J'ai l'impression de flotter dans le néant. C'est agréable tout en étant effrayant. Mais avant que j'arrive à analyser tout ça, je me sens tiré vers le bas et j'entends des pleurs de femme. Elle apparait dans mon néant ambiant, sans décors ni rien, alors je m'approche.
- Maman?
À entendre ma voix, je suis une enfant.
- Maman? Pourquoi tu pleurs maman?
- Viens là ma petite Wuld.
Wuld? Tornade? C'était ça mon vrai nom? Surement un surnom qu'elle me donnait...
- Pourquoi tu pleurs maman?
- Ton grand-père est fâché ma chérie, il a puni papa et maintenant il veut nous séparées.
- Pourquoi?
- Parce qu'il ne veut pas que papa et maman s'aime.
- Pourquoi?
- Parce que je suis une daedra et que lui est un dieu. Il ne veut pas que sont fils soit avec moi.
- Pourquoi?
- Parce qu'il dit qu'il ne faut pas mélanger le bien au mal, les dieux et les démons.
- Pourquoi?
- Parce qu'il est vieux et qu'il ne comprend pas. Demain il va venir te chercher, c'est lui qui va s'occuper de toi maintenant.
- Non maman, je veux rester avec toi et papa.
- Ma chérie, tu n'as pas le choix, mais promet moi de ne jamais tombée amoureuse et surtout pas d'un dieu. Ne fonde pas de famille, sinon elle va devenir une faiblesse pour toi. Un moyen de te faire du mal.
- Pro... p... promis maman.
La petite moi pleur et mère la console. Me console. Moi c'est elle que je veux consoler, elle va se retrouvée seule. Trop tard, je me sens tirée vers un autre souvenir. Cette fois, j'entends une voix d'homme et il est en colère. Toujours aucun décors, mais Akatosh est là...
- Tu n'es qu'une ingrate, après tout ce que j'ai fait pour toi. Je t'ai élevée et toi tu...
- Oh, le coupais-je, mais on t'a rien demander hein.
J'ai vieillit, mais je ne suis pas encore une adulte... et je suis tout autant en colère.
- C'est toi et toi seul qui a choisit de nous séparés. Tu ne voulais pas d'une daedra dans ta famille? Et bien regarde où tu en es : ton fils préféré ne te parle plus et il devient fou, tu te retrouve avec une impure sur les bras et elle te déteste, ta famille ne comprend pas tes choix et les humains meurs par centaine. Tu es content? C'est ce que tu voulais? Laisse-nous tranquilles!
- Comment oses-tu? Tu as eu la meilleure éducation, les meilleurs professeurs, tu as côtoyé les dieux! Que veux-tu de plus?
- Tu as brisé mes parents, ma famille. Tu veux me briser aussi? Tout ce que je veux c'est pouvoir sortir d'ici, voir les mondes et les autres dieux. Je veux vivre.
- Si tu sors de ce plan, tu n'y remettras jamais les pieds. Pour moi tu seras morte.
- Et bien tant mieux! Oh, ne t'inquiète pas Grand-père Aka, pour moi aussi tu seras mort.
Mes paroles sont dure, je sais que je ne les pense pas et lui non plus. Il veut bien faire, mais s'y prend mal. Je sais que je vais regretter tout ça, mais je ne peux rien y changer et je suis tirée vers le prochain souvenir. J'entends déjà la voix de mon père, puissante et caverneuse. Sa voix de dragon.
- Ma petite Wuld, tu dois me promettre une chose.
- Père non, je vais tout arranger, je vais les raisonner.
J'ai encore vieillit, je suis une jeune adulte.
- Feyndiinsos tu vas m'écouté. Il est trop tard pour ça, je veux que tu sois là pour ta mère, je veux pouvoir compter sur toi et le jour où je reviendrai... Ce jour là si j'ai totalement perdu l'esprit... je veux que tu me tues ma chérie. Ne laisse pas notre famille souffrir plus et ne me laisse pas dévorer le monde. Un jour il sera à toi, alors ne me laisse pas le détruire. Promet le moi ma fille. Jure-le.
Feyndiinsos? [Feyn = Fléau, Diin = Geler et Sos = Sang.] C'est ça mon nom? Un nom de dragon traditionnel? C'est un nom sombre à donner à son enfant.
- V... Vaat nau fin laas. Papa, je ne veux pas que tu partes encore. Ne me laisse pas
- Je ne veux pas partir non plus, mais si je reste... je vais tout détruire et je préfère vous savoir vivante et triste toutes les deux que mortes.
C'est une chose horrible à demander à son enfant, mais je comprends la situation. Je sais qu'il n'avait pas le choix et que cette conversation était la dernière, le dernier moment de lucidité qu'il a eu avant de sombrer. Je préfère penser au bon souvenir, quand on vivait touts les trois ensemble au crépuscule éternel et qu'il pouvait encore prendre forme humaine... J'ai envie de pleurer et d'hurler, tout ça est injuste. Mais cela n'y changerai rien... Cette fois, c'est ma voix que j'entends, enrouée par le silence.
- Si vous décidez de garder mes artéfacts, vous serez mes championnes. Comprenez-vous ce que cela veut dire?
Deux jeunes femmes se sont introduites dans mon plan, dans mon château. Une khatjiit et une brétone. Je ne sais pas pourquoi elles sont venues et elles non plus apparemment. Mais le fait est qu'elles veulent repartir avec deux de mes armures. Après la mort de papa, j'ai forgé quatre armures. Les quatre armures de l'aurore. Deux d'entre elles, Ved [noir] et Sot [blanc], sont faites pour devenir mes artéfacts. Je n'ai jamais eu l'intentions d'en avoir, mais Fara à insister. Elle à dit que cela me ferai moins de travail. Alors je les ai forgées moi-même, mais je ne les ai pas données... pas encore. Sot est une armure lourde dans un métal blanc (un alliage de mon invention : os de dragon-dieu et vif-argent) avec des décorations en or, elle vient avec un marteau fait avec les même métaux et une sous-combinaison grise qui colle comme une seconde peau. Ved, elle est faite de cuir noir (la peau de papa une fois les écailles enlevée, il n'en avait pas beaucoup d'utilisable, mais j'ai pu en faire quelque chose), tout en sangles brunes foncées et en fourrure beige. Elle est assortie à un carquois et un arc, qui lui est en bois tout simple. Mais je l'ai fait à partir d'une branche de l'arbre-tombe de mon père. Il est donc très souple et puissant... et incassable. Pour les autres armures, il y a Nahkriin [vengeance] que j'ai faite avec les écailles de papa (je sais c'est glauque) et je la porte quand et bien... quand je venge quelqu'un. C'est en quelque sorte mon uniforme de daedra de la vengeance. Dans les faits, chacune de mes armures sont faite avec les écailles, la peau ou les os de papa. C'est une armure minimaliste, elle ne couvre pas beaucoup, mais c'est voulu. Quand je me bats, mon adversaire est porter à attaquer les zones découvertes, mais c'est un piège et en général cela lui coute la vie. Puis il y a Kogaan [bénédiction], pour elle j'ai au de la difficulté, je l'ai refaite plusieurs fois. Chaque version avait un problème : trop agressive. Elle devait devenir mon uniforme de déesse de l'héritage donc... J'ai fini par faire une robe avec quelque morceau d'armure aux poignets et à la poitrine (encore en écailles de dragon-dieu).
- Vous agirez en mon nom et devrais véhiculer mes valeurs et se que je défends... et apporter vengeance et héritage pour aider les mortels.
- Vous êtes Nihal?
- Vous êtes Adhara?
Elles ont parlé en même temps et là elles se regardent, s'affrontent du regard. Il y a une histoire à creuser ici et je suis curieuse, parfois trop.
- Toi, dis-je à la brétone, raconte-moi.
- Nous nous sommes rencontré à la guilde des guerriers. Nous portons la même amulette, mais nous ne vénérons pas la même... je vénère le prince daedra de la vengeance : Adhara et elle la déesse de la famille et de l'héritage : Nihal.
Elles me montrent les amulettes en questions et je la reconnais. C'est l'amulette qu'Ysgramor m'avais fait faire pour me remercier parce que j'ai prolongé sa lignée (et que j'ai vengé la mort de sa mère). Deux anneaux entrelacés avec des runes graver sur chaque : passé et futur. Je ne croyais pas que cette petite chose allait traverser les âges...
- Alors nous avons fait des recherches, continu la brétone, les deux noms sont soit étroitement liés, soit complètement opposés. Nous avons donc décidées de venir ici, pour trouver nos réponses.
- Donc, dit la khatjiit, pourriez-vous nous répondre?
- Je suis les deux.
- ...
- Je suis la petite fille d'Akatosh et je suis à demi daedra. Donc je suis les deux. Mais ces noms m'ont été donnés par mes fidèles, puisque je n'ai jamais dévoilé le vrai.
Je leur explique, sans trop entrer dans les détails et elles décident de prendre mes artéfacts... la khatjiit à choisie Sot et la brétonne Ved. Puis elles sont parties. Durant le restant de leur vie elles ont véhiculé mes valeurs, comme je leur avais expliqué. Puis, devenues trop vieilles, elles ont transmit la charge à d'autres (peu importe la race, mais toujours une femme) et ainsi de suite jusqu'à la fin. Déjà un autre souvenir fait surface, me tirant de ma rêverie. Tanos, le géant violet... il est là allongé se prélassant et je suis à ses cotés, discutant pendant qu'il fait glisser ses doits sur mon dos... Je sais ce qu'il veut faire, il veut que je tombe amoureuse de lui. C'est pour ça qu'il ce montre tendre, il attend quelque chose de moi. Mais j'ai déjà donné et il n'est pas mon genre... Ce souvenir à l'air joyeux, mais il fait monter en moi un sentiment de haine très fort.
- C'est quoi l'histoire avec les bannières, vous leurs vouez presque un culte.
Je ris, un rire léger. Malgré tout il est mon ami et je lui fais confiance... une confiance absolue.
- Ici, sans bannière tu n'as rien, il en faut une pour avoir des terres, un titre et être respecter... et chaque dieu en a une pour rallier ses fidèles.
- Je croyais que ton existence était secrète...
- C'était l'idée, mais je suis intervenue en Tamriel assez souvent pour laisser une trace, j'ai des fidèles... trois types pour être précise. J'ai ceux qui ne voient que la daedra, ceux qui au contraire ne voient que la déesse et ceux qui comprenne ma duplicité et vénère mes deux formes.
- Comment c'est possible? Tu veux dire qu'ils ferment les yeux volontairement où?
- Non, ceux qui vénèrent la vengeance, la recherche ou l'ont déjà eu, j'ai personnellement passé un marcher avec certain et à leur mort ils deviendront mes serviteurs, Ces créatures sans nom que j'ai créé. J'en suis assez fière, elles sont belles, intelligentes, discrètes et douces, enfin la plupart du temps. Ceux qui vénèrent l'héritage, cherche à prolonger leur lignée et je leur accorde, alors ensuite ils me prient en remerciement.
- Et les autres?
- Des descendant directes des amis que je me suis fait en partant à l'aventure et en sauvant le monde... de ma famille.
- Alors, pour avoir le droit de conquérir des terres ou être vénéré, il me faut une bannière?
- Oui, si tu veux ton propre plan d'Oblivion aussi... c'est une sorte de loi. Quand l'empire Septim est tombé, touts les dieux de touts les panthéons se sont réunis et on voté ces loi... elles s'appliquent à tout le monde : hommes, mers, dieux et démons.
- Alors il m'en faut une.
- Je demanderai à un serviteur de s'en occupé. Pour l'instant parle-moi encore de ton monde.
J'étais naïve à ma façon. Même avec toute la souffrance de mon passer, je voulais lui faire confiance. Je lui ai même offert un plan d'Oblivion, avec un palais majestueux et une partie de mes serviteurs... je n'aurais jamais dû. Mes regrets attendront, je dois continuer mon chemin, passé au prochain souvenir. J'entends déjà les cris de souffrance... je vais revivre mon pire souvenir, le moment où j'ai tout perdu. Le jour où il a détruit mon monde. Je sais pourquoi il l'a fait, il voulait voler la puissance d'Aetherius, se l'approprié et pour se libéré. Parce que oui, notre univers est devenue sa prison et celui qui a fait ça savais très bien les conséquences de son geste. Alors, Tanos a corrompu mes serviteurs et les a forcés à lui donner l'essence d'Aetherius. Pour la deuxième fois de notre histoire, dieux et démons se sont alliés, ils ont lancé deux sorts. Deux sorts qui leur ont couté la vie à tous, désintégrés, réduis en poussières sous mes yeux. Mère et les autres ce sont unis pour divisé en deux l'essence du monde. Tanos n'a eu qu'une moitié et moi l'autre, mais avec sa moitié il a réussis à tout réduire à néant, brisant ainsi les chaines qui le retenait à mon univers pour retourner dans le sien. Maintenant, les mondes se détruisent, sans l'essence pour les maintenir. Juste avant que tout ne devienne poussière, juste avant de disparaitre à son tour, mère me fourre un havresac tout neuf dans les mains, puis ce qui reste des dieux m'ont banni (un sortilège de bannissement deadrique)... pour m'envoyer à travers les univers, par le chemin qu'il avait utilisé pour venir. Trouver des alliés et me venger. Mettre ce nouvel univers à mes pieds. Me baigner dans le sang des responsables de ce désastre. Mais les dernières paroles de mère... son dernier souhait...
- Va ma fille et vit pour nous, trouve le bonheur et la paix.
- Vaat nau fin laas Bruman [mère]. Vaat nau fin lein [Le monde, l'univers, le tout]. Dahmaan ahst alun [se souvenir à jamais].
Elle s'est désintégrée dans mes bras et une fraction de seconde plus tard, j'étais éjectée vers un autre univers. Seule. J'ai atterrit sur un monde de glace, écorchée et brisée. Seule. J'ignore combien de temps je suis resté là dans la neige sans bouger, les yeux dans le vide. Seule. J'ai bien faillit abandonner et rester ainsi jusqu'à ce que la glace me recouvre. À jamais figée dans le temps. Seule. Vestige d'un monde perdu, oublié de tous. Puis des bras, un enfant de taille adulte. Laufey. Il me déplace. De la chaleur. Des voix. Je ne comprends pas la langue. Ils se déplacent autour de moi, me soigne. L'enfant me parle. Je suis toujours faible, mais je veux le comprendre. Je lui fais signe d'approcher... une fois assez près, je mets (difficilement) ma paume sur son front pour fouiller sa mémoire à la recherche de cette langue étrange.
- Fent naak [Tu dois manger].
Il parle dovahzul? Non, quelque chose ne va pas. Je lui ai transmit ma langue au lieu d'apprendre la sienne. J'étire la main pour y remédier, mais il m'en empêche.
- Nid. Fent naak.
Il présente une cuillère à ma bouche et répète encore. Il a raison, si je mange mon corps va se régénéré. J'accepte donc la soupe. Pendant qu'il me fait manger, le souvenir change. Je vais mieux. Laufey m'a conduit à la sale du trône. Son père veut me parler.
- Mon fils m'a raconté ton histoire... Je suis prêt à t'accueillir comme un membre de ma famille... mais en échange, tu dois m'être utile. Faire tout ton possible pour ma famille.
- Geh [oui]. Vaat mir Jötunheim. Vaat mir Jun do liz. Vaat nau fin laas.
En disant cela je pose un genou par terre. Grand-père Aka ne serait pas fier de ce choix, mais je ne peux pas me retrouvée seule ici... J'ai besoin d'alliés et d'après ce j'ai compris les jotuns sont ma meilleure option. Laufey traduit ce que j'ai dit. Le roi a l'air satisfait. Il veut que j'éduque son fil et que son fils m'éduque en même temps...
Je sens les effets de la Torpeur se dissipés, mais un dernier souvenir se fait entendre.
- Si tu es là pour me tuer, attend au moins que je termine ma chope.
Un homme, assis devant moi, je ne vois que son dos. L'ancien roi doré. Bor.
- Tu auras peut-être la vie sauve, mais cela dépendra de ce que tu auras à me dire.
- Quel noble veut me menacé cette fois?
- Seulement moi.
- Alors approche et parlons. Tu prendras bien une chope avec moi.
- D'accord, mais je fournis l'hydromel.
Je m'assois sur la seule autre chaise du balcon et lui donne une bouteille de Roncenoire. Ce sont mes deux dernières, mais je trouve que l'occasion est bonne. Il a l'air d'apprécier.
- D'où cela vient-il? J'aimerai bien m'en faire livrer plusieurs tonneaux.
- De Faillaise, mais il vous sera impossible d'en avoir plus. Ce sont mes dernières bouteilles. Dégustez-la.
- Dites moi où c'est et je les couvrirai de tellement d'or qu'ils ne pourront refuser.
- La ville n'existe plus.
- C'est la raison de ta venue? J'ai détruit ta ville?
- Non, tu as banni un dangereux criminel dans mon univers et maintenant il n'y a plus que moi. Il a gagné ma confiance, puis celle des autres dieux. Nous l'avons tous aider, puis il nous a tous détruit... en désespoir de cause, ils m'ont envoyé ici. Je suis sensé vengé Nirn et tu es la première étape.
- Tanos?
- Oui, Tanos. Alors que proposes-tu?
- Je peux m'engager à commémoré ta perte, chaque année tenir un festival pour honorer tes morts.
- Tanos est resté dix ans avec nous, alors le festival aura lieu aux dix ans. Durant un mois. Mais si vous ne respectez pas ça, ma vengeance s'abattra sur Asgard.
- Oui, est tout le monde saura ce qui est arrivé.
- Non. Personne ne saura sauf le roi.
- Comment veux-tu qu'ils pleurent ta perte alors?
- Si tu le dis à ton peuple, tu seras désavoué. Tu as détruit un univers entiers par erreur, comment peux-tu les protégé? Non, j'ai besoin d'allié. Tu feras donc ce que je dis : durant le mois, il y aura des cérémonies pour les morts, des banquets, des bals et tout ce que tu peux faire pour que ton peuple n'oublie pas. Ton peuple ne saura pas avec précision les détails de la tragédie. Alors ta tête restera où elle est, mais en échange... Le jour où je le demanderai, les armées du roi doré se rangerons à mes cotés. Je vous fournirais quelque recette traditionnelle des peuples de mon monde pour les banquets et les partitions de nos meilleures chansons pour les bals.
- Cela me semble léger comme peine pour le mal que j'ai fait.
- Je n'ai pas fini. je vais te transmettre mes souvenirs de ce moment et ceux de Nirn. Je le ferai pour chaque nouveau roi. Pour évité les erreurs de ce genre à l'avenir.
J'ai fini par le laisser en vie, je lui ai même prêté main forte quand les elfes sombre se sont rebeller (avec l'accord du roi de glace). Une fois touts les détails réglés et les souvenir transféré, je suis partie. Je devais m'entretenir avec Yggdrasil (j'ai flotté dans une poche de réalité et discuter avec une voix éthérée). Je lui ai donné ma moitié d'essence pour qu'il la protège en échange il m'a accordé de me laisser mes pouvoirs sous certaines conditions. Entre autre j'ai du lui jurer de le protégé et je ne peux me téléporté à travers ses branches (entre les mondes) qu'une fois toutes les 30 heures. Il a apposé d'autre restriction sur mes pouvoirs et nous avons passé un accord équitable. Je lui ai aussi transmit la totalité de mes souvenirs, j'ignore pourquoi il les voulait.
Quelque mois après ça, Bor à mit en place le festival de l'aube rouge (j'ai pris le nom d'Acani Sahqon en arrivant au Jötunheim). Avec une légende et tout... durant le festival une jeune fille joue mon rôle, elle porte un masque rouge sang et est au centre de touts les événements. J'aime bien cette idée. J'ai assisté au premier festival et il était à la hauteur de ce que je voulais.
Puis quand Odin a été couronner, il y a eu une petite cérémonie secrète avec seulement lui, Bor et moi où je lui ai transmit les souvenirs du drame. Je portais le fameux masque rouge et dans les souvenirs on ne voit pas mon visage et on n'entend pas mon (nouveau) nom, alors il n'y a aucune façon pour Odin de savoir qui je suis. C'était pour me protéger, pour évité que la vérité ne s'ébruite et malgré tout, je crois encore que c'était pour le mieux. S'il aurait su, je suis sure qu'il aurait encore plus insisté pour que je lui sois dévouée...
Laufey a grandi et je suis restée à ses cotés, comme une sœur. J'étais là dans toutes ses épreuves et ses joies. Quand il s'est marié presque de force, je me suis rapidement lié d'amitié à sa femme (qui était forcée aussi) et je leur ai appris à se connaitre et s'aimer. Quand ils ont eu leur premier fils, j'ai soigné mon amie et j'ai fait en sorte qu'elle survive, elle lui a donné un nom dans ma langue pour me remercier. Quand elle est morte en couche avec leur second fils, j'ai fait en sorte qu'elle ne souffre pas trop. Laufey et moi avons porté le deuil longtemps. Quand il est tombé amoureux du vane, je l'ai aidé à le garder secret et j'ai tout fait pour le sauver, mais je n'ai pas réussit. Quand il a apprit pour Loptr, je l'ai protégé du conseil. Puis je l'ai aidé à accoucher et je me suis occupé du bébé quand nous avons compris qu'il était trop petit. Et j'ai échoué à le protéger d'Asgard.
J'ouvre les yeux et Loki est là, il m'a déposé sur le lit et tirer une chaise tout près. Il attend que je me réveil avec un livre. Je lui fais savoir que je suis là en posant une main sur son bras. Il pose le livre et me sourie. Une longue discutions s'impose, mais avant je veux lui transmettre ma langue maternelle. Je veux que l'ont puisse se parler sans oreilles indiscrète... et surtout, j'ai un message pour lui.
