine dans un camp, ils ont appelé ça le camp pur. C'est une espèce de voyage camping avec tous les adolescents et jeunes adultes purs. Cela m'étonerait beaucoup que vous ne l'ayez pas reçu.
- Ah ! intervint soudainement Madame Black, toujours assise dans son canapé. Ce sont peut-être les lettres que je suis allée chercher il y quelque temps. J'avais prit le courrier et me suis assoupie. J'ai dû les poser dans le secrétaire.
Monsieur Black se dirigea vers le meubles en question, l'ouvrit et trouva les objets temps attendu. Il ouvrit une des lettres et commença la lecture à voix haute:
Chère Mademoiselle Black,
Vous êtes invitée à participer au Camp Pur, qui aura lieu du lundi 8 Mars au samedi 13 Mars près du village de Glenfinnan. Nous prenons en charge tout le matériel nécessaire. Vous êtes attendue au portoloin de Merlin's Tree sur la Colline des Embrumes, près de chez vous, lundi 8 Mars à 9 heure.
Nous espérons pouvoir avoir la chance de profiter de votre présence. Ce camp permettra de rassembler et d'unifier les sorciers de sang pur de tous horizons.
Cordialement, Albert Bulstrode.
Il y avait une autre lettre identique à celle là avec le prénom de Narcissa dessus. Les deux soeurs se regardèrent, d'abord surprise puis assez contente de cette nouvelle. Lorsque l'on a 22 et 18 ans, rester croupir dans la maison familiale était un calvaire. Alors sortir une semaine de cette lugubre maison n'était pas un sacrifice, loin de là. Karen quant à elle savait ce qui l'attendait. Si elle n'allait pas préparer le matériel de camping elle devait faire bien pire, préparer les affaires de ses jeunes maîtresses. Une petite conversation commença dans le salon, chacun allait de son commentaire, à part Karen bien sûre qui était toujours un peu en retrait attendant les instructions.
- Albert Bulstrode c'est le père de… commença Cassy.
- De Gregor Bulstrode, le jeune garçon qui mange tout le temps. Albert travail dans l'évènementiel sorcier, c'est lui qui organise les fêtes, réunions, bal et autres grands événements les plus importants, renseigna le père de famille. Le ministère fait régulièrement appel à lui. Il essaye désespérément de marié son fils mais… Comment dire… ? hésita-t-il.
- Ne te fatigue pas papa, on a très bien comprit, finit Bellatrix. Bien, il est temps pour nous d'aller nous préparer, n'est-ce pas Cissy ? annonça-t-elle, annonçant par la même occasion le début du calvaire de Karen.
- D'ailleurs, Karen, commença Monsieur Black, se tournant vers son employée, vous les accompagnerez.
Karen sembla d'abord surprise puis on pouvait deviner qu'elle aurait espérer des vacances avec le départ des filles et que cela allait se transformer en semaine d'horreur. Elle se contenta d'hocher la tête.
Cassiopée resta toute la journée pour aider ses cousines et Karen. Un sorte d'effervescence inhabituel agita la maison durant l'après midi. Le calme malaisant et dérangeant habituel faisait place à des rires et des mouvements en abondance. Cela épuisait un peu la mère de famille mais ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas vue sa maison remuer gaiement ainsi qu'elle en oublia l'incommodité. Lorsque Narcissa se retrouvait seule avec ses pensées, elle tentait d'imaginer qui allait participer. Car elle en était sûre, Malefoy allait être de la partie et elle n'avait pas forcément une grande envie de le voir. Mais elle savait qu'il y aurait forcément ses amis et Cassiopée et c'était la seule pensée qui lui permettait d'oublier l'autre idiot blondinet.
À la fin de la journée, tous les bagages étaient prêts et Cassiopée avait amenée les siens entre temps. Il avait été décidé qu'elle resterait dormir chez ses cousines puisque demain elles avaient toutes rendez-vous au même portoloin. Ils dînèrent tous ensemble, lassant Karen faire le service, aprés tout, elle restait une domestique. Puis le calme apparut à nouveau chez les Black, chacun allant se coucher respectivement dans sa chambre. On avait laissé Cassiopée dormir dans l'ancienne chambre de Andy. Ca avait été fait naturellement et aucune discussion n'avait eu lieu à propos de ça. À vrai dire personne ne voulait discuter de ça, même Bellatrix.
Les rayons du soleil du mois de Mars pointèrent le bout de leur nez à travers les rideaux de la chambre de Narcissa. Elle était ravie d'être réveillée de cette façon. Elle se prépara toute seule, agréablement surprise de sa propre bonne humeur. Karen arriva trop tard dans sa chambre, elle était déjà prête lorsqu'elle arriva. C'était aussi le cas pour Bella et Cassy. Cela désimpointa Karen qui était un peu perdue face à cette situation quelque peu inouïe. À 8 heure, elles étaient toutes prêtes, attendant leur parent pour leur dire au revoir. Une fois fait, elles se mirent en route pour la Colline des Embrumes. Narcissa et Bellatrix portaient leurs petits sacs à main. C'était aussi le cas pour Cassiopée et Karen. Elles avaient toute les deux, un petit sac magique qu'elles avaient doté du sortilège d'extension afin de ranger toutes les autres affaires. Cette petite troupe marchait assez gaiement et arriva comme prévue un peu en avance au point de rendez-vous indiqué. Sous le Merlin's Tree se trouvait un cadre à moitié brûlé et cassé, il s'agissait sûrement du portoloin. Quelques minutes plus tard un autre petit groupe arriva. Une rouquine, un blondinet et un brun. Elles comprirent immédiatement qu'il s'agissait des Prewett: Molly, Fabian et Gideon Prewett. Bellatrix se décomposa. Elle s'attendait à ce qu'il y ait des sangs purs, mais des sangs-purs fiables, des anciens Serpentards en soi. Voir les Prewett, une famille qui ne cachait pas sa sympathie pour les moldus fit tourner son sang et elle se dit que cette semaine allait être moins agréable qu'elle ne l'avait penser. Lorsqu'ils furent réellement proche, on pouvait distinguer chez eux le même sentiment de désillusion profond. C'est Cassiopée, égale à elle même, qui cassa le froid qui commençait à s'instaurer.
- Les Prewett, c'est bien cela ? Excusez-moi on a dû faire un bout de scolarité ensemble mais je suis partie un moment et vos prénoms ne me reviennent, déclara-t-elle, avenante.
- Nous sommes bien les Prewett, voici mon frère Gideon, ma soeur Molly et je m'appelle Fabian, annonça poliment le blond.
- Enchantée ! commenta-t-elle gaiement. Vous devez probablement connaître mes cousines, Bellatrix et Narcissa.
- En effet, affirma Gideon, étant visiblement en train de faire un bataille de regard noir avec Bellatrix.
- Je suis Cassiopée Black, mais vous pouvez m'appeler Cassy, continua la jeune fille, ne prenant pas en compte le climat tendu de la situation.
Molly et Fabian lui sourirent poliment mais, pendant les quinze minutes suivantes, plus aucuns mots ne sortis de la bouche de qui que ce soit.
Soudain quelqu'un transplana derrière l'arbre. Un homme grand et imposant arriva, sourire aux lèvres même s'il se rendit tout de suite compte d l'atmosphère tendue.
- Vous êtes tous là ?
Il inspecta une liste de nom qu'il avait sortit de sa poche et observait un par un les participants, s'arrêtant vaguement sur Karen. Cassiopée lui expliqua la raison de sa présence et le sorcier passa rapidement à autre chose.
- Bien je suis Albert Bulstrode, je vous amène au camp. Allons approchez autour du cadre. Il nous reste une minute, déclara-t-il rapidement et sobrement.
Cassiopée se plaça entre Molly et Narcissa et Monsieur Bulstrode entre Karen et Fabian. Ils touchèrent tous une partie de l'objet. Et enfin, ils transplanèrent tous.
