DISCLAIMER: Les personnages, à la base, sont dans l'Univers d'Harry Potter. Suite à la lecture de la fic« La vie d'un calice » de kelokelo, j'ai voulu faire une histoire sur Mark et Sven. J'ai eu l'autorisation de cette dernière, et donc les personnages de Mark et Sven sont les siens.
Merci pour les reviews :)
Couché sur le ventre, écroulé sur mon lit moelleux, je réfléchissais. À mon passé. Comment j'avais réussi à fuir sans qu'ils me recherchent dans l'immédiat. Au Manoir, j'avais laissé mon complet cravate sur mon lit, tout bien repassé par l'Elfe de Maison de la famille. Le chapiteau était prêt, la cuisine regorgeait de mets plus succulents les uns que les autres. Les invités n'allaient pas tarder à arriver. Et moi, j'avais prétexté une magnifique course de dernière minute pour m'enfuir. Laisser mes parents, mes sœurs, ma Carolina, avait été plus dur que je voulais me l'avouer. Échapper à un mariage Sang-Pur et toutes ses obligations, ses contradictions la veille de ma majorité pouvait ne pas jouir en ma faveur, mais bon. J'avais quitté cet endroit, ce mariage avec cette fille remarquablement sublime - mais cruche - pour aller vers mon véritable amour. C'était bien beau le mariage, mais pas avec une personne choisie et pour laquelle nous n'éprouvons rien. Imaginez, avoir des enfants Sang-Pur juste pour faire suivre la lignée... Un mariage sans amour, surtout que c'est pour la vie, pouvait être atrocement long et ennuyeux. Un mariage par amour était pimenté et rempli de petites joies.
Je dus finir par m'endormir car, lorsque je me réveillai, le soleil entrait à flots dans ma chambre. Les rayons de l'astre diurne me titillaient les yeux, me sortant d'un sommeil pas très joyeux. Tant qu'à être réveillé, j'allai prendre ma douche, je me changeai et allai me faire un petit repas avec les quelques provisions que j'avais achetées quelques jours auparavant. Après, je me mis à remettre en ordre toutes mes choses apportées du Manoir en douce. Au bout de deux heures, après que mon appartement fût tout propre et bien rangé, j'allai dans le salon et fixai la cheminée. J'hésitais. Et si les Aurors me recherchaient encore, malgré ma nouvelle majorité ? Je préférai attendre un peu. Je pris un roman et l'ouvris en m'installant confortablement sur un sofa. Les heures passèrent et je me fis à déjeuner. Vers quatorze heures, je me décidai finalement et pris la poudre de cheminette. J'entrai dans l'âtre exigu et annonçai ma destination.
- Résidence de Sven Ashkent, Irlande !
Je lançai la poudre en même temps de prononcer les paroles du lieu vers lequel je voulais aller. Un tourbillon de noirceur m'entoura. Soudain, je sentis une surface dure sous mes pieds et je vis l'endroit où je me trouvais. L'endroit de mes rêves, avec l'élu de mon cœur. Je sortis de l'âtre, m'époussetant un peu et allai le trouver. Il était dans la cuisine. Il avait un visage pâle et semblait fermé. J'avais un peu peur, mais bon. Je m'approchai et allai quémander un baiser sur ses lèvres. Il me serra dans ses bras et je la vis. La Gazette. À la vue des gros titres, je blêmis. Aussi blanc qu'un mort. Je me mis à trembler violemment. Je cachai mon visage dans son cou en laissant échapper mes larmes.
« Mark Torvik, déshérité. »
Avec un joli sous-titre :
« Il s'enfuit la veille de son mariage. »
Que faire ? Heureusement que j'avais pris toutes mes précautions. Maintenant, l'Angleterre m'était proscrite. La fortune, le testament et même revoir Carolina m'étaient interdits, Ça me fit beaucoup plus de peine que je ne le pensais. Laissant échapper un torrent de larmes dans le cou de Sven, je compris enfin l'ampleur de ce que j'avais fait. De tout ce à quoi j'avais dû renoncer pour vivre heureux et libre. Avec celui qui faisait battre mon cœur. C'était dur, très dur. Il me frottait le dos en cercle dans le vain espoir de me consoler. Il était en train de lamentablement échouer. Je me serrai très fort contre lui. Quasiment jusqu'à lui rompre les os, comme pour pouvoir étouffer ma peine. Nouvel échec cuisant. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes ainsi, bien après que mes larmes se soient taries. Mais j'étais bien. Désormais, une nouvelle vie pouvais commencer. Après le dîner, il me proposa d'aller chercher toutes mes affaires et d'annuler mon contrat d'appartement pour venir habiter avec lui. Définitivement. J'asquiecai et déposai un baiser sur ses lèvres avant de reprendre la poudre de cheminette. Je quittai l'endroit sur son visage souriant et ses yeux remplis de promesses de bonheur.
