Une forêt dense, non, une jungle. L'air est humide et lourd. Il y a quelque chose d'étrange avec mon corps, il est plus grand et plus poilu. Il ne fonctionne pas comme l'autre, plus puissant et rapide. Je cours à quatre pattes. J'ai chaud, je crois que mon sang boue, c'est atroce. Je sais que j'ai dû fuir, mais je ne sais pas quoi. J'ai peur et je suis en colère. Je tombe nez à nez avec un autre géant, vert cette fois. Il a l'aire en colère aussi. «Chat géant?» Il est beaucoup moins loquace que le géant bleu. Je sais que je ne lui tiendrais pas tête dans mon état, ma chaleur augmente encore. Il faut que je trouve de l'eau froide ou de la glace. Je ne peux plus maintenir cette forme, la version plus faible de moi reviens, je le sens. Si ce géant me voit en position de faiblesse, il va me tuer. Alors je lutte avec moi-même, mais la chaleur est trop forte et je redeviens humaine. Le géant me regarde étrangement et s'approche, mais avant qu'il ne soit arrivé, je m'effondre et convulse. Il me prend délicatement dans ses bras. En désespoir de cause, j'étire le bras pour posé la main sur son front et je lui transmets le savoir pour m'aider, ensuite je m'évanouie. Cela me parait durer une seconde, je reviens à moi toujours dans les bras du géant, mais au milieu d'une rivière. L'eau est glacée. Quand il voit que je vais mieux, il retourne sur la me dépose délicatement et recule de quelque pas. «Au revoir Chat.» Puis il rapetisse lui aussi, il est comme moi. Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle. Je ne crois pas. Il est nu, mais moi aussi, je suis toujours nue après une transformation. Il a l'air gentil, il s'avance pour se présenté, mais quelque chose attire mon attention. On m'a retrouvé, les chasseurs approchent, je dois partir. «Cours et cache-toi, tu es en danger ici.» il rit et va pour ajouté quelque chose, mais on entend un bruit. Je lui fais signe de partir et d'un coup il fait chaud. Je suis dans un monde de feu et de lave... J'espère qu'il va bien.
Je me réveil et pour une fois je suis seule, la lumière est tamisée, alors je peux analyser mon environnement... et mon rêve. C'est le deuxième et je crois que ce sont des souvenirs. Je ne sais pas si c'est une bonne chose, il y a beaucoup de géant coloré dans mes souvenirs. Il me faudrait une preuve que mes rêves sont des souvenirs ou je ne sais pas quoi... un miracle peut-être pour que je me rappel de tout. Ne pas savoir me tue, j'ai envie de pleurer. Pour me changer les idées je me concentre sur autre chose. Déjà, j'ai moins mal qu'hier, manger à l'air de m'avoir aidé. Mais je ne peux toujours pas me lever, donc mon champ de vision est limité. De ce que je vois, la pièce est blanche et sobre avec des meubles en métal étranges et des bruits tout aussi étranges. Des «Bip»... la lumière s'allume d'elle-même et un homme entre. Tony ou Jarvis? Il est brun foncé, les cheveux cours avec un bouc et des vêtements étranges... en fait tout est étrange ici, je ne reconnais rien et ma mémoire floue ne m'aide pas.
- Bien dormi, me demande l'homme?
C'est Tony, il est sorti de mon champ de vision. J'imagine qu'il et le seul à pouvoir m'aider pour l'instant, alors je ne risque rien à lui répondre.
- J'ai fait un rêve, je crois que c'est un souvenir, mais j'ignore s'il est réaliste.
- Raconte.
- Euh... je suis dans une jungle et je fuis. Puis je tombe sur un géant vert qui m'apporte à une rivière pour m'aider, parce que je fais de la fièvre, parce que j'étais un genre de chat géant.
- D'accord... pour le chat géant je sais pas, mais je connais un géant vert. Jarvis, appel Bruce et dit lui de venir. Dis-en le moins possible au téléphone, je ne veux pas que le SHIELD débarque.
- Bien Monsieur.
- Merci, dis-je.
- Oh, ne me remercie pas encore.
On discute en attendant, il me parle de lui, de son monde, de ses aventures. Il me raconte la fois où un asgardien fou à essayer d'envahir son monde avec une armée. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai une impression de déjà vu. Je crois que ça m'est arrivé aussi... Il me raconte aussi qu'un terroriste à fait exploser sa maison. Puis qu'un fou a essayé de le tuer pendant qu'il faisait une course. Moi je n'ai rien à dire, je pourrais lui raconté mon premier rêve, mais ne préfère pas, il est plus personnel, plus intime. Au bout d'une heure un autre homme arrive. Brun foncé également, mais les cheveux un peu plus longs, Jarvis surement. Il est dos à moi, donc ne ma pas encore vraiment vu.
- Alors Tony, dit-il en entrant, qu'est-ce que tu voulais me montrer de si urgent.
- Ah, Bruce, viens j'ai quelqu'un à te présenté.
Ils se dirigent vers moi maintenant et je le vois mieux... c'est le gars de mon rêve, après que le géant soit devenu humain. Il me voit aussi et ses yeux s'écarquillent, puis il se précipite vers moi et me bombarde.
- Tu vas bien? Qu'est-ce que tu fais là? Qui t'as fais ça?
- Elle est amnésique, dit Tony suite à mon appel à l'aide silencieux. Elle est tombée du ciel, par le bifrost, sur mon toit dans un état lamentable. Je la soigne du mieux que je peux, mais une personne normale serai morte de cette chute... elle ne connaît pas la Terre, mais elle ne sait pas d'où elle vient. Je crois qu'elle a été torturée. Et elle déteste Asgrad. Oh, et je l'ai appelé Aube, puisqu'elle ne se souvient pas de son nom et que la seule chose qu'elle pouvait me dire c'est qu'il avait un rapport avec l'aurore ou le crépuscule... Aube c'est un beau nom.
- Tu l'as soignée?
- Oui, du mieux que j'ai pu, Jarvis m'a aider... tu l'a connais.
- Je l'ai vu une fois...
- Dans la jungle, le coupais-je?
- Oui, mais je me rappel mal. C'est l'autre qui la trouver. Je sais qu'elle était poursuivie par des chasseurs. Tu m'as dit de me caché et tu as disparue.
- Elle est partie, tu ne l'as pas suivie?
- Non, disparue, téléportée.
- Bien, donc elle fait de la magie. T'as fais d'autre rêve?
- Oui, on me demandait de protéger un poupon.
- Ça nous aide pas.
- Tony, le réprimande Bruce, c'est dur pour elle, tu sais. J'imagine que les chasseurs t'on attraper et que c'est eux qui t'on fait ça. Tu as dit qu'elle était arrivée par le bifrost et qu'elle détestait Asgard. Donc en toute logique, les chasseurs étaient asgardiens.
- Alors, conclu Tony, il faut prendre une décision. Soit on averti point break et ils la reprennent, soit on la soigne et la protège en secret jusqu'à ce que sa mémoire revienne.
- Tony, bien franchement, si tu la dénonce l'autre va te démolir. Il l'aime bien.
- Je, risquais-je, je suis désolée. Je vous cause des problèmes.
- Ne t'en fais pas pour ça, on a connu pire.
Après la conversation va bon train, Bruce change mes bandages et Tony m'apporte à manger, un autre potage orange cette fois. Mes blessures sont presque cicatrisées et cela surprend les deux hommes. D'après eux, si j'étais humaine j'en aurais eu pour des semaines, pas des heures.
Le lendemain, je peux me lever, je suis encore faible, mais j'arrive à marché et à me rendre au toilette, parce que oui deux jour sans bouger c'est dur sur la vessie. Je m'arrête devant le miroir. C'est étrange de savoir que c'est moi, sans arriver à me reconnaitre. J'ai les cheveux rouges sang en pagaille et les yeux bleus. En parlant de bleus, c'est tout ce qu'il me reste de mes blessures, des ecchymoses. J'entends la voix de Tony, il m'appel. Je sors donc de la salle de bain.
- Wow, t'es presque guérie. Viens t'assoir, ne force pas trop.
- Ça va, je vais bien.
Mais comme je dis ça, mes jambes me lâchent, les traitresses, Tony me soutient et me conduit à un fauteuil à roues.
- Si tu vas mieux, je vais pouvoir te faire préparer une chambre, tu vas pouvoir dormir dans un vrai lit.
- Merci.
- C'est normal voyons, j'aide toutes les belle jeunes femmes qui tombent du ciel sur mon toit. C'est une règle chez moi.
Il plaisante, rire me fait du bien, il me fait du bien. Il me conduit jusqu'à un salon avec un grand tableau noir. Bruce est là, il lit, relève la tête et me regarde un peu surprit de me voir déjà debout. Touts les deux viennent m'aider à m'assoir sur le sofa et Bruce me retire mes bandages. J'avais raison, plus que des bleus. Tony sors et reviens avec un autre potage, il est blanc cette fois... je crois que c'est tout ce qu'il sait faire en cuisine, mais ils sont très bons et m'aident à guérir. Je me rappel vaguement que la nourriture me soigne plus rapidement... et que j'adorai cuisiner. Ma mémoire me tue, vivement que mes souvenir reviennes.
(Deux semaines plus tard)
Je me réveil dans mon lit et la faim me fait me dirigé vers la cuisine. Bruce y est déjà avec un café et un journal. Je me familiarise de plus en plus avec ce monde, il y a moins d'inconnu. Comme le fait que Jarvis n'ait pas de corps. On est en train de discuter des événements récents, pendant que je travail sur un croquis (j'essaie de dessiner tout ce qui peut me revenir), quand Tony arrive en grognant. Il à la tête dans le cul et sens encore l'alcool. Bruce à l'air de trouver ça normal puisqu'il n'en fait pas de cas et poursuit notre conversation. Mais je suis les mouvements de Tony du coin de l'œil, il beurre du pain et sort des carrés de plastique orange.
- Tony, que fais-tu?
- Sandwich au fromage fondu.
- Fromage?
Il me donne un de ces carrés orange et me montre comment l'ouvrir... mon instinct me hurle que cette chose est une insulte au formage... mais j'ignore pourquoi. Je lui dis d'attendre et fouille dans son armoire froide pour trouver mieux et m'occuper moi-même de son repas.
- Qu'est-ce que tu es au juste, une experte du fromage ou une fétichiste?
- Je me rappel vaguement d'un oncle qui m'apprend tout ce qu'il sait... je crois qu'il était fou... je n'en sais pas plus.
Le propriétaire du logis s'accoude au comptoir et examine mon dernier croquis, une masse informe de tentacule et d'œil de chèvre...
- Tu fais dans le hentai maintenant, demande Tony avec amusement en montrant le dessin à Bruce?
- Je croyais que tu dessinais ta famille.
- Hentai? Quand je pense à un de mes oncle, c'est la seule chose qui me vient, j'ignore pourquoi.
- C'est des dessins animé pornographiques, commence le milliardaire, tu...
- Ce serai ton oncle, coupe le docteur, ou plus logique l'impression qu'il te laissait.
- Je ne sais pas... Voila c'est prêt.
Tony mange et me complimente. La conversation reprend, par contre, je décroche vite, une alerte sonne en moi, quelqu'un est en danger, il va mourir... je regarde autour de moi et rien... puis je comprends, c'est le poupon. Ni une ni deux je suis mon instinct et je ne sais pas comment, je me téléporte. Ici il fait nuit et le sol est recouvert de cailloux noirs. Je suis entourée de cadavre, mais je ne vois pas de poupon bleu (logique, il doit avoir grandit). Une plainte derrière moi me fait sursautée, je me retourne et par terre il y a un homme aux longs cheveux noirs en armure verte et or. Il souffre. Il saigne. Il n'est pas bleu, mais je sais que c'est lui que j'ai juré de protégé. Je m'approche donc et le prend dans mes bras, ensuite je me concentre sur Tony pour me retéléporté dans l'autre sens.
C'est plus douloureux, beaucoup plus. Les contours de ma vision se font sombre, je ne tiendrai pas longtemps. De retour dans la cuisine, je m'effondre, l'homme toujours dans les bras. Je sens un liquide remonté dans ma bouche, il a un gout métallique. Incapable de résisté je le vomis sur le plancher, j'ai vaguement conscience que c'est du sang. J'entends Tony : «Putain, Aube qu'est-ce qui t'as prix?». Ensuite Bruce : «Tony, regarde qui c'est.». Puis encore Tony : «Bordel. Tu nous fait quoi là?». Je ne réponds pas, j'utilise mes dernières forces pour un sort de soin. Je ne sais pas comment, mais je sais que la lumière doré qui me sort des doigts le soigne. Tony s'énerve : «Aube, arrête ça, tu vas te tuer.». Et tout ce que j'arrive à lui dire c'est qu'il faut le soigner. Je le répète en boucle jusqu'à ce que Tony accepte et c'est le trou noir.
(pdv Tony)
J'y crois pas, elle nous a ramené Loki. Je n'ai pas eu le choix d'accepter de le soigner, mais j'aurais mieux fait de le tuer sur place. Elle avait tellement l'air désespérée... Merde. Avec Bruce on les a touts les deux mit à l'infirmerie de fortune dans mon labo et on a soigné le psychopathe. On a attaché le dieu à son lit, même si je ne crois pas que ça va le retenir... Là ils dorment, Aube à fait une hémorragie interne, mais on n'a pas trouvé la source, elle est sous perfusion pour l'instant. J'entends un grognement, c'est lui. Il se débat dans son lit.
- Doucement, tu vas te faire mal.
- Toi?
- Oui, moi. Tu t'es fait transpercer avec une épée ou une lance ou je sais pas quoi. La petite qui est là, elle a faillit mourir pour aller te récupéré. Si elle avait pas autant insisté, je t'aurais laissé crever. Tu lui diras merci.
Il tourne la tête et écarquille les yeux tellement grand qu'ils pourraient sortir et tombés si on était dans un cartoon.
- Tu la connais?
- Elle... elle est aux ordres de Laufey, je l'ai vu à ses côtés.
