Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Je reviens un peu honteuse de vous avoir laissé aussi longtemps, le rush de fin d'année et le bac ne m'ont pas vraiment laissé le temps de me concentrer sur correction de ma fanfic' et je refusais de poster pour la forme alors que le fond ne me plaisait pas. Je suis donc désolée d'avoir pris autant de temps par la suite. Cependant, j'ai TOUT corrigé donc je peux tout vous poster (sauf la fin qui n'est pas fini) mais au moins jusqu'au chapitre 28 ! Alors comme cadeau d'excuse je vais poster cinq chapitre aujourd'hui, cinq demain et cinq après demain ! Encore une fois je suis désolée et j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop ! Donc bonne lecture à tous !
Chapitre 13: Un moment de répit ?
Narcissa s'assit lourdement sur le banc de la grande salle. Seule face à son assiette, elle en avait déjà marre de ce camp. Les gens l'énervaient, l'ambiance la fatiguait, le temps plombait son moral, les activités l'exaspéraient. C'était simple, plus elle le temps passait plus elle voulait partir. Elle avait même pensé à se faire passer pour une moldu. Car évidemment quand elle rentrerait, elle devrait faire face à sa famille agaçante au possible et à toutes les règles des sangs-purs et du Seigneur des Ténèbres. Elle aurait dû partir avec Andromeda, au moins quelque temps, histoire d'avoir des vacances.
Alors que son humeur était au paroxysme de l'exécrable, la petite troupe d'anciens Serpentards s'attablèrent à côté d'elle. Bellatrix était en face, toujours en train de lover son rustre fiancé. Et puis il y avait toute la horde de chacals répugnants avec qui Narcissa devait passer sa semaine à faire semblant d'être ami avec.
Déjà lorsqu'elle était à Poudlard, il lui avait semblé difficile ne serait-ce que de partager le même air que certains imbéciles. Elle avait eu aussi beaucoup de mal à se faire de réels amis là-bas. Narcissa ne comprenait pas vraiment les relations humaines et il lui semblait assez stupide et puéril de tenter de s'attacher à quelqu'un de quasiment inconnu. Elle n'avait pourtant jamais été seule, toujours bien accompagnée et avec parfois de nombreuses personnes à ses côtés. Mais elle ne les comptait pas vraiment comme des amis. Ainsi, seule Ophélia Greengrass avait su percer sa carapace. Elle ne l'avait jamais quitté et les premières années, Narcissa ne comprenait pas pourquoi la jeune sorcière la collait autant. Et puis un jour, Narcissa était tombée assez malade et avait dû passer une journée à l'infirmerie pour se remettre et supporter les horribles potions que lui préparait Madame Pomfresh. Ophélia était la seule à être resté toute la soirée et une partie de la nuit avec elle. Elle n'était pourtant pas à l'agonie mais Greengrass était restée là, avec elle, rayonnante et cynique comme elle savait le faire. Elle avait réussi à montrer à Narcissa à quel point les gens pouvaient être plus qu'utiles, que l'amitié signifiait être là l'un pour l'autre et si Narcissa n'était pas de nature loyale, elle savait sur qui compter et était prête à n'importe quoi pour ceux dont elle se souciait réellement. Elle avait même fait une liste: Andromeda, Bellatrix, Cassiopée, Caractacus, Ophélia. Si Cassiopée commençait vraiment à perdre sa place dans cette liste, elle avait pourtant figuré pendant longtemps et tenait une place importante. Narcissa ne voulait pas détruire tout ce qu'elles avaient vécue à cause de Malefoy mais toute cette situation la gênait profondément elle n'attendait qu'une chose, mettre les choses au autres n'étaient que des détails inutiles, ennuyants et encombrants qu'elle devait gérer et contrôler à sa guise. Mais cette semaine elle devait se faire à nouveau violence et faire semblant devant des sorciers à qui elle ne donnerait même pas un parchemin.
Caractacus arriva, se plaça à côté d'elle, le sourire aux lèvres. Visiblement il était dans une forme olympique et rayonnait. Sa meilleure amie fut désespérée de voir à quel point il était de bonne humeur, il riait à tue-tête avec Yaxley et Flint. Tous s'enthousiasmaient à propos du Quidditch, apparemment l'équipe D avait battu la C. Narcissa voulait leur jeter un petrificus totalus pour avoir enfin la paix mais elle se contenta de trier la nourriture qu'il y avait dans son assiette de manière nonchalante. Puis c'est Cassiopée qui fit sa grande entrée, elle aussi le sourire aux lèvres. Et elle était accompagnée non pas de ses amis bizarres mais de Lucius Malefoy. S'en était trop pour la jeune Black. Elle n'allait pas rester là à observer sa cousine et Malefoy se fréquenter à la vue de tous et se faire humilier. Et dire qu'elle s'embrumait l'esprit à cause d'eux et que ces deux trolls ne semblaient même pas penser à elle une seconde, elle était révoltée. Dès que les deux jeunes gens s'assirent, elle se leva brusquement, leur jeta un regard noir et partie. Personne ne fit mouche, observant avec attention cette sortie théâtrale.
À peine avait-elle mit un pied dehors qu'on l'appela. Elle inspira et expira un grand coup, retenant toute la haine qu'elle avait envie de déverser et se retourna, arborant un magnifique et hypocrite sourire. C'était Caractacus.
- Hey Cissy, ça va pas ? demanda-t-il innocemment et inquiet.
- Tout va parfaitement bien ! ironisa-t-elle avec un faux sourire.
- Il s'est passé quelque chose avec Malefoy, ou Cassy, ou moi ? J'ai l'impression que tu es énervée mais je n'arrive pas à savoir contre qui… se risqua-t-il à demander.
- Ce n'est pas spécifiquement contre toi Carac c'est juste que… peu importe j'ai besoin de me calmer seule, d'accord ? expliqua-t-elle, irritée.
- Oh… mais je me disais qu'on aurait pu aller ensemble à la projection de ce soir, déclara-t-il visiblement déçu de l'humeur de sa meilleure amie.
Narcissa le regarda de haut en bas et chercha à savoir s'il était malade. Venait-il de l'inviter à une sorte de… rencard ? Face à son désarroi, le jeune Beurk se rattrapa dû mieux qu'il put.
- Non mais, le film à l'air cool et puis passer la soirée dans la tente c'est un peu ennuyant ! Et surtout tu es l'une des rares personnes que je supporte ici alors je me suis dit qu'il n'y aurait pas de problème à ce qu'on y aille ensemble.
Narcissa évalua la situation. Il avait en partie raison. Rester dans la tente, enfermée avec les filles n'était pas une soirée de rêve. Et puis il ne pouvait pas y avoir d'ambiguïtés avec Caractacus, ils étaient meilleurs amis et tout le monde le savait. Narcissa accepta donc mais demanda à son ami de se rejoindre là-bas en temps voulu, pour le moment elle devait se calmer.
Elle arriva dans la tente, vide. Karen devait être ailleurs et les deux autres mangeaient. Elle profita de cette solitude pour écrire à sa sœur. C'était une envie soudaine, ou plutôt un besoin. Elle prit l'encrier et la plume, une feuille de parchemin et sur la petite table du salon, elle commença à écrire.
Ma chère Andy,
J'ai l'impression que cela fait une éternité que tu es partie… Tu me manques affreusement. Si tu savais ce que j'endure depuis ton départ.
Mon fiancé est un arrogant héritier imbu de sa personne avec un caractère de gobelin.
Cassy est revenue et si je pensais que ce retour était synonyme de libération et de bouffées d'air frais, ce n'est pas le cas. Non seulement elle à toujours son caractère rebelle (sans pour autant se faire réprimer par qui que ce soit) mais en plus de cela elle paraît se lier d'amitié avec les Prewett et autres personnes indignes de confiance et tout ça sous nos yeux. Et pour couronner le tout elle semble avoir une relation étrange avec Malefoy, mon fiancé.
Le pire c'est qu'on est en ce moment dans un camp de vacance appelé "camp pur" où tous les enfants et jeunes adultes de sangs-purs se retrouvent pendant une semaine. Tu n'imagines même pas la pagaille et l'ambiance avec toutes ces personnes réunis à un seul et même endroit en même temps et partageant des activités. Pour l'instant il n'y a pas eu de massacre.
Bellatrix et son répugnant fiancé sont collés tout le temps et ça en devient horriblement gênant et exaspérant.
Lucius Malefoy a eu un changement de comportement radical dans ce camp. Il m'avait fait comprendre à quel point je ne l'intéressais pas et qu'il se marierait avec moi simplement par obligation. Mais depuis le début du camp il fait preuve de gentillesse et d'attention, il souhaite "faire connaissance avec moi". Je me demande ce qui ne tourne pas rond chez lui, un Démonzémerveille à dû le piquer et il ne se souvient pas notre conversation. Le plus drôle c'est que pour faire connaissance avec moi, il partage son lit avec Cassy, enfin elle, elle avait l'air d'être assez ouverte...
Désolée, je m'emporte. Cela fait à peine deux jours et j'ai l'impression que je vais mourir d'ennui et de rage.
J'espère que tu vas bien et que le bébé aussi !
Je viendrais te voir à mon retour, Karen m'a donné ton adresse, ne prend pas le risque de me répondre.
Je t'aime et tu me manques énormément,
Ta sœur et amie,
Cissy
Rien qu'en écrivant cette lettre et en sachant que sa sœur la lirait et partagerait ses tourments, elle se sentait un peu mieux. Après avoir mis la lettre dans son enveloppe, elle afficha un sourire de satisfaction, le premier de la journée, peut-être même depuis des jours. Il était bien rare de voir Narcissa sourire pleinement et sincèrement. La plupart du temps elle utilisait son sourire comme une arme de manipulation pour arriver à ses fins. Mais au fur et à mesure elle avait commencé à se lasser de sourire pour obtenir ce qu'elle voulait et à Poudlard elle avait acquis un certain pouvoir de manipulation qui ne nécessitait pas son sourire. Depuis la fin de sa scolarité, elle n'avait jamais vraiment eu l'occasion de mettre à profit tous ses talents et dans ce camp elle avait plus l'impression que c'était elle qui était manipulée. Peu importe, dans cette lettre, il y avait toutes ses pensées qu'elle avait mises aux claires et elle savait que sa sœur lui serait d'une grande d'aide et qu'elle ne la jugerait pas, elle avait toute sa confiance et à la fois, elle sentit son cœur se serrer. Elle se rendit compte que sa sœur, ce pilier, lui manquait réellement et que toute sa vie était bouleversée à cause de son départ. Désormais elle devait se comporter en adulte et plus personne ne veillait vraiment sur elle, elle était seule face à ce monde si ingrat et incertain.
Dehors, la nuit était tombée et il faisait sombre. Narcissa n'avait pas peur du noir, elle-même jouait avec cet élément, se dissimulant à sa guise, espionnant discrètement, terrifiant parfois les froussards. Elle avait notamment appris à utiliser l'obscurité à Poudlard, d'abord en tant qu'élève quelques fois rebelle, la nuit, puis en tant que préfète où elle apeurait les élèves, ou alors elle les espionnait et utilisait les informations qu'elle avait comme outil de chantage. Il est vrai que Narcissa était un peu vicieuse mais elle voyait plutôt ça comme de la prudence, au cas où elle aurait besoin d'utiliser ses compétences.
Lors de sa première année en tant que préfète, elle avait surpris un couple dans un couloir. Le couvre-feu était largement dépassé et au lieu d'aller les réprimander comme c'était l'habitude, elle fit des bruits étranges avec sa baguette, terrifiant le couple qui n'osa plus se revoir à cette heure-là. Une autre fois, c'était une bande d'amies, qui étaient en vadrouillent dans les couloirs et qu'elle avait surprise. Quatre Gryffondors de première année venaient apparemment de dérober la cape d'invisibilité de l'un de leur camarade. Narcissa avait simplement écoutée, tapie dans le noir. Puis, quelque jour plus tard, Narcissa voulu dérober le devoir d'une camarade de Gryffondor. Elle était allée voir cette certaine Lilly Evans et lui avait demandé de le voler pour elle contre quoi elle ne révèlerait pas à ce James Potter qu'elle avait sa cape. La jeune fille avait refusée, son âme de Gryffondor outrée par ce chantage. Quelques heures plus tard, Potter appris qui était derrière la disparition de sa cape. Et c'est sous le regard malicieux que Narcissa assista au règlement de compte. Pour éviter la punition d'avoir été surprises dans les couloirs la nuit précédente, la jeune Evans avait cédé et avait donné les parchemins de sa camarade à la Serpentard.
Il était rare que la jeune Black se remémore ainsi ses années d'école, elle avait tendance à oublier les quelques souvenirs, les jugeant que peu intéressants. Lucius Malefoy faisait partie de ces souvenirs fades et insignifiants, il n'avait certainement pas marqué ses années à Poudlard même si elle l'avait remarqué et même analysé à ses heures perdues mais elle n'avait pas jugé utile de le considérer comme important, si elle avait su...
C'est donc dans la nuit noire qu'elle se dirigea vers une volière improvisée pour la semaine. Elle appréciait le silence qui entourait ses pas, elle entendait juste quelques exclamations lointaines. Il faisait frais et elle regretta un peu de ne pas avoir pris sa cape. Depuis son arrivée au camp, elle n'avait jamais pris le temps d'observer le paysage et elle devait avouer que la forêt qui l'entourait avait un certain charme. Narcissa ne sortait pas beaucoup mais ne détestait pas plus que ça la nature mais elle n'avait jamais eu l'occasion de partir en voyage à la forêt. La seule qu'elle avait connue était celle de Poudlard qui cachait de sombres secrets qu'elle n'avait pas osé défier. Sa campagne de Bath n'avait pas de forêt en tant que tel mais plus un bois peu intéressant et fréquenté par des moldus la plupart du temps. Les chênes et autres arbres qui l'entouraient avait quelque chose de royal et d'élégant que Narcissa aimait. Ils étaient grands, sombres, secrets et infranchissables. Elle affectionnait ces caractéristiques qui le ressemblaient quelques peu. Sa balade nocturne prenait une autre tournure, c'était vraiment agréable et Narcissa ne s'était pas attendue à ça lorsqu'elle avait quitté sa tente. Elle prit le hibou le plus banal possible, ne voulant pas attirer l'attention. Elle vérifia plusieurs fois qu'elle était bien seule puis indiqua l'adresse à l'oiseau et accrocha la lettre. Il s'envola et en quelque secondes, Narcissa ne le distinguait plus. Elle fut en quelque sorte soulagée, sa sœur et elles n'allaient pas avoir d'ennuie à cause de cette lettre. Elle repartie, le cœur un peu plus léger vers la grande tente où aurait lieu la projection. Au beau milieu de cette sinistre nuit, des lumières flottaient un peu partout. La lumière de la tente émanait et à ses côtés on percevait des baguettes appliquant des Lumos. Planté non loin de là, Caractacus attendait, les mains dans les poches, le regard curieux, cherchant un peu partout autour de lui quand est-ce que sa partenaire pour cette soirée allait arriver. Il espérait qu'à la fin du film il aurait pu lui parler et lui confier tout ce qu'il avait sur le cœur. Depuis quelque temps maintenant, Beurk n'était plus très sûr de ressentir uniquement de l'amitié pour Narcissa et il devait lui faire part de ses sentiments naissants. Au fond de lui, il espérait que ce soit réciproque mais il savait qu'il devait prendre son temps et surtout ne pas brusquer Narcissa, il savait qu'elle avait dû mal avec les sentiments en règle général. La concernée arriva et ils entrèrent. Il n'y avait pas énormément de monde, surtout des couples en fait.
Alors qu'ils étaient en train de décider quelle place choisir, un duo entra lui aussi dans la tente. Bras dessus bras dessous, Cassiopée gloussait timidement en regardant, attendrie, son partenaire. Lucius, lui, était un peu plus sérieux particulièrement lorsqu'il vit Narcissa accompagnée de Beurk. Les deux duos s'arrêtèrent l'un en face de l'autre.
- Je ne pensais pas que tu viendrais Cissy, et avec ? demanda-t-elle poliment mais assez durement tout de même.
- Tu le saurais si tu restais un peu plus avec nous, trancha sa cousine, très sèchement et froidement.
- Caractacus Beurk enchanté, se présenta son meilleur ami tentant d'apaiser les tensions.
- C'est bien que vous fassiez des sorties en couple, comme ça, des activités ensemble, ça doit entretenir la flamme je suppose, annonça Malefoy une pointe de jalousie dans la voix.
Caractacus se tendit d'un coup face à son mensonge mais avant qu'il ne rattrape la situation, Narcissa intervint.
- Exactement, c'est pour ça aussi que vous venez je suppose, pour renforcer votre relation de couple, déclara-t-elle. Peut-être que simplement coucher ensemble n'est pas suffisant pour entretenir la flamme, termina-t-elle, insolente. Eh bien, bon film.
Et avant que quelqu'un ait eu le temps de dire quelque chose, elle était déjà partit, suivit de près par son meilleur ami, enfin son petit ami pour la soirée. Ils s'installèrent sur le côté et quelques sièges plus loin se tenaient Malefoy et l'autre Black. Narcissa avait les bras croisés, c'était réellement insultant d'être dans cette situation. Et dire qu'elle avait failli penser qu'il avait changé après être allée le voir. Elle s'en voulut d'avoir été aussi naïve. Puis elle repensa aux paroles du blond, concernant son supposé couple avec Caractacus. Elle ne comprenait pas comment il avait pu inventer une telle histoire. Soudain elle se souvint de leur discussion à ce propos, dans la tente de soin. Il avait dit que c'était à la suite d'une conversation avec le meilleur ami de Narcissa qu'il s'imaginait qu'ils étaient en couple. Elle se retourna donc précipitamment vers le concerné.
- Tu peux m'expliquer pourquoi Malefoy croit qu'on est en couple ?
Le jeune homme pâlit soudain faisant les grands yeux, visiblement effrayé par cette question. Puis il se reprit et, adopta un air confiant et sérieux et lui répondit calmement et avec un ton de logique absolue.
- C'est un crétin, toi et moi on le sait très bien. Le soir où je t'ai raccompagné à ta tente, il nous a suivi et il m'a pris à part dans une allée pour me demander ce que je faisais avec toi. Je lui ai simplement répondu que ça ne le regardait pas et il a commencé à s'énerver en disant que vous étiez fiancé et que je rôdais autour de toi ou quelque chose dans le genre. Je lui ai fait une petite leçon de moral sur le comportement qu'il avait avec toi et j'ai fini par bien le calmer en inventant que nous étions en couple. C'était dans le simple but qu'il soit plus respectueux. Il paraît que lui-même est en couple, enfin, il m'a dit qu'il était dans une situation compliqué, je ne sais plus trop à vrai dire. Ce qui est ironique vu qu'il…
Caractacus continuait de se justifier mais son amie n'écoutait plus. Lorsqu'elle avait entendu la raison de ce mensonge, elle s'était retournée pour observer l'autre concerné. Il avait retrouvé sa prestance, un mélange entre orgueil et élégance. D'un coup, lui aussi se mit à observer la jeune femme. Elle se rappela soudainement le bal d'il y a quelque temps, où ce regard l'avait foudroyé. Ce bal, où lorsqu'ils avaient dansé ensemble, cela avait été comme un rêve. Elle lui sourit timidement se laissant aller à ce doux souvenir mais tout en fronçant les sourcils, pour qu'il ne se fasse pas d'idée et parce qu'elle était encore énervée.
- … je veux dire, on se connaît depuis longtemps donc ça ne m'a pas semblé être un problème de dire cela, continuait Beuk.
- C'est bon Carac, c'est fait, le stoppa-t-elle, froidement.
Elle vit arriver sa soeur et Rodolphus et savoir qu'ils seraient eux aussi là ce soir, l'agaçait profondément. Elle ne voulait pas que Bellatrix fasse encore une remarque à propos de Caractacus. Il commençait qu'il y avait trop de désagrément à cette soirée. Le but principal et l'argument de son meilleur ami était que cette soirée allait lui permettre de passer enfin un bon moment, hors c'était tout le contraire. Elle commençait vraiment à être énervée et ses nerfs allaient bientôt lâcher si elle ne prenait pas le temps de décompresser ailleurs.
- Je suis désolée mais je n'ai plus vraiment envie de voir le film. Reste ici si tu veux, je rentre, annonça-t-elle en se levant, sous le regard attentif de Malefoy et de Bellatrix.
Déconcerté, et pensant que c'était de sa faute, Caractacus la suivit dehors et lui attrapa la main. Elle se retira tout de suite, elle n'était vraiment pas d'humeur. Désemparé, Beurk lui fit face et lâcha tout ce qu'il avait sur le cœur.
- Ecoute Cissy, je suis vraiment désolé d'avoir inventé ce mensonge mais je ne supporte pas que ce gars est un comportement comme ça avec toi ! Je veux dire, tu mérites bien mieux ! Et puis toi et moi ce n'est pas si absurde que ça… Narcissa, je ne sais pas vraiment où j'en suis en ce moment mais la chose que je sais c'est que je tiens à toi. Je te cherche partout tout le temps et je suis bien quand je suis avec toi. Je ne sais pas si c'est de l'amour mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'on devrait se laisser un chance, déclara-t-il.
Narcissa était abasourdie, son meilleur ami venait de lui confesser son amour, venait de lui proposer d'être en couple. Elle ne comprenait décidément plus rien à ce qui se passait autour d'elle. C'était un nouvel élément qui venait s'ajouter à sa situation actuelle déjà compliquée. Elle ne voulait pas sacrifier son amitié avec son meilleur ami qu'elle ne considérait pas comme autre chose. Elle ne voulait pas le perdre. Elle refusa de prendre en considération ce qu'il venait de dire.
- Tu as perdu la tête Carac, rentre te coucher, déclara-t-elle tout en s'éloignant.
Mais le jeune homme ne l'entendait pas de cette façon et il la suivit et la prit dans ses bras, la serrant le plus possible pour lui montrer à quel point il tenait à elle. Mais elle se débattit et s'écarta de lui, l'observant comme si c'était un fou qui était en face d'elle. Alors il fit ce qu'il avait envie de tester depuis quelque temps maintenant. Il la prit par les épaules et posa ses lèvres sur celles qu'il aimait. D'abord surprise, elle se laissa faire, il était doux mais pressant et quelque chose n'allait pas. Elle revint à la raison et le repoussa violemment et comme par automatisme, elle le gifla. Elle se mit ensuite à courir. Pas jusqu'à sa tente, il la suivrait. Elle venait, à travers cette gifle, d'exprimer sa haine, tous ces sentiments négatifs qu'elle contenait au fond d'elle. Mais le comportement qu'il venait d'avoir était irréaliste et au-delà de l'insulte. Et il osait parler de respect… Elle s'était réfugiée à la volière, le seul endroit de la journée où elle avait trouvé du réconfort en envoyant la lettre à sa sœur. Elle s'accroupit et des larmes se mirent à couler. Caractacus était son meilleur ami et elle l'appréciait plus que tout, elle aimait son côté protecteur. Il était comme le frère qu'elle n'avait pas eu dans cette famille bizarre qu'était la sienne. Il était celui à qui elle confiait toute sa peine, ses secrets et ses véritables pensées qu'elle gardait généralement pour elle. Il était celui avec qui elle avait affronté Poudlard, aussi bien les bons que les mauvais moments. Elle s'en voulait, elle pensait que c'était de sa faute, qu'elle avait peut-être fait quelque chose pour qu'il tombe amoureux d'elle. Elle entendit soudain quelqu'un entrer. Elle se releva précipitamment. Il faisait noir, et cette fois elle n'aimait pas ça. Elle observa autour d'elle, essayant de percevoir quelque chose. Les pas s'avançaient parmi les hululements.
- Qui est là ? demanda-t-elle la voix tremblante, un mélange entre peur et peine.
- Lumos, déclara soudain la personne présente.
À ce bruit, Narcissa sursauta et en se retournant pour faire face à la personne présente elle se retrouva la poitrine coller au torse de son interlocuteur. Elle croisa directement son regard, encore une fois. Ces mêmes yeux gris perçants qui lui faisaient tant d'effet. Dans la nuit, dans son état, dans ce contexte, elle fut ravie de voir ce visage familier et sa raison n'était plus. Mais sa peine et son chagrin ne s'étaient pas dissipés et elle se blottit dans ses bras. À la grande surprise de Lucius, elle avait la tête posée sur le bas de son épaule et ses mains gelées se réfugiaient sur son torse. Il fut parcouru de frissons, il ne savait pas quoi faire, il ne s'attendait pas à se retrouver dans cette situation. Naturellement, il se détendit et passa une main dans son dos et une sur sa tête. Il lui caressait les cheveux, le plus doucement et délicatement possible, essayant au mieux de l'apaiser. Il sentait les larmes couler sur son épaule et la voir ainsi fit bondir son cœur. Après une vingtaine de minutes, elle se calma enfin. Elle se décolla un peu de lui mais resta tout de même très proche, sa présence était véritablement apaisante ce soir. Seule la faible lumière du Lumos les éclairait. Narcissa percevait juste les traits inquiets et protecteurs de Lucius, qui avait toujours ses mains collées dans le dos la blonde. Malefoy, ressentait à travers le regard de sa fiancé de la reconnaissance. Il se sentait pourtant mal de la voir ainsi. Elle avait les yeux rouges et toujours humides. Ses joues étaient rose, pas un rose doux mais plus de froid et de chagrin. Son petit nez avait enflé et ses lèvres tendaient vers le violet à cause du froid de la nuit qui était tombée. Pour être certain de son état, il prit son visage entre ses mains. Narcissa aima directement la sensation des ses chaudes et protectrices mains sur son visage meurtri par la peine. Elle était bien, entre ses mains, bercées par les quelques cris des chouettes. Elle sentit toute la pression de la journée redescendre et elle ferma les yeux, posa sa tête dans le creux de ces mains et se laissa emporter par le sommeil son corps se remettant à celui de Lucius.
