Note de l'auteur :

Ceci est le dernier chapitre (ou plutôt bout de chapitre) de l'histoire. J'ai rajouté un passage dans le chapitre précédent donc celui-ci se retrouve amputé de pas mal de mots. Je n'ai pas eu le temps de l'étoffer et d'ailleurs, je n'avais pas trop d'idées. Je n'aime pas les fins. Je vous remercie d'avoir suivi mon histoire et d'avoir pris le temps de me donner votre avis dessus. Ça compte énormément pour un auteur.

J'ai écrit un autre chapitre, qui a la base devait être inséré dans l'histoire, mais je n'ai pas réussi. Pour cause, il s'agit d'un lemon un peu déconnecté du reste. Si vous voulez que je le poster quand même, dites le moi.

Bonne lecture !


Chapitre 23 : Mise au point

Alors que la journée touchait à sa fin, une agitation dans le couloir attira l'attention de Yûgi et de ses amis.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Joey à une fille qui gloussait.

- Il y a une limousine qui fait le pied de grue devant le lycée, répondit-elle alors que ses amies la pressaient.

Cela intrigua le petit groupe qui s'empressa de les suivre à l'extérieur. Yûgi sentit sa bouche s'assécher en reconnaissant, adossé à une somptueuse voiture noire, Makuba Kaiba qui observait les élèves sortant un à un du lycée, les bras croisés et les sourcils froncés. Il se sentit perdre pied lorsque les yeux sombres de l'héritier milliardaire le repérèrent et se verrouillèrent sur lui. Visiblement, il avait trouvé ce qu'il était venu cherché.

- Yûgi ? Tu as un problème avec Yami ? demanda Téa, accaparant son attention pour une seconde bénite.

Yûgi réfléchit à toute allure mais il ne comprenait pas pourquoi le jeune garçon était là. Yami était sorti de l'hôpital depuis quelques heures à présent et il n'avait rien fait qui puisse justifier de quelconques reproches de sa part.

- J'en sais rien, rougit Yûgi. Je ferai mieux d'aller voir de qu'il fait ici… Vous devriez y aller.

- Tu es sûr ? demanda Joey devant l'air peu rassuré de son ami.

Non. En fait il voulait absolument le contraire, mais jamais il ne l'avouerait. En réponse, il se contenta de hocher la tête et de se diriger vers Makuba qui n'avait toujours pas esquissé une geste.

- Euh… salut ? fit-il en tentant de prendre l'air dégagé.

- Tu montes avec moi, décréta Makuba d'une voix calme.

Et il lui tourna le dos pour monter dans la voiture. Stupéfait, Yûgi jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et adressa un petit sourire à ses amis qui observaient la scène de loin avant de suivre le garçon. L'intérieur de la voiture était si spacieux qu'il avait l'impression de salir le cuir blanc des sièges rien qu'en y étant assis.

- À la maison, Roland, ordonna le propriétaire au chauffeur.

Le voyage se passa dans un silence pesant. Makuba ne lui accorda pas un regard, se contentant de regarder par la fenêtre comme s'il n'existait pas. Le jeune homme fut tenté de sortir son téléphone pour envoyer un message à Yami mais il décida que ça n'en valait pas la peine. Il n'allait pas toujours se cacher derrière lui quand il s'agissait de discuter ou en tout cas de traiter avec les frères Kaiba. S'il demandait à son petit-ami d'affronter ses démons, il se devait de faire de même.

Finalement, ils arrivèrent au Manoir. Makuba lui fit signe de le suivre à l'intérieur.

- Je suis rentré, cria-t-il en déposa sa veste sur une table basse.

Quelques secondes après, Yami apparut en haut des escaliers et se figea en les apercevant, visiblement surpris.

- Yûgi ?

- Il est là parce que nous j'ai quelque chose à lui dire, déclara Makuba.

Intrigué, les deux amoureux le suivirent au salon et prirent place sur les sofas. Makuba les ignora un instant avant de braquer ses yeux sombres dans ceux améthyste de Yûgi.

- Que voulais-tu me dire ? hésita-t-il en jetant un regard à Yami qui les observait en silence, le visage indéchiffrable.

- Après tout ce qui est arrivé, je crois qu'il y a une chose à mettre au clair commença très sérieusement l'enfant en croisant les bras et en fronçant les sourcils.

- Maki, lança Yami, un léger avertissement dans la voix.

Sans le regarder, il lui ordonna d'un signe de la main autoritaire et un peu hautain de se taire. Il obtempéra sans protester, ce qui inquiéta légèrement Yûgi. Pourquoi craignait-il le pire ? Ah oui, parce que c'était sa faute si Yami avait été si gravement blessé. En tout cas, c'était ainsi que lui et Makuba pensaient, malgré ce qu'en disaient les autres et le principal concerné. Il était presque amusant de voir comment l'un et l'autre souhaitaient s'approprier la faute. Il y eut un instant de silence durant lequel le plus âgé attendit la suite en se tordant discrètement les poignets. Finalement, l'enfant fit deux pas dans sa direction et lui tendit la main.

- Bienvenue dans la famille.

Yûgi cilla, interloqué, avant de réaliser ce qu'il venait d'être dit. Il se fendit alors d'un grand sourire joyeux et serra la paume du garçon.

- Merci Makuba. J'ai eu peur un instant, avoua-t-il.

Le visage de l'enfant, qui s'était légèrement éclairé, redevint sérieux. Menaçant. Ce changement brusque faillit faire reculer Yûgi.

- Mais c'est la dernière fois que Yami a des ennuis à cause de toi.

- Makuba ! gronda Yami.

- Je le préviens, c'est tout.