Chapitre 25: Une nouvelle ère

Tapie dans l'ombre de la petite maison, Narcissa ne s'était jamais sentie aussi mal. Elle était hors d'elle depuis l'annonce de la mort de son père. Elle n'en dormait pas, ne mangeait pas. Elle refusait de voir son mari, elle ne le considérait même plus comme un être humain. Non, vraiment elle sentait qu'elle était en train de donner sa vie à la Mort.

Dans un petit coin près de la bibliothèque remplie d'ouvrages noirs, sa baguette dans la main, son visage était caché hors de portée de vue et il valait mieux qu'il en soit ainsi.

Elle entendit enfin le bruit fracassant que faisait l'arrivé de la locataire, l'atterrissage lourd d'un transplanage. Puis, sa mélodieuse voix retentit arrachant un sourire amer à sa sœur. Elle était tapie dans l'ombre, méprisante et attendant le bon moment pour informer Bellatrix de sa présence.

- NE ME TOUCHE PAS RODOLPHUS! hurla-t-elle de l'autre côté de la pièce.

- MAIS LAISSE-MOI T'EXPLIQUER BELLATRIX ! criait-il à son tour l'intéressé.

Rien que le son de sa voix faisait tourner le sang de Narcissa qui serrait ses doigts autour de sa baguette.

- COMMENT OSES-TU PRONONCER MON PRÉNOM ? VA-T'EN ! DÉGAGE ! TU M'ENTENDS ? TU VEUX QUE JE TE DÉFIGURE ? TU VEUX QUE JE TE TUE ? NE DOUTE PAS DE MA HAINE POUR TOI… menaçait-elle, on ne peut plus sérieuse.

- C'ÉTAIT LUI OU TOI ! tentai-t-il d'expliquer entre deux hurlements.

- ET CA T'AS BIEN ARRANGÉ DE TUER TON BEAU PÈRE ! NE PREND PAS CET AIR ÉTONNÉ TU AS L'AIR ENCORE PLUS PATHÉTIQUE, cracha-t-elle.

Narcissa ne les voyait pas, ils étaient dans la pièce voisine. Elle ne pouvait qu'imaginer l'état de rage dans lequel se trouvait sa sœur. Mais elle en était sûre, si elle voyait Rodolphus, elle le tuerait sans hésiter.

- Je suis bien désolée de te l'apprendre mais nous n'aurions rien, reprit Bellatrix légèrement plus calme mais toute aussi haineuse. C'est Narcissa la principale héritière de la famille… avoua-t-elle amèrement. Maintenant va-t'en Rodolphus… acheva-t-elle d'une voix déchirée.

Narcissa entendit ensuite le bruit d'un transplanage. Puis elle vit sa sœur arriver dans la pièce où elle se trouvait. Cependant Bellatrix ne semblait pas l'avoir vu. Elle avait les yeux rouges de colère et probablement de chagrin. Elle s'assit lourdement sur le fauteuil qui se trouvait à proximité. Là, elle se mit à geindre. Narcissa n'avait jamais vu sa sœur pleurer, elle l'avait vu les yeux humides et la voix amère mais jamais elle n'aurait soupçonné l'existence des larmes de Bellatrix. Cette dernière avait d'ailleurs sortir sa baguette et se frappa violemment le poignet et l'avant-bras avec. Rongée par la rage qui était désormais incontrôlable, par sa baguette, elle se faisait des entailles. Du sang sortait peu à peu du son bras gauche. Narcissa eu un petit sursaut. Non pas que le sang la dégoutait mais voir quelqu'un, et ici sa sœur, s'entailler le bras, n'était pas quelque chose humainement beau à regarder. Narcissa fut prise d'un mouvement, elle hésita à la stopper mais elle finalement elle resta là, tapie dans l'ombre à observer la scène. Aussi sadique et ignoble que cela pouvait être, elle voulait voir sa sœur souffrir, elle voulait qu'elle ressente ce qui bouillait en elle depuis des jours maintenant. Toute cette haine, cette rage et cette immense tristesse qu'elle n'arrivait pas à soulager et qui créait un grand trou dans son cœur. Elle se contentait d'observer sa sœur, sanglotant devant le liquide rouge qui s'échappait de son avant-bras. Et puis elle voyait la Marque sur son avant-bras gigoter et être recouvert du sang des Black, c'était répugnant. Elle tentait de percevoir le même niveau de détresse par lequel elle était-elle même passée. Les yeux gorgés de larmes et de souffrance visiblement accumulées et pour la première fois, Narcissa se sentit mal pour Bellatrix. Pour la première fois, elle eut de la peine pour elle. Elle avait l'impression de voir un boursouf égaré et elle se sentait dans le devoir de lui venir en aide. Pour la première fois, Narcissa ne redoutait pas la réaction de sa sœur et pour la première fois, elle sentait qu'elle avait le dessus sur la situation.

- Vulnera Sanentur, prononça-t-elle, sortant ainsi de sa cachette.

Affolée face à cette inattendue apparition, Bellatrix s'était soudainement levée et avait pointée sa baguette droit vers Narcissa. Lorsqu'elle perçu le visage de sa sœur elle fut à la fois étonnée, rassurée mais aussi profondément gênée. Elle venait de se mettre quasiment à nue devant sa petite sœur. Elle jura contre elle-même, pour une énième fois depuis la minute qui venait de s'écouler. Elle sentit soudainement son bras retrouver un peu de vigueur et se sentir à nouveau plein. Le sang sur le tapis avait disparu ainsi que ses plaies. Et devant elle, droite, fière, livide et résolument désespérée, Narcissa venait de la soigner. La seule chose pour laquelle elle s'était mise d'accord avec sa sœur Andromeda, qui devait désormais pourrir en enfer avec son sang de bourbe de mari, c'était que ni l'une, ni l'autre ne devait faire souffrir leur petite sœur et elles se devaient de la protéger de tout. Il semblait que Bellatrix avait largement échoué ces derniers temps. Sa douleur ne fit que s'accentuer en voyant sa sœur ainsi. Narcissa, elle, s'était tellement préparée pour ce moment, ce qu'elle lui dirait, comment elle placerai chacun de ses mots dans chaque phrase qu'elle lui prononcerai comme une claque. Elle lui aurait dit à quel point elle la détestait de s'être marié avec un tel sorcier. Elle lui aurait dit qu'Andromeda aurait fait mieux, que tout irait mieux si elle était là. Elle lui aurait dit pourquoi elle n'était plus sur l'héritage familial, pourquoi son père s'était mis à la détester, parce qu'il avait tout comprit, lui. Elle lui aurait rappelé les derniers mots de sa mère et à quel point elle les avait trahies. Elle voulait la frapper. Elle s'était même préparer à un affrontement, elle était allée fouiller dans la partie noire de la bibliothèque de Malefoy pour y trouver des sorts imparables même si elle savait que Bellatrix les connaissait probablement tous.

Mais elle était là, devant sa sœur, lui tenant le poignet pour réparer sa détresse. Elle ne l'avait jamais vu dans un état pareil et Narcissa pensa que peut-être qu'elle avait déjà souffert et qu'au moins elle, elle devait appliquer les derniers mots de sa mère. Son air indéchiffrable terrorisait sa sœur qui ne savait pas à quoi s'attendre. Narcissa enfonça ses doigts dans l'imposante chevelure de sa sœur et tira sa tête sur son épaule comme si depuis toujours c'était elle la plus grande. Bellatrix éclata en sanglot, s'agrippant à sa petite sœur pour ne pas s'effondrer.

- Je les hais… je les hais tous, déclarait-elle après s'être quelque peu calmée, la voix frénétique.

Elle était à nouveau assise, le regard dans le vide, dans le vieux et imposant fauteuil de la pièce. Narcissa regardait machinalement par la fenêtre, c'est ce qu'elle avait le mieux appris à faire après être devenue Mrs Malefoy. Elle regardait la pluie tomber, un temps original pour l'Angleterre. Chaque goutes que Narcissa voyait tomber lui inspirait un sentiment, une idée. Un sourire narquois et plein de haine s'afficha sur son visage.

- C'est toi et moi maintenant Bellatrix, et personne d'autre.

Intriguée par ces paroles pleines de rage et de sous-entendus, la mangemort se tourna vers sa sœur, demandant quelques explications.

- Nous allons faire exactement ce qu'il nous dit de faire mais ne compte pas sur moi pour lui lécher les pieds. Quant aux autres… elle hésita, ils ne valent plus rien à mes yeux et aux tiens non plus.

Elle lâcha sa fenêtre et s'approcha du fauteuil noir. Elle s'accroupit et mit ses mains sur les genoux de sa sœur.

- Rodolphus, Lucius, Rabastan et tous les autres, plus personnes ne comptent à part toi, d'accord ? Promet moi que désormais, tout ce que tu feras ce sera dans ton intérêt ou dans le mien ! insista-t-elle, ses pâles iris brûlant de férocité.

Afin de sceller cette profonde promesse, elles s'infligèrent la douleur d'une marque, douleur qui avait été pourtant loin de celle qu'elles avaient ressentie à la mort de leur père. Les deux jeunes femmes avaient maintenant un B inscrit tout près de leur cœur, en dessous de leur sein gauche. Bellatrix avait trouvé un sortilège qui l'alerterait si sa petite sœur était en danger et Narcissa sentait toujours où sa grande sœur se trouvait. C'était leur deal.

Narcissa arriva au manoir, quelque peu apaisée par ce moment avec sa sœur. La douleur de la marque la faisait encore souffrir lorsqu'elle respirait. Mais paradoxalement, chaque battement de son cœur n'était désormais plus exclusivement de la haine ou de la tristesse. Cependant pas à pas le froid paralysait son être et pourtant elle ne voulait pas se presser de rentrer et faire face à Malefoy ne l'enchantait vraiment pas. Si elle avait un jour admiré et adulé, maintenant il ne représentait qu'un homme faible et lâche. Si, après l'incident de son retour ils ne s'étaient pas parlé ni même croisés pendant deux semaines entières, désormais Lucius semblaient vouloir se racheter une conduite même si Narcissa suspectait un besoin de reconnaissance de sa part. Au-delà d'être dépourvu d'intérêt, elle avait aussi remarqué le côté très enfantin de l'homme qu'elle avait épousé. En effet, Malefoy avait le terrible et irritant besoin de se sentir admiré, aimé et surtout il fallait qu'il soit au centre de tout et ce constamment et encore plus particulièrement dans sa demeure. Dobby lui servait d'ailleurs d'excellent faire valoir. Le petit être n'avait d'autres choix que de se plier aux moindres caprices et autres délires rocambolesques et absurdes que lui infligeait son maître. Quelques jours auparavant, il lui avait ordonné d'aller lui trouver un meuble mais quelque heures après que Dobby ai lourdement accompli son devoir, l'armoire avait disparue. De plus, alors qu'ils s'étaient inconsciemment mis d'accord pour ne pas se croiser et particulièrement aux repas, Lucius avait pris la fâcheuse habitude d'épier sa femme pour la croiser aux repas. Cette dernière ne savait plus quoi faire pour le fuir et la perspective de retrouver son air dédaigneux dans les minutes qui allaient suivre lui donnait presque la nausée. D'un coup de baguette la lourde porte s'ouvrit et Dobby, se précipitant à la rencontre de la sorcière, poussa un petit cri suraigu lorsqu'il vit sa maîtresse. C'était dans ces moments-là que Narcissa regrettait Karen et son côté humain qui faisait qu'elle réfléchissait longuement avant tout action et tout propos.

- Maîtresse... déclara tragiquement l'elfe de maison.

Narcissa n'aimait pas ce titre, elle n'avait jamais été appelé ainsi et cela lui faisait grincer des dents de se faire étiqueté de la sorte. Et puis le ton quasi supplicateur de Dobby la désespérait, c'est comme s'il allait pleurer à chaque mots qu'il prononçait.

- Je vais prendre un bain dans la salle de bain de la chambre bleue, je mange après, se contenta-t-elle d'informer face au désarroi de son elfe.

- Mais, maîtresse… Le maître est… enfin Dobby veut dire… continuait-il de gémir alors que Narcissa s'en allait.

Elle ignora royalement sa complainte et monta les imposants escaliers de pierre qui menaient aux différents étages. Elle s'arrêta au second, là où se trouvait la plupart des chambres. Elle avait très rapidement installé ses quartiers dans l'aile ouest, la plus opposé et lointaine possible de la chambre de Lucius, qu'anciennement elle partageait avec lui. Ainsi, elle se sentait un minimum respirer lorsqu'il n'empoisonnait pas l'air. D'un pas nonchalant, elle avait l'impression qu'un strangulot s'en prenait à elle tant elle était fatiguée et mal. Longeant les nombreux tableaux des membres de la famille Malefoy à travers les siècles, elle s'approchait de sa chambre et d'un repos inespéré. Mais le plus étrange était qu'il lui semblait entendre des voix et qu'elles étaient de plus en plus distinctes au fur et à mesure qu'elle s'approchait de la pièce. Puis, lorsqu'elle arriva quasiment à destination, les voix se turent. Elle sortit sa baguette, alerte. Puis, elle atteignit la porte de la chambre bleue où elle logeait. Elle était d'ailleurs entre-ouverte. Prenant son courage à deux mains elle entra prudemment dans la chambre. Elle regretta immédiatement son geste. Un terrible mélange de colère, de dégoût et d'exaspération s'empara d'elle. Dans sa chambre, en plein milieu, Lucius et Cassiopée étaient en train de s'embrasser. Elle n'avait fait aucun bruit et attendait qu'ils terminent leur étreinte. Visiblement, c'était sa cousine qui menait l'action, ses bras étant autour du cou de son mari. Lucius lui semblait ne pas vraiment comprendre et se laissa faire quelques instants avant de la repousser brutalement. Alors qu'il la fusillait du regard en demandant des explications, il s'aperçut de la présence de sa femme.

- Cissa ! s'exclama-t-il gêné et surpris.

La concernée haussa les sourcils de stupéfaction face à ce nouveau surnom des plus ridicule qu'il venait de lui attribuer. Cassiopée se retourna instantanément vers la porte où se trouvait la sorcière et elle semblait clairement exaspérée et déçue qu'elle soit présente.

- Parmi toutes les chambres du manoir, pourquoi par Merlin avez-vous choisi la mienne ? demanda-t-elle haineuse et ironiquement et avec un ton supérieur qu'elle avait recherché.

- Ce n'est pas du tout ce que tu crois, tenta de se défendre Lucius en colère et pourtant désarmé face à ces deux femmes.

- Que penses-tu que j'imagine Lucius ? Tu es legilimens maintenant ? Ce serait bien la seule chose que tu serais capable de maîtriser, ironisa-t-elle tentant de prendre un air indifférent.

- Tu avais disparu, j'étais inquiet et Cassiopée est arrivé et elle m'a dit qu'elle savait où tu étais.

Les deux sorcières échangèrent un regard de mutuelle haine.

- Elle m'a dit que tu lui avais demandé d'aller chercher quelque chose dans ta chambre, repris le jeune homme. Et puis ensuite elle m'a fait tout un discours sur…

- Je ne veux pas savoir la suite, merci, coupa sèchement sa femme. Tu devrais quand même mieux choisir les personnes qui viennent chez toi Lucius, tout le monde n'est pas digne de confiance ces derniers temps…

Un sourire en coin elle regarda de nouveau sa cousine qui avait le regard enflammé face à l'information qu'elle allait divulguer.

- Ce qui signifie ? demanda perplexe le seul qui ne comprenait pas.

- Ta chère et tendre est une infiltrée chéri. Tu venais de donner au ministère une parfaite occasion de fouiller ta maison, déclara-t-elle, fière.

Consterné, Lucius porta directement son regard vers celle qui l'avait tantôt embrassé. Il s'approcha d'elle, lui prit le bras et pour être sûr il demanda:

- C'est vrai ? Tu es avec le ministère ?

Les secondes qui séparaient ces deux questions de la réponse attendue dévoilait largement son issue. Visiblement désolée et tentant de rattraper le coup, elle lui prit aussi les bras et alors qu'il tentait de se décrocher d'elle, trahi, elle insistait pourtant.

- Je te jure Lucius que je comptais te le dire mais je ne savais pas comment le faire sans te perdre. On sait très bien toi et moi que c'est nous qu'on aurait dû marier mais il a fallu que tu sois du côté du mage des ténèbres et que moi, je comprenne l'enjeu du danger qu'il représente. Narcissa ne rentre même pas dans ligne de mire, elle ne change rien aux sentiments que j'ai eu et que j'ai pour toi, et ne me dit pas que ce n'est pas réciproque.

- À une époque peut-être, avoua haineux le sorcier, mais comme tu l'as clairement expliqué, nous n'avons plus rien à faire ensemble toi et moi, déclara-t-il comme un coup de couteau en déchirant tous contacts physiques entre eux. Et tu trompes, Narcissa rentre dans la ligne de mire, ce n'est pas de toi que je suis tombé amoureux, c'est d'elle. Toi, tu n'étais qu'un soir, elle, c'est pour la vie.

Malgré elle, Narcissa était touchée par ces paroles. À travers elles, elle voyait à nouveau l'homme qu'elle avait aimé, qu'elle continuait d'aimer malgré tout, qu'elle aimerait probablement toujours, peu importe à quel point elle tentait de se persuader du contraire. Il s'était rapproché d'elle, la prenant par le bras comme pour prouver à Cassiopée qu'elle était seule face à eux. Prise d'un élan d'agressivité et de rage, elle dégaina sa baguette et la pointa directement vers sa cousine. Narcissa avait fait de même étant, ces derniers temps, en état d'alerte constant.

- Je croyais t'avoir précisé que la nature de mon travail devait rester entre nous Narcissa.

- Je ne peux rien cacher à mon mari, ironisa sa cousine.

Avant qu'elle ne puisse répondre quoi que ce soit, Lucius avait lui aussi sortit sa baguette et lui avait lancé un expelliarmus, qui la consterna.

- Va-t'en maintenant Cassiopée, tu n'as plus rien à faire ici.

Face à l'air abasourdi qu'elle prenait, il répéta plus durement:

- Je te laisse t'en aller pour cette fois, mais la prochaine fois que l'on se verra, je ne serai pas aussi généreux, crois-moi, déclara-t-il sur le ton de la menace.

Il lui redonna sa baguette et dès qu'elle l'eut en main, elle s'éclipsa instantanément. Dès lors, Narcissa s'éloigna de lui.

- Si tu veux bien partir toi aussi, je suis occupée, dit-elle en se dirigeant vers la salle de bain, lui tournant le dos.

- Dis-moi juste où tu étais, s'il te plaît, demanda-t-il durement mais sur un ton de faveur.

- Chez Bellatrix, se contenta-t-elle de répondre.

- Et Rodolphus ? s'exclama-t-il, se rendant compte de ce que ça impliquait.

- Il n'était pas là, déclara-t-elle à nouveau évasive.

- Alors pourquoi tu es partie si longtemps ? continua-t-il, intrigué.

- Je n'ai plus le droit de passer une après-midi avec ma sœur ?

- Pas sans me prévenir. Je ne peux pas te protéger si je ne sais pas où tu es, annonça-t-il extrêmement sérieux.

Narcissa, dos à lui, se contenta d'arquer un sourcil et de hausser les épaules puis ferma la porte de la salle de bain derrière elle.