Baby-boom ou quand on devient parent … qu'on le veuille ou non
-Qu'est-ce que tu fiches ici ? grogna Ron en rentrant à la maison
-Ron … pleurnicha la jeune fille.
-RON ! gronda Molly. Cette jeune fille vient de m'annoncer qu'elle est enceinte ! De toi !
-Et tu crois sur parole une pute ? ricana Ron. Je ne dois pas être le seul à se l'être faite !
Molly fronça des sourcils. Depuis qu'il avait quitté Hogwarts, son fils était de plus en plus vulgaire. Et ça s'était aggravé depuis la mort de Ginny. Elle ne s'était jamais intéressée plus que de raison à son comportement, concentrée comme elle l'était sur le meilleur moyen d'introduire Ginny dans l'aristocratie Sang Pur pour leur permettre de sortir de leur médiocrité mais maintenant qu'elle était morte …
Mais là, si cette Moldue disait vrai, ce n'était vraiment pas le moment. Albus avait disparu et donc elle n'avait plus d'argent pour la faire vivre avec son fils. Si en plus elle devait prendre en charge une fille et son gamin …
Sans perdre de temps, elle figea la gamine éplorée.
-Ron ! gronda Molly. On ne peut pas avoir un gosse dans les pattes ! Je n'ai pas le temps ! Nous n'avons plus d'argent ! Si au moins tu travaillais …
-Et je ferais quoi ? fit Ron. J'ai cherché et personne ne veut d'un renié.
En fait, il n'avait pas cherché mais il n'allait pas le dire à sa mère. Il tenait à sa vie, merci.
-On va déjà vérifier si ce mouflet est de toi, fit Molly. Ensuite, si c'est le cas, il faut que tu réfléchisses si tu veux prendre tes responsabilités.
-Mais c'est pas ma faute ! protesta Ron
-Il faut être deux pour faire un gosse ! claqua Molly. Quelle idée de ne pas avoir pensé à te protéger …
-Mais … protesta Ron.
-Je te le dis tout de suite, si tu le gardes, tu te débrouilles tout seul ! J'ai déjà eu sept enfants, ce n'est pas pour m'occuper d'un huitième !
Molly préleva quelques gouttes de sang pour être sûre que l'enfant à venir était bien un Prewett puis laissa Ron s'occuper de la jeune fille.
§§§§§
Il était rare que Sarah appelle Harry à propos de Lindsay. Alors quand le téléphone avait sonné, le jeune homme avait tout laissé tomber pour se rendre à l'école de l'enfant.
-Monsieur Potter, salua la directrice.
-Potter ? piailla une voix criarde. Je pensais qu'on allait voir le père de cette fichue gamine ! Et pas un gosse à peine sorti de l'enfance !
Harry se tourna vers le couple déjà présent. Il ne fallait pas être Merlin pour voir qu'ils étaient une version aussi détestable des Dursley, persuadés de détenir la bonne parole alors qu'ils cultivaient l'hypocrisie et la mauvaise foi au rang d'art.
-Si vous êtes prêts à aller au cimetière, je vous y emmène dès que vous le voulez, sourit mielleusement Harry. Madame Foley.
-Installez-vous, je vous prie, sourit Jenny Foley, la directrice de l'école maternelle. Je vous présente monsieur et madame Kil, les parents de la jeune Chanel. Avec Lindsay, elles se sont disputées violemment, au point qu'elles en sont arrivées aux mains. Mademoiselle Wallace a obtenu que Lindsay s'excuse d'avoir porté le premier coup mais les Kil tiennent quand même à porter plainte pour coups et blessures.
Harry se retint de lever les yeux au ciel.
-Pourquoi se sont-elles battues ? demanda Harry
-Cette gamine a insulté la nôtre ! piailla Mrs Kil
-En quels termes ? demanda calmement Harry
-Il l'a traité de peste ! gronda Mrs Kil
-C'est tout ? s'étonna Harry. Madame Foley, rassurez-moi, vous ne m'avez pas fait venir pour cela ?
-Pas tout à fait, s'excusa Jenny. Depuis la rentrée scolaire, elles se heurtent assez souvent. Malgré leur jeune âge, des mots assez graves sont échangés. D'après ce que j'ai pu comprendre, Chanel reproche à Lindsay son statut d'orpheline et Lindsay son comportement autoritaire et condescendant.
-Nous sommes bien d'accord, elles ont à peine cinq ans, non ? fit Harry
-Oui, monsieur Potter, sourit Jenny. Je vous l'accorde, je me serais attendue à cette situation avec des enfants de dix ans au moins. Mais nous sommes là. Dès les premières altercations, je les ai séparées mais cela continue quand même. Je suis obligée de renvoyer l'une d'entre elles pour le bien des autres élèves.
Harry se renfonça dans son siège. Sarah lui avait déjà parlé de la situation avec les Kil et les lui avait décrits avec force de détails. Hautains, arrogants, et ce n'étaient que les premiers qualificatifs qu'on pouvait leur coller. Même sans leur intervention, il avait déjà un plan pour retirer Lindsay de cette école Moldue, puisque la guerre dans le monde Sorcier pouvait le pousser à s'enfuir sans délai.
En attendant, il se croirait revenu à l'époque où on voulait imposer l'adoption de Lindsay. Il allait suivre la même méthode.
-Bien, madame Foley, sourit Harry. Est-ce que je peux supposer qu'à leur âge, ces jeunes filles ne font que répéter ce que leurs parents disent ?
Le brun vit du coin de l'œil que les Kil pâlissaient.
-C'est la supposition la plus plausible, concéda Jenny.
-Donc ce n'est pas la peine de faire venir ces jeunes filles pour qu'elles s'expliquent, sourit malicieusement Harry. Si vous me le permettez, je vais expliquer pourquoi Lindsay se permet d'appeler cette petite fille « peste ». Mademoiselle … Chanel, si je ne me trompe pas, pense qu'elle a l'autorisation de rappeler sans cesse à Lindsay qu'elle n'a plus de parents et que je ne suis pas là aussi souvent que je ne le pourrais. Elle lui rappelle sans arrêt que Sarah Wallace n'est que sa gouvernante et non sa mère. Les propos de mademoiselle Chanel agacent également Sarah qui attendait que je sois disponible pour aller voir les Kil ici présents. « Peste » est le mot le plus neutre et le seul qu'utilise Sarah pour appeler Chanel Kil. Bien moins vulgaire que « bâtarde » ou encore « moins que rien », « inutile » et « chienne d'orpheline » que mademoiselle Chanel déverse à longueur de journée.
Sarah n'était pas du genre à se plaindre mais les Kil avaient mis ses nerfs à rude épreuve. Le couple était imbuvable et ne se gênait pas pour donner leur opinion sur tout et tous à portée d'ouïe des autres parents et de leurs enfants. Tout le monde en prenait pour son grade et ce uniquement parce qu'ils étaient les propriétaires de la maison la plus luxueuse de la petite ville.
Une copie conforme des Dursley. Tout pour plaire. Il n'y avait qu'un pas pour imaginer – non, pour être sûr – que cette Chanel deviendrait une véritable délinquante.
-Monsieur et madame Kil ? fit Jenny Foley. Pourquoi avez-vous une opinion aussi mauvaise de Lindsay ?
-Cette gamine n'a pas à approcher notre fille ! piailla Mrs Kil. Une orpheline, vraiment ! Qui sait ce qu'elle pourrait faire à Chanel qui est polie comme tout !
-Je ne sais pas, lui montrer les bonnes manières peut-être ? railla Harry
-Allons, s'il vous plait, fit Jenny en se retenant de pouffer. Madame Kil, je suis obligé de réfuter votre affirmation. Chanel est l'enfant qui dit le plus de gros mots de l'école.
-Ce n'est pas vrai ! gronda Mr. Kil
-Vous n'avez toujours pas répondu à ma question, intervint Harry. Que reprochez-vous à ma pupille ?
-Les orphelins n'ont rien à faire avec nous ! assura Mrs Kil. Ses manières sont déplorables et ils ne sont que des bouches inutiles à nourrir ! Comment pouvez-vous vous encombrer d'elle, monsieur Potter ?
-Lord Potter, corrigea sèchement Harry.
Le brun ne pouvait croire qu'il était tombé sur des personnes aussi étroites d'esprit que les Dursley. De toute façon, il n'y avait qu'une seule façon de traiter avec ce genre de personnes.
-Pardon ? fit Mr. Kil, interloqué
-Monsieur Potter ici présent est pair de ce royaume, expliqua Jenny. Lindsay Dursley est sa cousine qu'il a recueillie après le décès de sa mère puisque son père était également décédé.
Jenny Foley avait toujours eu du mal avec les Kil. Leur aîné, Clive, en primaire, était aussi insupportable que sa sœur. Alors leur rabattre le caquet était un rêve qui se réalisait, surtout si elle avait le concours du plus prestigieux des parents d'élèves. Elle avait été mise au courant du titre d'Harry Potter et elle avait gardé le secret à sa demande. Mais là, c'était une chance pour qu'ils cessent de prendre tout le monde de haut.
-Je travaille à la Chambre des Lords, se rengorgea Mr. Kil. Il n'y a pas de lord Potter.
-Oh, alors vous préférez avoir à faire avec mon parrain lord Sirius Black ? railla Harry. Sinon l'un de mes meilleurs amis, lord Longbottom. Vous avez aussi le choix avec deux autres très bons amis à moi, lord Malfoy par exemple ou même lord Nott.
Harry se retint de sourire quand le teint de ce cher monsieur Kil blanchit. Malheureusement pour lui, ses amis les plus proches étaient également à la Chambre des Lords. Il pouvait nier son siège mais pas cinq.
-Un lord ne mettrait jamais son enfant dans une école publique, assura Mrs Kil.
-Veuillez ne pas présumer de ce que les miens et moi pouvons faire, rétorqua sèchement Harry. Vous ne connaissez pas Lindsay et vous vous permettez de la juger. Vous critiquez les autres mais vous ne remettez jamais en cause votre propre comportement. Un orphelin, une bouche inutile ? Est-ce que vous vous entendez parler ? Si vous vous donniez la peine d'aller au-delà de leur manque de parents, vous pourriez vous apercevoir que certains ont révolutionné le monde, y compris le vôtre étriqué.
Harry se tourna vers Jenny Foley.
-Si aucun compromis n'est trouvé, je compte retirer Lindsay, annonça Harry.
-Vous ne vous attendez pas à ce que ce compromis soit le renvoi de notre fille, non ? grinça Mrs Kil
-Vous aimeriez bien, sourit Harry. Mais contrairement à vous, je ne retirerai pas la chance à un enfant de bien démarrer sa vie sous des prétextes fallacieux. Madame Foley ?
-Lindsay est une élève qui se plait beaucoup dans cette école, rappela Jenny. A son âge, un changement aussi brusque pourrait la perturber.
-C'est ce que Sarah m'a souligné, acquiesça Harry. Mais ça doit être la dernière extrémité.
-Je comprends, fit Jenny.
-Parce qu'il est soi-disant lord, vous allez accéder à tout ce qu'il veut ? grinça Mrs Kil
-J'accède aux demandes de lord Potter parce que sa préoccupation première est le bien-être de Lindsay, déclara fermement Jenny. Surtout qu'elles ne sont pas hallucinantes.
La directrice se tourna vers Harry.
-Lindsay est assez nerveuse, commença Jenny. J'en avais discuté avec mademoiselle Wallace comme avec vous.
-Comme vous me l'avez conseillé, Lindsay fait une activité sportive une fois par semaine soit avec Sarah, soit avec moi, sourit Harry. Sarah m'a dit qu'elle avait moins de retour d'agressivité.
-C'est exact, confirma Jenny.
Elle se tourna vers les Kil.
-J'ai eu plusieurs rapports concernant le langage vulgaire de Chanel, fit Jenny. L'instituteur de Chanel vous a vu tous les deux pour en parler mais votre fille n'a pas changé. Pire, quand des élèves lui faisaient comprendre qu'ils n'appréciaient pas ce qu'elle disait, elle est devenue violente. Ce comportement a aussi été remonté mais rien n'a été fait.
-Pourquoi ? renifla Mrs Kil. Notre fille ne fait que répéter ce que ses camarades disent. Elle est toujours extrêmement polie avec les autres.
-Je pourrais presque vous croire … si elle ne se montrait pas aussi grossière avec les enseignants, railla Jenny. Son instituteur est catégorique : d'après Chanel, elle serait bien mieux avec sa mère à la maison.
Harry était prêt à parier que l'aimante mère au foyer devait tromper son mari aimant aux yeux de tous. Il était presque sûr que leur adorable fille était au courant.
-Je pense que je vais accéder à sa demande … menaça Mrs Kil.
-C'est vous qui décidez, sourit Jenny. Mais toute scolarité à domicile est très étroitement surveillée et un programme bien défini doit être suivi. La Couronne déteste laisser ses enfants sans aucune chance de s'épanouir …
Harry observa Jenny Foley d'un œil nouveau. Pour n'avoir rencontré que des directeurs d'école qui ne faisaient que s'aplatir devant les parents qui avaient le plus de pouvoir, de gré ou de force, ou qui manipulaient le monde pour qu'il soit conforme à ce qu'ils voulaient, le brun était surpris par cette femme qui tenait tête aux parents les plus bornés de son école. Un enfant retiré de son école pouvait donner une mauvaise image de l'école que Jenny Foley dirigeait mais la menace de la surveillance du Ministère de l'Education voire de celle des services sociaux pouvaient ruiner la réputation des Kil qui semblait y tenir comme à la prunelle de leurs yeux. La menace de la directrice était bien plus dangereuse sur le long terme que la pathétique tentative d'intimidation des parents.
-Comment osez-vous nous menacer ? tempêta Mr Kil
-Elle ne vous menace pas, intervint Harry. Elle vous énonce simplement les conséquences de vos menaces. Tout enfant signalé hors du circuit scolaire est surveillé très étroitement. La Couronne veut éviter qu'il y ait des catastrophes.
Harry sortit son téléphone portable, mis sur silencieux pour le rendez-vous. Il servait essentiellement à Sarah mais Hermione aimait bien l'appeler, surtout quand elle se trouvait en Sibérie auprès d'Anastasia. Le message lui fit légèrement écarquiller les yeux.
-Lindsay quitte l'école dès aujourd'hui, annonça Harry.
-Milord … fit Jenny Foley.
-Ce n'est pas contre vous, sourit Harry. Encore moins à cause du comportement hypocrite et totalement faux de la famille Kil. Mais il s'avère qu'il est préférable que Lindsay aille vivre avec des enfants de son rang, comme me l'a fait si justement comprendre madame Kil ici présente.
-C'est définitif ? fit Jenny
-Malheureusement oui, fit Harry en se levant. Maintenant, la situation est résolue, puisque Lindsay part de votre école. Mais vous vous doutez bien que le comportement préoccupant de Chanel Kil ne va pas s'arrêter, loin de là. Je vous conseillerai vivement de faire intervenir une psychologue, voire les services sociaux. Si vous me le permettez, je vais y aller.
-Bien sûre, milord, sourit Jenny en se levant à son tour. Je vous souhaite une bonne continuation.
-A vous aussi, répondit Harry. Oh, et si vous avez des problèmes du même genre, ma porte vous sera toujours ouverte.
-Merci, déclara Jenny, émue.
-Monsieur et madame Kil, salua Harry. Au plaisir de ne jamais vous revoir.
Le brun n'attendit même pas pour quitter la pièce. Il se dirigea vers la classe de Lindsay qu'il récupéra et se rendit à la maison où Sarah fut surprise de les voir tous les deux – il était à peine quatorze heures trente.
-Harry ? fit Sarah
-On fait les bagages, annonça Harry. Tout de suite. Dans une heure au maximum, nous devons être partis.
Sarah ne s'embarrassa pas de questions. La guerre dans le monde Sorcier et la multiplication des attaques dans le monde Moldu leur avait fait mettre en place une procédure d'urgence. Le strict minimum était toujours prêt dans quelques sacs faciles à transporter et tout le reste n'avait aucune valeur financière ou sentimentale. Dix minutes plus tard, la voiture d'Harry les emmenait tous les trois loin de la ville. Le brun commença à souffler quand ils furent dans la campagne anglaise. Il regarda une nouvelle fois le message qui l'avait mis sur le pied de guerre.
Il sortit une télécommande et appuya sur un bouton. L'instant suivant, une explosion se fit entendre, faisant sursauter Sarah qui tenait Lindsay endormie.
-Qu'est-ce que c'est ? demanda Sarah
-Une précaution, répondit doucement Harry. Seulement une précaution …
C'était la seule chose qu'il pouvait faire : faire en sorte d'évacuer l'école avant l'arrivée des Death Eaters …
§§§§§
Sirius et Severus se tenaient devant une maison Sorcière somme toute normale. Mais ils ne venaient pas pour une visite de courtoisie.
Selon leurs informations, ce serait là que vivraient Nymphadora Tonks et son fils Teddy. Leurs suppositions commençaient à être confirmées puisque la maison possédait des protections trop puissantes pour elle. Severus se tâtait de chercher la signature magique de Dumbledore mais comme il était aux abois depuis l'attaque d'Hogwarts, il ne savait pas s'il n'avait pas mis une alarme voire quelque chose de pire pour les attendre.
Sirius recula dans un coin sombre puis se transforma en Sinistros pour faire le tour de la propriété. Quand il revint sous forme humaine, son air était sombre.
-Il y a un soupirail qui donnait sur un cave, déclara Sirius. La porte est pire que celle d'un coffre-fort et les murs sont recouverts de traces de griffures.
-Quatre-vingt-dix pourcents des enfants dont l'un des parents est un loup garou en devient un, rappela Severus. C'est pour cela que le Ministère a fait en sorte qu'ils ne se reproduisent pas.
Sirius hocha de la tête. A cause de cette loi implicite, les loups garous de moins de quinze ans, quand ils étaient attrapés par le Ministère, subissaient une vasectomie de force et exilés hors du pays, quand ils ne mourraient pas dans le processus, et les plus âgés étaient chassés comme de vulgaires lapins et abattus sans sommation, sous forme de loup comme humaine. Dans le cas de Remus, Sirius avait toujours cru qu'il s'était soumis à l'opération mais visiblement, non.
-Je me demande pourquoi Dumbledore a tellement voulu que Tonks ait un enfant avec Lupin, fit Severus.
-J'ai eu le temps d'y réfléchir, fit Sirius. Pour le Sorcier lambda, y compris pour Dumbledore, les créatures magiques n'ont pas leur place dans le monde Sorcier. Les Sang Pur ne montrent pas qu'ils recherchent les unions avec des Sorciers qui ont du sang de créatures magiques dans les veines. Il voulait ternir la réputation des Black en faisant en sorte que le peuple Sorcier nous tourne le dos.
-C'est pour cela qu'on sait qu'elle est la fille d'Andromeda ? comprit Severus
La nouvelle avait paru dans le torchon qu'était le Daily Prophet environ deux ans après que le Gang soit sorti d'Hogwarts. Sirius et Andromeda avaient été surpris de voir paraître un article sur la famille Black. Le lord leur avait intenté un procès retentissant, surtout quand on voyait le nombre d'inepties à la ligne. Ce qui avait le plus surpris Andromeda, en revanche, c'était que le journal annonce sa réintégration dans la famille Black. Son reniement, bien que connu dans les cercles Sang Pur, était resté très peu connu alors parler de sa réintégration était assez étrange. Il faisait également mention du fait qu'elle avait une fille. Heureusement, son nom n'avait pas filtré. Quoique …
Sirius avança jusqu'à la porte. Il frappa à la porte et attendit qu'on lui réponde ou qu'on vienne à la porte. Après quelques minutes à patienter, il voulut retenter sa chance mais un bruit sourd l'interpella. Severus, aux aguets, l'avait également entendu. Il sortit sa baguette en même temps que Sirius.
-On entre, décida Severus.
Les deux Sorciers forcèrent la porte et avancèrent avec précaution. Mais ce qu'ils découvrirent dans le salon les stupéfia.
Nymphadora Tonks avait été mise en joue par nul autre qu'Albus Dumbledore. Ce dernier était émacié, comme s'il sortait d'une longue et grave maladie.
-Dumbledore, cracha Sirius. Relâchez-la !
-Non, croassa Albus.
Il enfonça encore plus sa baguette dans la gorge de la jeune femme qui semblait terrorisée.
-Pourquoi ? demanda Severus
-Depuis quand vous fréquentez Prince, Sirius ? grogna Albus
Sirius ne tressaillit même pas en comprenant qu'au moment où ils étaient entrés dans la maison, Severus était passé dans son personnage de Seth.
-Depuis que je fais mes choix seuls en toute connaissance de cause, rétorqua Sirius.
-En plus, ça ne devrait pas vous étonner, fit Seth. Nous nous fréquentons depuis des années.
-Au point que vous avez préféré faire d'un parfait inconnu le gardien de votre filleul plutôt que moi, grinça Albus.
-Si la magie d'Harry estime qu'il est la personne en laquelle il peut avoir le plus confiance, je ne suis pas là pour la contredire, ricana Sirius.
-Il est comme toi, il ne sait pas qui est digne de confiance, siffla Albus. Tu sais qu'au tout début, j'ai cru que tu allais devenir ami avec cet abruti de Snape. Je l'ai éloigné de toi parce que j'avais de grands projets pour lui … A l'heure qu'il est, il doit être la pute de Voldemort …
Le visage de Sirius se durcit.
-Severus Snape, même s'il a fait une monumentale erreur, sera toujours plus digne que vous ! gronda Sirius. Maintenant, lâchez Tonks ou vous allez le regretter !
-C'est ça, renifla Albus.
Il n'en fallut pas plus pour que Sirius attaque. Seth, pris par surprise, récupéra Tonks que Dumbledore avait jeté sur le côté pour pouvoir se défendre. Il la déposa aux côtés de son fils qu'il avait repéré dans un coin de la pièce, puis les protégea tous les deux tout en surveillant les arrières de Sirius. Ce dernier ne ménageait pas sa peine pour blesser gravement le vieux Sorcier qui peinait visiblement à avoir le dessus. Comprenant qu'il ne parviendrait à rien, Albus lança une attaque dévastatrice et en profita pour s'enfuir. Sirius s'élança pour se mettre à sa poursuite.
-Sirius, non ! tonna Seth
-Ce type a gâché nos vies, par Merlin ! cracha Sirius
-Et on le retrouvera, assura Seth. Mais nous avons d'autres choses à nous préoccuper !
Il lui indiqua alors Nymphadora Tonks évanouie et le petit Teddy, les yeux écarquillés. La colère du Black retomba drastiquement en voyant la peur dans les yeux gris ambré de l'enfant.
-Tu as raison, comme toujours, soupira Sirius.
Il avança vers l'enfant et lança un Patronus pour le rassurer. La panthère se déplia souplement et entoura l'enfant qui, après l'avoir observé longuement, commença à dodeliner la tête pour finalement fermer les yeux et s'endormir. Seth entra alors en scène et figea la mère et le fils pour les barder de protections.
-Tu n'en fais pas un peu trop ? demanda Sirius
-Je te pose des questions sur ton Patronus ? rétorqua Seth
Quand Harry avait approfondi ses recherches sur les Dementors, il avait découvert que la forme du Patronus pouvait changer après un grand choc psychique.
-On les emmène où ? demanda Sirius, laissant tomber le sujet
-Tant qu'on ne saura pas si on peut leur faire confiance, la meilleure solution serait là où tu as enfermé le loup, proposa avec précaution Seth.
-Je n'ai rien touché depuis que Remus est mort, avoua Sirius. Les protections sont toujours en place.
-Ça ne te gênera pas ? demanda Seth
-J'ai fait mon deuil de Remus depuis longtemps, assura Sirius.
-Je croyais que tu aurais plus de mal à oublier ton amant, grommela Seth, ne voulant pas prendre en compte l'éclair de soulagement qui l'avait traversé à cette déclaration.
Mais il était bien connu que l'ouïe des chiens était très fine. Et donc, Sirius avait tout entendu.
-Je n'ai jamais été amoureux de Remus, déclara fermement Sirius. Nous étions proches, je ne le nie pas, mais pas au point de sortir ensemble. Si je tenais autant à lui, c'était parce que c'était l'un des derniers Maraudeurs.
-On aurait pu le croire, fit Seth.
-Je sais, sourit Sirius. Allez, il faut les mettre en lieu sûr.
§§§§§
-Qu'est-ce qu'Anastasia peut bien te trouver ?
Hermione ne fit même pas mine de regarder son interlocuteur. Depuis que sa compagne avait révélé leur couple au clan Romanov voilà une vingtaine de jours, la brune était au cœur de nombreuses interrogations. Anastasia était l'une des favorites de Vladimir et de plus, elle était appréciée par Nolan, l'intendant de la famille Vampirique Romanov, ce qui était un exploit. De ce fait, elle était l'un des partis les plus prisés du clan. Savoir que c'était une petite Sorcière anglaise inconnue de tous qui avait réussi là où tout le monde avait échoué avait de quoi faire enrager beaucoup de personnes, à commencer les autres Sorciers. Ces derniers avaient défilé devant Hermione pour la convaincre – généralement par la force – d'abandonner Anastasia mais comme pour son statut de privilégiée du clan Romanov, elle leur montra qu'ils n'avaient toujours pas les bons arguments.
Mais la brune n'attendait qu'une seule visite.
-Granger ! cracha la voix
-Maître, corrigea aimablement Hermione sans détacher son regard de son livre.
-Pardon ?!
-C'est maître Granger, explicita Hermione. Quand vous vous adressez à quelqu'un, veuillez le faire avec le titre approprié.
Hermione cacha son sourire satisfait en entendant son interlocuteur fulminer. C'était un plaisir que d'enfin pouvoir se venger.
-Alors regardez-moi quand vous m'adressez la parole, grinça la voix.
-Bien sûr, sourit Hermione en refermant son livre.
La brune ne prit pas la peine de se lever. A la place, elle posa son livre, savoura son verre de limonade – elle tuerait pour que Lorelei lui donne sa recette – et invita silencieusement son interlocuteur à s'asseoir en face d'elle.
-Je ne crois pas vous connaître, contrairement à vous, déclara Hermione.
-Maître Kenji Akiko, maître de Métamorphoses du clan Romanov, grommela Kenji.
-Enchantée, sourit Hermione. En quoi puis-je vous aider ?
Elle avait appris cela avec les Sorciers anglais. Se montrer d'une politesse extrême avec des adversaires énervés avait tendance à plus que les agacer.
-Je dois vous parler, serra les dents Kenji. A propos d'Anastasia.
-Ne voulez-vous que j'appelle ma compagne, si ça la concerne ? demanda ingénument Hermione.
L'éclat de rage qui traversa le regard du Sorcier agrandit le sourire d'Hermione. Ça avait toujours cet effet quand elle confirmait qu'elle était bien avec Anastasia Romanov.
-Vous êtes trop jeune pour elle, argua Kenji.
-Nous n'avons que douze ans de différence, rappela Hermione. Même si je n'ai que vingt-trois ans, j'ai toujours été plus mature que ceux de mon âge.
-Elle n'a pas besoin d'une gamine ! cracha Kenji
-C'est à elle d'en décider, vous ne croyez pas ? fit Hermione
La brune reprit une nouvelle gorgée de sa boisson.
-Que voulez-vous exactement, maître Akiko ? demanda Hermione
-Je veux que vous rompiez avec Anastasia, décréta Kenji.
-J'aime Anastasia et je ne compte pas la quitter, assura Hermione. Et si un jour, nous devions nous séparer, ce sera une décision que nous aurons prise toutes les deux, et pas parce que quelqu'un nous l'aurait ordonné. Pourquoi voulez-vous que je fasse cela ?
-Vous ne la méritez pas ! s'irrita Kenji
-Les seules personnes qui pourraient avancer cet argument sont sa famille, déclara Hermione. En faites-vous partie ?
-Non, avoua avec reluctance Kenji.
-Alors à quel titre vous opposez-vous à notre couple, maître Akiko ? pointa Hermione
-J'étais là avant toi ! rugit Kenji en se levant
-Et visiblement, vous n'étiez pas ce qui intéressait Anastasia puisque vous n'êtes pas à ma place, fit Hermione.
Kenji se figea, frappé en plein cœur. Même si ça faisait mal, malheureusement c'était la vérité.
-Si tu n'avais pas été là … cracha Kenji.
-Elle se serait sûrement tournée vers quelqu'un d'autre mais sûrement pas vers vous, assura Hermione. Si avant que nous nous mettions en couple elle n'a jamais cherché à mieux vous connaître, je ne vois pas en quoi ma présence a changé quoi que ce soit. En plus d'être homosexuelle, vous ne semblez pas correspondre à ce qu'elle veut auprès d'elle.
Kenji fit un pas vers elle, menaçant.
-Si tu tiens tellement à te battre, il n'y a pas de problème, déclara Hermione sans quitter sa position détendue, acceptant de passer au tutoiement. Le seigneur Nolan a mis à ma disposition une arène de combat pour que je ne détruise pas les structures du clan à chaque fois qu'on me lance un duel parce que je suis avec Anastasia.
Kenji s'arrêta. Effectivement, Hermione essuyait de nombreux défis et les gagnait haut la main. Cela avait commencé quand l'intendant du clan avait ouvertement fréquenté cette jeune Sorcière. Peu à peu, on avait appris qu'elle venait d'Angleterre, pays controversé depuis qu'un Sorcier le mettait à feu et à sang sans que qui que ce soit ne cherche à changer la situation. S'était ajouté le fait qu'elle était mage de Sang, l'un des domaines les plus compliqués des magies occultes. Son couple avec Anastasia Romanov n'était que la cerise sur le gâteau. Et si elle était toujours là, c'était qu'on devait se méfier d'elle.
-Pourquoi elle t'a choisi toi ? gronda Kenji
-A part que j'ai ce qu'il faut au bon endroit ? railla Hermione. An est lesbienne, elle ne va pas s'intéresser à un homme, c'est logique !
-Elle ne l'était pas quand je suis arrivé ! siffla Kenji
Hermione fronça des sourcils. D'après ce qu'elle avait compris, l'orientation sexuelle d'Anastasia était connue du clan depuis qu'elle était majeure. Que Kenji l'ignore était surprenant … à moins qu'il ait été trop confiant en son propre potentiel séducteur et qu'il ait naïvement cru qu'il arriverait à la rendre hétéro.
-Il me semble que si, corrigea Hermione. Mais même si ce n'était pas le cas, tu n'intéresses pas An. Elle te l'a dit, non ?
Kenji parut gêné. En effet, après l'annonce en grande pompe de la maîtresse Spirituelle, Kenji était allé voir Anastasia pour comprendre. Encore portée par la fureur d'avoir failli perdre Hermione sous les crocs des Chiens de l'Enfer, elle n'avait pas pris de gants avec lui et lui avait craché ses quatre vérités alors qu'ils étaient entourés. Elle lui avait asséné qu'elle ne supportait plus qu'il la harcèle avec ses avances et que si elle n'y avait pas répondu, c'était parce qu'elle n'était pas intéressée. Elle lui avait également rappelé qu'elle était homosexuelle et donc, sauf personnalité extraordinaire, elle ne se tournerait jamais vers les hommes, et encore moins vers quelqu'un d'aussi imbu de lui-même qu'était Kenji. L'humiliation avait été totale mais Kenji n'avait pas l'air de comprendre qu'il avait perdu toute prétention sur Anastasia, s'il en avait eu la possibilité un jour.
-Hermione ?
La brune sourit en voyant apparaître Anastasia. Elle se leva et déposa délicatement ses lèvres sur les siennes. Elle répondit volontiers au baiser.
-Tu as eu des fourmis dans les jambes ? sourit Anastasia
-Tu dormais tellement bien, s'excusa Hermione. Mais il me semblait avoir demandé que ton Elfe de maison me prévienne dès que tu te lèverais, non ?
-Je voulais te faire la surprise, sourit Anastasia. Kenji.
-Anastasia, salua Kenji en déglutissant difficilement.
C'était dur de voir que la femme qu'il convoitait n'avait eu aucun regard pour lui. Pire, son aura semblait dégager de l'agressivité.
-Je ne savais pas que vous vous connaissiez, commenta Anastasia.
-Maître Akiko essayait de me convaincre que je n'étais pas digne de toi, soupira Hermione.
Anastasia se tourna vers Hermione.
-J'espère que tu n'avais pas l'intention de le cacher, gronda Anastasia.
-Je me souviens encore de la dernière fois que j'avais essayé, grimaça Hermione.
Anastasia passa une main réconfortante sur sa joue.
-Tu sais ce qui te reste à faire pour que je ne recommence pas, rit Anastasia. Mais revenons à ce cher Kenji …
Les deux femmes dardèrent leur regard sur le seul homme présent.
-C'est quoi ton problème ? attaqua Anastasia
-Tu préfères une gamine qui se lassera de toi plutôt que moi ? grinça Kenji
-J'apprécie le fait que tu me considères comme vieille, fit Anastasia.
-Il te faut un homme mûr, balaya Kenji.
-Un homme comme toi ? railla Anastasia. Bizarrement, toutes les anciennes conquêtes se plaignaient du fait que tu les considérais à peine mieux qu'une babiole. Attends … les mots exacts étaient qu'elles n'étaient que des potiches à ton bras qui n'avaient même pas le droit de parler.
-Tu mens ! rugit Kenji
-Peu importe, fit Anastasia. Le fait est que si j'ai choisi Hermione à ta place, c'est déjà parce que je suis une femme qui aime les femmes. Tu n'as donc pas ce qu'il faut là où il faut.
Hermione ne retint pas son ricanement. Ce n'était pas faute de le lui avoir dit …
-Une gamine ! protesta Kenji
-Majeure, vaccinée, lesbienne et qui sait ce qu'elle veut, coupa froidement Hermione. Je commence à en avoir marre de t'entendre rabâcher cet argument.
-Qu'est-ce qu'elle t'apportera ? geignit presque Kenji
-Au moins, je sais que je suis aimée et que je serais respectée avec elle, déclara Anastasia. Si j'en crois les rumeurs, ce sera très loin d'être le cas avec toi, puisqu'il parait que tu trompes tes partenaires dès qu'elles ont accepté de coucher avec toi. Quant au fait que nous ayons douze ans de différence … Ça ne regarde que moi si je préfère les jeunes.
-Je suis maître de Métamorphoses et très bien placé dans le clan, avança Kenji.
-Je suis maîtresse Spirituelle sous les ordres directs du seigneur Vladimir, rappela Anastasia. Je suis à la tête du département des arts de l'esprit du clan, ce qui veut dire que j'aurais toujours une place plus importante que la tienne. N'oublie pas non plus que je suis une Romanov.
Kenji écarquilla des yeux. Beaucoup oubliaient qu'elle faisait partie de la famille Sorcière du seigneur Vladimir, lui le premier.
-Quant à moi, je suis maître de Sang, déclara Hermione. Rattachée au service exclusif du seigneur Nolan. Mes services sont demandés au-delà du clan, ce dont tu ne peux te vanter. Je suis indépendante depuis des années et si je vis ici, c'est uniquement sur demande du seigneur Vladimir et du seigneur Nolan. Et contrairement à toi, je n'ai pas besoin de donner des fêtes luxueuses et richissimes pour me faire aimer des membres du clan.
Kenji serra les poings. Effectivement, pour se faire accepter du clan qu'il venait d'intégrer, il avait multiplié les fêtes somptueuses mais pour assez peu de résultats. Certes, il avait du succès avec les femmes mais c'était uniquement pour attirer l'attention d'Anastasia, la femme la plus inaccessible du clan et le trophée le plus spectaculaire qu'il aurait pu avoir pour prouver qu'il était intégré au clan Romanov.
Mais il avait échoué.
-Pourquoi pas moi ? demanda finalement Kenji
-Serais-tu prêt à me venger si j'étais blessée ? demanda Anastasia
-Bien sûr que oui ! s'écria Kenji
-Menteur, décréta Anastasia. N'oublie pas que je suis Legilimens. Et que le cas s'est déjà présenté.
Kenji rougit. Ses émotions étaient aisément identifiables pour de tels maîtres ce qui en faisaient de formidables détecteurs de mensonges.
-Tu as lâchement fui quand je me suis retrouvée face à face avec une Chimère que tu as énervée, rappela froidement Anastasia. Hermione, elle, ne s'est pas souciée de savoir elle allait mourir ou pas. Elle est venue à mon secours au péril de sa vie pour me sauver.
Ça s'était passé peu après son dix-septième anniversaire. Le meurtre de ses parents ainsi que son viol l'avaient poussé à s'enfuir hors d'Angleterre. Vladimir l'avait recueillie et avec Nolan, essayaient de la sortir de sa dépression. Anastasia l'aidait également en tant que psychologue. Un jour, Hermione était sortie se promener et honnêtement, elle était à deux doigts de se suicider. C'était un pur hasard qu'elle était tombée sur Anastasia en proie avec une Chimère sauvage comme il y en avait parfois autour du domaine. A corps perdu, Hermione s'était jeté dans la bataille et elle avait lancé plusieurs sorts de sang qu'elle venait de lire dans les grimoires de Vladimir. Certes, elle avait été salement amochée mais toutes les deux en étaient sorties vivantes. Ce fut à ce moment que la brune avait compris que le maître Spirituel avait une place particulière dans sa vie mais également qu'elle pouvait autant être attirée par les hommes comme les femmes. Ce fut également à ce moment-là qu'Anastasia avait vu Hermione comme une femme et plus comme une gamine. Leur couple n'avait commencé que plusieurs années plus tard mais ça avait été le début de leur relation.
-Je sais que je pourrais toujours compter sur Hermione et je n'ai aucune confiance en toi pour me protéger, déclara Anastasia. Si ton égo est froissé parce que je ne t'ai pas choisi, je m'en fiche. Oublie-moi, je ne m'intéresserai jamais à toi.
-Mais … protesta Kenji.
-Et autant te prévenir, coupa Anastasia. Si jamais tu menaces Hermione encore une fois, c'est moi qui m'occupe de ton cas. Et si tu envoies tes mignons emmerder Hermione … j'espère seulement qu'ils auront une bonne assurance-vie.
Hermione jeta un regard surpris à sa compagne.
-Je croyais que je n'avais pas le droit de les tuer ? s'étonna Hermione
-C'est toujours le cas, assura Anastasia. Tu vas juste t'en occuper comme un certain Gang le ferait.
Le rictus machiavélique des deux femmes terrifia au-delà des mots Kenji qui comprit d'un coup qu'il avait totalement perdu la partie.
