-5e ère, année 900-

Je me recueil sur la tombe de mon père. Je médite. Je fixe l'horizon. Je mange. Je dors. Je lis. Je bricole. Point. Depuis les événements qui ont marqués la fin de la 4e ère, ma vie se résume à cela. Au début, ma famille me rendait visite pour me sortir de cet état, mais ils se sont fait rare, préférant me laissé guérir à mon rythme. C'est bien, mais parfois j'ai l'impression d'être coincée dans mon chagrin et ma torpeur. Ma volonté de m'en sortir n'est pas stable, certain jour je préfère largement le silence et d'autre je voudrais être entourée... parfois je voudrais hurler à m'en déchirer la gorge et tout détruire. Ces jours là, quand je suis au plus mal, je peux sentir la folie en moi. La même qui m'a enlevé mon père et elle me terrifie. Pour me changer les idées, je crée. Je fabrique des objets magiques variés et je les envoie sur Nirn pour aider les mortels.

Le silence de mon plan est tellement pur, que le moindre bruit prend des ampleurs apocalyptiques. C'est pour cela que le jour de son arrivé, tout le monde à entendu la déchirure. Nous pensions qu'il avait été jeté d'un des plan parallèle, c'était déjà arriver chez d'autre. Un homme en combinaison bleu et jaune cherchant son père, il est atterri chez Jone qui l'avait aidé à retourné chez lui. Une autre plus étrange, qui avait peur de tout les objets qu'elle voyait a déchirer le voile chez Auriel et lui aussi là renvoyer chez elle... même si son monde avait l'air de l'avoir profondément traumatisé.

Mais cette fois-ci c'était différent, plus violent. Plus bruyant. J'ai envoyé des gens chercher ce qui était tombé et ils sont revenus avec un géant vaguement violet dont la peau manquait par endroit. Il a mit des mois à guérir, plongé dans le coma. Pour ne rien changé, je fixais le sable et sa façon de refléter la lumière avec des yeux vide quand on m'averti du réveil de mon invité. Sa peau n'est pas encore complète et des bandages le recouvrent, mais il a l'air sain d'esprit. Durant son sommeil, j'ai assimilé les langues qu'il connaissait, par curiosité, mais principalement pour comprendre ce qu'il dirait s'il se réveillait un jour.

- On me dit que tu es le maitre des lieux, fait-il d'une voix profonde à mon entrée.

- ...*hoche la tête* (ici on parle par télépathie)

- C'est quoi comme endroit?

- *grogne* C'est le Désert Infini, dis-je de ma voix inutilisée depuis des siècles, mon plan d'Oblivion personnel.

- Et qu'est-ce qu'un plan d'Oblivion?

- Oblivion est un monde diviser en plus petit plan et ils gravitent tous autour de Nirn, fais-je surprise. Tu ne sais pas ça?

- Je suis un étranger ici, je ne connais rien de cet univers. Tu as ton propre monde?

- Chaque dieu en a un, répondis-je pour le faire taire.

- Tu es une déesse donc, sourit-il.

Face à son manque de respect, regrettant de ne pas l'avoir laissé mourir dans le désert, j'explique d'un ton froid et sec.

- Mon grand-père est un dieu.

- Et toi qu'es-tu?

- Il n'y a pas de mot pour me définir, dis-je la colère montant en moi.

- *rit* Mais tu as les privilèges d'un dieu... qui es-tu vraiment?

- Je suis la déesse de la famille et de l'héritage... et je suis le prince Daedra de la vengeance.

Me retenant de le tuer, je lui crache les derniers mots. Il attend plus d'explication, mais j'en ai cure.

- Assez parlé, j'ai des choses à faires.

- Attend! Comment t'appels-tu? Je suis Tanos.

- Yrd. [souffrir]

Je sens son regard me suivre, mais j'ai passé l'âge pour ces jeux. Je me rends jusqu'au jardin intérieur qui accueille la tombe de mon père. L'endroit est circulaire et luxuriant, bâti autour de l'arbre aux fleurs noires. Pour lui.

Cela a prit quelque jours de plus avant qu'il puisse se mouvoir dans le palais et il regorgeait de questions. J'ai fini par apprendre (comprendre) qu'il venait d'un autre univers dont il avait été banni. J'ignore pourquoi et cela m'importe peu, s'il et là c'est qu'Aetherius l'a laissé entrer. Je lui ai fait visiter plusieurs plans ainsi que Nirn et lui ai expliqué que chaque étoile était un plan d'oblivion. Que la lumière résultait de la magie qui s'échappait. Que le soleil, Magnus était l'essence d'Aetherius, la source même de sa magie. Je lui ai tout enseigné sur notre univers. Tout... et il a fait de même. Je sais maintenant qu'un partie de son univers est faite comme le miens, plusieurs plans qui gravite autour d'un monde sans être physiquement accessible, seulement à l'aide de magie. Mais ce n'est qu'un monde, une planète. Chez eux les étoiles ne son pas des plans, mais des planètes (si j'ai bien tout compris) et il est possible avec une embarcation spéciale (ou avec la magie si on est assez puissant) de s'y rendre. Il y en aurait trop pour les compter, comme les grains de sucre... je trouve cela facinant.

Avec le temps il a gagné ma confiance. Une confiance absolue. Il a aussi gagné celle de ma famille, ainsi que leur respect. Il se montre tendre à mon égard, dans le but que je tombe amoureuse de lui, mais c'est peine perdue... cela ne l'empêche pas d'essayer. Il fini par ce faire faire une bannière, un objet extrêmement important dans mon monde, qui vaut plus qu'une vie. Même le pire des ennemis ne brulerait pas la bannière d'un autre, elle représente tellement... permettant principalement de revendiquer à peu près tout, sans bannière pas de nourriture, de terre ou même de statut humain... sans elle tu n'es rien et ne possède rien. Il en existe une par famille (riche, pauvre ou noble) et sont transmises depuis la création de la loi. Avec quelques formulaires (accessibles à tous) on peu en faire faire une nouvelle, pour les orphelins par exemple. Mais si on la perd, c'est fini. Pas de deuxième chance.

Bref, avec l'aide des immortels, il a pu revendiquer un plan et s'y installer confortablement. D'où il a pu monter sa rébellion... étendre sa corruption et planifié la destruction. Au départ, il était prisonnier de notre univers, des chaînes l'y relie et la seule façon de se libéré est de tout détruire... TOUT. Et de voler l'essence d'Aetherius, l'étincelle divine qui garde l'univers entier. Apparemment, il veut retourner chez lui.

Malgré les signes, je n'ai rien vu venir... il s'est servi de mes créatures pour voler l'essence de l'univers et monté une armée.

Le monde n'est plus que chaos, il m'a tout prit. Partout où je regarde ce n'est que cris, feu et fumée. Désolation. Destruction. Les étoiles qui s'éteignent une à une, les plans se fusionnent. Les héros du passé se battent aux côtés de ceux du présent. Tous tombent comme des mouches et reviennent ensuite, puisque Sovngard n'est plus. Sang et mort, partout. Les dragons restant rugissent à l'unisson. Son armée est infinie, il a visité tout le plans sans maitre et forcé leurs habitant à se battre pour lui... tous. De notre coté aussi, tout le monde se bat, homme et mer (les différentes races d'elfe), mortels et immortels. Tout le monde meurt, dans les deux camps. Le sol se fend. Aetherius se déchire, se repli sur lui-même, réduit à une petite boule de chaos.

Avec mes deux championnes et ce qui reste de mes créatures, je fonce dans le tas. Suivie par les autres immortels et nos serviteurs. Nous sommes vite recouverts de sang entre autre chose. Les daedras meurent, retournant au Ragnarok [néant]. Les mortels sont tombés, il ne reste rien d'eux. Même si nous aurions une chance d'empêcher la destruction, le monde serait vide et nous n'avons plus la force de recréé la vision de Lorkhan (Nirn). Je vois les immortels, tous, se réunir pour un ultime sort. «Distrait-les!» Grand-père Aka me cri sa demande pendant qu'ils se préparent. Son ultime requête.

Je me retrouve donc contre l'armée de Tanos, réduite certes, mais encore grande. J'en profite pour réaliser le rêve de papa. Il voulait que je gouverne les dragons, que le monde m'appartienne. Alors, pour ses derniers instants, il m'appartiendra. Je prends ma forme primaire et rallie mes paires avec un cri. Le cri que mon père poussait quand il était roi dragon... Un cri empli de rage et de promesses... de promesse de mort.

- UDOL AST LAAT! [Over the last, traduction anglaise pour celui-ci parce que je ne trouvais pas mon bonheur avec la traduction française qui donne : dessus les derniers et je cherchais quelque chose comme : jusqu'au dernier]

Griffes et cri. Ensemble nous réduisons l'armée du traitre à néant. Ensemble nous nous battons contre lui. Ensemble nous mourrons. Sauf moi comme toujours, alors je me bats avec plus de hargne. Vengeant mon peuple maintenant éteint. Vengeant Nirn.

Le lâche prend la fuite, voyant que ses chances de survit se tarissent. De toute façon, il a ce qu'il veut : sa liberté. Je n'ai plus la force de lutter, je n'en ai plus le cœur. Tout est détruit, il ne reste rien et même les Princes daedras, impossible à tuer, meurent. Je redeviens humaine, nue. Abattue. La voix de Jode fait écho à mes pensé et c'est encore plus douloureux qu'elle n'est pas défaitiste d'ordinaire.

- Il n'y a plus rien à faire, Nirn meurt.

Les visages sont sombres. L'éternelle optimiste a raison, tout est fini.

- Finissons ce que nous avons commencé.

Nocturne. Maman. Elle est déterminée et les autres acquiescent. Elle me prend dans ses bras pendant qu'ils lancent l'ultime sors. Celui qui leur coutera la vie. Celui qui me bannira et me sauvera. Leurs forces étaient déjà minces après le premier sort. Après qu'ils aient séparé l'essence en deux, évitant que Tanos n'emporte tout (il a eu le droit à environ 10%, que personne n'a pu l'empêcher de prendre). Ce sort là les réduira en poussière... il les tuera. Maman me tire de mes pensés en me fourre un havresac-inventaire-magique dans les mains et me prend dans ses bras.

- Va ma fille et vit pour nous, trouve le bonheur et la paix.

- Vaat nau fin laas Bruman [mère]. Vaat nau fin lein [Le monde, l'univers, le tout]. Dahmaan ahst alun [se souvenir à jamais].

J'ignore si elle m'a entendu, déjà elle devient poussière. Je répète la dernière phrase comme un mantra, m'y accrochant autant qu'à la vie.

J'ai l'impression de traversé des murs de verre. Ils me lacèrent, me coupe et m'écorche. Tout n'est plus que douleur. Puis je percute le sol, brutalement et le froid me submerge. Il m'engourdi. J'abandonne. Je suis seule maintenant et je n'ai plus aucune force. Alors je préfère encore me laisser mourir. Je suis seule, écorchée et brisée. J'ignore combien de temps je suis resté là dans la neige sans bouger, les yeux dans le vide. Attendant la mort. Laissant la glace me recouvrir. À jamais figée dans le temps, vestige d'un monde détruit. D'un peuple perdu. C'est terminer. Je suis désolée maman. Je suis désolée que vous vous soyer sacrifié pour moi, qui n'ai pas la force, ni l'envie de vivre plus longtemps. Je me laisse sombrer dans l'inconscience... et je l'espère dans la mort.

Puis des bras, on me déplace. De la chaleur. Des voix. Je ne comprends pas la langue. Ils bougent autour de moi, me soigne. Celui qui m'a trouvé me parle. Je suis faible. Presque morte. Il me parle toujours. Je veux le comprendre et lui fais signe d'approcher... une fois assez près, j'active ma magie pour apprendre cette langue étrange.

- Fent naak [Tu dois manger].

Il parle dovahzul? Non, ça ne va pas. Je lui ai transmit ma langue au lieu d'apprendre la sienne. J'essaie y remédier, mais il m'en empêche.

- Nid. Fent naak.

Il présente une cuillère à ma bouche et répète encore. Il a raison, si je mange mon corps va se régénéré. J'accepte donc la soupe.

Cela me prend plusieurs semaines avant d'arriver à tenir debout et quand j'y arrive, le roi (le père de mon sauveur) veut me voir. Laufey (mon sauveur) me conduit donc à la sale du trône. Je ne comprends pas encore, le «petit» refuse que j'utilise la magie tant que je ne suis pas guérie. Il me sert donc de traducteur.

- Mon fils m'a raconté ton histoire... Je suis prêt à t'accueillir comme un membre de ma famille... mais en échange, tu dois m'être utile. Faire tout ton possible pour ma famille.

- Geh [oui]. Vaat mir Jötunheim. [Jurer allégeance au Jötunheim.] Vaat mir Jun do liz. [Jurer allégeance au roi de glace.] Vaat nau fin laas.

En disant cela je pose un genou par terre. Grand-père Aka ne serait pas fier de ce choix, mais je ne peux pas me retrouvée seule ici... J'ai besoin d'alliés et d'après ce j'ai compris les jotuns sont ma meilleure option. Laufey traduit ce que j'ai dit. Le roi a l'air satisfait. Il veut que j'éduque son fil et que son fils m'éduque en même temps...