Disclaimer : L'univers HP appartient à JKR.
Merci pour vos reviews, voici la suite avec les premiers pas de Cho au Ministère...
Je suis absolument désolée pour la mise en page, à l'origine le texte était présenté avec des couleurs différentes selon les narrateurs, ce qui le rendait à la fois plus joli et plus facile à suivre... mais le site supprime à la fois les couleurs et les séparateurs :/ J'ai donc mis les séparateurs qui fonctionnaient...
Sur un air de « Accidentally in love », des Counting Crows.
J'y croyais à peine. Sans le savoir, j'avais sympathisé avec la secrétaire de Harry ! Je me sentais à la fois gênée et ravie. Cela pouvait créer un lien indirect et bien pratique entre nous, mais rien n'était sûr …
- Vous vous connaissez ? demanda Emily, curieuse.
- Oh, je … t'expliquerai, bafouillai-je.
- Nous étions de la même année à Poudlard, expliqua brièvement Harry, me tirant ainsi d'affaire.
J'allais m'attarder un peu pour discuter, quand je me rendis soudainement compte que le temps qui m'était alloué pour déjeuner était déjà écoulé. J'allais même être en retard !
- Bon, je dois y aller, je ne vais pas me faire remarquer le premier jour en prenant des pauses déjeuner à rallonge … Ravie d'avoir pu discuter ! lançai-je en direction d'Emily, incapable d'adresser un mot à Harry en particulier.
oOo
J'avais à peine eu le temps d'intégrer la nouvelle de l'arrivée de Cho au Ministère, qu'elle avait déjà disparu hors de la cafétéria dans un tourbillon de froufrous et de cheveux voletant.
- Elle est toujours comme ça ? me demanda ma secrétaire.
- Oh … je ne sais pas trop, répondis-je vaguement. Tu sais, nous ne nous sommes pas vus depuis longtemps. Bon, je dois y aller, je passais juste en coup de vent, il n'y a personne dans le bureau et je dois répondre aux hiboux urgents s'il y en a !
- Mais … Ton café … Je te l'apporterai tout à l'heure ! déclara Emily, décidée.
Je la remerciai, reconnaissant, avant de quitter la cafétéria. Bien que bavarde et parfois franchement inattentive, Emily était une excellente secrétaire et compensait largement ses quelques défauts par son zèle quasiment légendaire à mes yeux.
Je me rendis à mon bureau, où j'étudiais le dossier du jugement de Nott, un ancien Mangemort, prévu prochainement. Malgré l'horloge dorée que m'avait offerte Ginny et qui faisait un tic tac agaçant censé me rappeler l'heure, je ne vis pas le temps passer. Je fus donc presque surpris lorsqu'Emily débarqua dans mon bureau.
- Ton café, m'annonça-t-elle, me le posant d'autorité devant moi. Et tiens, tu as du courrier !
- À cette heure-ci ? demandai-je, surpris.
Habituellement, Emily s'occupait pendant la journée de classer les missives par ordre d'importance, mettant à part celles qu'elle pouvait gérer elle-même pour me faire gagner du temps. Elle m'apportait toujours le courrier le lendemain matin.
- Cette lettre m'a paru … particulière, se justifia-t-elle avec une légère moue. J'ai pensé que ça pouvait être urgent et que tu devrais la lire rapidement. Enfin … Je me comprends.
Elle posa le parchemin sur mon bureau, l'air profondément troublé, et ressortit du bureau sans commentaire supplémentaire.
Je poussai négligemment le dossier de Nott, qui souffrirait parfaitement une attente de quelques minutes. Gagné par la curiosité, j'attrapai l'enveloppe cachetée laissée par ma secrétaire. Le sceau vert apposé au dos m'était curieusement familier, même si je n'aurais pas su remettre un nom dessus. Mais c'est en tournant l'enveloppe que j'eus un choc.
Sur l'avant de l'enveloppe, nulle adresse. Juste mon nom, complété de ma fonction (partiellement amputée, mais je n'étais pas regardant sur ce genre de détails), écrits à l'encre verte brillante. Et surtout … L'inscription finale :
« À celui qui m'a condamné. »
Certes, j'avais condamné de nombreuses personnes du fait de mon poste au Ministère. Des Mangemorts, des criminels … Mais quelque chose me disait que l'expéditeur de cette lettre n'était pas comme les autres. Rien que son écriture droite et soigneuse me le disait. Une écriture que j'aurais juré avoir déjà vue, il y a longtemps … Certainement dans mon adolescence.
La curiosité devant insoutenable – c'était un trait de caractère déjà naturellement prépondérant chez moi – je brisai le sceau et sortit la lettre.
Plusieurs pages remplies de la fameuse écriture droite et serrée. Je les étalai sur mon bureau et sans plus attendre, regardai la signature. Mon fameux expéditeur !
La signature déformait bien sûr légèrement les lettres, gênant la lecture du nom. Malgré cela, je n'eus aucun doute en le lisant, comme m'y attendant déjà au fond de moi.
« Drago Malefoy. »
oOo
Arrivée essoufflée à mon poste après ma pause déjeuner légèrement rallongée, je m'appliquai particulièrement pour mon travail de l'après-midi, ignorant toujours les regards noirs que Carol mettait un point d'honneur à me jeter régulièrement. En à peine une heure, j'avais décidé qu'elle ne méritait plus le titre d'iceberg, mais plutôt celui de banquise. Emily devait avoir raison, je représentais sans doute une sorte de fille qu'elle détestait de façon innée, et cela ne devait pas m'atteindre personnellement.
Néanmoins, tout se passa bien. Mes nouvelles chaussures constituèrent le seul élément notable de mon après-midi en me faisant des ampoules aux pieds. Je m'attelais donc à jeter discrètement des sorts sous la table visant à réduire la douleur et la taille des ampoules, dès que Carol regardait ailleurs. Ce n'était pas le genre de mésaventure que je voulais partager avec elle (en tant que miss Perfection, ce genre de souci ne devait de toute façon pas lui arriver et même sa tête au réveil devait être du meilleur goût).
À dix-huit heures, Amanda Stewart me remercia, me priant de venir le lendemain à la même heure pour continuer ma sorte de formation accélérée. Elle semblait le genre de personne difficile à satisfaire, cependant elle ne fit pas de critique notable sur le travail que j'avais effectué, ce que je classai immédiatement en point positif.
Je pensais un moment à traîner vers le sixième étage, là où je savais que le bureau de Harry se trouvait, mais je n'aurais eu aucune raison de m'y rendre et je ne voulais surtout pas donner l'impression de le harceler, ce qui aurait été pire que tout. Ce n'était pas sur mon chemin, et ayant rencontré Emily seulement aujourd'hui, je ne pouvais raisonnablement pas prétendre passer la voir. Me raisonnant, je descendis donc dans le hall, là où j'utilisai le service de cheminées mis en place pour les employés du Ministère. Je me sentais légèrement trop faible pour transplaner après ma journée de travail, harassée par un rythme que je n'avais plus soutenu depuis plusieurs années. Il faudrait m'y habituer, j'étais maintenant une working girl !
À l'appartement, Anna n'était pas encore rentrée de son travail à la bibliothèque, mais Lucy m'abreuva volontiers de nombreuses questions sur ma journée. Je lui répondais vaguement, l'esprit ailleurs. Je la rassurais sur mes relations avec ma chef (oui, tout se passait bien, elle n'était pas injuste), sur le contenu de mon travail (oui, travailler dans le social et les relations internationales m'intéressait, j'aurais peut-être même le plaisir de voyager, de rencontrer du monde, j'étais enthousiaste) et j'insultai copieusement ma nouvelle collègue Carol. Lucy me soutint, et déclara qu'elle m'offrirait une nouvelle paire de chaussures, ce qui me fit sourire. Anna travailla si tard ce soir-là que je ne la croisai même pas.
Je m'endormis rapidement, ayant à peine le temps de penser à ce qui s'était passé avec Harry …
