Neuf Octobre: Rivières Pourpres ( 200 mots)
Un ballon roula sur le parquet. La pluie battait les carreaux, et il faisait sombre dans sa chambre.
Ses petits doigts plongèrent dans le rouge, et avec maladresse, ils vinrent tracer de longs traits carmins sur le blanc. On aurait dit des rivières pourpres sur une grande toile de maître.
Il pensa que sa mère ne serait pas contente de voir son haut tâché. Mais il n'avait vraiment pas fait exprès.
Le rouge s'étendait de plus en plus sur le blanc, et le petit garçon commençait à perdre des couleurs.
Il avait fait une énorme bêtise. Il n'aurait jamais dû laisser entrer ce gros chien. Pourtant, il avait eu l'air gentil. Et puis, Remus n'allait le laisser dehors, alors qu'il pleuvait et que c'était la nuit !
Mais le chien lui avait vraiment fait mal quand il l'avait mordu, et en plus il l'avait laissé tout seul.
Oh, les draps étaient complètement rouges maintenant. Sa maman n'allait vraiment pas être contente. Et il avait de plus en plus mal.
Remus se mit à pleurer.
Au dehors, Fenrir hurla à la lune, et, de contentement, fit racler ses puissantes griffes contre le sol humide de pluie et d'un peu de sang.
A demain !
