Hé oui, c'est encore moi ! Vous vous rendez compte que j'ai pas update depuis 5 jours ? Bon, vu l'heure, deux heures du mat', on passe à.. six ! HONTEUX. Oui, vous avez raison. C'est H.O.N.T.E.U.X.
Yua-chan m'a gentiment rappelé que je devais posté. Merci à elle, j'ai donc corrigé cette partie. Elle est un peu plus longue que la précédente. Toujours en humour, il y a un peu de Yaoi vers la fin :). Grey commence à comprendre, à moi qu'il ne délire encore ? Qui sait. Un lapsus de Natsu reste un lapsus, héhé.
Le prochain chapitre sera exclusivement de l'humour. Ce sera vot' bonus. Héhé. co-écrit avec les rires de Jadou sur Skype, vous retrouverez le livreur et.. le système de recrutement de la guilde Fairy Tail ! Serais-vous assez fort pour y appartenir ? Je n'en dis pas plus, revenons à ce chapitre-ci x). On vient de dépasser les milles vues, sinon, 3. *Je passe un peu du coq à l'âne, mais bon*. Merci à Yua-chan pour ses commentaires réguliers, merci à ... Jadou, je t'ai reconnu :D et à Archanemy qui m'a fait extrêmement plaisir ! N'hésitez plus, franchissez le pas, même en "anonyme", héhé ! :)
Bon chapitre !
10. Remède spécial
"Bois."
Je fixais la tasse, peu sûr du contenu. Autant le contenant, je le connaissais : Lyon me l'avais offert quand on était petit. Une tasse simple, de gosse, bleutée avec un petit flocon blanc, mais dont le mélange ici présent me donnait la chaire de poule. Rouge. Le truc était rouge. Y'avait même des bulles. Natsu l'avait fait et, j'en étais sûr, il voulait m'empoisonner. Il me regardait innocemment mais je savais déceler la lueur de malveillance dans son regard. Bon, là, tout de suite, je ne la voyais pas. Mais ça ne saurait tarder ! Bon sang, de l'eau rouge en ébullition ! Ça sera quoi, la prochaine fois.. ?
N'y avait-il donc aucun saint à lequel je puisse me vouer ? Tout ça parce que je suis -potentiellement- sujet à des sentiments pour la gent masculine et qu'indubitablement, je me retrouve sans saints car sans seins. Foutu moi, va. Et foutu lui, aussi.
Décidant de régler ce problème au plus vite, je lui répondis d'un ton ferme et assuré :
"Je n'ingurgiterais pas ça !"
Natsu fixa son regard orageux vers moi, signe qu'il commençait à perdre patience. Parce que je refusais de toucher à quoique ce soit qu'il puisse avoir préparé ? Instinct de survie, j'y peux rien. Je tiens à ma vie, ma magie et tout le tralala. Hors de question que je me tue avec une boisson ou une côtelette. Qu'irai-t-on écrire sur ma tombe, comme épitaphe ?
« Grey,
Mage de glace et ami au caractère frigide,
Mort dans le non-exercice de ses fonctions,
Tué par un de ses camarades avec une côtelette pendant qu'il prenait son repas.
Tu nous manqueras un peu de part le calme qui régnera dès à présent dans la guilde.
Nous te souhaitons un bon repos.
Amen. »
….
Non, ça le faisait pas. Je refuse de mourir tué par une côtelette ! C'est pire que « Pas classe » ou « Pas cool ». Limite honteux, comme mort. C'était le genre de choses que vos descendants -ce qu'ils n'avaient pas- et vos amis essayent de transformer un peu, quand ils racontent votre mort.
Le genre « mensonge par omission » car ils ne disent pas toute la vérité. Un peu comme « On l'a honteusement empoissonné sans qu'il ne puisse rien y faire. Pauvre homme. » ou bien « Grey a été trahi par un de ses amis. » sans en dire davantage et sans préciser que c'était involontaire. Bien qu'il commence à douter de ce dernier point, au vu des circonstances. Ne lui avait-il pas demandé de ne plus toucher à sa cuisine ?
S'il touchait à cette boisson, ou à n'importe quel repas qu'essayerais de lui faire Natsu, vous imaginez ce qu'on dira de lui, au ciel, après ? Quelles excuses débiles devrai-je inventer pour éviter de raconter ma mort ou simplement de devoir répondre la vérité ? C'est sûr qu'elle était classe, hein, la vérité.
« Hey, salut le nouveau ! T'es mort comment ? »
« Étouffé par une côtelette empoisonné. »
… Mon dieu.
Mon rival essaye de me tuer, de ruiner ma réputation – et ce, même après ma mort – et, en plus, de ruiner mon après-vie de repos ? Non, non de non ! C'est une tourmente ! Que dis-je, une torture ! Bon sang, je n'en mangerai pas ! Je ne toucherais à rien de ce qu'il ose me faire ! Et ce « remède » n'échappera pas à cette nouvelle règle ! Définitivement. Je. N'y. Toucherai. Pas.
« Au fait, tu as touché à ma cuisine, pour le faire, ce truc ? » demandais-je, le regard un peu mauvais, le ton têtu et sur de moi. Se dandinant sur place, Natsu finti par décider simplement de me sourire -Non, il ne m'achèterait pas. C'était trop facile ! Enfin, il consentit à m'expliquer ce qu'était... ce bidule. C'était, d'après lui, de l'eau chaude avec un thé fumant, remède spécial de Polyussica.
La guérisseuse de Fairy Tail l'avait donc fait, ou conseillé ? On consentait enfin à m'aider pour m'extirper des affres affreux de cette maladie bénigne ? Un dieu m'avait entendu ! On allait me retirer Natsu ! De plus, il ne l'avait pas fait ce remède, je n'avais donc pas besoin d'être méfiant. … Ou pas, d'ailleurs. Comment il pourrait toujours être aussi, heum, chaud, si Natsu revenait de chez Polyussica ? Elle habitait en périphérie de la ville, ne voulant pas se mêler aux humains, donc assez loin. Il y avait anguille sous roche, je le sentais. Même si j'avais le nez enrhumé. Je le savais.
« Enfin.. Elle m'a donné la recette et je me suis chargée de la faire, quoi. » Continua l'allumette, voyant que j'examinais la boisson d'un œil torve.
Mais c'était pire qu'une anguille cachée, ça, c'était une épée de Damoclès ! Il VEUT me tuer, me tuer, vous dis-je ! C'est un complot ! Une machination à mon encontre ! Surtout que Polyussica n'aime personne ! Ils en veulent à ma peau ! À ma vie ! Jamais, jamais, vous m'entendez, jamais je ne boirais ça !
"Je n'y toucherais pas. C'est un « Non! » définitif."
C'est infect. Voilà tout. Les remèdes de mère grand, merci bien, mais ça vous détruit la gorge plus qu'autre chose ! Alors si ces recettes sont suivies par le néophyte qu'est le tagada.
"C'est froid, en plus." Lui ai-je dit ironiquement. À son habitude, Natsu ne perçut pas la nuance et se pencha vers moi, l'air sérieux. Il voulait que je guérisse le plus tôt possible, lui aussi, car il en avait marre ou c'était juste de l'inquiétude de me voir aussi.. Moi, son rival, aussi.. Inutile et impuissant ? Bon sang, se l'avouer à soi-même est déjà assez difficile, en fait.
"Je peux toujours te réchauffer..."
Un silence balaya la salle, se prolongeant un petit moment. Est-ce que j'avais bien entendu ou c'était encore la fièvre qui me jouait un sale tour ? Pourtant, vu la tête de Natsu, ses yeux qui s'écarquillaient, son air déconfit qui apparaissait doucement et le soudain éloignement dont il fit preuve, je n'avais pas rêvé. C'était pire, c'était réel. Un rougissement commun, un lapsus, une panique qui le prend. Révélateur de quelque chose, peut-être ?
" LE ! TE LE RÉCHAUFFER ! LE REMÈDE !" Me cria-t-il soudainement, faisait une grande différence avec le moment calme qu'il fit déguerpir.
Pas besoin de m'arracher les tympans. Je sens déjà plus mon nez et ma gorge, sans parler de ces stupides courbatures alors si on pouvait éviter d'attaquer maintenant mes oreilles. Bien, une fois la tête reposée, il va falloir que je mette en place le "Plan flammèche pour la salamandre. En plus court : plan Salamèche !"* Pourquoi je dis ça ? Aucune idée. Il me fallait réfléchir calmement et tenter de comprendre ce qui se passait dans cette maison de fous qui m'appartenait.
Il me prend la tasse des doigts et me la rend. L'eau boue. La tasse fume et doit être aussi chaude que ses joues et lui. Il n'avait pas besoin d'essayer de m'ébouillanter encore plus. Néanmoins, en attendant, hors de question de boire de la lave en fusion, remède ou pas. Je n'ai qu'à le laisser de côté, il s'évaporera tout seul. Plan parfait. Je crois que je recommence à délirer. Surtout qu'il y a quelques secondes j'ai pensé : « La tasse fume et doit être aussi chaude que ses joues et lui. », alors comme celà il est chaud ? Vous en pensez quoi, vous ?
À qui je parle ? Hm, je sais pas trop. Oui, c'est sûr, je délire de nouveau. Je ferai mieux d'aller me coucher, d'autant plus que la salamandre est partie se réfugier ailleurs : sûrement à côté de sa maladresse en dépit du fait que je n'ai pas protesté qu'il me réchauffe.
Allez savoir pourquoi. La fièvre, ou autre chose ?
*bon sang j'ai honte. :'). Plan Salamèche.. Ce nom reviendra plus tard. Héhé.
