Titre : Un passé présent

Pairing : HG/ DM et HP/ DM

Disclaimer : Les personnages appartiennent à notre chère J.K. Rowling mais le synopsis sort tout droit de mon esprit.

Rating : M

Résumé : UA. Draco, marié, mène une vie que tout homme rêve d'avoir. Mais c'est sans compter sur la réapparition d'un ami, perdu de vue il y a 10 ans : Harry Potter.


Chapitre 9

-Bonjour Harry.

Je me sentais incroyablement mal. Et je fus extrêmement reconnaissant à Hermione lorsqu'elle s'éclipsa du salon pour me laisser seul. J'allai m'asseoir dans le canapé, les jambes légèrement faibles.

-Tu es bien rentré, entendis-je ?

Je n'arrivai pas à sortir le moindre mot. Parce que je me rendais compte que Potter avait fouillé dans mon portable pour avoir mon numéro. Parce que je me rendais compte que je ne lui en voulais pas. Parce que sa voix était si sensuelle qu'elle m'engourdissait l'esprit. Je sentais au fond de moi que ça me faisait plaisir de l'entendre.

-Je ne te dérange pas, demanda-t-il, semblant soudain plus réservé ?

Je sentais une légèreté anxiété, comme s'il avait peur que je raccroche. Et, au lieu de lui jeter la pierre comme ma raison me soufflait de le faire, je le rassurai :

-Je suis bien rentré, merci.

C'était simple, concis, presque glacial, mais je perçus que cela l'avait rassuré. J'aurais dû lui dire qu'on ne devait pas continuer à se voir. Que j'étais marié.

-Tant mieux alors.

Cela réchauffa étrangement mon cœur. Et bien malgré moi, je lui posai cette question qui me brûlait les lèvres :

-Pourquoi tu n'es pas resté ce matin ?

Il y eut un long silence et je crus un instant que je n'aurais pas de réponse. Et, finalement, je dus tendre l'oreille car il murmura :

-Je ne voulais pas que tu me rejettes.

Ses paroles m'atteignirent de plein fouet. Elles eurent sur moi l'effet d'une bombe qui dévastait tout sur son passage. Tout ce qui faisait que j'étais moi sembla disparaître et, je me vis lui souffler :

-Je n'aurais pas pu.

La situation me semblait irréelle. Parce que je venais de lui dévoiler mon point faible. Parce que cela sous-entendait qu'on se reverrait. Parce que je m'en réjouissais et m'en horrifiais tout à la fois. Parce que j'étais conscient de ma femme dans la pièce d'à côté alors que je disais à mon ancien ami qu'il serait mon amant une nouvelle fois.

-Je… Tu… Tu voudrais qu'on se revoie, balbutia-t-il ?

L'image du Potter timide que je protégeais tout le temps s'imposa à moi et je frissonnai.

-Oui, lui répondis-je.

Je savais que j'étais foutu dès que j'avais entendu sa voix au téléphone. J'avais vu ce moment arriver à grande vitesse sans rien pouvoir faire pour l'empêcher. Mais là, je bafouais toute la vie que j'avais construite pour les beaux yeux du passé.

-On… On pourrait se voir demain, entendis-je ?

Je fus tiraillé par cette demande. Je sentais que j'en avais envie mais se revoir aussi tôt était malsain. –A quelle heure ?

J'en aurais pleuré de me sentir aussi faible.

-Euh… Le midi… Le midi tu es libre ?

-Oui.

Mais son incertitude et ses bégaiements me poussaient à faire ce qu'il voudrait. Je sentais cette envie de le protéger comme lorsque nous étions gamins.

-À demain alors.

-À demain, fis-je et il raccrocha.

Je restai assis sur le canapé un bon moment et ce n'est que lorsque Hermione rentra dans la pièce que je pris pleinement conscience de la situation dans laquelle je m'étais fourré. Et nos parents qui devaient venir ce soir.

-Ça va Draco, me demanda-t-elle ?

Je ne devais plus être aussi impassible que je le voulais. À moins que ce ne soit parce qu'elle me connaissait trop bien.

-Je vais bien, ne t'inquiète pas.

Elle me sourit mais je sus que c'était forcé.

Je l'aidais tout le reste de la journée autant pour le ménage que pour le repas. Je repensai à Blaise qui ne m'avait pas recontacté mais, je savais qu'il ne viendrait pas chez moi aujourd'hui en sachant que mon père viendrait. Je fus le fils et le mari modèle toute la soirée, écoutant attentivement mes beaux-parents et répondant comme il se doit. Et la question d'un hypothétique enfant surgit à la fin du repas. Et je me sentis tout de suite mal à l'aise.

-Nous n'en voulons pas tout de suite. On préfère profiter de notre jeunesse, me sauva Hermione.

Je vis mon père me regarder avec insistance, comme s'il avait flairé quelque chose qui ne lui plaisait pas. Mais je restais maître de moi-même et il partit sans me prendre à part pour me faire la leçon. Et j'allai me coucher, une boule au ventre en appréhendant la suite des événements.


Et encore un chapitre. À bientôt!