Quand la folie guette

Xénia déboula littéralement chez son frère Xénophilius.

-Nia ?! s'étonna le Sorcier

-Fais tes bagages, maintenant ! ordonna Xénia. Tu ne reviendras pas ici !

Le patriarche de la famille Lovegood ne chercha pas à comprendre. La magie de sa sœur était clairement épouvantée, ce n'était pas le moment de demander des explications.

En moins de dix minutes, la maison avait été vidée de tout ce qu'elle contenait, y compris de ses secrets les plus obscures. Les locaux du journal subirent les mêmes décisions et la fratrie eut juste le temps de transplaner avant que tout ne s'embrase.

§§§§§

Harry ne se souvenait pas d'avoir utilisé sa magie d'une telle façon.

Encore moins contre ses propres amis.

Mais là, l'une d'entre eux était … on pouvait dire qu'elle avait littéralement pété les plombs.

Bien qu'elle soit sous surveillance médicale, personne n'aurait pu penser que Luna Longbottom, née Lovegood, aurait déployé autant de magie. Mais en apprenant que sa maison d'enfance avait explosé et que son père et sa tante n'avaient pas donné signe de vie, la blonde avait craqué. Harry, présent lorsqu'elle avait appris la nouvelle, l'avait mené dans le parc des Longbottom pour qu'elle puisse se déchaîner. Mais sa magie avait pris le dessus et le brun avait dû ériger un mur de magie pure pour ne pas que Luna ne blesse leur famille.

Sur la terrasse, Neville se tordait les mains, inquiet. Il avait été séduit par la folie apparente de sa femme mais ce n'était pas pour autant qu'il ignorait ses côtés sombres. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, si on excluait Harry pour des raisons évidentes, Luna était la plus puissante de leur bande. La jeune femme était très proche de la Nature et elle était capable de puiser dans celle-ci en cas de besoin. Alors quand elle avait envie de tout détruire pour se décharger de sa peur et de sa colère … la catastrophe était assurée. D'où la présence d'Harry qui pourrait les protéger mais également Luna d'elle-même.

Trois heures plus tard, Luna s'écroula dans les bras d'Harry qui s'empressa de la confier à son mari.

-Je suis curieux de savoir comment un si petit bout de femme peut avoir autant de puissance, souffla Sirius en lui caressant tendrement les cheveux.

-Rentrons, proposa Neville.

Toute la famille se rendit dans le salon qu'ils avaient quitté assez précipitamment. Le propriétaire des lieux refusa de laisser sa compagne qui se calait confortablement contre son torse.

-Bien, reprenons, fit Augusta. La propriété des Lovegood a été détruite hier matin. Les Aurors mènent l'enquête mais il leur a été … « conseillé » de ne pas prendre totalement cette affaire au sérieux. Mes contacts n'ont trouvé aucune trace.

-Ils sont en sécurité, souffla une voix endormie.

-Luna, sourit Neville en l'embrassant sur le front. Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Papa et tante Nia sont en sécurité, répéta Luna.

Neville l'observa longuement avant de se détendre.

-Tu penses qu'on devrait partir à leur recherche ? demanda Neville

-Les apparences, souffla Luna.

-Très bien, j'irais au Ministère pour faire pression pour les recherches, sourit Neville. Si nous poursuivons ?

-Pourquoi les attaquer ? s'étonna Draco

-Je pense au Chicaneur, réfléchit Hermione. C'est le premier journal qui ne soit pas soumis au Ministère et qui pointait ouvertement les défaillances de Dumbledore depuis des années. Quant à Xénia, elle reste la directrice du Département des Mystères qui est quasi indépendant.

-Ce n'est pas faux, concéda Neville. Mais pourquoi maintenant ? Et qui ?

-Je pense que les seules personnes qui pourraient répondre à cette question sont Xénia et Xéno, fit Sirius.

-Je vais jeter un coup d'œil sur les dégâts, fit Severus. Honnêtement, je n'ai pas confiance aux résultats des Aurors.

-Grand-mère, appela Neville. Je pense que je ne serais pas présent au Magenmagot cette semaine. Je préfère rester avec Luna.

-Mais … protesta Luna.

-Ne discute pas Luna, gronda doucement Neville. Tu as reçu un choc et je veux être entièrement à tes côtés pour que tu te remettes.

Harry quant à lui réfléchissait. Après Astoria et Draco, c'était la famille de Luna qui avait été attaquée. Il était inquiet car il ne savait pas qui serait le prochain. Il était quasiment certain que Dumbledore était derrière tout cela mais une petite voix semblait lui dire que ce n'était pas tout à fait cela.

De toute façon, l'important était de protéger la Famille.

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-Albus ?

Gellert était inquiet. Alors qu'il s'était rendu à Nurmengard pour y faire acte de présence, il semblait qu'Albus, son amant normalement alité, se soit levé. Gellert avait noté que la salle de bain avait été utilisée, ainsi que des vêtements avaient été pris. Mais il n'y avait aucune trace du malade.

Gellert commença par fouiller de fond en comble la maison avait de s'aventurer sur le domaine. Le Sorcier n'était pas rassuré. Comme son état n'était guère reluisant, il n'avait pas songé à fermer l'accès au domaine. Mais visiblement, Albus lui avait caché qu'il s'était mieux rétabli que prévu.

-Albus … qu'es-tu en train de faire ? soupira Gellert

Au fil des années, Gellert avait réfléchi et avait relativisé sa vision de la vie. Oui, il comprenait que s'allier à Hitler n'avait pas été la meilleure solution pour la postérité. Pendant qu'Albus se faisait un nom en Angleterre, Gellert s'était également fait connaître dans les pays germaniques sous l'identité de l'un de ses cousins, imaginaire. Ainsi, il avait découvert que l'accès aux écrits Sorciers les plus anciens n'était pas forcément aussi difficile qu'en Angleterre. Il n'avait pas osé dire à Albus qu'il avait pu étudier les grimoires qu'ils mourraient tellement de lire pendant leur jeunesse.

Mais surtout, au fur et à mesure de ses recherches, il avait fini par ne plus avoir peur de la mort.

Depuis sa prison, Gellert avait clairement identifié cette phobie de Voldemort et avait compris que son amant avait la même. Au début, il en avait rigolé … jusqu'à ce qu'il comprenne que c'était la raison pour laquelle il tenait tant à faire ces expériences sur les Horcruxes.

Au fil des ans, son désir de dominer le monde pour pouvoir mettre la main sur ses trésors cachés s'était peu à peu estompé. Oh, ça le tentait toujours mais ce n'était plus un désir impérieux. Il se rendait compte que la politique l'aurait mieux convenu. La voie qu'il avait empruntée était bien trop radicale et maintenant, son nom était associé à la déchéance.

-Il va faire une bêtise, comprit Gellert.

Il ne le niait pas, il aimait Albus. Mais depuis qu'il avait gagné le « respect » du peuple Sorcier anglais à la suite de sa « victoire » contre lui, il comprenait de moins en moins le Sorcier qui avait pris son cœur. Cela avait dégénéré quand il était devenu le directeur d'Hogwarts et ça avait viré au cauchemar quand Harry Potter était né. Gellert avait compris qu'Albus voulait en faire le prochain champion de la Lumière mais ce n'était que quand ce dernier était entré à Hogwarts qu'il avait compris l'étendue de l'obsession de son amant envers cet enfant. Au début, il s'était voilé la face mais à la mort de Voldemort, quand Roland Prewett avait pris sa place, ses œillères avaient volées en éclats.

L'amour ne peut justifier qu'on ferme les yeux sur des actes aussi affreux, songea Gellert.

Cela faisait plusieurs années qu'il tentait de travailler au corps son amant pour qu'il modifie son comportement tout en faisant semblant d'aller en son sens. Il avait accepté de prendre en charge Hermione Granger si son compagnon réussissait à la capturer mais pas pour la torturer, comme il l'avait sous-entendu, mais pour comprendre ce qu'Albus avait fait au Gang. L'attaque du manoir Longbottom était une regrettable erreur, à la fois de sa part et de celle d'Albus puisque ce dernier lui avait proposé de regarder dans son esprit un événement quelconque et en avait profité pour s'emparer de son esprit pour le pousser à agresser violemment Augusta et Luna Longbottom. D'ailleurs, quand il était revenu, la dispute qui s'en était suivi avait été l'une des pires de leur histoire.

Et maintenant, Albus avait disparu.

Gellert n'avait plus le choix, il fallait qu'il le retrouve.

Se changeant rapidement, il but quelques potions pour ne pas se faire reconnaître, prit une cape de sortie et quitta à son tour les lieux.

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Vladimir regarda pensivement son interlocuteur.

-Il n'a toujours pas accepté ? demanda finalement le Seigneur Vampirique

-Non, répondit Barney.

Le Vampire qui vivait avec son calice au Canada avait demandé audience au chef de la famille Romanov, malgré le fait qu'il dépendait d'un autre clan Vampirique. Barney était le Vampire de Shin qui était le maître de Severus. Vladimir avait été mis au courant de la fin de la formation du Sorcier et avait été heureux de compter un autre Mage Noir parmi ses amis.

-J'ai peur qu'il bascule, soupira Shin.

Vladimir ne pouvait qu'acquiescer. Shin, juste après avoir déterminé que Severus pouvait enfin totalement prétendre au titre de Mage Noir, leur avait avoué l'une des raisons pour laquelle il y avait si peu des leurs au monde.

-Pourquoi ne pas lui dire la vérité ? demanda Vladimir

-Cela accélérera le processus, avoua Shin. Or, je ne veux pas voir disparaître le plus jeune et le plus prometteur mage noir de ce siècle.

-Combien de temps ? demanda Vladimir

-Il lui restera sept lunes dès qu'il l'apprendra, déclara gravement Shin.

-C'est court, constata Vladimir.

-C'est pour cela qu'il ne doit pas savoir, insista Shin.

Vladimir se renfonça dans son siège. Les Mages Noirs ne sombraient pas dans la folie en pratiquant leur art, c'était ce que le Vampire avait compris d'eux. Mais Shin venait de chambouler toutes ses croyances. Le seigneur Romanov pensait honnêtement que correctement formé, Severus échapperait à cette malédiction mais le Calice venait de briser ses rêves. La folie qui caractérisait ceux qui s'essayaient à la Magie Noire avec un grand M frappait également ceux qui pouvait légitimement prétendre à en devenir de véritables. D'après Shin, les Mages Noirs ne pouvaient vivre et transmettre leur savoir s'ils n'avaient pas un lien magique puissant. Au début, Shin s'était inquiété que la Marque des Ténèbres soit le lien de Severus à la vie mais quand le Sorcier était venu à lui, il avait découvert que la Marque était un lien de mort et donc, quand Voldemort tomberait définitivement, la Marque deviendrait totalement inactive. Shin avait supplié Barney de mettre Severus sous sa protection le plus vite possible car au fur et à mesure que le temps passait, Severus perdrait de plus en plus le contrôle de sa magie. Le fait qu'il n'ait pas rendu de réponse n'était pas pour rassurer le Calice.

-Combien de temps vous pensez qu'il puisse tenir sans savoir ? demanda Vladimir

-Nous avons de notre côté le fait qu'il ait lutté des années durant contre la Marque des Ténèbres, déclara Shin. En ajoutant le fait qu'il soit un maître Occlumens, je pense que nous avons quelques mois devant nous.

-Plus de sept ? demanda Barney

-Si on négocie bien, oui, fit Shin.

-Comment peut-on l'aider ? demanda Vladimir

-Il me faudrait étudier tous les liens magiques qu'il a, répondit Shin. J'ai étudié la Marque des Ténèbres et on peut déjà l'enlever.

-Et pourquoi pas l'adoption ? se souvint Vladimir. J'ai été vraiment surpris par la puissance de ce lien.

-Il faudrait que je regarde ça de plus près, songea Shin. Mais l'idéal serait qu'il trouve son âme-sœur. Ou qu'il se marie selon les anciens rites.

-Mais pour les anciens rites, il faudrait qu'il aime autant que l'autre l'aime, fit Barney.

-Nous allons commencer par le début, trancha Vladimir. Je vais demander à Harry de venir pour que vous puissiez discuter avec lui. Après, il n'existe aucun rituel pour trouver son âme-sœur, à moins que je ne me trompe.

-Très bien, faisons cela, fit Shin.

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Sirius reprit forme humaine et s'ébroua. Depuis que Minerva, Filius et Severus avaient découvert que Nymphadora Tonks et Remus Lupin avaient eu un enfant ensemble, il retournait littéralement la terre entière pour le retrouver. Mettant en commun ses propres réseaux avec ceux de Severus, il avait pu retracer les parcours des deux parents. Tout en sachant que Remus avait été capturé alors qu'Harry avait à peine quatorze ans, le jeune Théodore devait avoir au minimum huit ans. D'après les Gobelins, la fille d'Andromeda n'était pas morte mais Sirius avait peur de ce qu'elle aurait fait de son fils.

Le lord Black se déshabilla distraitement et allait passer dans sa salle de bain attenante à son bureau lorsqu'un raclement de gorge le ramena à la réalité. Sirius sursauta.

-Bonjour parrain, sourit Harry. Tu es plutôt bien conservé pour ton âge.

-Rigole bien, souffla Sirius en remettant son sous-vêtement. Mais tu n'es pas là pour admirer ma plastique de rêve, non ?

-Tu es sûr que tu n'as pas de lien de parenté proche avec les Malfoy ? soupçonna Harry. Parce que c'est une phrase qu'aurait sorti Draco.

-Mais non, sourit Sirius en prenant place à son bureau. En quoi je peux t'aider ?

-J'ai fouiné un peu pour comprendre ce qui s'était passé avec la famille de Luna ainsi qu'Astoria et Draco, déclara Harry en s'asseyant à son tour.

-Alors ? demanda Sirius

-On se doutait que c'était une attaque de Death Eaters pour Draco et il s'avère que pour Xénia et Xéno, c'est la même chose, annonça Harry.

-Comment ça se fait ? demanda Sirius

-Xéno devait publier une liste de tous les lieux qui avaient été attaqués par Tom, répondit Harry. Il soulignait que les dernières attaques visaient toutes des écoles avec des enfants de moins de onze ans. De quoi retourner tous les soutiens de Tom.

-Et comment ils auraient pu le savoir ? s'étonna Sirius

-Ce n'était pas spécialement un secret, haussa des épaules Harry.

-Ça n'a pas l'air d'être tout, fit Sirius.

-Je ne sais pas trop, souffla Harry. En fait, si je suis venu, c'était pour consulter quelques livres de ta bibliothèque.

-Tu n'as pas besoin de mon autorisation, s'exclama Sirius.

-Même pour la partie « occulte » ? sourit Harry

Sirius lui rendit son sourire. Effectivement, Sirius avait séparé la bibliothèque en plusieurs parties. Il avait relégué les livres les plus dangereux dans une pièce scellée sur le sceau des Black, ce qui faisait qu'il était le seul à pouvoir ouvrir la salle.

-Va embêter les Elfes de maison pendant que je prends une douche, fit Sirius. Pour tout te dire, j'ai la dalle, là, mais je pue.

-Tout sera prêt quand tu descendras, promit Harry.

Tandis que le maître des lieux s'enfermait enfin dans la salle de bain, son filleul investissait les cuisines. Depuis le temps, les Elfes de maison avaient bien compris qu'Harry Potter aimait cuisiner et que ce n'était pas dans leur intérêt de l'en empêcher. Le brun prépara donc quelque chose d'assez savoureux pour caler son parrain.

Mais alors qu'il allait mettre son gâteau au four, la sonnette retentit dans la maison. Harry se redressa, assez surpris. Même si la localisation du manoir Black était connue par les bons soins de Dumbledore, peu de personnes n'avaient le courage de venir. Il termina ce qu'il faisait avant d'ôter son tablier, vérifier sa tenue et ouvrir la porte d'entrée.

-Enfin, je pensais que j'allais geler dehors ! fit une voix féminine

La silhouette voulut entrer mais Harry ne bougea pas d'un pouce.

-Bonjour, fit froidement Harry. Vous êtes ?

La capuche se rabattit pour découvrir un visage féminin. Harry se retint de grogner. Quand il avait plaqué Esther, il avait reçu des mains de son père une liste de toutes les jeunes filles et femmes à marier soumises à Dumbledore, histoire de savoir qui il faudra éviter. Il était certain que son parrain aurait la même ou sinon, il ne fréquenterait pas Eleanor Faussecreth, nièce du chef du bureau de liaison des Gobelins Cubert Faussecreth qui était l'un des contacts de l'ancien directeur d'Hogwarts au Ministère.

-L'amie de Sirius, s'irrita Eleanor. Que faites-vous chez nous, monsieur … ?

-Lord Potter-Black, répondit doucereusement Harry.

-Monsieur … commença à insister Eleanor avant de se figer.

A sa décharge, Harry avait pas mal changé depuis qu'il avait forcé les journaux à ne plus publier quoi que ce soit sur lui sans son autorisation. Ses cheveux étaient vraiment longs et cachaient sa cicatrice honnie – c'était surtout pour cacher le fait qu'elle s'était beaucoup estompée – et il avait laissé tomber les lunettes. Ses traits étaient plus définis et il s'était enfin étoffé pour devenir un homme séduisant.

-Harry ? Mais qu'est-ce que tu fais à la porte ? s'exclama Sirius

Sirius apparut aux côtés d'Harry.

-Eleanor ! fit Sirius. Je ne t'attendais pas aujourd'hui ! Entre, je t'en prie.

Harry se décala pour laisser entrer la jeune femme et resta planté dans l'entrée alors le … couple … se dirigeait vers la cuisine.

Depuis quand Sirius entretenait une telle relation controversée ? Qui plus est avec l'une des marionnettes de Dumbledore ? Si lui avait pu donner le changer avec Esther, c'était parce que depuis sa plus tendre enfance, il avait dû jouer un rôle, que ce soit pour son bien ou non. Mais Sirius était bien trop entier pour dissimuler quoi que ce soit.

Le brun leur emboîta finalement le pas et entra dans la cuisine.

-… pensé qu'Harry Potter aurait été plus poli, renifla Eleanor. Il n'a pas voulu me laisser entrer !

-Il n'était pas au courant que tu viens ici, défendit Sirius. Et puis, il a vu tellement de femmes qui ont essayé de s'incruster dans ma vie qu'il est un peu méfiant.

-Et je déteste quand on ne se présente pas, ajouta Harry en prenant place. Aux dernières nouvelles, vous n'êtes pas chez vous alors que moi si donc j'avais tout le droit de vous refuser l'entrée devant vos mauvaises manières.

-Harry, s'il te plait, tempéra Sirius.

-Pour mon parrain et uniquement pour lui, je vais oublier votre entrée désastreuse, déclara Harry. Bonjour, je suis Harry, le filleul de Sirius.

Et il tendit sa main. Il était clair qu'Eleanor était très tentée de refuser cette offre de paix. Un sourire machiavélique orna alors les lèvres du plus jeune.

-Rappelez-vous que vous n'êtes pas en position de force, fit Harry, mine de rien.

La Sorcière comprit la menace sous-jacente.

-Eleanor Faussecreth, sourit faussement Eleanor.

-J'ai vu que tu avais fait un gâteau aux amandes, sourit Sirius. Si tu le permets, nous pourrions le déguster avec une bonne tasse de thé ?

-Comme ça, nous pourrions faire connaissance, sourit Harry.

Tous les trois discutèrent donc tranquillement. Harry se surprit à apprécier la jeune femme qui avait de la répartie et avec qui on pouvait discuter ouvertement.

Alors que Sirius s'était éclipsé quelques instants, Eleanor se tourna vers Harry.

-Je suis vraiment désolée pour la mauvaise impression que je vous ai donnée, déclara Eleanor. Je ne m'attendais pas à ce que Sirius ait des invités et je ne vous ai pas reconnu de suite. Je me rends compte que j'agissais comme si j'étais chez moi et je n'avais pas tenu compte du fait qu'il avait encore de la famille. Je me suis conduite comme la pire des garces. Mais j'ai tellement peur qu'on croie que je fréquente Sirius uniquement pour son argent.

-J'accepte vos excuses, dit Harry. Mais sachez que si vous avez ce comportement avec les autres membres de notre cercle, nous n'aurons aucun scrupule à vous faire vous éloigner définitivement de Sirius.

Eleanor déglutit difficilement puis hocha la tête.

-Bien, nous nous sommes compris, sourit Harry.

Sirius revint à ce moment et Harry partit finalement une heure plus tard, des questions plein la tête.

§§§§§

Severus et Harry se tenaient dans un coin du cimetière Moldu, observant presque avec dégoût le spectacle qu'était devenu l'enterrement en cours.

-Pourquoi sommes-nous ici ? demanda Harry

-Je n'en croyais pas mes yeux quand j'ai vu la rubrique nécrologique, expliqua Severus. Je voulais en être sûr.

Les deux Sorciers regardaient Molly Prewett pleurer toutes les larmes de son corps sur le cercueil de son unique fille tandis que son fils montrait clairement son désintérêt.

-Comment Ginny est morte ? demanda Harry

-Officiellement, elle est sur la liste des victimes de la dernière attaque de Voldemort sur Diagon Alley, révéla Severus.

-Elle a eu lieu il y a trois semaines, non ? releva Harry

-D'après Molly, les Médicomages de St Mungo ont tenté de la sauver avant de s'avouer vaincus, répondit Severus. Mais je ne crois pas qu'elle sache que St Mungo refuse de s'occuper des reniés.

-Tiens donc, sourit Harry. Quelle est la version officieuse ?

-Ginny a été agressé alors qu'elle rentrait chez elle, répondit Severus.

-Agressée ? tressaillit Harry

-Pas de viol, si c'est ce qui t'inquiète, tempéra Severus. Mais on s'est acharné sur elle à un tel point que les policiers Moldus ont eu du mal à la reconnaître.

-Comment le monde Sorcier a eu vent de l'accident ? s'étonna Harry

-Un concours de circonstances, fit Severus. Comme Voldemort attaque de plus en plus le monde Moldu, les Aurors sont plus attentifs aux crimes qui ont lieu dans le monde Moldu et qui leur paraissent étranges. Elle portait un bracelet enchanté qui a attiré leur attention.

-Un coup de chance, constata Harry.

-Ce n'est pas le plus drôle, fit Severus. Molly n'avait même pas averti les Aurors de la disparition de sa fille. Ce n'est qu'une semaine après qu'on ait découvert le corps de Ginny, quand les Aurors ont convoqué Molly qu'elle s'est rendue compte qu'elle n'était pas partie volontairement.

-Quand on sait qu'elle avait toujours un œil vigilant sur ses enfants … souffla Harry. C'est moi ou le comportement de Molly est exagéré ?

-Elle en fait trop, confirma Severus. Encore plus quand on sait qu'elle ne s'était même pas aperçue de sa disparition alors qu'elle l'a toujours eu sous les yeux.

-Il n'y a pas beaucoup de monde, constata Harry.

-Cela t'étonne ? railla Severus. Ils ont été reniés donc indigne de la haute société. Et s'ils n'ont pas changé de comportement, personne n'aurait envie de rester avec eux.

Le plus jeune observa la scène. Mis à part le mage en charge de la cérémonie, il n'y avait que Molly en larmes et Ron le regard clairement désintéressé. Un éclat en face d'eux lui fit plisser le regard et il laissa sa magie s'étendre discrètement dans les lieux.

-Je me disais aussi … murmura Harry.

-Qu'est-ce qui se passe ? demanda Severus, interpellé

-Certains Weasley sont présents, annonça Harry. En fait, toute la famille.

-Les liens du sang semblent très forts dans cette famille, songea Severus. Dans un seul sens, malheureusement.

La cérémonie ne dura pas longtemps et très vite, les Prewett disparurent. Harry attendit qu'ils aient quitté les lieux pour s'avancer vers la tombe. Quelques minutes plus tard, la famille Weasley s'avança.

-Harry, salua Arthur.

-Arthur, répondit Harry.

-Je ne pensais pas que tu serais là, souffla le patriarche. Les membres de cette famille n'ont pas été … aimables avec toi.

-J'avoue que c'était plus la curiosité qui nous a amené ici, répondit Harry. Je vous présente Seth Prince, un ami qui a bien voulu m'accompagner. Seth, voici Arthur Weasley et ses fils Bill, Charlie, Fred et Georges.

-Messieurs, salua Seth. Enchanté de vous rencontrer.

-Nous de même, répondit Arthur au nom de sa famille.

Harry avait rencontré Arthur quand Dumbledore avait voulu l'obliger à séjourner au Burrow. Parfois, les jumeaux invitaient le brun pour dîner avec les membres de leur famille. Mais jamais Arthur n'avait eu l'occasion d'être présenté officiellement à lord Prince.

-Votre absence pendant la cérémonie m'a étonné, fit Harry. .

-Nous n'avions pas été conviés, expliqua Bill. Mais heureusement, nous avons pu trouver où rendre un dernier hommage à notre sœur.

-Depuis quelques années, nous avons repris contact avec elle, souffla Charlie. Nous avions enfin retrouvé notre sœur …

-J'aurais cru qu'avec votre ex-femme … fit Seth.

-Je ne sais pas comment mais elle a réussi à le lui cacher, sourit tristement Arthur. Elle semblait vraiment désolée de son comportement pendant son adolescence mais qu'elle était obligée de rester avec sa mère …

-C'était étrange la façon dont elle insistait sur ce point, fit Fred.

-Nous devrions y aller, proposa Seth. Ne dérangeons pas le repos de ceux qui ne sont plus.

La tribu rousse jeta un dernier coup d'œil sur la tombe fraîche avant d'emboîter le pas aux deux bruns. Tous se rendirent dans un restaurant d'High Alley où ils prirent une solide tasse de thé.

-Je ne crains connaître que Fred et Georges, fit Seth.

-C'est parce que je suis leur associé dans leur boutique, sourit Harry.

-Je suis le directeur du Bureau du Détournement de l'Artisanat Moldu, déclara Arthur. Bill est Briseur de Sorts à Gringotts et Charlie Zoomage en Roumanie. J'ai encore un autre fils, Percy, qui est secrétaire au Ministère.

-Ce sont de belles carrières, félicita Seth. Je ne comprends pas pourquoi vos deux derniers enfants n'ont pas suivi votre exemple.

-C'est une histoire pour les soirs où tu voudras vraiment avoir peur, ricana Harry. J'avoue avoir une image négative de Ginny mais on m'a toujours dit de ne pas médire sur les morts. Parlez-moi d'elle.

-Ginny n'était pas foncièrement méchante petite, soupira Charlie. Elle était privilégiée par Molly mais je pense qu'elle a été habituée à avoir tout ce qu'elle voulait.

-Comme tous les gosses, elle piquait des crises quand elle n'avait pas ce qu'elle voulait mais une fois qu'on lui expliquait pourquoi elle ne pourrait pas l'avoir, elle se calmait, sourit Georges.

-Elle adorait se glisser dans notre lit pour écouter les histoires qu'on inventait spécialement pour elle, ajouta Fred.

-Mais son comportement a changé quand elle a eu dix ans, soupira Arthur. Elle s'est mise à jurer que par toi, Harry, tout comme Ron. Elle a commencé à se prendre pour la prochaine lady Potter.

-Avant que je ne parte pour la Roumanie, je lui ai signalé que si elle voulait vraiment prétendre à ce titre, il lui faudrait d'abord gagner le cœur d'Harry au lieu de s'imposer, sourit Charlie. Mais elle était certaine que son mariage était acté, ce qui m'avait intrigué à l'époque.

-Dès le moment où elle est entrée à l'école, je n'ai plus eu de nouvelles d'elle, soupira Arthur. Elle écrivait exclusivement à Molly.

-Quand elle a quitté Hogwarts, on a commencé à recevoir des lettres de sa part, fit Georges. Elle nous présentait ses excuses et nous demandait notre avis pour savoir comment reprendre contact avec le reste de la famille.

-Au fur et à mesure, nous nous sommes revus et quand nous lui avons proposé de lui fournir un appartement et un boulot, elle fondait en larmes et nous disait qu'elle ne pouvait pas quitter Molly comme cela, déclara Fred.

Seth ne pouvait douter de leur sincérité et il n'avait pas besoin de Legilimencie pour cela. Mais la situation l'interpellait. Le comportement de Ginny Prewett était étrange. Pendant sa scolarité, il voyait bien qu'elle ne regrettait jamais ses actes, encore plus quand elle se prenait la tête avec ses serpents et le Gang. Mais d'après le témoignage des Weasley, elle avait été trois personnes totalement différentes en seulement vingt-cinq ans. Dommage qu'il n'ait pas eu cette information avant sa mort sinon, il aurait mené l'enquête. Quoique … il pouvait toujours le faire.

-Qu'allez-vous faire maintenant ? demanda Harry

-Même si elle était reniée, cela fait un choc de savoir que nous ne la reverrons plus, soupira Arthur.

Entendant la voix de leur père se casser, Bill prit les choses en main.

-Nous allons y aller, décida Bill. Merci pour le thé et nous vous disons à bientôt.

Tous se saluèrent avant de rentrer chacun chez soi. Harry se tourna vers son père.

-Quelque chose te gêne, comprit le plus jeune.

-La petite Prewett ne ressemblait pas de près ou de loin à l'image qu'elle projetait, constata Severus.

-C'est vrai, concéda Harry. Mais elle n'est plus là.

Severus ne put acquiescer.

§§§§§

Hermione se regarda dans le miroir.

Les blessures qu'elle avait eues en Allemagne s'étaient définitivement estompées mais ce n'était pas pour autant qu'elle n'en avait d'autres. En tant que protégée du clan Romanov et plus particulièrement de Vladimir et de Nolan, elle devait souvent se frotter aux autres Sorciers du clan qui voulaient lui faire payer sa place de privilégiée. Ils apprenaient simplement qu'elle ne l'avait pas obtenue en vendant son cul, comme ils lui crachaient si souvent au visage.

Mais pas aujourd'hui.

-Hermione … souffla une voix.

Anastasia prit dans ses bras sa compagne pour une douce étreinte.

-Tu t'es battue ? demanda Anastasia. A ton âge …

-Si seulement, soupira Hermione. J'étais en Angleterre pour retrouver les cimetières Sorciers et j'ai été attaquée par des sortes de chiens géants … Anastasia ?

La femme s'était violemment raidie à la mention de chiens géants. Craintivement, elle effleura l'esprit de l'autre et regarda le souvenir en question. Elle reconnut sans peine les hurlements qu'elle avait déjà entendus en Angleterre huit ans auparavant. Les Chiens de l'Enfer, des créatures que les Vampires craignaient particulièrement.

-Est-ce que tu vas bien ? se précipita Anastasia en commençant à l'examiner sous toutes les coutures

-Anastasia, du calme ! protesta Hermione. Je me suis fait malmenée mais j'ai réussi à m'en débarrasser en utilisant la magie de sang.

-Où tu étais quand ils te sont tombés dessus ? demanda Anastasia

-Vers Scarborough, se rappela Hermione.

Elle lui raconta la confrontation ce qui plongea la maître Spirituelle dans le silence.

-Anastasia ? appela Hermione

La brune fut choquée quand elle vit sa compagne se mettre à pleurer.

-Anastasia ! s'exclama Hermione en se précipitant vers elle. Je suis là, amour. Qu'est-ce qui se passe ?

-J'ai failli te perdre et je n'étais même pas là pour te protéger ! hoqueta Anastasia

-An … souffla Hermione en lui caressa le visage. Ce n'était que des chiens errants …

-Ce n'était pas que des chiens errants ! éclata Anastasia. Tu aurais pu te faire tuer !

-Sèche tes larmes, pria Hermione. C'est fini. Je serais plus prudente. Tu vas voir, tout va bien se passer.

Anastasia essuya rageusement ses larmes.

-C'est sûr, gronda Anastasia. On va te soigner, puis on ira voir le seigneur Vladimir et ensuite, je vais mettre les points sur les i dans le clan.

Hermione écarquilla des yeux. Non, Anastasia ne voulait pas dire … ?

-An … fit Hermione. Tu veux nous dévoiler ?

-Oui, répondit Anastasia. Il est temps qu'on sache avec qui je suis pleinement heureuse. J'en ai marre qu'on essaie de me coller Kenji dans les pattes d'un côté et qu'on essaie de tuer ma compagne tous les quatre matins de l'autre. Je sature, là.

Hébétée, Hermione se laissa porter par la tornade Anastasia. C'était véritablement la première fois qu'elle la voyait … eh bien, péter les plombs. Les attaques contre les différents membres de la Famille stressaient beaucoup de monde mais la brune n'avait jamais réalisé l'impact que ça avait eu sur Anastasia qui était en sécurité en Sibérie, loin de la toile d'influence de Dumbledore et de Voldemort.

Hermione prit la main d'Anastasia pour calmer son vent de folie.

-Je t'aime, souffla Hermione en posant ses lèvres sur les siennes.

-Je t'aime aussi, sourit Anastasia un peu plus calme. Maintenant, c'est nous contre le reste du monde.

-Ensemble, sourit à son tour Hermione.

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-Un instant, jeune héritier, interpella un tableau.

Draco, qui ne faisait que passer dans le couloir, s'arrêta. Les tableaux du manoir Malfoy avaient pourtant appris à ne pas interrompre les adultes de la famille sans raison. Par contre, quand il s'agissait des enfants, ils se lâchaient et il l'avait appris à ses dépens. Mais là …

-Abraxas, s'inclina Draco en saluant son grand-père.

-Dans la Salle des Ancêtres, indiqua Abraxas. Je pense que ça vous sera utile.

-Bien, je m'y rends immédiatement, fit Draco.

Le blond essaya de ne pas froncer des sourcils alors qu'il se rendait dans la pièce désignée. Il était rare que les tableaux convoquent les vivants, sauf s'ils avaient des informations qu'ils ne devaient délivrer que si les conditions étaient réunies.

-J'ai presque failli attendre, grogna une voix.

-Si vous voulez être obéi immédiatement, vous auriez pu vous déplacer vous-même, lança méchamment Draco.

-Comment osez-vous ! rugit la voix

-J'ose parce que je n'en ai rien à faire de vos états d'âme, claqua Draco. C'est uniquement par respect pour mon grand-père que je suis ici. J'ai d'autres choses à faire, comme protéger ma femme et mon futur enfant.

-C'est pour cela que tu es ici, grogna la voix. Je ne t'apprends rien en déclarant que la magie du sang est ce qui est de mieux pour protéger les personnes. Derrière mon tableau, il y a la formule correspondante. Elle a été effacée de tous les grimoires existants à cause de ses conditions extrêmement restrictives.

Draco s'approcha et eut un choc. Le tableau qui lui faisait face était le sien ! Les mêmes traits, les mêmes froncements de sourcils, tout !

-Dites-moi que je rêve … souffla Draco. Vous êtes lequel de mes ancêtres ?

-Ce ne serait pas drôle si je te le disais, ricana le tableau avec un sourire canaille, identique à celui de Draco. Reviens faire un tour ici quand tu auras trouvé, j'ai besoin de rire parmi ces vieux croûtons !

-Cette fois, c'est définitif, je suis devenu fou … grommela Draco en récupérant les instructions pour la future protection d'Astoria et en quittant la pièce.

Impossible que l'un de ses ancêtres soit exactement comme lui !

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Ginny se réveilla difficilement.

Alors qu'elle rentrait après une journée de travail, elle avait reçu un coup derrière la tête et avait perdu connaissance. Elle ne savait pas combien de temps elle était restée inconsciente mais là, elle commençait à se poser des questions.

La chambre qu'elle occupait était très chaleureuse dans des tons solaires. Le lit était moelleux, les draps doux. Dans l'un des coins de la pièce, elle apercevait une pièce d'eau mais concernant la fenêtre qui laissait entrer la lumière, il n'y avait aucun moyen de l'ouvrir.

-Au cas où vous vous poseriez la question, nous vous avons maintenu endormie pendant trois semaines, fit une voix.

Ginny se retourna brusquement et reconnut l'une des femmes qui avait accompagné l'envoyée de Luna. Elle se redressa et la regarda.

-Bonjour madame, salua Ginny.

-En fait, le terme correct serait « bonsoir », corrigea Lorelei. Avez-vous des questions ?

-Où suis-je ? demanda Ginny après un temps de silence

-Dans un endroit tenu secret, répondit Lorelei. Tant que nous ne savons pas si nous pouvons vous faire confiance, vous n'aurez aucune information. Ce n'est donc pas la peine que vous insistiez.

-Ma mère risque de s'inquiéter … fit Ginny.

-Elle vous a mis en terre hier, annonça Lorelei.

-Pardon ?! hoqueta Ginny

-Aux yeux du monde Sorcier, vous êtes morte lors de la dernière attaque de Voldemort, explicita Lorelei. Pour votre mère et votre frère, vous avez été violemment agressée dans une ruelle de Londres et votre corps a été découvert par des policiers Moldus.

-Je suis … morte ? fit Ginny

-Pour tout le monde, oui, confirma Lorelei.

-Pourquoi ? murmura Ginny

-Ginevra Prewett n'avait plus aucun avenir, sourit Lorelei. Mais vous êtes très intéressante, autant par ce que vous avez subi que par vos capacités. Vous allez commencer par vous soigner car votre état de santé est déplorable. Je ne félicite pas la personne qui s'occupait de vous avant !

-C'était ma mère … souffla Ginny.

-Je maintiens ce que je dis, assura Lorelei. Quand vous serez remise sur pied, vous commencerez l'apprentissage de votre nouvelle vie. Mais cela sera conditionné aux réponses que vous nous apporterez.

-Que voulez-vous dire ? demanda Ginny

-Vous savez que votre vie a été manipulée depuis que vous êtes entrée à l'école, déclara Lorelei. Vous savez que beaucoup de vos actes n'étaient pas naturels. Nous devons savoir exactement ce qu'on vous a fait pour déterminer ce que vous allez faire par la suite.

-Est-ce que je saurais ce qui m'est arrivé ? demanda Ginny

-Bien entendu, sourit Lorelei. Il s'agit de votre vie !

-Ce serait la première fois qu'on s'en rendrait compte, grogna Ginny.

-Reposez-vous, conseilla Lorelei. Les prochains jours vont être chargés.

L'instant suivant, Lorelei avait disparu de la chambre et Ginny se recoucha.

Enfin, elle était entre de bonnes mains.