Bonsoir,
Avec un peu de retard, nous voici avec la suite de To Forgive Is To Love. Nous espérons que le chapitre vous plaira.
[Severusa] : Merci beaucoup pour ton review. Peut-être que c'est lui, nous te laissons le découvrir dans cette suite.
Les personnages appartiennent à Cassandra Clare.
Bonne lecture ! #Keira&Lily
Chapitre 2
Pourquoi cela lui arrivait-il à lui ?
Alec se mordit la lèvre inférieure, un tic nerveux qu'il n'avait pas perdu l'habitude d'avoir après toutes ces années. Il ne savait pas comment réagir. Le styliste face à lui semblait quelque peu bloqué également et leurs regards n'arrivèrent pas à se détacher pendant de très longues secondes. L'homme prit la parole, laissant apparaître un sourire équivoque.
- En effet, chère Isabelle, il correspond à mes critères. Bon je vais voir ce que je peux faire. Dit-il en s'approchant d'un Alec rougissant, toujours aussi stoïque.
Troublé et mal à l'aise, il se laissa faire, reprenant contenance dans une volonté de rester professionnel. Alec détourna le regard de l'homme pour reprendre son sérieux, son regard croisa celui de sa sœur où un grand sourire était plaqué. Ce dernier s'effaça, un instant, lorsqu'elle vit son regard assassin qui lui était destiné. Alec avait bien compris qu'elle lui avait caché ce détail et il ne put s'empêcher de lui en vouloir. Cependant, il sut que ce n'était pas le moment, droit comme il était, il mettrait ses rancœurs de côté pour réaliser ce qu'il devait faire.
- Pouvez-vous ouvrir un peu plus les jambes s'il vous plait, demanda d'un coup le styliste, le regardant du coin de l'œil.
Alec rougit instantanément, prenant une inspiration pour ne pas fuir loin d'ici et s'exécuta. Il déplaça une de ses jambes comme demandé. Il avala difficilement sa salive, en sentant les mains de l'homme se rapprocher dangereusement de son entrejambe, il s'étouffa presque une fois qu'il fut à cette hauteur, fermant les yeux, essayant de penser à autre chose. Il trouvait qu'il faisait chaud d'un seul coup dans la pièce. Soudainement, il sursauta, en sentant une légère piqûre à l'intérieure de sa cuisse, le faisant redescendre et revenir à lui. Son regard croisa celui doré du créateur, gêné, alors que le jeune homme semblait faussement désolé.
- Oups, juste le temps de réajuster l'entre cuisse, s'exprima-t-il.
Alec ne bougea pas et retint sa respiration pour ne pas flancher. Il essayait de se détendre en regardant ce qu'il se passait autour de lui, ne voulant plus capter le regard de l'homme, bien trop intimidé. Il n'aimait pas se sentir ainsi, toutes ces années avaient été veines, et s'en rendre compte lui donnait la nausée. Il faisait tout pour se persuader du contraire, se perdant dans un monologue intérieur que seule une main secouée devant ses yeux, l'en sortit.
- Alec ! ouhouh ! Ici la terre ! appela Isabelle, partagée entre une pointe de remords et de satisfaction. Elle savait qu'au fond, mentir à son frère, ne fut pas une décision facile et le connaissant, il lui en voulait. Ils allaient devoir discuter après le shooting. Elle le vit sortir enfin de ses pensées. Il réfléchissait trop, un de ses grands défauts. Elle fit signe à la maquilleuse de venir faire une retouche.
Alec grimaça, se laissa faire. Un claquement de mains se fit entendre et il posa ses yeux sur le créateur.
- Parfait ! clama-t-il satisfait de son travail.
Alec prit une grande inspiration et se remit en place devant l'objectif. Il était plus que nerveux, pire que tout à l'heure. Il voyait quelques regards étonnés, posés sur le styliste. Il interrogea sa sœur, qui se contenta de hausser des épaules, sachant que le créateur ne serait pas resté pour la séance, et serait retourné dans son atelier, faisant confiance à l'équipe. Toutefois, elle se doutait du pourquoi, il restait ici. C'était alors, que Alec faisait tout son possible pour se détendre, suivant les conseils une nouvelle fois du photographe. Mais rien n'y faisait à cet instant, se savoir observer par lui, le rendait plus qu'embarrassé. Il avait l'impression de se tourner au ridicule, en agissant ainsi. Il n'était pas mannequin, il n'était pas fait pour ça ! Cela l'agaçait.
- On fait une pause ! annonça Harold.
Il s'approcha de Alec soucieux.
- Il faut que tu te détendes. Recommanda-t-il.
Le brun inspira et expira doucement, il essayait pourtant, mais rien n'y faisait, ce savoir dans cette même pièce, le troublait véritablement. Il tressaillit et tourna la tête vivement vers la source du touché. Une main pressait avec douceur son épaule. Cette dernière descendit dans une caresse le long de son bras, et des lèvres se rapprochèrent de son oreille. Alec restait immobile, ne préférant rien montrer, se faisant violence pour ne pas réagir à cette torture. Un murmure lui parvint.
- Je connais un bon moyen pour te détendre cher Alexander, souffla le créateur de la nouvelle collection. A ces mots, Alec frissonna.
Il le sentit se déplacer derrière lui, une de ses mains s'étaient posées sur sa hanche et il continuait à lui murmurer des mots peu chastes. Alec sentait son sang ne faire qu'un tour, il bouillonnait et une colère montait progressivement en lui. Comment pouvait-il encore ressentir tant de chose, une envie, un apaisement certain. Cet homme avait bien trop d'emprise encore sur lui et ça l'agaçait, le rendait furieux. Le jeune brun avait fermé les yeux et dans une furie soudaine, prit la main du styliste, se retourna et se recula, tout en lâchant la main de l'homme. D'un ton sec, le corps tendu, la tête haute, il lâcha.
- Il suffit Monsieur Bane. Nous sommes ici pour travailler et non assouvir vos plaisirs décadents. La pause est terminée, reprenons ! ordonna-t-il sans sourcilier et sans montrer une once d'émotion. Il lança un regard méprisant au créateur et reprit place devant l'objectif. Le styliste étira ses lèvres d'un petit sourire coquin et amusé.
A la suite de ce dérapage non professionnel de la part de Monsieur Bane, Alec déterminé, fit un signe au photographe pour reprendre, plus hargneux et assuré, il enchaîna de multiples poses, tout restant sensuel et gracieux, digne des plus grands mannequins. Un dimant brute, que le protagoniste lui-même ignorait. Tous, furent sidérés de voir le talent que leur futur patron avait et cette assurance qu'il dégageait. Isabelle fut fière de son grand frère.
Après quelques minutes, Alec put retirer cette première tenue, il l'enleva avec précaution, la belle veste noire, ornées d'arabesques brodées au fil de soie rose. Il déboutonna sa soi-disant magnifique chemise rose, grimaçant une nouvelle fois à sa vue. Il s'attaqua à ses bottines noires aux finitions roses rappelant ainsi la veste et la chemise, puis il termina par le pantalon noir en simili cuir qui définissait, après les retouches du créateur, la longueur de ses jambes et redessinait à la perfection son fessier, qu'il eut du mal à retirer, se bataillant avec.
Il souffla d'exaspération. Isabelle entra sans prévenir, une nouvelle tenue en main.
- Izzy ! Tu pourrais au moins t'annoncer ! Heureusement que ce n'était que toi, grogna Alec.
Sa sœur leva les yeux au ciel et d'un petit sourire amusé, répondit.
- Tu aurais préféré que ce soit une certaine personne peut-être ? insinua-t-elle. Et puis, je t'ai déjà vu dans cette tenue, arrête de faire ta prude !
- Tu dois être bien satisfaite de la situation ! déclara-t-il sèchement.
Izzy perdit son sourire pendant un court instant.
- Alec…je ne l'ai pas fait contre toi, aurais-tu travaillé sur la préparation du shooting si tu avais su qui était le créateur ? questionna-t-elle.
- Là n'est pas la question, je sais être pro quand il le faut, je l'ai toujours été, nous en parleront plus tard. Finissons-en ! s'exclama-t-il irrité par la situation.
Isabelle secoua doucement la tête, son frère pouvait être bien trop têtu parfois. Mais, elle n'avait pas cherché à lui faire de la peine, elle devait avoir une conversation avec lui plus tard, elle voulait comprendre et qu'il se confie à elle. Cela allait être encore une autre paire de manche, pensa-t-elle. Elle lui tendit le jean bleu chiné, qu'il mit avec peu d'entrain. Il se vit dans le miroir et ses yeux s'écarquillèrent, surpris de voir ses fesses aussi bombées. Izzy remarqua son expression et précisa avant qu'il ne proteste.
- C'est un jean push-up !
Alec leva les yeux au ciel, pensa que le styliste n'était qu'un pervers. Sa sœur lui présenta pour la suite, un large pull loose beige muni d'un col roulé. Il le mit et attendit impatiemment le reste. Il enfila les bottines en daim et termina par l'imperméable noir à capuche, qui selon Izzy peut s'enlever. Il se regarda un instant dans le miroir, peu convaincu de son apparence. Il n'aimait absolument pas le jean, toutefois, le pull pouvait encore passer. Sa sœur le fit sortir de derrière le rideau et une retouche maquillage et coiffure se fit alors qu'il se plaça devant l'objectif. Plusieurs prises de photos se firent avant que le photographe eu un air perplexe, dessiné sur son visage. Alec fronça les sourcils, le voyant soucieux.
- Monsieur Bane, appela Harold. Le nommé vint à ses côtés et pendant quelques minutes, ils discutèrent.
Alec voyait, par moment, qu'ils jetaient quelques regards à son attention, patientant silencieusement malgré son agacement. Les deux hommes semblèrent trouver un accord et Magnus s'approcha du jeune homme. Il prit ses aises sans demander la permission de le toucher, l'asiatique attrapa les pans du manteau, boutonna le vêtement avec soin pour le fermer. Il prit religieusement son temps, il entoura la taille de Alec, laissant son souffle chatouiller le cou de ce dernier, pour nouer la ceinture de la veste. Il se recula, regardant son œuvre, haussa un sourcil.
- Il manque quelque chose..., réfléchit-il. Amène-moi un parapluie Isabelle s'il te plait ! Demanda-t-il.
Une fois ceci apporté, Magnus vint une nouvelle fois à la hauteur de son patron, lui prit la main et y déposa le parapluie, laissant glisser ses doigts contre ceux du brun, tout en se reculant pour laisser le shooting continuer. Les clichés s'enchaînèrent et au fil du temps, des instructions lui furent données, ouvrant le vêtement, tenant l'un des pans dans sa main, pour qu'on puisse apercevoir la doublure polaire. Par la suite, il lui fut demandé de retirer la veste, de la poser sur le fauteuil en cuir marron à ses côtés. Et, il prit place sur l'accoudoir comme souhaité, prenant des poses diverses.
Harold leva son pouce en signe positif.
- Tout est bon, vous pouvez aller vous changer M. Lightwood, dit-il en souriant.
Alec acquiesça, soupira comme toujours et se dirigea vers la cabine. Isabelle emboîta le pas et prit les prochains vêtements, sous l'œil attentif de Magnus. Alec se déshabilla et prit les habits que Isabelle lui donna, les uns après les autres. Il enfila un jogging violet et un t-shirt blanc moulant, passa un sweatshirt, agrémenté d'inscriptions pailletées couleurs argent cousues au dos du vêtement. Pour peaufiner le tout, une jolie paire de chaussettes en laine blanche. Alec blasé, ressortit et tout en restant professionnel, se replaça sous les projecteurs. Il n'avait qu'une hâte que cela se termine. Le même schéma recommença, il suivit encore une fois, les recommandations, retira par la suite le sweatshirt qu'il passa par-dessus son épaule. Les personnes présentes dans la pièce, pour certaines se mirent à rougir en voyant le corps musclé que le tee-shirt mettant en valeur. Alec ne fit pas attention à tous ces regards, concentré dans son travail. Pour la dernière fois, Harold lui signala que tout était bon. Et Magnus déclara avec un petit sourire coquin.
- Je sens que le dernier vêtement sera l'apothéose !
Le brun l'ignora, ne releva pas cette déclaration et s'enfuit à nouveau derrière le rideau. Isabelle échangea un regard complice avec son patron avant d'aller rejoindre son frère et entra dans la cabine, le jeune patron semblait assez pressé d'en finir puisqu'il était déjà en boxer, il vit le regard de sa sœur à travers le miroir et tendit machinalement sa main vers elle pour réceptionner les prochains vêtements qu'il devra porter. Izzy se retint de rire, se racla la gorge :
- Alec… tu n'auras pas besoin… d'autres habits pour ce shooting…
- Comment ça, demanda hésitant Alec.
- Pour le dernier que tu dois porter, tu l'as déjà sur toi, expliqua-t-elle en fixant ledit vêtement.
Alec suivit le regard de sa sœur et tomba sur le sous-vêtement qu'il avait sur lui. Il se retourna subitement, faisant face à sa petite sœur, choqué et rougissant, gêné :
- Il est hors de question que je me présente ainsi devant tout le monde ! Je ne suis pas un véritable mannequin mais votre futur patron. S'énerva-t-il.
- Calme-toi grand frère, c'est juste histoire de quelques minutes, la collection comporte aussi des sous-vêtements. Tu as juste à tenir encore un peu. Arrête de râler, il n'y a que toi qui ne te rend même pas compte de ton potentiel. Tu es magnifique ! Dit-elle désespérée.
Le brun grogna, souffla et prit une grande inspiration pour se donner courage. Il n'avait aucune envie de se présenter ainsi devant une certaine personne.
- Tu vas m'en devoir une, Izzy ! Lâcha-t-il.
Il sortit tout penaud, la tête baissée, triturant ses doigts tout en se mordant la lèvre inférieure, sa confiance disparaissait petit à petit. Il avança jusque sous les lumières, il eut du mal à prendre une pose complétement détendue. Harold ayant compris son malaise, demanda à une partie du personnel de quitter le studio photo. Certaines en furent déçues, Alec n'avait rien à envier à personne, il était vraiment séduisant. Il était dommage que le concerné n'en avait conscience. Le jeune homme remercia le photographe d'un signe de tête et se détendit progressivement. Il sentit un regard brûlant sur lui, il ne préféra pas y faire attention alors que le responsable prit grand plaisir à le mater sans vergogne. Il eut beaucoup de mal à garder son sang-froid, il prit sur lui et se concentra seulement sur la tâche qu'il devait accomplir. Et enfin, ce fut terminé, le soulagement se lut facilement sur le visage du brun. Il remercia et félicita les équipes et leur travail qu'ils durent accomplir. Il alla directement s'habiller.
Alors qu'il terminait de mettre son haut, Magnus passa le rideau et se mit derrière le jeune homme qu'il reluqua, il s'approcha à pas de chat pour aller caresser le dos d'Alec, il sentit les frissons du brun qui se retourna vivement. Magnus put lire dans les yeux bleus de son futur patron de la colère mais une petite pointe de désir. Ses lèvres s'étirèrent encore plus quand il fut collé au mur, sa tête encadrée par les deux mains du jeune homme.
- Ça suffit maintenant ! Tu arrêtes ça ! S'exclama froidement celui-ci.
L'asiatique sourit tout exciter, émoustillé, il se pencha et posa ses lèvres sur celle du brun aux yeux bleus. Alec totalement surpris, mit quelques secondes à réagir, il se recula rapidement et demanda une dernière fois à ce que le styliste ne s'approche plus de lui. Il quitta enfin le studio photo à grandes enjambées, il ne supportait plus d'être dans la même pièce que lui. Il emprunta l'ascenseur pour retourner dans son bureau, quand il eut franchi la porte, il appela directement sa sœur pour qu'elle vienne le retrouver.
Il ne fallut que quelques secondes pour qu'Isabelle frappe à la porte, quand elle entendit le « Entrez ! », elle passa la porte qu'elle referma derrière elle. Quand elle se retourna vers son big bro', elle put remarquer qu'il était très en colère car il tapait du pied et ses bras étaient croisés sur son torse.
- Isabelle ! interpella très froidement son grand frère, ce qui la fit sursauter.
Nous espérons qu'il vous a plu. Dites nous ce que vous en avez pensé ?
La semaine prochaine nous posterons la suite de Omega.
See u Soon !
