Chapitre 9 : Première neige.

Musique écoutée : « Mon petit mec et moi » les Wriggles)

Akito semblait avoir une soif d'apprendre insatiable. Lorsque Tamaki arriva ce matin-là, Kakashi était au bord de la crise de nerfs.

« J'en sais rien Akito ! Sushi est jaune parce qu'il avait envie d'être jaune, voilà ! »

Le petit ne semblait pas satisfait de cette réponse. Il allait rétorquer mais son père se rua dans les bras du jeune médecin.

« Au secours Tama ! Chouina-t-il. Fais quelque chose, parce que là, moi je n'en peux plus ! »

Tamaki se mit à rire.

« Je vois, Akito est dans sa phase « questions sur tout et n'importe quoi » »

Le ninja copieur hocha la tête. Derrière lui, la voix fluette de son fils reprit :

« Papa, pourquoi tu… »

« Stop Akito, je ne veux plus entendre le mot « pourquoi » de toute la journée, c'est compris ? » répliqua Kakashi en jetant un regard implorant à son compagnon. Tamaki lui sourit.

« Et si on emmenait Akito faire un tour ce matin. Ca te changera les idées, et on sera deux pour répondre aux pertinentes questions de ton fils. »

Kakashi lui tira la langue d'un air boudeur, qui avait le don de faire craquer Tamaki.

« Si tu sais expliquer à un môme de deux ans pourquoi la neige fait « critch » quand tu marches dessus, je suis preneur. »

Tamaki éclata de rire.

« Ok, je vois. C'est plus grave que je ne le pensais alors. » Répliqua-t-il moqueur. « Allez, Akito, mets ton manteau. On va jouer dans la neige. »

L'hiver était en effet arrivé à Konoha, et la neige s'était mise à tomber quelques mois après qu'ils eurent fêté le deuxième anniversaire du petit garçon. Après avoir enfilé écharpes, bonnets, gants et manteaux, la petite famille prit la direction de la petite colline qui surplombait le village. Dans les rues, une sérénité silencieuse engendrée par le paysage hivernal régnait. L'enfant profita de la présence des deux hommes pour réclamer un petit jeu qu'il adorait. Il se mit à rire au premier saut, et demanda d'aller plus haut.

«Un, deux, trois ! » criait-il avant que les deux hommes ne le tirent vers le haut pour le faire s'envoler. Les passants souriaient devant ce spectacle attendrissant. Le petit semblait avoir oublié les questions pour le moment, au grand plaisir de Kakashi. Ils arrivèrent à la petite colline, et Kakashi alla louer une petite luge tandis que Tamaki commençait un bonhomme de neige avec Akito. L'enfant était très curieux, désireux d'apprendre de nouveaux mots. Tamaki se servit du bonhomme pour lui apprendre les différentes parties du corps humain.

« Ca c'est la bouche, les oreilles, le nez… »

Akito répétait le mot, et rajoutait parfois un petit commentaire.

« J'ai les mêmes oreilles que Papa, j'ai le nez de ma Maman. » L'enfant marqua une pause et dévisagea le jeune médecin. Son regard profond, tellement semblable à celui du ninja copieur, ce regard qui faisait tourner la tête à Tamaki, le dévisagea.

« Tu la connais toi, ma Maman ? » demanda l'enfant.

Tamaki, surpris, répondit avec honnêteté :

« Oui Akito, je l'ai connue. J'étais avec elle quand tu es né. » Il laissa passer quelques secondes avant d'ajouter : « Elle t'aimait beaucoup. »

« Pourquoi elle est plus là alors ? »

Tamaki avait rarement reparlé d'Hana avec Kakashi. Il ne savait pas ce que le shinobi avait dit à son fils à ce sujet.

« Parfois les gens que l'on aime tombent malades, ou ont un accident, et ils nous quittent Akito. C'est comme ça et on ne peut rien y faire. Il faut juste l'accepter et surtout ne pas les oublier. »

« Elle était jolie ma Maman. On a une photo à la maison. » répondit le petit garçon. Même si la mort était un concept encore un peu vague pour lui, il avait bien employé le passé pour parler d'Hana. Ne l'ayant jamais connu, il ne semblait pas souffrir de son absence, mais cela viendrait, inexorablement. Après quelques minutes de silence, Akito reprit :

« Toi tu aimes mon Papa, Tamaki. Alors s'il est malade, tu pourras le guérir. » Le ton affirmatif de l'enfant semblait ne laisser place à aucune doute dans sa tête.

« Tu n'aimerais pas devenir Docteur toi aussi Akito ? » demanda Tamaki, histoire de détourner la conversation.

« Non, moi je veux être ninja comme Papa ! » répondit Akito. « Je veux être aussi fort que Papa. Parce que Papa, c'est le plus fort des ninjas tu sais ! »

Tamaki se mit à rire. Et une voix derrière eux les interpella.

« Et le plus fort des ninjas, il vous a ramené une super luge. On y va ? » demanda Kakashi en désignant le sommet de la colline. Le petit se leva d'un bond et se mit à courir en riant. Les deux adultes le suivirent.

« Vous aviez l'air pris dans une discussion très intéressante dis-moi. » dit le junin.

« Akito m'a posé des questions sur Hana. »

Le visage de Kakashi s'assombrit.

« Je pense qu'il a conscience qu'elle est morte, même si ce concept est encore incompréhensible pour lui. Il est vraiment très intelligent ton petit bonhomme. Et il s'inquiète pour toi. »

Kakashi ne répondit pas immédiatement. Il regarda son fils s'amuser dans la neige, et leur faire de grands signes du haut de la butte. Puis il murmura :

« Je crois que je ne supporterais pas d'être séparé de lui. Et dire que j'ai failli passer à côté de cette vie. »

Le shinobi stoppa d'un geste l'avancée du médecin, et reprit :

« Heureusement pour moi, un gentil Docteur a su trouver les mots pour briser mon petit cœur de pierre. » conclut-il en déposant un doux baiser sur la joue de Tamaki, juste au coin de ses lèvres.

(musique écoutée : « coming out » les Fatals Picards)

L'après-midi, Tamaki devait reprendre son service à l'hôpital. Il soupira lorsqu'il vit le tableau de l'équipe de nuit. Outre le Docteur Koga, qu'il ne portait pas dans son cœur, il devrait travailler avec deux infirmières et un aide-soignant qui passaient leur temps à colporter les ragots de tous genres dans l'hôpital. Il fut cependant soulagé de voir arriver Tori, qui avait accepté de remplacer l'une des infirmières malade.

« Ca m'étonne que tu ais accepté de remplacer cette peau de vache » lui dit-il alors qu'ils prenaient un café dans la salle de pause.

« Je ne voulais pas te laisser seul dans cette galère, avec l'équipe de choc de ce soir. »

Ils se mirent à rire, heureux de se soutenir l'un l'autre. Tamaki et Tori, par l'intermédiaire de leurs amoureux respectifs, se côtoyaient à présent beaucoup en privé. Ils avaient donc tout naturellement laissé les marques de respect de côté, même au travail. Bien sûr, des remarques idiotes avaient fusé, mais ils avaient laissé couler, sans dévoiler la raison de leur nouvelle proximité.

Les consultations s'enchainèrent à un rythme effréné, et ce n'est que vers 23 heures qu'ils purent enfin prendre un peu de repos et manger un morceau. Toute l'équipe se retrouva dans la salle de pause, et les deux commères commencèrent à critiquer les familles qu'ils avaient vues défiler. Tori et Tamaki, dépités, préférèrent garder leurs distances, alors que le Docteur Koga participait joyeusement à la conversation.

« Et puis tu as vu la maman du petit Kyo, elle était complètement hystérique. C'est quand même pas bien méchant une crise d'urticaire. »

« Oui c'est vraiment des boulets, ces parents. »

« Et l'autre là, avec sa suspicion d'appendicite qui traîne depuis trois jours. Je te jure, ils sont complètement inconscients. On devrait donner un permis d'avoir des enfants sérieux ! »

Tamaki, outré par de tels propos, se fit violence pour ne pas répondre. Le regard de Tori l'encouragea dans ce sens. Mieux valait laisser courir plutôt que de provoquer une dispute, d'autant qu'il restait encore huit heures de travail.

« Et la maman soi-disant célibataire, qui vient avec une amie. Elle nous prend pour des cons en plus. C'est deux gouines qui savent pas gérer leur môme, parce qu'il manque un bonhomme à la maison c'est tout. Résultat : le môme se blesse et il est bon pour cinq points de suture. »

« De toute façon, ça devrait être interdit par la loi ce genre de pratique. C'est des pervers ces gens-là. Tu imagines un peu ce qui peut se passer dans la tête de ces mômes ? Et je ne serais pas étonnée qu'il se passe des trucs louches à la maison, surtout avec les couples de pédés. »

« De toute façon, même si nos grands pontes psychiatres ont décrété que ce n'était pas une maladie, je reste persuadé que c'est une déviance qui peut être dangereuse pour l'épanouissement des enfants » répondit le Docteur Koga.

Tori posa discrètement sa main sur le bras de Tamaki, qui bouillait de rage. Il dut se mordre la lèvre au sang pour ne pas exploser.

« Tu sais que Sachiko, l'infirmière de bloc, elle en est ? »

« Non, sans rire ? »

« Ouais et elle ne s'en cache pas. A priori, ça ne pose pas de problème dans le service. Il parait même qu'elle sort avec une kunoichi. »

« Hé ben, t'imagines si elles décident d'avoir un môme. Le pauvre petit va les accumuler. Parce qu'avoir des parents ninjas, c'est pas la joie non plus. La pression qu'ils mettent sur leurs enfants pour qu'ils deviennent ninjas à leur tour. Avec leurs conneries de techniques héréditaires là, ils élèvent des petits soldats en fait. »

« Ouais, on finirait par se demander s'ils aiment vraiment leurs gamins. »

Tori n'eut pas le temps de réagir cette fois. Tamaki était debout, rouge de colère.

« Je vous signale que ces shinobis se battent pour vous pendant que vous êtes là, bien au chaud, le cul posé sur votre chaise, à déblatérer des insultes aussi ignobles que vos sales faces de rats. »

« Hé, doucement Docteur Obata, répliqua son collègue. Un peu de respect s'il vous plait. »

« Du respect ? Vous vous foutez de moi ou quoi ? Je ne pense pas que vous puissiez parler de respect après ce que vous venez de débiter comme conneries. Vos propos sont tout simplement abjects. Et je vous conseille vivement de ne pas répéter ça devant un shinobi ou une kunoichi, à moins que vous ne vouliez finir dans un box des urgences. »

Le jeune médecin quitta la pièce en claquant la porte. Tori partit à sa poursuite, laissant les trois collègues seuls.

« Tu crois qu'il sort avec une kunoichi ? »

«Avec un shinobi plutôt » répondit le Docteur Koga.

Les deux autres le dévisagèrent.

« Euh… vous pensez vraiment que le Docteur Obata est… »

Le médecin, un sourire narquois sur le visage, reprit :

« Il se pourrait que j'ai croisé notre cher Docteur Obata en charmante compagnie, enfin si on peut dire. »

Les yeux de l'infirmière et de l'aide soignant brillaient d'excitation.

« Vous l'avez vu avec un homme ! C'est le scoop du siècle ça ! Quand les autres vont savoir ça ! On le connaît le gars en question ? »

Le Docteur Koga hocha la tête, avec un sourire machiavélique sur le visage. Il la tenait, sa vengeance contre le Docteur Obata. Le gentil et compétent Docteur Obata. Celui que tous les enfants aimaient et que tous les parents plébiscitaient. S'ils savaient, ces heureux parents, que leur pédiatre adoré était en fait une pédale. Alors il balança le nom du ninja copieur, comme s'il le crachait à la figure du jeune médecin. Il savait que, grâce aux deux mauvaises personnes qui étaient devant lui à boire ses paroles, tout l'hôpital serait au courant dès le lendemain. Et il devrait raser les murs, le gentil Docteur. Non, il ne se prendrait pas un blâme pour si peu. La direction de l'hôpital était peu regardante sur la vie privée de ses employés, mais la réputation du jeune homme en prendrait un coup.

Et Tamaki en paya effectivement les conséquences dès le lendemain. Il arriva le dernier au staff de fin de garde. Tous les regards se tournèrent vers lui quand il entra. Tori avait le visage décomposé. Ses deux collègues de nuit ricanaient bêtement, alors que le Docteur Koga semblait jubiler. Il surprit aussi quelques regards gênés, voire compatissants. Le jeune médecin demanda :

« Il y a un problème ? »

L'infirmière de nuit répondit sur un ton ironique :

« Pas du tout docteur Obata. Nous avions fini. Vous allez pouvoir rentrer vous reposer, comme nous tous. Et n'oubliez pas de saluer Hatake-san et Akito pour nous. »

Tamaki devint livide et quitta la pièce précipitamment. Tori lui emboita le pas, en prenant le temps de répliquer à sa collègue :

« T'es vraiment qu'une sale connasse. »

Tori retrouva Tamaki assis par terre, à l'extérieur du bâtiment. Quand elle arriva près de lui, il leva la tête et lui dit :

« Ca devait bien arriver un jour de toute façon. »

Tori lui offrit un sourire réconfortant.

« Cette bande de cons cherchait depuis longtemps à te faire du mal. Mais ils ne s'en tireront pas à si bon compte crois-moi. »

« Je vais juste devoir m'habituer aux regards et aux messes basses derrière mon dos. »

« C'est vrai, mais il y a des points positifs aussi. Tu pourras te balader main dans la main avec Kakashi maintenant.'

Tamaki laissa échapper un rire.

« Ce n'est pas vraiment le style de Kakashi ça ! »

Tori se mit à rire elle-aussi.

« Moi je trouve qu'il a un côté très fleur bleue par moment. » Ce qui fit rire Tamaki de plus belle. Il était vrai que Kakashi savait jouer les romantiques quand il le voulait. Comme la fois où il avait disposé tout un tas de petites bougies parfumées sur la baignoire, pour prendre un bain à deux. Le fait est qu'il avait une idée bien moins romantique derrière la tête, mais l'intention avait été là.

« Allez, rentre chez toi, ou plutôt rentre chez Kakashi comme c'était prévu. Il doit t'attendre avec Akito. Et tu reviendras au travail comme si de rien n'était. Ne montre pas que cela t'atteint. »

Le jeune médecin hocha la tête et se leva, revigoré par ces quelques mots réconfortants.

Kakashi ne montra pas beaucoup d'intérêt au récit de son amant, ce qui vexa un peu Tamaki.

« Ouais bon, ils savent que tu es gay, c'est pas la fin du monde si ? »

Tamaki se détacha des bras du ninja copieur.

« Tu ne connais pas le monde de l'hôpital. Ce sont des langues de vipère. Tu ne te rends pas compte, Kashi. Je vais me prendre des réflexions non stop, et je ne te parle pas des insultes. Et ça arrivera fatalement aux oreilles des parents. Certains ne voudront sûrement plus me laisser approcher leurs enfants, et… »

« Tu as fini ? » l'interrompit Kakashi en bâillant.

Tamaki, vexé pour de bon, tourna le dos au ninja en croisant le bras.

« J'attendais un peu de réconfort de ta part» répliqua-t-il sèchement.

« Et moi j'attendais une soirée paisible, avec mon chéri dans les bras. Pas un débat sur un coming out foireux imposé par une bande d'imbéciles sans nom. »

« Je vais me faire traiter de tous les noms au travail et toi, tu t'en fous c'est ça ? »

Le ton commençait à monter. Kakashi prit conscience que c'était la première fois qu'ils s'engueulaient. Et cela ne lui plaisait pas. Mais la peur, à son sens injustifiée, de Tamaki l'exaspérait.

« Ecoute, je ne connais pas le milieu de l'hôpital, c'est vrai. Par contre, je connais bien celui des shinobis. Et crois-moi, être shinobi et gay, ce n'est pas une sinécure non plus. »

« Ca m'étonnerait que quelqu'un ait osé faire chier le célèbre ninja copieur à propos de ses penchants sexuels. » répliqua le jeune homme en insistant bien sur le mot « célèbre ».

Kakashi commençait vraiment à s'agacer. Il se leva brutalement.

« Si tu veux, le célèbre ninja copieur peut venir flanquer une rouste à tes chers collègues. Comme ça, tu auras vraiment gagné ton surnom de lopette ! Franchement Tama, conduis-toi en homme, merde ! Renvoie chier tous ces connards. Ne prêtes pas attention à la médiocrité s'il te plait. » conclut-il en s'approchant du jeune médecin.

« Alors pour toi, je suis une lopette parce que je ne vais pas leur casser la gueule c'est ça ? »

Kakashi soupira.

« Mais non, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire… »

« Bon allez laisse tomber. Je suis crevé, je vais me coucher. Bonne nuit. »

Tamaki se leva et prit la direction de la chambre. Kakashi se sentit penaud et pour tenter de rattraper le coup lui lança :

« Je n'ai pas droit à mon bisou de bonne nuit ? »

Mais Tamaki, qui lui tournait déjà le dos, lui fit seulement un doigt d'honneur avant de claquer la porte. Kakashi soupira de nouveau. Cette nuit-là, ils dormirent dos à dos pour la première fois.

Le lendemain, la tension semblait être retombée un peu. Tamaki s'assit à la table pour prendre son petit déjeuner. Kakashi lui servit un café et s'assit en face de lui.

« Tamaki, je suis désolé pour hier soir. Je ne voulais pas te blesser. »

« Tout le monde ne vit pas son homosexualité aussi bien que toi, Kakashi » répondit le médecin.

« Je sais, mais on est bien tous les deux non ? Et c'est tout ce qui compte. Ne les laisse pas gâcher ça, Tama. »

Kakashi tendit la main vers Tamaki et le força à lever le menton.

« Tamaki, n'aie pas peur. Ca se passera bien à l'hôpital tu verras. Tu auras des réflexions, c'est sûr. Mais du coup tu sauras aussi sur qui tu peux compter. »

Le jeune homme hocha la tête, tandis que le ninja copieur poursuivait.

« Tamaki, tu sais que je t'aime. Si jamais quelqu'un te faisais du mal, j'irai vraiment lui planter un kunai dans les fesses. »

Tamaki eut un petit rire.

« C'est marrant que tu dises ça, Tori m'a dit hier que je devrais t'emprunter un kunai pour menacer les connards à l'hosto. »

Kakashi se mit à rire lui aussi.

« Je ne suis pas sûr que ce soit l'idée du siècle. Mais voilà ce que je te propose : maintenant que tout le monde est au courant, autant que tu assumes. Donc je viens te chercher avec Akito ce soir. Je te roule une grosse galoche devant tout le monde, et l'affaire sera réglée. »

Cette fois, Tamaki ne put se retenir d'éclater d'un rire franc, qui soulagea le shinobi.

« Je veux bien, mais oublie la galoche, ça ferait désordre. »

« Une petite main aux fesses alors ? »

« Nan ! »

« Un bisou sur la joue ? »

« Si tu veux. »

« Tu sais que tu es dur en affaire. »

Tamaki lui tira la langue d'un air taquin. Il se dit que finalement, grâce aux imbéciles du boulot, il pourrait maintenant vivre au grand jour avec son amoureux. Et cela lui donnait assez de baume au cœur pour supporter les railleries.