Titre : Un passé présent

Pairing : HG/ DM et HP/ DM

Disclaimer : Les personnages appartiennent à notre chère J.K. Rowling mais le synopsis sort tout droit de mon esprit.

Rating : M

Résumé : UA. Draco, marié, mène une vie que tout homme rêve d'avoir. Mais c'est sans compter sur la réapparition d'un ami, perdu de vue il y a 10 ans : Harry Potter.


Chapitre 34

Je passai presque toute la journée chez Harry, le temps seulement d'aller chercher chez moi quelques affaires de rechange. Ce n'est que quand le soir arriva que je daignai me lever pour faire la cuisine. J'avais presque fini lorsque j'entendis la porte d'entrée claquer. Je restai où j'étais pour ne pas me précipiter vers lui. Il m'avait manqué. En une journée j'arrivais à être en manque. Ce qui était effrayant. Mais je n'y pensais déjà plus quand je l'entendis entrer dans la cuisine. Je me retournai vers lui et ses yeux d'émeraude brillaient si ardemment que je m'en détournai pour me concentrer à nouveau sur le contenu de ma poêle. Je sentis ses bras entourer mes hanches et ma respiration s'accéléra bien malgré moi.

-Tu es resté là toute la journée, me demanda-t-il ?

Et je hochai la tête. Il se dégagea et alla s'asseoir à table, me racontant sa journée et l'avancement de mon projet, lui posant quelques questions alors que je nous serve.

Nous mangeâmes assez lentement, créant une ambiance complètement intime qui m'engourdit les membres et l'esprit. J'étais si bien, ici, dans cette cuisine, attablé avec Harry me parlant de tout et de rien, comme le ferait un couple normal. Et l'idée même d'être en couple avec mon beau brun me retourna étrangement les entrailles. C'était une sensation si bienfaisante que je ne quittai plus des yeux l'homme assis en face de moi. Et celui-ci le remarqua rapidement.

-Ça va, Draco ?

Il me regardait avec une lueur d'incertitude dans le regard, comme s'il avait peur que je puisse regretter. Et je le rassurai d'un :

-Tout va bien, la voix légèrement rauque.

Et je vis les joues de Harry se teinter de rouge. Mon bas-ventre se tordit d'une envie indicible. La même sûrement que celle qui se cachait derrière les yeux d'émeraude qui me fixaient aussi à présent.

Je me levai et débarrassai la table tranquillement, cette envie s'intensifiant à chaque seconde qui passait. Harry m'aida dans un silence religieux. C'est quand nous eûmes fini que l'envie fut à son paroxysme et sans même se concerter, nous nous blottîmes l'un contre l'autre, s'enivrant l'un de l'autre. En cet instant, je me sentais en parfaite communion avec lui. Ce n'est qu'au bout d'un long moment, où nos cœurs battirent à l'unisson, que j'osai murmurer :

-Allons dans ta chambre.

Il hocha la tête, presque timide. Et il me guida en me prenant la main.

Il s'arrêta près du lit, me tenant toujours mais n'osant pas me regarder. Et en le connaissant, il m'offrait une occasion de tout arrêter au cas où je pourrais le regretter. Je m'approchai complètement de lui jusqu'à sentir son corps entier contre moi et je relevai son visage en lui caressant délicatement la joue.

-Je t'aime, lui murmurai-je. Je t'aime tellement.

Je le sentis frémir dans mes bras et ses yeux verts s'embrasèrent. Il commença à caresser mon torse et, les mains tremblantes, il se décida à ouvrir ma chemise. J'avais l'impression que c'était notre première fois et je fus subjugué par la sensualité que m'offrit les doigts de Harry en me dévêtant. Et je tentai de lui prodiguer le même bien-être.

J'avais presque oublié son corps si troublant et mon cœur s'emballa en le redécouvrant entre mes bras. Je l'allongeai avec cette même douceur dont j'usais toujours à son égard, comme s'il était la personne la plus fragile de ce bas-monde. Je sentis le tremblement de ses membres contre moi et je fus heureux de savoir que je n'étais pas le seul dans cet état. Ce moment était à nous. Tout mon être était en ébullition, chaleur bienfaitrice jaillissant de mon cœur prêt à exploser et se répandant dans mes veines comme une drogue trop puissante.

-Je t'aime tellement, répétai-je.

Et les mots me parurent si fades face à tout ce que je ressentais pour lui.

-Fais-moi l'amour, Draco, me supplia-t-il la voix rauque.

Et je lui fis l'amour. Comme si c'était notre première fois. En caressant tout son corps délicatement. Avec vénération. Se languissant sous mes doigts, il m'incitait toujours à davantage par des gémissements si indécents que je ne pouvais qu'écouter ses prières muettes. Je capturais son souffle erratique sur mes lèvres. Baisers furtifs. Caresses aériennes. Et je serrais ce corps fin avec passion. En le profanant de la plus délicate des manières possibles. Un soupir qui me réclame. Et je donnais. Je lui donnais tout cet amour dévorant que j'éprouvais pour lui. Dans chaque geste. Dans chaque souffle. Mes hanches se dirigeaient vers lui, poussées par ses jambes serrées convulsivement autour de moi. Et je goûtais encore et encore à ses chairs, à sa peau brûlante sous mes doigts, à ses yeux d'émeraude criant son plaisir. Et je nous emmenais loin. Trop loin pour nous autres pauvres humains. Et nos corps se libérèrent d'un même cri.

Je restai un long moment sur Harry, le caressant de la plus belle des manières possible avant de m'allonger plus confortablement à côté de lui. Il se blottit contre moi et je l'entourai de mes bras. Nos souffles irréguliers reprirent peu à peu un rythme normal. Nos peaux moites se refroidirent au contact de l'air frais de la chambre. Mais je sentais que Harry était agité. Et j'en eus la confirmation quand il enfouit son visage dans mon cou et qu'il commença à parler, la voix étouffée.

-Je suis désolé, Draco. Je suis désolé d'avoir gâché la vie que tu menais. Je m'en veux tellement d'avoir pu faire le moindre mal à Hermione. Mais quand tu me prends dans tes bras et que tu es si doux avec moi, je ne peux pas m'empêcher d'exprimer tous les sentiments que j'ai pour toi. Mon cœur semble à chaque fois sur le point d'exploser tant je suis heureux.

Je restai un instant sous le coup de ce qu'il me disait mais répondit rapidement, en le serrant un peu plus contre moi.

-Tu n'as rien à te reprocher, Harry. J'ai compris que je ne devais m'en prendre qu'à moi-même. Et j'assume complètement le choix que j'ai fait. Même s'il me fait évidemment souffrir. Mais ce n'est absolument pas de ta faute. J'ai réalisé que je t'aimais plus que Hermione et il m'était impossible de te laisser à nouveau. J'aurais fait encore plus souffrir Hermione. Et toi par la même occasion. Nous étions définitivement trop proches. Notre relation était trop ambiguë pour que l'on continue ainsi. S'il-te-plaît ne te reproche rien.

Je le sentis hocher la tête contre mon cou et un soupir de bien-être s'échappa de ses lèvres alors que je m'installai plus confortablement en le serrant un peu plus contre moi. Je me rendais compte à quel point j'avais pu le faire souffrir par mon comportement indécis et je me promis de réparer cette injustice.


Désolée pour le retard! Et cette semaine risque d'être pareille.

Ah! Les partiels!