-année inconnue-

Quand l'on m'a demandé mon nom, cette fois j'ai hésité. Je ne suis plus digne de mon nom dov et ceux que les mortels m'ont donnés... je n'arriverais pas à les endossés. Ceux des «envoyée de Soana» sont trop chargé d'histoire pour les réutilisé. Je dois donc m'en trouver un nouveau. Là encore j'ai hésité, ce nom ne serai pas temporaire, il devrait représenter ma nouvelle vie et l'ancienne... alors j'en ai choisi un qui évoquait l'aube de ma nouvelle vie et la dernière image de l'ancienne : le rouge. Le rouge qui me brulait la rétine avant mon expulsion, le ciel de feu, le sang partout et la douleur mêlée à la colère... Acani Sahqon, l'aube écarlate.

Suivant les conseils de mon roi, je règle mes problèmes au plus tôt et vais rendre une petite visite au roi d'Asgard. L'homme qui a banni Tanos. Je me téléporte donc au palais d'or et me dirige en toute discrétion vers les appartements royaux. Je reste dans l'ombre, mais c'était sans compter l'intuition du guerrier. Il est assis devant moi sur son balcon personnel, regardant l'horizon et n'offrant à ma vu que son dos.

- Si tu es là pour me tuer, attend au moins que je termine ma chope.

- Tu auras peut-être la vie sauve, mais cela dépendra de ce que tu auras à me dire.

- Quel noble veut me menacé cette fois?

- Seulement moi.

- Alors approche et parlons. Tu prendras bien une chope avec moi.

- D'accord, mais je fournis l'hydromel.

Je m'assois sur la seule autre chaise du balcon et lui donne une bouteille de Roncenoire. Ce sont mes deux dernières, mais je trouve que l'occasion est bonne. Il a l'air d'apprécier.

- D'où cela vient-il? J'aimerai bien m'en faire livrer plusieurs tonneaux.

- De Faillaise, mais il vous sera impossible d'en avoir plus. Ce sont mes dernières bouteilles. Dégustez-la.

- Dites moi où c'est et je les couvrirai de tellement d'or qu'ils ne pourront refuser.

- La ville n'existe plus.

- C'est la raison de ta venue? J'ai détruit ta ville?

- Non, tu as banni un dangereux criminel dans mon univers et maintenant il n'y a plus que moi. Il a gagné ma confiance, puis celle des autres dieux. Nous l'avons tous aider, puis il nous a tous détruit... en désespoir de cause, ils m'ont envoyé ici. Je suis sensé vengé Nirn et tu es la première étape.

- Tanos?

- Oui, Tanos. Alors que proposes-tu?

- Je peux m'engager à commémoré ta perte, chaque année tenir un festival pour honorer tes morts.

- Tanos est resté dix ans avec nous, dis-je aimant cette idée, alors le festival aura lieu aux dix ans. Durant un mois. Mais si vous ne respectez pas ça, ma vengeance s'abattra sur Asgard.

- Oui et tout le monde saura ce qui est arrivé.

- Non. Personne ne saura sauf le roi.

- Comment veux-tu qu'ils pleurent ta perte alors?

- Si tu le dis à ton peuple, tu seras désavoué. Tu as détruit un univers entiers par erreur, comment peux-tu les protégé? Non, j'ai besoin d'allié. Tu feras donc ce que je dis : durant le mois, il y aura des cérémonies pour les morts, des banquets, des bals et tout ce que tu peux faire pour que ton peuple n'oublie pas. Ton peuple ne saura pas avec précision les détails de la tragédie. Alors ta tête restera où elle est, mais en échange... Le jour où je le demanderai, les armées du roi doré se rangerons à mes cotés... Je vous fournirais quelque recette traditionnelle des peuples de mon monde pour les banquets et les partitions de nos meilleures chansons pour les bals.

- Cela me semble léger comme peine pour le mal que j'ai fait.

- Je n'ai pas fini. je vais te transmettre mes souvenirs de ce moment et ceux de Nirn. Je le ferai pour chaque nouveau roi. Pour évité les erreurs de ce genre à l'avenir.

Ensuite, je devais m'entretenir avec Yggdrasil, ce qui consistait à flotté dans une poche de réalité et discuter avec une voix éthérée. Il me fait beaucoup pensé à Aetherius. Mais Ygg arrive à communiquer, ce qui est un plus, parce que l'interprétation de signe vague et sybillique était trop hasardeuse.

Je lui ai donné ma moitié de Magnus pour qu'il la protège (et accessoirement qu'elle ne me consume pas) en échange il m'a accordé de me laisser mes pouvoirs sous certaines conditions. J'ai du lui jurer de le protégé. Il a apposé d'autre restriction sur mes pouvoirs et nous avons passé un accord équitable. Je lui ai aussi transmit la totalité de mes souvenirs, j'ignore pourquoi il les voulait.

Ensuite je suis retournée au palais du Jötun, où on avait préparé une chambre pour moi. Une grande pièce au mur de pierre grise. Sur le mur opposé à la porte, de grandes fenêtres avec une vue surplombant la ville construite dans un canyon de glace. Celui de droite est entièrement consacré à une bibliothèque, elle s'étend du sol au plafond, prête à accueillir mes ouvrages. Devant les étagères encore vide, se tient un bureau en bois massif avec sa chaise assortie... ce meuble à lui seul doit avoir couté une fortune. Mais autant le lit baldaquin royal (avec des voiles en guise de rideaux) et ses tables de chevets placé contre le mur de gauche, autant les armoires qui mangent le mur sur le coté de la porte, tout est assorti... fait dans le même bois et avec des gravures sur le même thème. Cette pièce tout en simplicité est très luxueuse, sans en faire des tonnes. Les rideaux (aux fenêtres et au lit), les draps, tapis, coussin et autre tissus sont tous violet et pourpre, certain avec de légers motifs de frise. Au centre, un foyer en vasque de pierre grise avec deux petits sofas (victoriens) et une table basse. Un feu crépite déjà à l'intérieur, réchauffant la chambre, sa fumée s'accumulant au plafond avant de sortir par une trappe.

La pièce fait vide avec les étagères désertes et l'absence de décoration... je prend donc mon havresac et le vide par terre. Grossière erreur. C'est un sac sans fond et il est plein. Le tout se déverse dans un capharnaüm et un bruit épouvantable. Découvrant tout ce que maman y avait mit, les larmes ont dévalées sur mes joues. Ce jour là, j'ai décoré ma nouvelle chambre en pleurant. Accrochant certaines de mes armes aux murs et ma bannière au dessus du lit. Emplissant les bibliothèques de livre, de fioles et de babioles. Rangeant mes robes et armures dans les armoires. Déposant des objets divers un peu partout, sur le rebord des fenêtres, l'étagère au dessus de la porte et le bureau. Dans tout ces trésors, trois items mon arrachés des sanglots : ma bannière, un bocal de sable du désert infini et un coffret en bois contenant deux éclat d'œuf un noir (papa) et un violet (moi).

Ma bannière est en laine bleue et grise. Le fond est divisé en deux, à gauche un bleu cobalt foncé et à droite un bleu céleste plus pâle. Au centre, un oiseau les ailes ouvertes avec juste en-dessous deux fleurs différente placées en «x» grises perle, à gauche une obscurcine et à droite une langue de dragon. Puis et au-dessus, avec le même gris, quelques mots dans ma langue natale : Dwiirok fin aadul [Graver l'histoire]. L'écriture est étrange, elle ressemble à des coups de griffes plus qu'a des lettres.

Quelque mois après ça, Bor à mit en place le festival de l'aube rouge en écho avec mon nouveau nom. Avec sa légende. Durant le festival une jeune fille joue mon rôle, elle porte un masque rouge sang et est au centre de touts les événements. J'aime bien cette idée. J'ai assisté au premier festival (dans mon propre rôle) et il était à la hauteur de ce que je voulais. Même plus.

Puis quand Odin a été couronner, le soir même, il y a eu une petite cérémonie secrète avec seulement lui, Bor et moi où je lui ai transmit les souvenirs du drame. Pour me garantir l'anonymat, je portais le fameux masque rouge. De plus, dans les souvenirs on ne voit pas mon visage (logique on voit par mes yeux) et on n'entend pas mon (nouveau) nom. Histoire de me protéger et d'éviter que la vérité ne s'ébruite, une exigence de mon roi.

Le temps a passé et Laufey a grandi. Il est devenu roi à son tour et je suis restée à ses cotés. Mon frère de coeur. Je l'ai épaulé dans ses épreuves. Je l'ai accompagné dans ses joies. Lors de son mariage forcé, j'ai aidé sa femme autant que possible. Elle est devenue ma meilleure amie rapidement. Nous étions inséparables. Je l'ai accompagné durant sa première grossesse, faisant tout pour qu'elle survive... elle a appelé son premier fils Morokei, glorieux dans ma langue. Durant sa deuxième grossesse, je suis resté avec elle jusqu'au bout... lui portant compagnie quand elle était alité, la veillant durant ses fièvres. On m'a dit que ça arrivait, que l'enfant serait fort et robuste. Ils avaient tord. Le petit Krosis [chagrin] est mort deux jours après sa mère. Malgré toutes mes connaissances et tous mes pouvoirs, je n'ai rien pu faire. Sauf peut-être limité leurs souffrances.

Nous avons porté son deuil longtemps. Le palais avait pris des tons lugubres, même le jeune Moro ne riait plus. Cette femme était le rayon de soleil de la cours, elle illuminait tout avec un simple sourire. Elle était un baume sur la froideur de l'hiver. Laufey et moi étions comme des spectres, errant dans les couloirs. Les pierres grises ancestrales du palais de glace, à l'opposé du grès pâle dont était composé le mien, m'oppressaient. J'ai pris l'habitude de faire de longues promenades, explorant ce monde, m'absentant parfois durant des jours. C'est comme cela que je l'ai trouvé. Un vane frigorifié caché dans une grotte de glace, mourant. Je n'ai pas réfléchi plus avant de le ramené au château et de le placé près du feu, sous une tonne de couverture. J'ai utilisé ma magie au maximum pour le sauver. Maintenant il dort.

- Qui est-ce, dit le roi en entrant?

- Un vane, je l'ai trouvé dans les montagnes au sud.

- Les montagnes maudites?

- Non... celles avec l'arche brisée. Il était dans une grotte.

- Crois-tu qu'il a été banni?

- Hum... il est vrai que le bannissement gagne en popularité, mais j'en doute fort.

Ce n'est qu'au lendemain matin que nous avons eu notre réponse (je n'aime pas fouiller une mémoire sans permission). Solveig. Un érudit vane, qui avec des passages dérobés voyage entre les branches d'Ygg et étudiait les différents peuples. Il voulait voir plus loin que la propagande. Il est resté longtemps avec nous et mon frère a mit un point d'honneur à lui faire découvrir le Jötunheim. Ils ont fini pas tombés amoureux et pendant un temps, le palais était de nouveau lumineux. Le roi de nouveau heureux. Jusqu'au jour ou le conseil (un regroupement de vieux noble qui empêche supposément le roi de se fourvoyer) en a eu vent. Ils l'ont banni. J'ai essayé de le sauvé. J'ai échoué.

Alors, j'ai fouillé tout les mondes... quand je l'ai retrouvé, il était à Asgard. Sur la potence. Accusé de diffamation. Par Odin. Je me suis faufilé au premier rang, prête à le sortir de là. Quand il m'a vu, il a sourit. Un sourire résigné. Asgard et le Jötunheim étaient en guerre depuis un bon moment déjà. Il le savait, dire partout que le peuple de givre était chaleureux... c'était du suicide. Discrètement, j'ai sortis ma dague et libéré ma magie, je me suis préparé à combattre et à Crier... mais il a secoué la tête. Une simple phrase : «Dis-lui que je l'aime.» Puis, il est mort. Comme ça, devant moi. Trop sonnée pour réagir, je suis resté plantée là... à le regarder se balancer. Trop sonnée pour réaliser qu'il avait utilisé une langue qui n'était parlée dans aucun des neufs royaumes, pas le dovahzul... non, j'avais refusé de lui apprendre. J'avais refusé de m'attaché à cet homme, gardant mes distances, trop effrayée qu'on m'arrache encore un être cher. Prenant pour excuse que cette langue était dangereuse et qu'on pouvait en faire une arme. Mais pour mon frère, j'avais fait un compromis. Je leur avais transmit la langue commune de Tamriel et c'est cette dernière que Solveig avait utilisé pour ses derniers mots. J'ai encore échoué.

Je savais que les ases laissaient pourrir les pendus pour que le message passe. Je ne pouvais pas laisser faire cela. Je l'ai brulé et j'avais l'intention de récolté une poigné de cendre, mais on m'en a empêché. Les gardes m'ont fondu dessus. Avec du recul j'aurai trouvé un meilleur plan... une meilleure idée. Je suis devenue smilodon et me suis battue, mais ils ont fermé la cité pour me coincé. Alors, malgré toute la douleur et les futures conséquences... je suis devenue dragon et me suis envolée. Il me restait plus de 20 heures avant de pouvoir partir et je ne connaissais pas les passages de Solveig. J'ai donc fuis aussi loin que possible, aussi longtemps que possible.

Quand je suis revenue à moi, j'étais nue et recouverte de neige, dans les plaines de glace à l'Est de la ville. Certain des dons de ma famille entre en conflit, quand je me transforme en smilodon, mon sang boue et je dois faire descendre ma température. Enchaîner avec ma forme primaire était très dangereux... je m'en retrouve donc affaiblie. J'ai attendu là, sur le sol, que ma magie se stabilise.

La bataille qui marquerait la fin de la guerre eu lieu dans les mêmes plaines et malgré que je voulais participer, Laufey me l'a interdit. Il a dit que j'étais son arme ultime que je devais protégés ses fils. Oui, parce que son aventure avec le vane lui a donné un fils. Trop petit pour être jötun, trop bleu pour être vane. Loptr. Un métis avec un potentiel magique énorme. Nous nous sommes retranchés dans la chambre du petit prince avec une troupe de garde. Jamais nous n'aurions pu nous préparé à ce qui allait suivre. Odin en personne est entré dans le château avec des soldats. J'ai caché Moro dans un placard (secret) et j'allais faire pareil avec le bébé, mais le roi est entré avant. Je me suis battue bec et ongles, magie et Cri, dague et coup. D'ailleurs, ma dague je la lui ai plantée bien profond dans l'œil. Malheureusement, ça ne l'a pas tué... mais au moins il a perdu ce putain d'œil. Il ma fait rebondir sur un mur et ma tête l'a heurté durement.

Je me suis réveillé dans une cellule ase. Le blanc me brulant la rétine. La pièce est blanche, trop. Trois mur, le sol et le plafond : blanc immaculés, lumineux. Le quatrième mur est une ouverture, bloqué par une barrière magique dorée. J'ai encore échoué. J'ai encore perdue ma famille.

Les siècles ont passés. Les tortures se sont multipliées. Affamée, battue, submergée, fouettée et brulée. Tellement que je n'arrivais plus à bouger. Mais toujours la même question : «Es-tu prête à m'être fidèle?» Toujours la même réponse : «Nid krakstom dok. [Non sale chien] Fent dir yuvon jun. [En gros : Meurt Roi doré. Fent = une marque d'obligation future, dir = le verbe mourir, yuvon = doré et jun = roi.]» Une fois la concertation c'est allongée, une nouvelle question : Nid? Tu répète ça depuis des siècles, tu n'es pas fatiguée? Tu n'es pas Jötun. Rejoins-moi.» suivi d'une nouvelle réponse : «Sinon dir? [Au lieu de mourir?] Alun. [Jamais.] Vaat mir Jötunheim. [Jurer allégeance au Jötunheim.] Vaat mir Jun do liz. [Jurer allégeance au roi de glace.]»

Le gardien du bifrost est venu me voir aujourd'hui, il voulait m'aider à m'évadé. Mais j'ai refusé son aide, au lieu j'ai profité de l'occasion pour me téléporté (j'avais économisé ma mana un bon moment et attendais seulement qu'on ouvre la barrière magique qui bloquait ma magie. Mon premier réflexe à été d'aller voir mon frère. Qui a reçu une visite plutôt surprenante. Loptr. Son fils. Je l'ai tout de suite reconnu grâce à son aura magique et en ai informé le roi. Loptr ou plutôt Loki, voulait tendre un piège à Laufey... qui est tombé dedans en connaissance de cause. Il a prit des dispositions et est allé droit à la mort. Je n'ai pas pu rester longtemps, j'ai du fuir. Je changeais de monde toutes les 30 heures, espérant lasser mes poursuivants. Je n'aurais pas pu endurer cela très longtemps. Après m'être caché dans les neuf royaumes (et avoir rencontré un géant vert sur midgard), je me suis rendu sur Helheim. La reine (la fille de Loptr) m'y a accueillit avec plaisir. Je me suis bâtit une petite maison et y ai passé un bon moment.

Jusqu'à ce que, pour la sécurité d'Hela, je doive me rendre. Cette fois, les torture de mon premier séjour m'aurait été douce. J'ignore combien de temps il s'est écoulé avant que le gardien ne revienne me proposé son aide, mais cette fois-ci j'ai accepté. Il m'a conduit au bifrost... ou plutôt portée et ouvre le passage. Mais nous sommes interrompu, ce qui fait qu'il a du le refermé trop rapidement pour que j'atteigne ma destination. Ygg a du m'aider. La dernière chose que j'ai vue est une grande ville illuminée et un toit se rapprocher, puis plus rien.

Dahmaan ahst alun

(FIN)

Merci beaucoup d'avoir lu cette Histoire. Si ce n'est pas déjà fait, je vous invite à lire l'autre tome: Loki d'Asgard...

Je termine avec (encore) mon petit jeu... Comme personne ne peut m'en empêcher avec ce genre d'histoire, j'ai décidé de m'amusé et d'inclure une foule de clin-d'œil a des films, des livres et des jeux que j'aime... Croyez-vous pouvoir tous les trouver?

P.S.: Si j'ai commencer a publier des histoires, c'est avant tout pour m'améliorer (et pour partager mes délires), alors je suis ouverte au critiques et conseils (constructifs). Merci!