Chapitre 6 : Un petit bouton.

« Alors comment s'est passé ton rendez-vous, Kashi?" Demanda d'une voix innocente le jeune sensei, tout en continuant de jouer avec son filleul.

« Mon rendez-vous ? » répondit Kakashi interrogatif.

« Tu ne devais pas aller prendre un verre avec Tamaki-san vendredi ? »

« Ah ça ! C'était juste un verre entre amis. Oui ça m'a bien changé les idées, on a parlé de tout et de rien. Il est vraiment sympa ce Doc. »

« Très sympa oui. Et ? »

« Et quoi ? »

« T'es con ou te le fais exprès ? »

Kakashi interrompit sa lecture pour regarder son ami, ne pigeant visiblement pas où voulait en venir Iruka.

Le brun poussa un soupir exaspéré. Kakashi avait beau être un génie, il n'en était pas moins d'une naïveté à toute épreuve dans certains domaines.

« Tu n'as rien remarqué ? »

« Euh… non ? » répondit le ninja copieur, qui semblait être dans une réflexion intense. Il était visiblement passé à côté d'un truc au cours de cette soirée. Il se remémora mentalement les événements, sous l'œil amusé d'Iruka.

En quittant l'hôpital, et alors qu'il y avait pensé toute la journée, Tamaki avait réussi à se convaincre que le ninja copieur ne viendrait probablement pas ce soir. Il avait sûrement oublié, ou bien Eiri n'avait pas pu se charger d'Akito, ou même Kakashi avait finalement préféré rester avec son fils plutôt que de perdre une soirée à bavasser avec son pédiatre.

Devant son casier ouvert dans le vestiaire, il hésita, mais enfila quand même la chemise bleu ciel qu'il avait prévue pour l'occasion. Quitte à passer pour un idiot, autant aller boire un verre pour se détendre, même seul. En dehors de son travail, le jeune médecin avait conscience qu'il avait une vie sociale proche du néant. Il avait bien quelques amis, mais tous travaillaient à l'hôpital, et les conversations finissaient invariablement par dévier sur leur travail. Il avait aussi eu quelques relations plus intimes, avec des femmes essentiellement. Mais il s'était bien vite rendu à l'évidence : cela ne lui convenait pas. Et les quelques relations qu'il avait eu avec des hommes étaient toutes restées platoniques, Tamaki n'ayant jamais eu le courage de franchir le pas. Il savait que Kakashi préférait les hommes, tout le monde le savait en fait. Le fait qu'il assume totalement sa sexualité forçait l'admiration de Tamaki. Lui par contre, avait toujours veillé à ce que ses penchants ne s'ébruitent pas, surtout à l'hôpital, le meilleur endroit de Konoha pour la diffusion et l'amplification des ragots. Son métier de pédiatre ne facilitait pas les choses, certaines personnes mal intentionnées ayant tendance à faire rapidement des amalgames qui auraient pu lui coûter sa carrière.

Tout à ses pensées, il sortit du vestiaire et se dirigea vers la sortie, mais s'arrêta lorsqu'il entendit Tori le héler.

« Docteur Obata, attendez ! »

Sûrement une urgence, voilà qui réglait le problème de se retrouver seul.

« Ca ne va pas du tout, Docteur ! » reprit l'infirmière.

« Que se passe-t-il, Tori ? » répondit le médecin dans un soupir déçu.

« Vous ne pouvez pas… y aller…comme ça ! » répliqua la jeune femme tout en déboutonnant le col de sa chemise et faisant glisser sa cravate dans sa main.

« Voilà qui est mieux ! » continua-t-elle en s'écartant pour regarder le médecin. « Ah ! Une dernière chose ! »

Tori sortit de Dieu-sais-où un petit tube de gel capillaire et commença à ébouriffer le médecin, tellement ébahi qu'il ne pensa même pas à protester.

« Et voilà, vous êtes parfait Docteur » déclara la jeune femme. « Bonne soirée ! » finit-elle avec un sourire qui en disait long.

Le médecin la remercia en riant et fila.

Kakashi arriva en retard, comme à son habitude. Il ne perçut pas l'inquiétude qu'avait procurée son absence à Tamaki. Celui-ci avait littéralement poussé un ouf de soulagement lorsqu'il avait enfin vu le ninja copieur passer la porte du bar. Ils avaient parlé de tout et de rien, beaucoup d'Akito, et peu de chacun d'eux finalement.

Kakashi, courtois, s'était intéressé au métier de Tamaki, mais semblait peu enclin à aborder les sujets de la vie privée. Il existait un fossé indéniable entre les shinobis et les civils, et les nombreux silences qui ponctuèrent la soirée en furent les preuves. Kakashi et Tamaki passèrent cependant une très agréable soirée, oubliant chacun leurs tracas quotidiens pour quelques heures.

Alors que Kakashi se remémorait cette plaisante soirée, Akito abandonna sa tour de cubes pour aller quémander un câlin. Son père le prit sur ses genoux en s'adressant à Iruka :

« Ah oui ! J'y suis !» dit le ninja copieur, un sourire taquin se dessinant sur son visage.

Enfin ! Il ne pouvait quand même pas être aussi candide quand même !

« Je pense que Tori a envie de sortir avec toi » reprit-il le plus sérieusement du monde.

« Qu…Quoi ? » répondit le sensei, qui faillit s'étouffer avec son thé.

« Et oui, visiblement t'as une touche. Elle a demandé à Tamaki de te la présenter à l'occasion. »

« Euh…ok ! »

« Je pense que ton parrain ne va pas se faire prier pour se taper une petite infirmière sexy un de ces soirs, mon bébé. Il va falloir que tu partages ton parrain adoré. »

« Mais ça va pas de sortir de trucs pareils à un enfant ! » s'indigna Iruka.

« Oh ça va, il ne comprend pas de toute façon. »

« C'est pas une raison. Et puis je ne suis pas comme toi moi, je ne couche pas juste pour le plaisir. »

« Ohhh, c'était méchant ça sensei ! » répliqua Kakashi dans une fausse attitude boudeuse. « Tu vas faire quoi avec la jolie infirmière alors ? Je peux te prêter Akito si tu veux. Avec lui, c'est carrément du tout cuit ! »

Iruka haussa les épaules d'un air indigné.

« Il n'est pas question que j'utilise ton fils comme une faire-valoir. Et si je peux me permettre, occupe-toi de tes fesses. »

« Justement, je suis au régime sec depuis qu'Akito est là. Alors laisse-moi au moins vivre par procuration. Tu me raconteras tout hein ? » répliqua le ninja copieur, visiblement d'humeur taquine.

Iruka le regarda avec dédain et marmonna :

« Si tu faisais un peu attention aux autres, tu aurais sûrement remarqué depuis bien longtemps que des gens s'intéressent à toi. »

« Ah ouais ! Je serais curieux de savoir comment tu as pu te rendre compte de ça, alors que t'avais même pas capté pour Tori. »

Iruka commençait à bouillir. Il n'était pas du genre à se mêler des affaires des autres, et surtout pas de celles de Kakashi, mais là c'en était trop. Qu'il puisse être aussi aveugle dépassait l'entendement !

« Tamaki ! balança le sensei, Tamaki est amoureux de toi, mais toi tu n'as rien vu bien sûr. Tu n'as d'yeux que pour Akito de toute façon. Alors ne viens pas te plaindre que tu es célibataire. Tu parles d'un génie ! » Conclut-t-il en levant les yeux au ciel.

« Tu… tu crois ? » s'interrogea Kakashi dubitatif. Il ne l'avait vraiment pas vu arriver celle-là. « Je suis vraiment pas persuadé qu'il soit gay si tu veux mon avis » ajouta le ninja copieur pensif.

Iruka commençait à être exaspéré.

« Crois-moi, il l'est. Et depuis quand tu te fies aux apparences pour ce genre de choses toi ? C'est dingue ça, si même les gays commencent à se faire des clichés sur les gays, on n'est pas sorti de l'auberge ! »

Kakashi se mit à rire.

« Je lui ai peut être fait virer sa cuti » répliqua le shinobi.

« Non mais écoutez-le, monsieur le prétentieux mégalo ! T'es vraiment pas croyable ! Akito, j'espère que tu ne deviendras jamais aussi égocentrique que ton papa ! »

Le petit se mit à taper des mains en entendant son prénom. Kakashi se saisit de son petit garçon et commença à le faire tournoyer dans les airs, au grand plaisir de l'enfant qui se mit à rire aux éclats.

« Et toi, Akito, qu'est ce que tu en penses ? Tu penses que Docteur Tamaki est gay ? »

Le petit bonhomme, qui avait pris pour habitude de jouer les perroquets depuis quelques semaines, répéta :

« Tamaki gay, Tamaki gay, Tamaki gay!"

Et les deux hommes éclatèrent de rire.

(Musique écoutée : « Varicelle » les Ogres de Barback)

Akito marchait à présent très bien, mais ses petites jambes avaient du mal à le porter bien longtemps. Kakashi l'installa donc dans sa poussette pour aller faire des courses. Ils étaient très heureux dans leur quartier, et très aimés des habitants.

A peine entrés dans la petite boutique d'alimentation, le petit se mit à chantonner :

« Chocolat, chocolat ! »

« Non Akito, pas cette fois. Si je t'écoutais, on ne se nourrirait que de chocolat ! On va essayer de faire de vrais repas équilibrés cette semaine ok ? »

L'enfant regarda son père d'un air boudeur. Mais son attention fut attirée par autre chose. Un petit chien était apparu au bout du rayon. Derrière lui, Kakashi entendit une voix de femme crier :

« Tobi viens là ! »

Mais le toutou, attiré par l'enfant qui babillait, trotta vers la poussette et, se dressant sur ses pattes arrière, commença à renifler Akito, ravi.

« Chien, chien, chien » répétait-il sous l'œil amusé de Kakashi. Akito leva des yeux qu'ils savaient irrésistibles vers son papa, et demanda :

« Papaaa, chien ? »

« Oui c'est bien un chien Akito. »

«Non, Akito chien, papa ! »

« Euh… Ahhh ! Tu veux un chien ! » Pourquoi pas, après tout. Il faudrait voir avec sa meute si un chiot était disponible. C'était plutôt une bonne idée que d'offrir un chien ninja à Akito. Outre le côté ludique, il pourrait veiller sur son petit bonhomme. Une petite dame apparut à l'angle du rayonnage.

« Ah Tobi, tu es là ! Arrête donc d'embêter cet enfant. Je suis désolée… Ah Hatake-san ! Comment allez-vous ? Et le petit Akito ? Oh comme tu as grandi ! »

« Dis bonjour à Madame Koyoma, Akito »

Le petit sembla se concentrer et dit « Bonjour Madame » dans un sourire à faire damner les saints.

« Avec un sourire aussi ravageur, il va vous donner du fil à retorde quand il sera adolescent. »

Kakashi se mit à rire.

« J'ai encore quelques année pour me préparer » répondit-il gentiment.

Mme Ootori, qui avait entendu la voix de son voisin, se joignit à la conversation.

« Hatake-san, j'allais justement passer chez vous en rentrant. J'ai fait de la mousse au chocolat et je pensais qu'Akito et vous aimeriez y goûter. »

Akito arrêta subitement de jouer avec Tobi et se mit à battre des mains.

« Chocolat, chocolat ! » s'écria-t-il visiblement impatient. Son père leva les yeux au ciel.

« Bon et bien je crois qu'on remettra les bonnes résolutions à demain alors. » Il remercia sa voisine à l'avance et allait reprendre ses courses lorsque Mme Ootori l'arrêta. Elle se pencha sur la poussette pour examiner l'enfant.

« Hatake-san, je pense qu'Akito va être couvert de boutons demain. »

« Quoi ? »

« Regardez là, dans son cou. C'est un bouton de varicelle. Croyez-moi, demain il en aura partout. Donnez-lui du sirop contre la fièvre ce soir. Et consultez votre docteur. La varicelle n'est pas grave mais elle doit être surveillée. »

Kakashi acquiesça, un peu inquiet tout de même. Akito semblait en pleine forme. Et il n'avait pas remarqué ce tout petit bouton ce matin en habillant son fils.

Ce soir-là, il se régala autant qu'Akito avec la fameuse mousse au chocolat. Ils partagèrent leur bain, à la grande joie du petit, qui adorait jouer à mettre de la mousse dans les cheveux de son papa. Kakashi donna une dose de sirop à son petit garçon, car Mme Ootori avait vraiment l'air sûre d'elle. Il observa son fils sous toutes les coutures avant de le mettre en pyjama, et s'endormit rassuré. Aucun nouveau bouton à l'horizon pour ce soir.

Le lendemain, Kakashi fut réveillé par les pleurs d'Akito. En général, il suffisait que le petit entende son père se lever pour qu'il cesse de pleurer, en attendant patiemment qu'il vienne le chercher. Mais ce matin, Kakashi sentit que quelque chose n'allait pas. Akito semblait vraiment en peine. Il se dépêcha donc de quitter son lit douillet et marqua un temps d'arrêt, horrifié à la vue de son fils. Le petit se tortillait dans tous les sens, et chaque coin de peau non recouvert par son vêtement laissait entrevoir de petites cloques rosées. Le ninja copieur déshabilla son fils et ne put que contempler le désastre. Pas un seul coin de la jolie peau nacrée de son bébé ne semblait épargné. Une visite à l'hôpital s'imposait visiblement.

Kakashi commença à préparer Akito, ce qui ne fut pas une mince affaire. Le petit était grognon, s'agitait pour se gratter partout et ne semblait supporter aucun contact sur sa peau sensible et irritée.

« Allez Akito, arrête, je ne vais pas t'emmener tout nu quand même ? » soupira le ninja copieur. Il remercia intérieurement Tsunade de lui avoir accordé quelques jours de vacances. Il avait prévu d'aller à la fête traditionnelle du printemps avec Iruka et Akito, mais si le petit restait dans cet état, ils devraient rester à la maison. Kakashi n'avait pas revu Tamaki depuis leur « rendez-vous » deux semaines auparavant. Il ne savait pas trop quelle attitude adopter en fait. En y réfléchissant, il n'était pas insensible aux charmes du Docteur, mais il n'avait pas trop envie de s'investir dans une histoire en ce moment. Il ne voyait pas trop comment caser une relation amoureuse dans son emploi du temps, entre les missions et Akito. Iruka lui avait dit que c'était une fausse excuse, qu'il avait tout simplement peur de s'investir sentimentalement avec quelqu'un. Et il avait peut être raison au fond. Il n'avait jusqu'à présent eu que des histoires sans lendemain, et cela lui convenait parfaitement. Mais Tamaki n'était pas le genre d'homme avec qui il voulait entretenir ce genre de relations, il avait trop d'estime pour lui. Le Docteur méritait mieux qu'un coup d'un soir. Kakashi prit donc la direction de l'hôpital avec une certaine appréhension. Iruka lui avait dit de laisser les choses se faire, et c'était probablement la meilleure des solutions. Il avait ajouté qu'il ne pourrait pas éternellement fuir l'amour, le vrai, et qu'il serait probablement agréablement surpris des bienfaits d'une relation durable. Kakashi l'avait chambré bien sûr, en rebondissant sur Tori et son coup de foudre pour le jeune sensei. Mais Iruka lui avait rétorqué que ses sarcasmes ne suffiraient pas à cacher la vérité, et qu'il devrait bien admettre un jour qu'aimer n'était pas une faiblesse.

Dans la salle d'attente, Kakashi tentait de faire patienter son fils avec un livre d'images. Trois médecins, dont Tamaki, consultaient ce jour-là, et Kakashi se surprit à compter le nombre de personnes qui restaient devant lui. A ce rythme, il tomberait avec le Docteur Koga. Il n'appréciait pas spécialement ce médecin, qui était d'une suffisance et d'un dédain sans nom. Mais Celui-ci décida de faire une pause juste avant le tour d'Akito, et Kakashi fut surpris de ressentir une plaisante excitation lorsque ce fut Tamaki qui appela le nom de son fils.

Le ninja copieur trouva cependant le jeune médecin très distant. Une insidieuse odeur de malaise flottait dans l'air. Pour couronner le tout, Akito se mit à brailler à pleins poumons.

« Bon, Akito a la varicelle. Vous devez désinfecter les boutons et surveiller sa température toutes les six heures. Vous lui donnerez ce sirop, qui va diminuer le prurit, et couper ses ongles le plus court possible. Les boutons vont faire des croûtes et disparaître dans quelques jours » déclara le médecin de manière très professionnelle.

Kakashi commença à rhabiller Akito en réfléchissant. Tamaki devait sûrement être vexé qu'il ne lui ait pas donné signe de vie depuis leur soirée. A bien y réfléchir, il avait donné plusieurs indices sur l'intérêt qu'il portait au ninja copieur. Il s'était mis à son avantage, autant d'un point de vue vestimentaire que capillaire. Il s'était subtilement enquis de la situation amoureuse de Kakashi et avait cherché à connaître ses goûts, ses passions, sa façon de voir la vie en général. Le ninja copieur se demandait comment il avait pu être aussi aveugle. Et il se demandait surtout comment rattraper le coup maintenant. Il vit passer Tori dans la pièce d'en face et une idée de génie qu'il était lui traversa l'esprit.

« Tamaki-san, commença-t-il, pensez-vous qu'Akito soit guéri ce weekend? Je voulais l'emmener avec Iruka à la fête du printemps. »

Tamaki lui répondit qu'il pourrait probablement l'emmener, à condition qu'Akito n'ait plus que des croûtes. Kakashi acquiesça et reprit :

« Ca serait bien si vous veniez avec Tori. Ca ferait plaisir à Iruka je pense. »

« Je ne sais pas si je pourrai, je crois que je travaille ce weekend, mais je suis sûr que Tori sera ravie de vous accompagner. »

Et merde. Visiblement le médecin attendait plus qu'une vague excuse. Kakashi décida alors de jouer franc-jeu.

« Tamaki, ça me ferait vraiment plaisir que vous veniez avec nous. Il y a un magnifique feu d'artifice à cette fête. Vous m'aviez bien dit que vous adoriez les feux d'artifice, non ? »

L'argument fit mouche. Non pas que Tamaki tienne tellement à ce feu d'artifice, mais il en avait parlé à Kakashi au décours d'une conversation et ne s'attendait pas à ce que le ninja copieur ait prêté une attention particulière à ses propos.

« Eiri ramènera Akito à la maison, et Iruka et Tori… Je suppose qu'ils voudront être un peu seuls. On pourra passer la fin de la soirée ensemble du coup. »

Tamaki hésita. La proposition était alléchante quoique assez inattendue. Mais son cœur l'emporta sur sa raison. Il accepta et ils convinrent tous les deux de se rejoindre à l'entrée de la fête le samedi suivant.

« Je t'ai arrangé un rencart Iruka ! » déclara le ninja copieur en tendant son rapport à son ami.

« Qu'est ce que tu racontes… » Répliqua Iruka sans lever le nez de ses papiers.

« J'ai invité Tori à venir avec nous samedi ! »

« Tu as …quoi ? » répondit le sensei en rougissant. «C'est très gentil de ta part ça ! Pas très subtil mais très gentil. Mais il n'est pas question que tu nous colles aux basques toute la soirée je te préviens. »

« Pas de souci, rétorqua le shinobi. J''ai aussi invité Tamaki » finit-il sur un ton qu'il espérât le plus neutre possible.

« Tiens donc, répliqua Iruka en ricanant, je trouvais ça louche aussi autant de bonté de ta part. »

Le ninja copieur, qui avait déjà le dos tourné, leva la main en guise d'au revoir avant de lâcher un « A samedi ! » qui en disait long.

Iruka reposa son stylo et se mit à sourire. Il avait lui aussi hâte d'être à samedi.