Vingt Octobre: Citrouille (500 mots)
« Bien, Barty, je vais chez Madame Guipure. Pendant cet temps, tu as le droit d'aller choisir un animal à la Ménagerie Magique. Mais ne te pars te promener seul sur le Chemin de Traverse ! »
- Oui maman.
- Je n'en n'aurait pas pour longtemps. Sois sage, mon chéri. »
Madame Croupton déposa un baiser sur la joue de son fils, puis elle le laissa en face de l'animalerie, et parti refaire sa garde robe.
Barty s'empressa d'entrer dans la boutique, impatient d'avoir une boule de poils à chérir.
Le carillon tinta quand il poussa la porte de la boutique, et un puissant brouhaha engloba le jeune garçon, qui se mit à tourner la tête à gauche et à droite, regardant avec émerveillement les rats qui se lançaient dans l'ascension de petits ponts en bois, ainsi que les perroquets colorés qui chantaient à tue-tête.
Barty s'avança dans la boutique, qui était si pleine du sol au plafond qu'elle semblait aussi étroite qu'une galerie de niffleur.
Et partout, des volatiles piaillaient, des rongeurs couinaient, et des reptiles sifflaient.
Mais la partie du magasin qui attira le plus l'œil de Barty fut celle dédiée aux félins.
Il y avait beaucoup de chats, endormis ou occupés à manger, et quelques fléreurs, qui eux semblaient plus d'humeur joueuse.
Le jeune garçon regarda les chats, et vint jouer et caresser les moins farouches.
Finalement, parmi la dizaine de chats, deux attirèrent son attention plus que les autres. D'abord un gros félin, tout gris avec juste une tâche blanche sur le museau. Mais, à la réflexion, Barty pensa qu'il ne semblait pas très vif.
L'autre était un jeune, noir et blanc, que le garçon laissa à une petite fille qui avait visiblement eu un coup de foudre pour le félin.
Ainsi, Barty se retrouva bien embêté, n'ayant pas trouvé d'animal qui lui plaisait vraiment, alors qu'il rêvait depuis des mois d'en avoir un.
Le garçon soupira, et se résigna à quitter l'animalerie seul.
Mais alors qu'il allait sortir de la boutique, son pied s'accrocha à un carton posé dans un coin, le secouant rudement.
Un couinement mécontentement s'en échappa alors.
Barty, intrigué, se pencha vers la boîte, et découvrit avec surprise un minuscule chaton aux poils hérissés, occupé à lisser son pelage roux.
La main de Barty vont grattouiller la tête du petit animal, qui releva alors le museau. Ses pattes, blanches comme des chaussettes, se posèrent contre la paroi du carton.
Le garçon remarqua alors que l'une de ses pattes arrières était tordue. Voilà pourquoi il n'était pas avec les autres, personne ne devait en vouloir.
Mais Barty se fichait de savoir combien de gallions pouvait bien valoir un chat. C'était ce chaton là qu'il voulait.
Attrapant le félin entre ses mains, il le cala délicatement contre son torse. L'animal miaula joyeusement, et le jeune garçon sourit, ravi.
Et alors que sa mère repassait la porte de la Ménagerie Magique, Barty chuchota à l'oreille du chaton :
« Je vais t'appeler Citrouille. »
A demain !
