Jour 22 – Coûteux
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On pouvait dire ce que l'on voudra sur Akashi, sur le fait qu'il soit né avec une cuillère en or dans la bouche mais il était une chose de sûre : il ne se révélait pas matérialiste.
Pourquoi, alors qu'il possédait une grosse, grosse, grosse fortune ?
Et bien tout simplement dans le fait qu'il ne comptait plus les objets cassés, fracassés, abîmés, mâchouillés, souillés, etc…
Entre les bêtises du chien de son compagnon qui avait ruiné à lui tout seul la quasi-totalité de l'appartement – notamment en urinant dans les chaussures de facture italienne, en dévorant ses sous-vêtements et j'en passe – et entre celles de amis dudit compagnon, Akashi avait de quoi devenir chèvre.
Il ne se passait pas une semaine sans qu'Aomine ne renverse on ne savait quelle boisson gazeuse sur le tapis persan ou sur un des coussins du canapé, ou encore mette des miettes de chips un peu partout. C'était que le ganguro gesticulait dans tous les sens quand il regardait une partie de basket professionnel sur l'écran géant du couple. Pareil pour Kise lorsqu'il jouait à Harry Potter avec Kuroko, mais nous passerons cet épisode. Murasakibara, de nature calme, prenait également part à ce chantier sans nom. Lorsqu'il repartait de chez ses amis, la cuisine se retrouvait en champ de ruine pire que la catastrophe nucléaire d'Hiroshima. Et enfin, Kuroko lui-même participait à ce joyeux foutoir en mettant le feu à la gazinière pratiquement toutes les trois semaines – Akashi tenait les comptes. Il n'y avait que le grand roux de méticuleux. Bizarre pour un rustre de son espèce. Et Midorima aussi qui savait se tenir en société, normal, il était issu aussi d'un milieu aisé.
Tous ces désagréments et ravages sur ses biens n'énervaient pas l'Empereur. Non, il se contrefichait de ces détails sans importance, une chose restait une chose alors que le bonheur d'avoir sa famille de substitution auprès de lui n'avait pas de prix.
