Jour 17 - Enflé

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Kuroko et Akashi étaient assis au restaurant, côte à côte avec l'ensemble de leurs amis. Ils se retrouvaient souvent pour partager un bon dîner et se raconter les dernières nouvelles.

Sauf que… Sauf que le futur assistant maternel se manifestait d'une humeur taquine, ou plutôt coquine. L'air de rien, arborant son éternel air neutre, répondant aux questions de Kise, il commençait un petit jeu sous la table fort intéressant. Sa cible n'était autre que l'entrejambe de son petit-ami, Sei-kun de son petit surnom adorable. Ledit Sei-kun avait du mal à garder son calme lorsque la main habile de Kuroko massait son membre encore endormi. Il n'était pas seulement doué pour les passes si vous voyez ce que je veux dire… Les doigts fins malaxaient impitoyablement l'impérialité suprême sans que personne ne le remarque.

Kuroko ou le don de prestidigitation.

Akashi se pinçait les lèvres avec force, Midorima se demandait ce qu'il lui arrivait. Et le garçon aux cheveux bleus continuait son massage particulier. Sans qu'il ne s'en rende compte, lorsque les mains défirent sa braguette sans bruit, Sei-kun eut un sursaut. Il mit aussitôt sa serviette devant sa bouche simulant un hoquet. Kise le bombarda de questions tandis qu'Aomine ricana comme quoi l'Empereur ne tenait pas l'alcool. Et Kuroko parlait tranquillement de son stage avec Kagami comme si de rien n'était. Il détenait vraiment l'art du paraître, c'était fort de café.


Comme s'il ne trouvait pas la situation assez pimentée, Kuroko insinua ses doigts dans le sous-vêtement de son fiancé, à l'insu de tous. Akashi recommença son tic de se mordre les lèvres mais fort dans ce cas. Il tentait de garder contenance alors que son membre grossissait outrageusement sous les attentions de son petit-ami. La chaleur devenait insoutenable dans son bas ventre, cinglant ses reins. Le tissu qui l'emprisonnait commençait de l'agacer, il voulait se libérer et savourer les caresses perfides de Tetsuya. Puis le prendre sauvagement, mais ce n'était qu'un détail. Akashi soufflait, les autres crurent qu'il s'ennuyait.

— Quelque chose ne va pas Akashi ? demanda judicieusement Midorima.

— Non je t'assure, tout va bien, merci de demander.

— Sei-kun a eu une dure journée, renchérit le passeur en faisant coulisser la paume de sa main sur le sexe gonflé à présent.

Sur ce, il se reçut un regard assassin de la part de son chéri. Sûr qu'il ne pouvait plus sortir de table cette fois-ci.

Kuroko effleura le gland dans un accès de sadisme, juste pour voir la réaction à venir. Akashi mit sa main devant sa bouche, lui donnant un air soucieux, ou malade à voire. Murasakibara s'inquiéta de sa voix nonchalante en s'enfournant une énorme bouchée de viande.

— Aka-chin ne va pas bien, il est tout rouge !

— C'est bien ce que je dis, c'est l'alcool, il tient pas, intervint Aomine.

— Oh mais il faut vite te passer de l'eau fraiche sur le visage, conseilla Momoi pleine d'empathie.

Si elle savait…

— Oui, Momoi-chan a raison, de l'eau froide te fera le plus grand bien Sei-kun.

Deuxième regard meurtrier. Ce qui amusait follement Kuroko, un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres tendres.

— Je crois que vous avez raison, j'ai chaud…

Akashi s'empressa de sauter sur l'occasion et de se lever, avant tout de remballer son attribut dans son boxer.

« à la bite » pensa fortement Kuroko gardant ses pensées libidineuses pour lui. A son tour il se leva à la suite de son homme et s'excusa auprès des autres.

— Je reviens, je m'inquiète pour Sei-kun, il se surmène de trop. A tout de suite.

Tout le monde reconnut le dévouement de Kuroko en acquiesçant de la tête. Il sortit avec le même sourire accroché à ses joues, il adorait se faire passer pour un garçon modèle. Plus il se rapprocha des toilettes, plus son sourire se fit dévorant, sachant pertinemment ce qui l'attendait…

A peine rentra-t-il dans la pièce des commodités, qu'un bras sorti d'une des cabines le tira sans ménagement.

Les autres avaient raison, quelle dévotion ce Kuroko, il passa le reste du dîner à faire désenfler la belle bosse de son Sei-kun.