Note de l'auteur : Bonjour à tous ! J'espère que vos vacances se passent bien (pour ceux qui en ont !) Comme je l'avais annoncé dans le chapitre précédent, histoire de faire traîner un peu plus (oui je suis sadique !) je vais publier toute les deux semaines ! Donc voilà le chapitre 9 et j'espère qu'il vous plaira !

N'hésitez pas à me le faire savoir ! Bonne lecture et à la prochaine !

Chapitre 9: Intrigante ivresse

Elle arriva dans devant la tente de soin et hésita. Qu'allait-il lui dire ? Pourquoi ce subit changement de comportement ? Pourquoi devrait-elle lui accorder de l'importance ? Elle secoua la tête, elle ne pouvait pas prévoir le futur et donc elle entra, ne s'attendant à rien de spécial. Il y avait un vieil homme qui se tenait dans un coin de la tente vers une malle sûrement rempli de médicaments. Il se retourna pour découvrir qui était entré. Narcissa fut plus que surprise en découvrant le vieux Nott. Lui, au contraire ne semblait absolument pas surpris, comme s'il s'attendait à la voir. Il lui sourit comme s'ils étaient amis, ou plutôt un sourire bienveillant qu'aurait un père pour sa fille. Il aurait d'ailleurs pu être son père. Terrence Nott avait une cinquantaine d'année et si, jusqu'à il y a quelques années, il arrivait à ne pas faire son âge, désormais les rides et les cheveux blancs ne lui rendaient plus ses vingt-ans. Il avait des lunettes rondes posées sur son long nez. Il avait un visage très fin et un corps assez fantomatique étant donné sa grande taille sans compter le fait qu'il était assez maigre. Il ressemblait de plus en plus à un grand-père en fin de vie à vrai dire. Pourtant, il n'avait pas d'enfant et c'était là son plus grand désespoir. D'après les rumeurs, son amour de jeunesse était morte subitement alors qu'elle était enceinte. Après ce tragique accident il se serait isolé et on ne le voyait qu'à son travail. Ce n'est qu'il y a une dizaine d'année qui l'a commencé à fréquenter à nouveau des personnes et qu'il s'est mis en tête de se marier. Mais bien sûre, tout cela n'était que des rumeurs et Narcissa n'en savait rien véritablement. Il s'approcha d'elle, d'un pas boiteux.

- Bonsoir Mademoiselle Black.

- Bonsoir Monsieur Nott, répondit-elle observant sa jambe, ne sachant pas qu'il boitait.

- Oh, vous savez, à partir d'un certain âge, les accidents entraînent des complications! l'informa-t-il ayant remarqué son étonnement. C'est arrivé alors que j'étais à l'hôpital. La serpière venait d'être passé et j'ai trébuché dans les escaliers, heureusement on n'a pas dû m'amener à l'hôpital vu que j'y étais déjà, rigola-t-il.

Son rire gras se transforma en toux et Narcissa sourit poliment à cet humour quelque peu… vieillot. Il sortit un mouchoir en tissus vert de son veston et cracha dedans. Il regarda sa montre à gousset puis reprit.

- Il commence à se faire tard, je reviendrais demain m'occuper de lui en attendant ce serait bien de ne pas le laisser seul cette nuit.

- Pardon ? demanda Narcissa qui ne comprenait pas vraiment de quoi il parlait.

- Malefoy. Il a passé 30 minutes à répéter qu'il voulait absolument vous voir, il vient à peine de se calmer, en même temps vu le tranquillisant que je lui est administré!

- Mais vous êtes …

- Docteur oui! On m'a fait venir de Saint Mangouste où je travail. Ils n'avaient pas vraiment prévu qu'il y ai un blessé!

- Docteur... se lamenta une voix derrière un voile de la tente.

- Je vous laisse entre de bonnes mains Malefoy ! Dormez bien et à demain !

Sur ses paroles il partit, laissant Narcissa seule, enfin pas vraiment. Elle se dirigea derrière le voile qui donnait sur un espace faisant office de chambre. Sur un petit lit était allongé Malefoy. Il était visiblement faible et avait une sale tête, sa douleur se mélangeait à sa lèvre enflée. Le tranquillisant l'avait transformé en sorte de larve. Pour une fois, il n'avait pas son air hautain et son élégance parfaite avait disparue. Il était en fait assez pitoyable. Narcissa ne put s'empêcher de sourire face à cette situation. Elle se sentit même heureuse de le voir ainsi.

- C'est bien fait pour lui, pensa-t-elle.

Il avait les yeux fermés et les dents serrés, sûrement à cause de la douleur.

- Docteur ! répéta-t-il n'ayant probablement pas entendu la réponse de Nott.

- Il est parti, répondit Narcissa.

Lucius ouvrit les yeux d'un coup. Il ne s'entendait pas à la voir, du moins pas tout de suite. Elle était debout, tout près de son lit. Il aurait pensé qu'elle se serait faite désiré. Il avait prévu de faire semblant d'avoir rampé jusqu'à sa tente pour qu'elle prenne pitié de lui et qu'elle lui laisse une chance. Cela faisait moins d'une heure qu'il avait chargé à sa servante de l'amener et elle était désormais devant lui.

- Je ne pensais pas que vous alliez venir, enfin si vite je veux dire, annonça-t-il essayant tant bien que mal de reprendre son air quelque peu hautain.

- Karen vous a fait une promesse et je refuse qu'elle ne soit pas tenue par ma faute, expliqua-t-elle, froidement.

- Une promesse que vous vouliez qu'elle tienne ? répéta-t-il en riant. Vous ne voulez pas plutôt avouer que vous étiez inquiète et que c'était la parfaite excuse pour venir me voir ?

Narcissa haussa le sourcil et avait la bouche ouverte de stupeur. Même blessé il trouvait le moyen d'être condescendant. La promesse de Karen était de la faire venir jusqu'ici, rien de plus. Elle s'apprêtait à repartir lorsqu'il la retint en lui prenant le poignet. Elle ne se retourna pas pour autant, attendant une simple chose. Lucius avait compris cette demande silencieuse.

- Je m'excuse, Narcissa, d'avoir semblé être impoli.

- Semblé ? répéta-t-elle, appuyant bien sur ce mot.

- Je ne suis pas un arrogant héritier qui ne voit pas plus loin que son nez, affirma-t-il.

- Oh, vraiment ?

- Très bien, je suis peut-être un arrogant héritier mais je ne pense pas qu'à moi ! admit-il. La preuve, j'ai mis un point d'honneur à vous faire venir ici.

- Oui, d'ailleurs parlons de ce caprice que vous avez fait ! s'énerva-t-elle en se retournant.

- Ce n'était pas vraiment un…

- Un caprice ? finit-elle. Râler comme un enfant pour obtenir quelque chose, selon vous, qu'est-ce que c'est ?

- Soit. Mais je voulais tenir ma parole, expliqua-t-il sérieusement.

Elle fronça les sourcils, ne sachant pas de quoi il parlait.

- Je vous avais dit que l'on irait ensemble à la soirée lecture, avant le match, précisa-t-il pour lui rappeler le bout de conversation qu'ils avaient eu tantôt.

- Oh… c'est vrai. Mais, euh, je peux vous poser une question ? demanda-t-elle, prudente.

- Bien sûre, je ne vais pas vous mordre !

- Pourquoi vous vouliez que l'on passe du temps ensemble ? Il me semble que vous aviez été assez clair la dernière fois.

- Certes. Mais je me suis dit que je vous avais peut-être jugé un peu trop rapidement et puis je crois que nous sommes bien parti pour nous marier, non ? Alors autant bien s'entendre, informa-t-il, joyeusement.

- Nous nous le sommes mutuellement dis, nous ne sommes pas obligés de nous marier et nous avons d'autres possibilités peut-être plus intéressante, ajouta-t-elle.

- Ecoutez, pour le moment je souhaite juste que nous fassions plus ample connaissance ! Si vous, enfin nous, ne voulons pas aller plus loin il n'y a pas de problème. Et puis ne pensez pas que je veux détruire votre couple, dit-il, avec prudence.

- Mon couple ? répéta-t-elle, ne comprenant pas.

- Oui, j'ai échangé quelques mots avec votre petit-ami, un certain Beurk si je me souviens bien.

Narcissa ne comprenait plus rien du tout. D'abord il annonçait qu'il voulait faire connaissance avec elle, puis qu'ils allaient probablement se marier puis maintenant qu'il ne voulait pas détruire son couple avec son meilleur ami. C'était totalement confus et elle se demandait si sa chute ne lui avait pas trop retourné les idées. Mais, alors qu'elle allait mettre les choses au clair concernant Caractacus, quelqu'un entra subitement dans la tente. Puis cette même personne se précipita vers la chambre de Lucius. Soudain Malefoy et Narcissa virent Cassiopée, essoufflée et quelque peu trempée. Elle semblait totalement affolée. Narcissa crut que quelque chose de grave c'était passé, elle pensa directement à sa mère. Mais Cassy avait les yeux rivés sur Malefoy et semblait à peine avoir remarqué la présence de sa cousine.

- Cissy ? vérifia-t-elle après l'avoir vu, comme si elle ne s'attendait pas à la voir.

- Cassy, qu'est-ce que tu fais là, qu'est-ce qui se passe ? demanda Narcissa, inquiète.

- Je, euh… J'ai entendu dire que Lucius avait été blessé plus ou moins gravement et donc je voulais savoir comment il allait, se défendit-elle.

- Mais, vous vous connaissez ? demanda Narcissa regardant alternativement Malefoy et sa cousine.

- Oui, en quelque sorte, avoua le jeune homme, assez sérieusement.

L'ambiance était bien trop étrange et Narcissa comprenait de moins en moins la situation. Lucius et Cassiopée se fixaient mais la jeune Black n'arrivait pas à décrypter leurs regards.

- Je crois que je devrais y aller, vous avez l'air d'avoir des choses à vous dire, annonça Narcissa, mal-à-l'aise dans cette situation.

- Non ! rétorqua directement Malefoy. Reste s'il te plaît !

- Je reviendrais demain voir si vous allez mieux, mais je crois que maintenant je devrais partir, déclara-t-elle.

Puis elle s'en alla le plus rapidement possible, comme si elle gênait. Elle n'osa pas regarder sa cousine, cette situation la dérangeait et elle voulait seulement s'en aller.

Il pleuvait encore lorsqu'elle sorti. Elle alla directement à la grande tente, n'ayant pas encore mangé et puis, elle s'était inscrite à la soirée de lecture. Lorsqu'elle arriva, l'ambiance était chaleureuse et cela étonna la jeune Black. C'était comme si tous ceux qui était réuni ici étaient amis. Puis, elle aperçut quelques pintes de bières et autres alcools et comprit d'où venait cette euphorie. Elle alla s'asseoir à côté de sa sœur qui bécotait de façon gênant son fiancé. Un peu plus loin se trouvait Karen, les joues roses, probablement sous l'effet, elle aussi, de l'alcool. Elle riait à pleine bouche avec les Prewett, un Weasley, et quelques Greengrass. Narcissa se contenta de manger son assiette en essayant le moins possible de penser à Malefoy et Cassiopée. Elle se divertissait de cet improbable repas. Arthur Weasley et Corban Yaxley riaient en se tenant les épaules. Kingsley Shackelbot offrait des bières aux Carrow. Gideon Prewett et une Greengrass se draguaient de façon ouverte et assez déroutante. Un peu plus loin se tenait les plus jeunes, interdit d'alcool qui regardaient la scène avec stupeur. Mais Narcissa préférait la soirée ainsi plutôt qu'un bain de sang. Elle fut interrompue dans son repas par Caractacus, visiblement saoul, lui aussi.

- Hey Cissy ! Tu veux un whisky pur feu ?

- Non merci Carac, refusa-t-elle, s'éloignant un peu de lui, son haleine étant quelque peu désagréable.

- Cissy ! Tu es jolie Cissy ! insista-t-il.

- Merci Beurk. Toi, tu es ivre, annonça-t-elle, désespérée.

- Ivre d'amour, annonça-t-il assez subitement et sérieusement.

Malgré son visage d'homme saoul, il l'a regarda intensément et Narcissa ne put s'empêcher d'être à nouveau gênée.

- Ecoute, je termine mon repas et je te raccompagne à ta tente d'accord ?

- Bien mon capitaine !

Une partie de l'assemblée était partie au fur et à mesure dont Bellatrix, toujours accompagnée de Rodolphus. Caractacus ne marchait pas très droit et Narcissa se contentait de le soutenir quelques fois. Elle passa d'abord devant sa tente et voulait chercher un médicament à lui donner. Mais lorsqu'elle entra, elle entendit sa sœur et Rodolphus en plein ébat et elle fut extrêmement mal-à-l'aise à l'idée de rester dormir dans cette tente. Elle décida donc d'aller dormir sur le sofa de la tente de son meilleur ami. Ils arrivèrent à cette dernière non s'en difficulté, Caractacus avait plusieurs faillit vomir ou tomber. Narcissa était de trop mauvaise humeur pour supporter une soirée lecture et une fois que son ami alcoolisé fut couché (et s'endormit presque instantanément) elle fit de même.