(PDV Tanos)

- Maître, une mortelle vous envoie un message.

Un Kree dans mon dos vient interrompre ma sieste. Alors, en grognant, je tends la main pour recevoir le message de la petite mortelle imprudente. Il me met un pan de tissus dans les mains et je l'entends s'incliner dans mon dos. Je porte se fameux message à mes yeux en souriant, si elle croit me faire réagir, qu'est-ce qu'une mor...

- Où as-tu eu ça?

- Elle me l'a donné quand nous nous sommes replier... plusieurs autres soldats en ont ramené, il semblerait qu'il y en avait partout sur la planète. Dans toutes les villes.

- ...*rit*

- Maître?

- Combien de temps avant d'arriver sur Terre?

- Maître, vous n'y pensez pas...

- Combien de temps?!

- Si... six mois maître.

- Je vous en donne trois, mettons nous en route.

- Oui maître.

Une fois la larve sortie, je me dirige vers mes quartiers et fourrage un peu. Je fini par trouver mon vieux coffre et ma bannière avec lui... Si elle veut jouer à ça... elle me facilite la tâche. Je passe les doigts sur les fils du tissu, le fond lilas, la flamme noire, l'arbre blanc et les six pierres de couleur en demi-cercle sous le tout... Cela fait des siècles que je n'avais pas posé les yeux dessus... elle me rappel de bon souvenir. Cette petite naïve a donc survécue à la destruction de son univers et elle cherche la vengeance. Idiote. Sans pouvoir m'en empêcher, mon rire brise le silence ambiant. J'aurais bientôt gagné. Non, j'ai déjà gagné.

(PDV Acani)

*Éternue* J'ai un mauvais pressentiment tout à coup. Loki s'est assoupi à coté de moi dans notre lit, mais moi j'ai du mal. Je sens que ma vengeance approche et je revois la mort de ma famille, de ma mère et des autres dès que je ferme les yeux. Alors faute de mieux, je lis. Je lis les rapports des soldats, les plans défensifs et les autres papiers ennuyeux qu'on me fait parvenir... ce qui ne m'aide pas du tout à dormir. Loki s'agite, il fait des cauchemars aussi et mon cœur se serre à chaque fois. Je pose les papiers sur la table de chevet (Morokei a fait décorer ma chambre à l'identique de celle que j'ai là-bas, la différence c'est qu'ici les murs ne sont pas en pierre), puis je prends le dieu dans mes bras, ce qui à pour effet de le réveiller.

- Brii, fait-il la voix pâteuse, puis il se réveil tout à fait? Nous sommes attaqués? Les enfants vont bien? Vite, il faut...

- Shh... Krein [soleil], t'as fait un cauchemar. Ofolst. Tout va bien.

- Je t'ai réveillé?

- Non, je ne dormais pas.

- Brii...

Je sens le reproche dans sa voix, je dors à peine trois heures par nuit. Dormir ne m'est pas vital, mais ma magie a tendance à faire des sienne si je ne dors pas bien... quand elle se recharge suffisamment. Il faut que je lui change les idées avant qu'il ne me sermonne pour de bon. J'embrasse donc son coup est entame un chemin vers son torse, puis plus bas encore.

- Puisqu'on est réveillé... *lui fait un bisou sur le ventre* Qu'est-ce que tu dirais si... *lui fait un bisou sous le nombril*

- Hum, Brii...

Il relève un peu le bassin pour m'aider à lui retiré son boxer. C'est le seul bout de tissu qu'il porte en dormant et encore. Il est déjà semi-dur quand je dépose mes lèvres sur sa virilité. Je le taquine un peu, mais n'y tenant plus, je le prend en bouche. Il ne retient pas ses gémissements, de toute façon toutes les pièces sont insonorisées. Au bout d'une dizaine de minutes, il m'attire à lui. Je le relâche à regret. Loki prend les choses en main, il nous place façon missionnaire et retire mon shorty et mon débardeur. Le dieu parcourt mon ventre et ma poitrine de ses lèvres, mais je l'arrête. Malgré tout ce qu'il peut dire, je n'aime pas mes cicatrices. Elles datent d'avant ma fuite de Nirn, quand je pouvais encore lutter pour sauver mon monde... et elles me rappellent que tout à été vain, que finalement Tamriel n'est plus. Avant Tanos, je les aimais (dans une certaine mesure) et je les montrais en portant des tenues légère... elles étaient un symbole, maintenant elles ne sont là que pour me défigurer. Loki me sourit, un sourire triste et me caresse les cheveux. Puis il m'embrasse et le moment passe. Nous continuons se que nous faisions. C'est tendre, doux. Exactement ce dont on a besoin. Il entre en moi et bouge lentement, nos corps son étroitement liés, serrés dans les bras l'un de l'autre. Tout n'est qu'amour, nos baisers, nos mouvements, tout. Tendre et doux. Jusqu'à ce que je nous fasse changer de place, je me retrouve sur lui, à califourchon, à m'empaler sur sa verge. C'est toujours tendre, mais ça na plus rien de doux. Je contrôle la danse et je m'applique à nous faire perdre la tête. Je sens le plaisir monter en vague et bientôt je me fige, Loki continu de bouger jusqu'a ce que je m'effondre parcourue de spasmes. À son tour de nous déplacé, cette fois je suis à quatre pattes (flageolantes) et il est derrière moi. Nouvel angle, plus profond, plus brutal. Il enfonce les doigts dans la peau de ma taille et grogne à chaque coup. Moi, je gémis, un flot incompréhensible de mot et de son... jusqu'à ce qu'il touche ce point en moi, ce point mythique que tout le monde cherche... là je cri et hurle presque mon plaisir. Je ne tiens pas longtemps avant le deuxième orgasme... C'est presque un jeu entre nous : le plus grand nombre d'orgasmes sans autre stimulation que sa queue en moi. Mes bras lâchent et je me retrouve avec la tête contre le matelas. Loki me redresse et colle mon dos contre son torse. Sa peau devient froide (plus que d'habitude) et je sais sans le voir qu'il est bleu. La nouvelle fraicheur apaise le brasier que je suis devenue, mais elle l'attise en même temps. Déjà très sensible, le froid décuple mes sensations. Loki place une main sur ma hanche et entour mon ventre avec son autre bras, histoire que je ne bouge pas, puis il recommence ses coups. Je me laisse aller contre lui et dépose la tête sur son épaule. C'est bon. Merde.

- K... Kr...ein~

- Shh. Laisse toi aller Brii.

Il dépose ses lèvres dans mon coup brulant et y parsème de légers baisers avant de mordre à pleines dents... Sur le coup de la surprise, l'orgasme me foudroie. Ma respiration se bloque dans ma gorge et tout mon corps se crispe, quand le plaisir reflue, il ne me reste plus de force, rien. Je suis comme une poupée de chiffon. Loki nous recouche sur le lit et me prend dans ses bras. Je lutte contre le sommeil un moment, mais je ne suis pas de taille... alors je glisse dans l'inconscience.

Des cris. Du feu. De la fumée. Les étoiles qui s'éteignent une à une (les autres plans). Les plans se fusionnent. Les héros du passé se battent aux côtés de ceux du présent. Tous tombent comme des mouche et reviennent ensuite, puisque Sovngard n'est plus. Chaos et destruction. Les dragons restant rugissent à l'unisson. Les vagues ennemies sont infinies. Le traitre. Il a rallié toutes les races de daedra sans maître des plans sans seigneurs. Tout le monde se bat, les falmers sont même sortis de leur caverne pour nous rejoindre. Tout le monde meurt. Dans les deux camps. Le sol se fend. Aetherius se déchire. Aetherius se repli sur lui-même, réduit à une petite boule de chaos. Avec mes deux championnes et ce qui reste de mes créatures, je fonce dans le tas. Nous sommes vite recouverts de sang et d'autres choses plus répugnantes. Mes créatures tombent, elles retournent au Ragnarok [néant]. Je n'ai pas peur, nous les y rejoindrons bientôt. Les mortels sont tombés (mes championnes aussi), même si nous aurions une chance d'empêcher la destruction, le monde serait vide. Je vois les dieux, tous les dieux se réunir pour un ultime sort. «Distrait-les!» Grand-père Aka me cri sa demande pendant qu'ils se préparent. Son ultime requête. Je me retrouve donc seule contre l'armée de Tanos. Réduite certes, mais encore grande. Seule, pas tout à fait : les dragons. Ce peuple que j'aurai dû gouverner. C'était le rêve de papa, que le monde m'appartienne. Alors, même si c'est pour peu de temps, je vais gouverner mon peuple. Pour la première fois depuis longtemps, je prends ma forme de dragon. Je ressemble trait pour trait à mon père, sauf que je suis plus élancée, plus agile et que je ne suis pas noire pur, mais un violet nuit. Mes oncles, tantes, cousins et cousines se range derrière moi et nous attaquons. Griffes et cri. Mort et sang. Cette fois c'est le traitre qui est seul face à mon armé, même si elle ne se réduit plus qu'a une dizaine de têtes. Il se jette sur nous et très vite nous sommes en un contre un. Je suis la dernière de mon peuple. C'en est fini des puissants dragons. Je me bats pour les venger, pour tous nous venger. Mais il prend la fuite, ses chaine brisées, il n'a plus à rester. À bout de force je redeviens humaine (nue comme d'habitude). «Il n'y a plus rien à faire, Nirn meurt.» Jode n'est pourtant pas connue pour être défaitiste. Tout les autres on l'aire d'accord. Ils sont faibles et presque mort, pour ceux qui ne le sont pas déjà. «Finissons ce que nous avons commencé.» Maman est déterminée et les autres acquiescent. Elle me prend dans ses bras pendant qu'ils lancent l'ultime sors. «Va ma fille et vit pour nous, trouve le bonheur et la paix.» Puis pendant que je le lui jure, elle devient poussière et je me retrouve aspirée par le sort avec juste un havresac-inventaire-magique (oui, toujours nue). J'ai l'impression de traversé des murs de verre. Ils me lacèrent, me coupe et m'écorche. Tout n'est plus que douleur. Puis je percute le sol, brutalement. Et le froid me submerge, il m'engourdi. J'abandonne. Je suis seule maintenant et je n'ai plus aucune force. Alors j'abandonne et me laisse mourir. C'est mieux pour tout le monde... «Brii!» Cette voix, je l'a connais, elle me tire hors du rêve. Elle me ramène à elle. Je ne dois pas mourir. J'ai une famille et une mission. Je ne dois pas mourir.

Je ne dois pas mourir.