La Prophétie
-Votre coffre est vide, déclara le Gobelin. Sans argent pour en payer la location, nous devons le fermer.
-Je suis Sang Pur ! rappela sèchement la Sorcière
-Vous n'avez plus d'argent, rappela à son tour le Gobelin.
Rageuse, elle tourna des talons et s'en alla.
Alice Collins regrettait les temps où elle était encore une Longbottom. En tant qu'épouse du prochain lord, elle avait des avantages dont rêverait tout jeune Sorcière. Franck avait été un gentleman et Alice était rapidement tombée sous son charme pendant qu'il la séduisait. Soit, elle n'avait pas fait l'unanimité auprès de sa belle-mère Augusta mais elle avait rattrapé le coup en donnant assez rapidement l'héritier tant attendu. Franck, Neville et elle avaient formé un si belle famille, aussi admirée que les Potter.
Et Samain était arrivé.
Elle n'avait rien senti mais l'air alarmé de Franck lui avait fait comprendre que quelque chose se passait. Elle avait juste eu le temps de s'enfuir avant d'apercevoir du coin de l'œil les Lestranges – Bellatrix, Rodolphus et Rabastan – débarquer dans leur salon.
S'enfuir … sans son fils.
Elle avait argué par la suite à Augusta qu'elle avait été projetée hors de la pièce quand les Death Eaters étaient entrés et qu'elle était allée chercher de l'aide mais la vérité, c'était qu'elle s'était enfuie sans un seul regard en arrière. Et elle s'était encore plus dépêchée en entendant les premiers hurlements. C'était Augusta qui l'avait retrouvée dans l'immense parc et c'était également elle qui lui avait annoncé l'état dans lequel se trouvait désormais son époux après que la vieille femme ait fini de faire fuir ceux qui l'avait forcé à se réfugier au plus profond de son esprit. Alice s'était retrouvée propulsée mère célibataire et à son grand désarroi, elle ne savait pas comment s'occuper de son fils, ayant toujours laissé cette corvée aux Elfes de maison et à son mari qui était littéralement en adoration devant Neville. Ses relations tendues avec sa belle-mère lui avaient fait se tourner vers la seule personne en qui elle avait confiance : Albus Dumbledore. Sur ses conseils, elle avait inculqué des principes à son fils et l'élevait comme devait l'être un Sang Pur à leurs yeux. Mais tout avait basculé quand Neville avait eu sept ans …
Alice essuya rageusement ses yeux en repensant à cette période particulière. Augusta, lassée de voir toutes ses demandes pour voir son héritier rejetées, avait fait valoir ses droits en tant que chef de la famille Longbottom pour enfin pouvoir rendre visite à Neville. A son corps défendant, la jeune mère avait dû les laisser partir pour la journée. L'état de fureur dans lequel était revenu la matriarche trois heures plus tard lui avait fait présager le pire.
Et elle avait eu raison. Après avoir envoyé le petit garçon dans sa chambre, Augusta avait de nouveau usé de ses droits pour extorquer à Alice toute la vérité sur l'éducation du petit Neville. Couplé avec les réponses de l'enfant, Augusta n'avait pas tardé à lui retirer son fils. Désespérée, elle était allée se réfugier chez son mentor, Albus Dumbledore. Ce dernier lui avait conseillé d'attendre patiemment qu'Augusta se rende compte que Neville avait besoin de sa mère pour grandir.
Elle s'était rendu compte de son erreur cinq ans plus tard.
Quand elle avait rencontré Neville lors d'une sortie à Hogmeade, elle avait pris de plein fouet les reproches de son fils. Elle n'avait eu l'occasion de le rencontrer avant, sauf pour se disputer avec Augusta, et ce jour-là, elle avait compris qu'elle avait eu tort de ne pas avoir cherché à le revoir. Mais comme Albus venait de lui parler d'une certaine prophétie qui lierait Harry Potter et le Seigneur des Ténèbres, elle avait pris peur pour son fils et avait tenté de le récupérer pour l'entraîner. Mais il avait refusé.
Il n'avait pas voulu suivre sa propre mère ! C'était insensé !
Depuis ce jour, elle avait tenté de contacter régulièrement son fils. Neville ne lui accordait qu'un entretien par an, dans un endroit qu'il définissait, et pendant ceux-ci, elle tentait de le convaincre de revenir vers elle. Prudent, le jeune homme lui demandait comment elle comptait faire cela mais dès qu'elle parlait de vivre dans l'une des demeures d'Albus Dumbledore, il refusait, l'enjoignant à trouver une solution qui la rendrait plus indépendante du vieux Sorcier. Neville n'avait pas apprécié pas non plus qu'elle argue qu'Hermione Granger et Draco Malfoy avaient une très mauvaise influence sur Harry et lui et qu'elle refusait qu'il les fréquente, au contraire des Weasley qu'elle trouvait parfaits.
Mais le jour de son quinzième anniversaire …
Alice retourna rapidement dans sa petite maison pour se laisser aller à la déprime. Elle n'habitait plus dans la maison de son enfance car elle avait dans le plus grand secret vendu la demeure familiale pour aider Albus Dumbledore qui avait eu un besoin urgent d'argent. Quand, la première fois, Neville avait critiqué le fait qu'elle n'ait même pas de maison à elle, elle avait acheté cette maison, pensant qu'il serait plus enclin à venir vivre avec elle.
En vain.
Lors du quinzième anniversaire de Neville, ce dernier avait repris son titre de lord Longbottom et avait pris beaucoup de décisions suite à cela. Tout d'abord, en accord avec lady Longbottom, Augusta, il avait déclaré que son père Franck n'était plus apte à reprendre le titre du fait de son état médical. Ensuite, il avait demandé un audit intégral de toutes les possessions des Longbottom et ce qu'il avait découvert ne lui avait pas plu puisqu'elle avait reçu de nombreux courriers de Gringotts visant à l'inviter à s'expliquer sur diverses décisions qu'elle avait prises pendant qu'elle était mariée à Franck et surtout après que ce dernier ait été hospitalisé.
Et le pire, Neville l'avait reniée en tant que Longbottom.
Furieuse, Alice s'était présentée au manoir Longbottom pour exiger des explications. Neville, encore fatigué par le bal qui s'était déroulé deux jours auparavant, n'avait guère apprécié de se faire hurler dessus de bon matin et craché en pleine figure qu'il ne tenait pas à ce que celle qui se targuait être sa mère ne soit qu'une vulgaire marionnette. Indignée, Alice lui avait rappelé qu'elle prenait uniquement des conseils d'éducation auprès d'Albus Dumbledore pour qu'il soit prêt pour la nouvelle guerre qui s'annonçait. Neville lui avait rappelé que le retour de Voldemort avait échoué, donc que la guerre n'était plus d'actualité mais surtout, qu'il était gonflé de prendre conseil auprès d'un Sorcier qui maintenait la rivalité, voire une haine farouche et inutile entre les maisons d'Hogwarts, le tout avant de lui claquer la porte au nez. Comprenant qu'elle était sur le point de perdre tout, elle avait longuement cherché une solution pour que Neville revienne sur sa décision mais ce dernier avait toujours campé sur ses positions.
-Allons, ma chère, que se passe-t-il ? fit une voix derrière elle
Alice sourit à travers son regard mouillé en reconnaissant la voix d'Albus Dumbledore. C'était le seul qui pouvait passer les barrières sans se faire annoncer.
-Je n'ai plus d'argent, avoua Alice. Et je ne sais pas si Neville va vouloir m'en donner.
Albus retint un soupir d'agacement. Il ne savait pas comment ils en étaient arrivés là mais il ne se serait jamais douté que Neville Longbottom aurait renié sa propre mère dès qu'il serait devenu lord. Mais étant donné que le jeune homme avait découvert qu'elle avait fait n'importe quoi avec l'argent de la famille, ce n'était guère surprenant. Albus ne savait pas si les Longbottom étaient au courant des manipulations concernant Franck mais n'ayant pas eu d'échos sur l'ancien lord Longbottom, le vieux Sorcier ne s'inquiétait pas spécialement. Mais Alice ne lui servait désormais à rien et bien qu'il soit tenté de la faire disparaître définitivement, cela attirerait l'attention.
-Êtes-vous allé le voir ? demanda Albus
-Pas depuis qu'il a quitté Hogwarts, renifla Alice.
-Le Seigneur des Ténèbres terrorise le pays, rappela Albus. Pourquoi ne pas lui annoncer que vous avez trouvé quelqu'un pour l'entraîner ? Vous retournerez dans ses bonnes grâces ainsi.
Alice sécha rapidement ses larmes pour réfléchir à cette proposition.
-Vous lui donnerez des cours ? s'exclama Alice
-Bien entendu, confirma Albus.
-Mais il ne se sépare jamais de ses amis ! nota Alice
-Je suis sûr de pouvoir m'arranger avec lui, sourit Albus. Et même toucher deux mots concernant sa fiancée …
Une grimace tordit le visage d'Alice. Elle ne supportait pas Luna Lovegood, qui n'avait rien d'une future lady. Trop fantasque, trop ailleurs … Elle n'était que simple journaliste, et même pas dans l'un des journaux les plus importants du pays, non ! Elle avait préféré reprendre le journal de son père dérangé. Alice était convaincue que Luna n'était pas faite pour être la prochaine lady Longbottom. Si elle avait eu son mot à dire, elle aurait présenté à Neville de nombreuses jeunes filles qui auraient parfaitement convenues mais surtout, qui auraient plu à Augusta. Mais maintenant qu'Alice n'avait plus de place officielle dans la famille Longbottom …
-Merci de protéger mon fils, sourit Alice.
-Pas de quoi, fit Albus. Sinon, concernant votre situation financière …
Le directeur partit une heure plus tard, ayant résolu en apparence les problèmes d'Alice Collins.
§§§§§
Severus se retint de maudire ce fichu Vampire quand il s'écroula sur le sol.
Il avait suivi le conseil d'Ore, la Pythie cachée au Département des Mystères, et avait prévenu Vladimir de son don.
Rétrospectivement, il s'était rendu compte qu'il avait fait la pire erreur de sa vie.
Vladimir avait été comme un gosse dans un magasin de bonbons. Il l'avait conduit à Shin, le calice maître Occulte qui avait été heureux d'avoir un potentiel apprenti en quatre siècles de vie. Il l'avait soigneusement testé, encore plus en voyant la Marque des Ténèbres sur le bras du Sorcier. Shin avait été sceptique mais après une conversation avec Severus puis avec Vladimir, il avait accepté de devenir le maître d'apprentissage de lord Prince. Depuis cinq ans, donc, Severus se rendait une fois par mois au Canada, où vivant Shin et son Vampire Barney. Sur place, il était jeté dans une salle temporelle où il y passait une semaine alors que seules trois heures se passaient à l'extérieur. Les trois premiers jours, Severus ingurgitait des tonnes d'informations sur la magie Occulte, vulgairement parlant la version sombre de ce que le commun des Sorciers apprenait à l'école, avec Shin qui ne ménageait pas ses efforts. Les trois suivants, Barney prenait le relais et forçait Severus à appliquer tout ce qu'il avait appris. Le dernier jour servait de repos pour Severus qui en avait bien besoin.
Mais là, Barney s'en donnait à cœur joie. Comme il ne pouvait pas se battre contre son calice, il adorait se mesurer à un futur maître Occulte. Severus se retrouvait plus souvent qu'à son tour par terre mais ça le motivait plus à maîtriser cet art oublié.
-Barney ! grinça Shin. Ne me l'abîme pas !
-Mais, mon amour ! protesta Barney
-C'est le seul qui a eu les couilles de venir me voir pour accepter d'apprendre ! pesta Shin. Si tu le tues, comment je fais, moi ?
C'était toujours hilarant de voir Barney se faire réprimander par son compagnon. Mais vu l'état de Severus, ce dernier ne pouvait pas en rire.
-Maintenant, soigne-le ! ordonna Shin. Ou sinon, pas de dessert ce soir !
Severus grimaça. Les vocalises du couple, très peu pour lui ! Et à chaque fois qu'il venait voir Shin, il y avait droit et tous les soirs en plus ! Parce que ces messieurs ne mettaient pas de sorts de silence autour de leur chambre !
-Oui, mon amour, s'inclina Barney en emportant le Sorcier dans la salle de soin.
Le Vampire et les Sorcier restèrent silencieux pendant que le premier soignait le second.
-Cela fait un moment que je voulais te poser la question, Severus, fit Barney. Est-ce que notre couple te gêne ?
-Qu'est-ce que tu veux dire ? s'étonna Severus
-Je veux dire … que nous soyons un couple d'hommes, hésita Barney. A chaque fois que nous plaisantons sur le sujet, tu restes silencieux.
-Je n'ai pas de préférences sexuelles, éclaira Severus. Et j'ai pris l'habitude de ne pas donner mon avis ou de ne pas répondre quand le sujet vient sur la table.
-De la pudeur, donc ? sourit Barney
-On peut dire ça, concéda Severus.
-Ton compagnon ou ta compagne doit avoir eu du mal à te sortir de ta carapace, sourit Barney.
Un éclair de tristesse traversa furtivement le visage de Severus. Mais pas assez rapidement pour le Vampire.
-Je suis seul, lâcha Severus.
-Pas de ton plein gré, comprit Barney.
Tous les deux s'assirent plus confortablement. Le Sorcier ne savait pas pourquoi il avait avoué ça mais ça lui faisait du bien.
-Vladimir m'a fait promettre de ne jamais révéler que tu as adopté Harry Potter, sourit Barney. Et je suis tenu par le même serment que Shin te concernant. Tes secrets seront gardés.
-Depuis que j'ai récupéré Harry, je ne me consacre qu'à lui, soupira Severus. Je ne le regretterais jamais. Mais maintenant qu'il vole de ses propres ailes, je ne sais pas quoi faire. Je n'ai jamais pris soin de moi, personne ne s'est intéressé à moi, à part Lily …
-Lily ? releva Barney
-Lily Evans, la mère d'Harry, précisa Severus. Elle a été l'une des seuls amis sincères que j'ai eue de toute ma scolarité, avec Lucius et Regulus. Et depuis …
-Rien de sérieux, devina Barney. Pourquoi ?
-J'étais Death Eater, avoua Severus, et ça ne permettait pas les relations. A la première chute de Voldemort, j'ai été condamné à enseigner à Hogwarts pendant plusieurs années et ce n'était pas spécialement l'idéal pour une romance. Et Harry est venu …
-Donc, depuis quasiment vingt ans, tu es seul ? comprit Barney
-Oui, répondit Severus.
-N'as-tu jamais désiré quelqu'un au point de faire tout ce qu'il faudrait pour qu'il soit heureux ? demanda Barney
-Si, Lily, souffla Severus.
-Mais ce n'était pas la seule personne, devina Barney.
Severus garda le silence.
-Qui ? poussa Barney
-Sirius, avoua doucement Severus.
Barney fut assez surpris.
-Sirius Black, celui qui a été emprisonné sans procès pour le meurtre de douze Moldus ? demanda confirmation Barney
-Et le parrain d'Harry, ajouta Severus.
-Vladimir avait sous-entendu que vos relations étaient catastrophiques quand vous étiez jeunes, osa Barney.
-Le mot est faible, rit gravement Severus. Sa bande me faisait les pires crasses et je le leur rendais bien.
-Quand as-tu su que tu l'aimais ? demanda Barney
-Quand j'ai failli perdre la vie, avoua Severus.
Barney le regarda fixement, le poussant à s'expliquer.
-Quand j'étais en cinquième année, je me suis interrogé sur les disparitions de l'un des amis de Sirius, Remus Lupin, raconta Severus. Un jour, j'ai réussi à coincer l'un d'entre eux qui m'a indiqué où ils allaient une fois par mois. Et j'y suis allé. Je ne m'attendais pas à me retrouver nez à nez avec un loup-garou.
Barney fronça des sourcils. Les loups garous et lui, ce n'était pas une folle histoire d'amour.
-J'ai été éjecté de la cabane juste à temps, souffla Severus. Mais j'ai eu la trouille de ma vie. J'ai fini par haïr James mais je n'ai jamais pu me résoudre à même détester Sirius. C'est là que j'ai compris que je ne pouvais jamais lui en vouloir.
-Mais … tu es devenu proche de lui, non ? demanda Barney
-Nous sommes proches parce que nous sommes la famille d'Harry, déclara Severus. Et je pense qu'il est toujours amoureux de son loup de compagnie.
-Loup de compagnie ? interrogea Barney
-Le loup garou qui a failli me dévorer, soupira Severus. Sirius l'aimait mais il est mort il y a quelques années.
-Pourquoi tu ne te déclares pas ? fit Barney
-Pourquoi il voudrait d'un professeur ronchon et même pas beau ? renifla Severus
-Ça fait combien de temps que tu ne t'es pas regardé dans un miroir ? railla Barney. Si je n'avais pas Shin, tu serais un excellent quatre heures !
Severus ne put se retenir de rougir.
-Franchement, tu devrais avoir confiance en toi, sourit Barney. Si tu n'avais que vingt ans, je n'aurais pas dit mais tu en as plus de quarante, tu sais ce que tu attends de la vie. Et puis, si tu venais à mourir, excuse-moi, mais tu regretteras toute ta vie de ne pas lui avoir avoué tes sentiments.
Barney se redressa.
-Assez parlé ! fit Barney. Je pense que tu as besoin de réfléchir tranquillement. Je vais rejoindre ma moitié et promis, aujourd'hui, on va mettre un sort de silence.
-Parce que vous faisiez exprès de ne pas en mettre ?! pesta Severus
Seul un éclat de rire lui répondit alors qu'il jetait un sort de Douleur vers le Vampire qui l'esquiva facilement.
§§§§§
Ore reprit lentement ses esprits.
Depuis cette lointaine journée où elle avait rencontré Harry Potter, Sirius Black et Severus Prince, elle réfléchissait plus attentivement à la pénurie de Gardiens du Temps en Angleterre. Soit, le premier pas serait de renvoyer cette incompétente mais il ne fallait pas qu'à la place, il y ait un autre professeur encore pire.
-Tu veux me voir, Ore ? fit une voix
-Entre, mon enfant, sourit Ore.
Xénia Lovegood entra dans la pièce et prit place dans l'un des fauteuils.
-Ça avait l'air urgent, fit Xénia.
-Penses-tu qu'il soit possible d'imposer un professeur à Hogwarts ? demanda Ore
-Umbridge l'a été et nous savons toutes les deux que ça a été la catastrophe, rappela Xénia. Quel poste ?
-Divination, lâcha Ore.
-Qu'as-tu vu ? demanda Xénia
-La mort de notre art, soupira Ore.
-C'est inquiétant, concéda Xénia. La meilleure solution serait d'éjecter cette voyante de bas étage pour y mettre un vrai Gardien. Mais ça ne court pas les rues.
-Ici, souligna Ore.
-Tu veux qu'on fasse venir de l'étranger un Gardien pour l'école ? comprit Xénia
-Nous n'avons pas le choix, assura Ore. La voix des Gardiens du Temps a trop longtemps été dépréciée par les efforts de Dumbledore. Il fait en sorte que le peuple anglais renonce à tout ce qui fait son identité. C'est inadmissible !
-Nous ne pouvons pas nous permettre de le déloger de sa place, soupira Xénia. Pas tant que Voldemort fait des ravages. Mais nous pouvons faire en sorte que cette Trelawney ne soit plus un problème …
-Fais-le, ordonna Ore. Je me charge de trouver son remplaçant.
Xénia s'inclina et sortit mettre son projet à exécution. Car tout ce que demandait l'oracle était des ordres.
§§§§§
Draco cacha son sourire derrière sa tasse de café. Posté sur la terrasse d'un bistrot, il avait rendez-vous mais comme il avait de l'avance, il laissait ses pensées vagabonder, notamment sur ses dernières frasques.
Flash-Back
Après avoir décommandé le petit-ami d'Astoria pour le bal, Draco avait réussi à le faire inviter pour une soirée un peu plus intime au manoir Greengrass. Daphnée avait bien essayé de le questionner mais devant l'air fermé du blond, elle n'avait pas poussé plus loin. Outre Daphnée, Astoria et son petit-ami Quentin Rory donc, étaient de la partie Blaise, Théo, Harry, Neville, Luna et Hermione. Ceux qui ne faisaient pas partie du Gang savaient de l'une de leurs actions était en cours donc ils se tenaient tranquilles. Ils dînèrent dans une ambiance bonne enfant, puis ils passèrent dans l'un des salons avec différentes boissons. Ils prirent place selon leurs envies, comme le prouvait Draco qui s'était assis aux pieds de Daphnée.
-Mon cher Rory, sourit Draco. Oh, excuse-moi, je devrais dire Malory …
Quentin se raidit et regarda rapidement autour de lui. Si la surprise était totale dans les yeux de Daphnée, Astoria, Luna, Blaise et Théo, le positionnement du reste du Gang, devant chaque sortie, le défiait de tenter quoi que ce soit.
-Je m'appelle Rory, rappela Quentin.
-Nous savons tous les deux que non, assura Draco. Si tu pouvais nous avouer ton véritable nom, nous pourrons passer à la suite, veux-tu ?
C'était loin d'être une demande amicale, c'était un ordre et ça, Quentin le sentit immédiatement. Il se souvint de ce que son père lui avait préconisé de faire si on en venait à découvrir leur secret et sa main se déplaça rapidement vers sa baguette.
-Tut, tut, fit Hermione en le voyant faire.
La jeune femme croisa les jambes en souriant ironiquement alors que l'intrus la fusillait du regard.
-Ce qu'Hermione veut dire, c'est qu'il est inutile de tenter quoi que ce soit, éclaira Draco. Sinon, les conséquences pourraient être assez désagréables.
Quentin ne put se retenir de frissonner. La réputation du Gang n'était plus à faire et il n'était dans l'intérêt de personne de s'attirer leurs foudres.
-Quentin Malory, fils de Gary Malory, dernier héritier de la famille Sang Pur Malory, et de Johanna Dynes, Moldue issue de l'union d'un Cracmol et d'une Moldue, déclara Neville. Gary Malory était connu pour avoir une vie dissolue et non conforme à ce que sa famille attendait de lui. Cependant, elle lui avait toujours pardonné ses frasques. Sauf la fois de trop. Gary avait mis enceinte une adolescente Née Sorcière en lui promettant le mariage pour ne pas s'encombrer des précautions d'usage mais ça, c'était ce que les Malory avaient cru au début. En creusant, ils avaient découvert qu'il avait fait chanter la jeune fille pour la violer et ensuite la prostituer. Pour ensuite la pousser à se suicider.
-CE N'EST PAS VRAI ! rugit Quentin
-Oh, tu ne connaissais pas la véritable histoire de ton père ? ricana Hermione. Quel dommage ! Elle est pourtant intéressante, n'est-ce pas Neville ?
Quentin prit sa baguette et la pointa sur Hermione. Mais cette dernière l'en délesta d'un geste.
-Sois un gentil garçon ou sinon, nous te donnerons la fessée, sourit machiavéliquement Hermione.
Quentin termina d'être terrorisé et ne bougea plus d'un cil.
-Gary s'est fait renier et a été jeté dehors, reprit Neville. Mais plein de ressentiment envers sa famille, il a décidé de s'allier à l'un de leurs pires ennemis, Albus Dumbledore. Celui-ci a organisé le massacre des Malory puis a falsifié le testament du tenant du titre pour réintégrer Gary dans la lignée des Malory et toucher leur fortune. Gary s'est marié avec une Moldue, Johanna Dynes, qu'Albus Dumbledore lui avait présentée à cause de la présence de magie dans son sang, étant née de Cracmol. Ils ont eu un fils, Quentin ici présent, qui a eu régulièrement la visite du bienfaiteur de sa famille quand il était jeune et dont il a rejoint la cause. Vraisemblablement après ses BUSES, ce cher Quentin a dû recevoir l'ordre de se rapprocher de certaines personnes bien particulières, les héritières Sang Pur dont les familles n'étaient pas clairement établies aux côtés d'Albus Dumbledore. On lui connait plusieurs aventures avec certaines d'entre elles pendant ses dernières années de scolarité ainsi que les années suivant ses ASPICS. Personnellement, je soupçonne qu'Albus Dumbledore a mis sous surveillance les plus emblématiques d'entre elles et a signalé à Quentin où il pouvait trouver Astoria Greengrass, ici présente. Il l'a séduite, jusqu'à ce qu'elle envisage de le présenter à sa famille. Malheureusement, un blond de notre connaissance a eu le nez creux.
-Parlons peu mais parlons bien, fit Draco en prenant place dans un fauteuil face à Quentin.
Le blond tenait dans sa main une petite fiole.
-Veritaserum, renseigna Draco. Tu vas le boire, Malory, et sans rechigner. Tu as de la chance, tu es en présence de trois lords ayant des sièges au Magenmagot. Ton témoignage sera donc valide s'ils décident de le porter devant le conseil.
-Il vous faut l'autorisation du président du Magenmagot pour ça ! s'écria Quentin
-Dumbledore le voudrait bien, ricana Draco. Mais c'est possible de se passer de lui. Bois. J'ai des moyens de te forcer à le faire sans même toucher à la magie noire.
Quentin fixa dans les yeux Draco et vit qu'il ne cèderait pas. Il tendit la main et la fiole atterrit dans sa main. Il la but docilement et s'assit plus confortablement. Pendant ce temps, Harry sortit une Plume à Papote et du parchemin pour le déposer sur la table. Blaise l'activa.
-Interrogatoire de Quentin Rory, alias Quentin Malory, déclara Blaise. Interrogateur : Draco Malfoy. Témoins du Magenmagot : Harry Potter, Neville Longbottom et Blaise Zabini. Êtes-vous bien Quentin Malory, qui a fait ses études sous le nom de Rory ?
-Oui, répondit Quentin.
-Draco, il est à toi, sourit Blaise.
Patiemment, le blond extorqua les aveux de Quentin. Les ordres qu'il avait reçu de son père et de Dumbledore. Ses manœuvres pour séduire Astoria après avoir échoué avec Daphnée. Le philtre d'amour insidieux utilisé pour s'installer doucement dans les pensées de la dernière des Greengrass. Le futur contrat de mariage que Dumbledore lui avait donné pour qu'il le fasse signer à Astoria aussitôt qu'elle aurait accepté le mariage.
Ses véritables sentiments envers Astoria.
Draco avait entendu la jeune femme inspirer brusquement en comprenant qu'elle n'avait été aimée que pour ses coffres et non pour elle-même. Mais il ne pouvait pas lui faire payer tout de suite. Le blond termina de lui tirer toutes les informations dont il disposait avant que Blaise ne close l'interrogatoire et ne l'assomme par magie.
-On fait quoi maintenant ? demanda Blaise
-Ce témoignage va nous servir, sourit Neville.
-Devant le Magenmagot ? s'étonna Daphnée. Mais ça n'aura aucune valeur !
-Ne vous inquiétez pas, sourit Neville. Nous allons bien l'utiliser.
Fin Flash-Back
Le Gang avait soigneusement effacé de l'esprit de Quentin toute la fin de la soirée et Astoria avait prétexté des devoirs familiaux pour ne plus avoir à le fréquenter.
-Monsieur Malfoy ? fit une voix
-C'est moi, confirma Draco. Monsieur Talos ?
-Enchanté, fit Talos. Vous avez des documents pour moi ?
-C'est ça, sourit Draco.
-Allons dans mon bureau dans ce cas, sourit Talos.
Dix minutes plus tard, le blond entra dans une pièce qui n'avait qu'un seul sujet : Albus Dumbledore.
-Je ne pensais pas que le Conseil International des Sorciers avait autant d'informations sur lui, commenta Draco.
-Parce que ça fait des dizaines d'années que nous l'avons dans le collimateur, sourit Talos. Montrez-moi ça.
-Il s'agit d'une preuve indirecte d'une tentative de spoliation d'héritage … expliqua Draco.
§§§§§
-Il n'est pas courant que tu viennes ici, Elias, fit remarquer Vladimir alors qu'il venait accueillir l'Elfe.
-Il n'est pas dans mes habitudes non plus de venir sans y être invité, souligna Elias. Mais je ne pouvais pas attendre.
-Assis-toi, je t'en prie, invita Vladimir.
-J'étais en train d'examiner le détecteur d'Horcruxes, raconta Elias en s'exécutant. Même si Harry, sa famille et toi vous vous êtes arrangés pour tous les retrouver, j'étais étonné de voir que Voldemort soit toujours vivant. J'ai voulu affiner cet artefact et j'ai réussi.
-Mais ? pointa Vladimir
-Je pensais que vous aviez réunis tous les Horcruxes de Voldemort mais je crains que ce ne soit pas le cas, avoua Elias. Il en reste un, Vladimir.
-C'est une plaisanterie ?! siffla le Vampire
-Il faudrait que je place l'artefact en Angleterre mais je ne doute pas de mes résultats, fit Elias.
-C'est très inquiétant, souffla Vladimir en faisant les cent pas. Harry était certain que Voldemort n'était plus de ce monde …
-Il est mort, certifia Elias.
Le Vampire se retourna brusquement.
-Comment tu peux en être sûr ? demanda Vladimir
-C'est l'une des innovations de l'artefact, révéla Elias. Je me suis servi de tes examens pour déterminer l'âme d'origine des Horcruxes. Voldemort est vraiment mort. Nous avons visiblement à faire au dernier Horcruxe manquant.
-Nous sommes bien d'accord qu'un Horcruxe ne peut pas vivre de lui-même, n'est-ce pas ? fit Vladimir
-Exact, fit Elias. Sauf s'il est implanté dans un être vivant. Dans tous les cas, s'ils sont manipulés par des esprits faibles, ils peuvent prendre le dessus. Ça doit être le cas.
-Narcissa, Lucius et Severus m'avaient parlé d'un changement d'attitude de la part de Voldemort, se souvint Vladimir.
-C'est sûrement la personnalité de l'hôte, réfléchit Elias. Il faut absolument identifier l'Horcruxe et le récupérer.
-C'est évident, renifla Vladimir. Je n'ai pas grand-chose à faire en ce moment, je vais m'en occuper. Je vais reprendre toutes mes recherches pour comprendre dans quoi cet être abject s'est embarqué.
-Par ailleurs, j'aimerai examiner Harry, lâcha Elias.
-Pourquoi ? s'étonna Vladimir
-Mes recherches ont dévoilés certains points que je voudrais confirmer, répondit Elias.
-Je vais le contacter pour lui demander, fit Vladimir. Et également demander des nouvelles de ce garnement.
Alors qu'il quittait le domaine des Romanov une vingtaine de minutes plus tard, Elias repensa à la raison pour laquelle il voulait réellement voir le jeune Sorcier. Une Pythie avait annoncé qu'Harry était en relation avec une prophétie ancienne.
Il venait de la retrouver.
§§§§§
Ginny remontait lentement la rue pour rentrer chez elle. Elle avait réussi à obtenir un petit boulot chez l'une des couturières du quartier Sorcier. Comme elle n'avait pas à se montrer et qu'elle savait quand même assez bien coudre, la couturière avait accepté de l'engager. Elle n'avait rien dit à sa mère comme ça, tout l'argent qu'elle récolterait lui reviendrait intégralement.
Depuis sa sortie de l'école, elle avait été mise sous Imperium par Albus Dumbledore. En effet, il avait estimé que ses pratiques sexuelles étaient à l'encontre de ce qui était demandé à une future lady Sang Pur. Le directeur de l'école de sorcellerie continuait à espérer qu'elle ferait un richissime mariage mais elle ne se leurrait pas. Si elle ne se sortait pas elle-même de la situation, elle resterait toujours cette petite poupée à la solde du vieil homme. Et ça, elle se le refusait. Petit à petit, elle avait réussi tout au long des années à lutter contre les consignes mentales que lui avait implantées le directeur d'Hogwarts. Elle aspirait désormais à voler de ses propres ailes. Mais pour cela, elle devait se débarrasser de ses chaînes qui la liaient à sa famille, c'est-à-dire une mère obsédée par les apparences et un frère guidé uniquement par ses bas instincts. Elle était consciente que ce serait un travail de longue haleine et qu'elle se mettrait beaucoup de personnes à dos mais c'était ce qu'elle voulait.
-Ginny, tu es arrivée, sourit sa mère alors qu'elle rentrait dans l'appartement.
La rousse cacha efficacement sa grimace en apercevant Albus Dumbledore dans leur minuscule salon.
-Bonsoir maman, professeur, salua Ginny.
-Bonsoir Ginny, sourit Albus. Je disais justement à ta mère que ce serait bien que tu sortes un peu. J'ai d'ailleurs des invitations pour le prochain bal du Ministère.
-J'ai accepté que tu y ailles, assura Molly. Tu verras, tu y seras la plus belle !
Ginny prit place dans le salon et écouta sa mère refaire le monde avec le directeur. La matrone rousse ne se rendait-elle pas compte que leur statut de renié n'était pas pour faire joli ? Que si elle se présentait à ce bal, même en étant invitée par le président du Magenmagot, elle serait raillée par toute la société Sang Pur ? Non, ça passait au-dessus de la tête de Molly Prewett et ce n'était que des détails insignifiants pour Albus Dumbledore. Que sa vie soit totalement ruinée par leur faute n'était pas important à leurs yeux. Seuls leurs projets devaient se réaliser, qu'importe le prix.
Quand enfin, elle put prendre congé, Ginny s'enferma dans sa chambre et prit de quoi écrire. Il fallait qu'elle prenne sa vie en main et ce n'était pas en restant assise dans un coin que les choses allaient changer. Sa décision était prise, il fallait qu'elle parte. Elle ne voyait qu'une seule personne pour l'aider.
Chère Luna,
Je suis parfaitement consciente que nous n'avons jamais été proches mais j'ai vraiment besoin de ton aide …
§§§§§
Harry jeta dans un mouvement d'humeur le Daily Prophet.
NOUVELLE ATTAQUE DE VOUS SAVEZ QUI
Hier soir, Vous Savez Qui a encore attaqué. Cette fois encore, son choix s'est porté sur une école Moldue où se déroulait une fête. La majorité des adultes sont morts ainsi que près d'une cinquantaine d'enfants et une vingtaine est portée disparue. Les rares rescapés parlent de la présence de Fenrir Greyback et de plusieurs loups garous, comme en ont témoigné les corps déchiquetés de plusieurs Moldus qui avaient tenté de s'interposer.
Les Aurors …
Le brun était totalement dégoutté. Non seulement Lucius et Severus avaient pu découvrir le lieu de l'attaque quelques jours avant – ils n'avaient pas été conviés à la petite sauterie – mais le pire, c'était que même si l'information avait été transmise aux autorités compétentes, le Ministère n'en avait pas tenu compte – encore une fois. A croire qu'ils tenaient à ce que les Moldus creusent vraiment les différents massacres qui avaient lieu sur le territoire et qu'ils découvrent le monde Sorcier. Et là, l'Angleterre Sorcière pouvait définitivement disparaître, il s'en laverait les mains.
-On ne peut pas tous les sauver, fit une voix derrière lui.
-Si seulement, soupira Harry.
Severus passa une main tendre dans la chevelure de son fils. En voyant la une du journal, le maître de Potions avait compris que l'enfant qu'il avait adopté voilà des années allait se sentir coupable de ce qui s'était passé. Dès qu'on touchait à des enfants, Harry voyait rouge et il lui fallait de longues heures pour le convaincre de ne pas se rendre dans l'antre de Voldemort pour le torturer et le buter. Ça démangeait également Severus mais tant qu'ils ne savaient pas comment il avait fait pour survivre, alors ils devaient s'en abstenir.
-J'espère que tu as de bonnes nouvelles, fit Harry.
-Lucius et moi sommes certains que les enfants ont transités par son quartier général, assura Severus. Mais on ne sait pas où ils sont actuellement.
-Je veux juste qu'ils soient en vie et pas trop traumatisés, soupira Harry.
-Ne compte pas là-dessus, prévint Severus.
-Un peu d'espoir ne fait pas de mal, non ? sourit douloureusement Harry
-Tu es le premier à savoir ce que fait de l'espoir déçu, rappela doucement Severus.
Harry hocha de la tête. Jusqu'à ce que Severus ne vienne et le prenne sous sa tutelle puis l'adopte, le brun avait toujours espéré se faire aimer de sa famille de sang. Au-delà de l'enfer qu'il avait vécu, il avait espéré. En vain. C'était un total étranger qui lui avait appris à avoir confiance puis à aimer les autres. Pas sa famille.
Jamais sa famille.
Severus prit place dans le canapé et attira le jeune homme dans ses bras. Il sentit dans l'étreinte qu'il se détendait.
-J'aimerai vraiment pouvoir coller un traceur sur l'un des enfants pour pouvoir le suivre, soupira Harry.
-Nous en avons déjà discuté, fit Severus. Si ce traceur est découvert, alors Voldemort saura qu'il y a une taupe dans son camp. Déjà qu'il digère mal la disparition de Bellatrix et de Rodolphus …
Harry sourit. La perte de la Sorcière avait fait entrer son maître dans une rage noire. Pour ceux qui étaient au courant et contre Voldemort, c'était une folle en moins contre qui se battre.
-Et si c'était un enfant Sang Pur ? proposa Harry
-Impossible, assura Severus. On fera toujours en sorte qu'il soit élevé dans le monde Sorcier. Ton cas était particulier.
-Et les enfants illégitimes ? demanda Harry
Le brun n'était pas né de la dernière pluie. Même si la Magie palliait à de nombreux problèmes, les Sang Pur restaient des hommes comme les autres et tromper leur conjoint était tout à fait dans leurs cordes. Quant à mettre enceinte leur maîtresse, c'était une autre question.
-Ça mérite qu'on s'arrête dessus, concéda Severus. Mais ce sont véritablement Augusta, Narcissa et Lucius qui pourront te répondre.
-Ou Sirius, ajouta Harry.
Ce dernier sentit que son père se tendait à l'entente du nom de son parrain. Il avait bien entendu noté qu'il n'était plus tellement en présence de l'Animagus Chien mais là, il comprit qu'il venait de mettre le doigt sur quelque chose.
-Ou Sirius, concéda également Severus.
-Tout va bien avec lui ? demanda Harry
-Une préoccupation, rien de plus, avoua Severus.
Tous les deux savaient qu'il était inutile de se mentir l'un à l'autre. Mais pour autant, ils savaient que s'ils en avaient vraiment besoin, ils pourraient en discuter. Visiblement, Severus n'éprouvait pas le besoin de s'épancher dans l'immédiat.
A la place, les deux Sorciers restèrent blottis dans les bras l'un de l'autre.
