Je suis sur une colline et j'attends. Quelqu'un m'a donné rendez-vous. Je sens que je suis dans le plan d'Oblivion de mon oncle (lequel?). La brise est fraiche, elle fait plier les herbes hautes en contrebas. On s'approche de moi dans mon dos, je ne me retourne même pas, je sais que c'est le propriétaire des lieux. «Vous vouliez me voir Oncle Talos?» Je me retourne, là se tient un homme. Oncle Talos. Grand blond aux yeux bleu en armure avec un dragon sur son plastron, d'ordinaire il me sourirait à pleine dents... là il est songeur et cela n'augure rien de bon. «Une fois de plus j'ai besoin de ton aide...» Il est hésitant et je sens que ce n'est pas normal, il inspire pour se donner courage et parle. «Il y a un problème en Bordeciel. L'alliance d'elfe que tu as aidé dans le passé... le Domaine. Ils font du mal à mon peuple.» Il est triste et en colère, j'ignore s'il m'en veut. Je n'espère pas, il est le seul avec Tante Mara à m'avoir accepté du coté paternel (Tante Mara?). «Qu'attendez-vous de moi?» J'ai peur qu'il me renie. «Il y a un homme, il lutte pour libéré sa patrie. Tu es la seule qui puisse l'aider. Va en Bordeciel et sauve le de la légion... sauve Bordeciel par tout les moyens.» Je n'arrive pas à croire qu'il me demande ça. «Je devrais surement détruire votre empire...» Son regard se plante dans le mien, j'y vois de la tristesse. «Je le sais. Un autre prendra sa place... pour le mieux je l'espère.»

Je suis dans un village, parmi les habitants. Il y a des soldats de l'empire partout. D'après les informations que j'ai pu récolter le convoi va passer par ici. Nous l'attendons. Les gens commencent à s'agités, le premier chariot vient de passer les portes. Dix minutes plus tard, ils avaient aligné les prisonniers pour le bourreau. Des nordiques pour la plupart... et une bosmer. L'homme que je suis venue chercher est là, ils l'ont bâilloner. Les lâche ils ont peur du Thu'um (euh le cri?). À l'instant où je vais passer à l'action, on entend un grand bruit. Les locaux ne comprenne pas, mais moi je sais exactement ce que c'est (et c'est quoi?). La bosmer est sur le billot quand un dragon arrive et gâche la fête. «Bromah? [Père]» Quelque chose me dit que se n'est pas une bonne nouvelle. Il nous attaque, tue les villageois et les soldats, tout le monde. «BROMAH NID!» J'hurle, mais il m'ignore. Il essaie de me tuer moi aussi. Un nordique m'agrippe le bras et me force à entrer dans une tour. L'homme est la avec d'autre nordique et la bosmer. Ils paniquent et se hurlent dessus. Père attaque la tour et un d'entre eux dit à la bosmer de fuir par là, il part aussi. Je reste seule avec Ulffric. J'ai une mission à finir et il n'est pas en sécurité ici, alors à mon tour je lui prends le bras. Il me regarde et essaie de ce dégagé. «Talos m'envoie. Suis-moi et tu vivras.» Ma voix n'est qu'un murmure, mais il a comprit, il hoche une fois la tête et je nous téléporte loin.

«DOVAHKIIN!» La voix des grises barbes fait trembler le château. Ulffric me regarde, il hoche la tête. Nous savons que nous sommes sauvés.

Elle est là, la bosmer d'Helgen. C'est l'enfant de dragon. Elle est la avec une amie, sa huscarl. Elles viennent prêter serment aux Sombrage. Un test et elles y auront droit, je me porte volontaire pour les accompagnées.

L'équipe de choc : Lydia, Sérana, Fara et moi. Une nordique, une vampire, une dovahkiin et une... déesse. Ensemble nous allons sauver le monde. Nous sommes chez Lydia, une petite maison à Blancherive, la dernière nuit avant la fin. Ensemble nous avons parcourues Bordeciel, Solstheim et certain plan d'Oblivion. Ensemble nous avons tué l'empereur. Sauver voleurs, mages et compagnons. Ensemble nous avons pris Solitude. (Je suis un peu perdu là...) il ne nous reste plus qu'un ennemi. Alduin. Nous nous jetterons ensemble dans le portail de Sovngard. Nous allons tuer mon père. Je fini mon récit, je leur ai enfin tout dit. Elles sont silencieuses. Sérana me comprend, elle est passée par là. Un voile de silence et de tristesse plane sur la pièce. Mais cela ne change rien, il doit mourir, nous le savons toutes.

Les brumes se dissipent. Je suis assise sur le sol, la tête gigantesque de mon père sur les genoux et il s'excuse. Et je pleurs. Fara met une main sur mon épaule pour me soutenir. Une fois son dernier soupire pousser, je renvoie le corps dans mon plan d'Oblivion. Mère et moi lui donnerons une sépulture. Il y a des voix autour de moi, des cris de joie. Tsun s'approche et demande si nous sommes prêtes à partir. Fara lui répond par l'affirmative et nous nous retrouvons au haut Hrothgar. Des dragons sont là, je suis l'héritière d'Alduin, je suis sensé devenir leur reine. Mais je m'y refuse. Je n'y arriverai pas. Je ne m'en sens pas le droit.

Je me réveille en sueur. J'ai de plus en plus de souvenirs, ma mémoire revient. Elle est encore trop incomplète, mais je me souviens de mes parents et de mes amies. De siècle de silence et du froid de Jötunheim. De mon frère de cœur. Seul les souvenirs douloureux remontent, ils sont les plus forts. Je ne sais toujours pas qui je suis, mais le casse-tête se met en place. Je sais que ma mère est une daedra et mon père un dragon. Je sais que c'est mon grand-père qui m'a élevé jusqu'à ce que je m'enfuie pour vivre ma vie. Je sais que je ne l'aimais pas et qu'il ne m'aimait pas. Que j'ai beaucoup de sang sur les mains, que je prenais mon rôle très au sérieux. Mais tout ça, sans contexte, ça ne me sers à rien. La colère et la frustration me rongent et je sais que je pourrai plus dormir.

Le baiser d'hier me revient en tête. Loki. Cela m'étonnerait qu'il dorme. Il vaudrait peut-être mieux que je reste dans mon lit, mais pour une fois dans ma vie le silence et la solitude me pèsent. Je le rejoins donc et comme je soupçonnais, il ne dort pas.

- Un autre rêve?

- J'ai tué mon père.

- Oh... et bien, bienvenue au club. Viens là.

Il tapote le lit à coté de lui. Je m'y installe et il me prend dans ses bras. Sa voix est douce, quand il parle.

- Tu veux en parlé?

- Non, pas maintenant. Plus tard.

- Tu veux faire quoi alors.

- Rester comme ça.

D'une main, il joue dans mes cheveux et cela me rappel hier. De l'autre, il me caresse le dos et cela me donne des frissons partout.

- Loki?

- Hum?

- Tu regrettes? Pour hier je veux dire.

- Non, toi?

- Non.

Le silence s'installe entre nous, mais celui là est apaisant. Il continu ses mouvements et j'ai l'impression de flotter.

- Loki?

- Hum?

- Tu veux recommencer?

Il se fige et je regrette de lui avoir proposé. Mais il me force à le regarder dans les yeux et sans rien ajouter, il m'embrasse. Ce baiser est comme le premier, doux et tendre, mais il se corse vite et deviens passionné. Avant que je ne le réalise, il est sur moi et s'acharne sur mon coup une main sous mon haut. Sa peau est froide et douce, elle m'enivre. Je prononce son nom dans un soupir et il le prend pour une invitation. Retire mon haut, puis le sien. Ces T-shirts sont bien pratiques, à l'opposé des corsets. Il presse son bassin au mien et je sens bien son désir. Je gémi. C'est insoutenable. Je bataille un moment avec son bas, il ne porte qu'un pyjama... sans rien en-dessous. Il m'arrête, mais seulement pour retirer le reste de nos vêtements. J'écarte un peu les jambes pour lui laisser de l'espace et il s'y place volontiers. J'agrippe sa nuque pour le forcé à m'embrasser. Il ne se fait pas prier et m'embrasse à en perdre le souffle. Un fois bien en place, il se présente à mon entrée et se penche sur mon coup pour le mordiller. J'entoure sa taille de mes jambes et je passe mes doigts dans ses cheveux. Je n'en peux plus, je le veux en moi. Maintenant. Comme s'il lisait en moi, c'est à ce moment qu'il entre d'un coup. M'arrachant un cri de plaisir. Ses coups suivant ne sont pas moins durs, ils sont de plus en plus profonds. Loki grogne au-dessus de moi. Je me sens partir, la fin est proche, elle déferle sur moi. Mais ça ne le fait pas ralentir, il continu. Accélère. Devient plus brutal. Mes petits gémissements se sont mués en cri. Je sens un autre orgasme arriver. Plus dévastateur encore que le premier. Cette fois quand il me cueille, je sens Loki se relâcher. Il continu de bouger jusqu'au dernier spasme, puis il m'embrasse. On reste comme ça un moment, lui en moi, à bout de souffle. Avant qu'il ne s'effondre sur le lit. Il me reprend dans ses bras et je me laisse bercer par ses battements de cœur. Je m'enfonce tranquillement dans le sommeil quand il prend la parole.

- Demain nous irons chercher tes réponses. Je t'accompagne. Jötunheim doit être plongé dans le chaos sans roi, nous passerons inaperçu.

- Tu ne sais pas?

- Savoir quoi?

- Laufey a donner des ordres avant de te rejoindre... il a abdiquer entre autre. C'est son fils ainé qui est roi maintenant.

- ...

- Tu ne seras peut-être pas accueilli en héro, mais tu ne seras pas traiter en criminel. Ils savent comment les Ase les perçoivent, comment ils t'ont appris à les percevoir. Morokei [Glorieux] t'attend, ton frère t'attend.

- ...

- Veux-tu toujours venir avec moi? On peut attendre encore si tu veux.

- Non, allons-y demain.

*= Dovahkiin veut dire enfant de dragon, c'est un être légendaire qui possède le sang (pouvoir) des dragons et peut utiliser le thu'um sans entrainement. Les grises-bardes sont de vieux moines qui étudient le thu'um et font vœux de silence

*= Huscarl est un titre, c'est un genre de garde du corps spécial pour les nobles. La Bosmer (Fara) a eu un titre de noblesse pour avoir tuer un dragon.