Titre : Un passé présent

Pairing : HG/ DM et HP/ DM

Disclaimer : Les personnages appartiennent à notre chère J.K. Rowling mais le synopsis sort tout droit de mon esprit.

Rating : M

Résumé : UA. Draco, marié, mène une vie que tout homme rêve d'avoir. Mais c'est sans compter sur la réapparition d'un ami, perdu de vue il y a 10 ans : Harry Potter.


Chapitre 35

Je me réveillai étrangement facilement le lendemain matin, au son du réveil. Et mes entrailles se soulevèrent de bonheur en regardant mon brun se frotter les yeux et s'étirer tel un chat. Il était beau. Et terriblement attirant. Le seul fait d'être à ses côtés ce matin en particulier me donnait l'envie de recommencer tous les jours ainsi. Il ouvrit les yeux et un petit sourire, presque timide effleura ses lèvres et je les capturai des miennes. Ses bras s'enroulèrent lascivement autour de mon cou. Et nous restâmes un long moment ainsi, m'enivrant de lui toujours un peu plus.

-Bonjour, me murmura-t-il quand je daignai enfin le lâcher un peu.

-Bonjour, lui murmurai-je à l'oreille avant de l'embrasser.

Il sembla ronronner et se cala un peu mieux contre moi.

-Bien dormi, demandai-je sans réfléchir ?

-Mieux.

-Mieux, fis-je, intrigué ?

Un voile de douleur assombrit ses yeux d'émeraude, et je m'en voulus de le faire souffrir bien malgré moi.

-Je préfère être dans tes bras, répondit-il en baissant le regard.

Je me flagellai intérieurement pour mon manque de tact. Je le sentais être crispé et je posai une main sur sa hanche d'une façon si douce qu'un soupir de plaisir lui échappa, faisant s'arrêter mon cœur. Je le caressai longuement, partant en exploration dans son dos, sur ses fesses, sur ses cuisses. Et je finis par m'allonger complètement sur lui, aidé de ses mains si douces sur mon corps. Nos sexes s'érigeaient fièrement l'un contre l'autre et nos soupirs de plaisir se transformèrent rapidement en exclamations plus explicites. Je voulais tellement lui prouver que je l'aimais et qu'il pouvait être certain que plus rien de ce qui avait pu lui arriver par le passé se reproduirait. Et j'absorbai sa douleur par mes caresses osées.

Nous arrivâmes avec deux heures de retard au boulot et à peine rentrés dans notre bureau que ma secrétaire m'annonçait que mon père me demandait. J'allais le voir aussitôt. Il m'accueillit de son regard aussi froid que la glace.

-Bonjour, père.

Un regard dédaigneux me répondit.

-Draco, je veux que tu vires ton petit protégé.

Je restai bloqué un long moment, le temps que l'information soit pleinement assimilée par mon cerveau et pour être sûre d'avoir bien compris.

-Renvoyer Harry, père ? Son travail vous aurait-il déplu ?

Un rictus orna les lèvres de mon paternel.

-Harry, hein ?! Vous semblez très proches tous les deux...

Je déglutis difficilement, comprenant déjà où il voulait en venir.

-A ce qu'il paraîtrait, ta femme demanderait le divorce.

Il était déjà au courant, je ne savais trop comment, mais cela m'étonnait à peine, ayant toujours eu une longueur d'avance sur tout ce que je pouvais faire.

-Effectivement, père.

-Et pourrais-je en connaître la raison, me demanda-t-il, presque menaçant ?

J'avais peur. De cette peur respectueuse que j'avais toujours eue envers lui. Mais j'étais maintenant majeur. Et même si cette peur me tenaillait le ventre, les caresses et les soupirs de Harry étaient trop fortement ancrés en moi pour qu'elle me paralyse complètement.

-J'aime quelqu'un d'autre. Qui a besoin de moi.

La surprise passa furtivement dans les yeux argentés de mon père, ne s'attendant sûrement pas à ce que je lui dise la vérité. Mais il se ressaisit aussitôt et siffla :

-Cette petite tafiotte, je présume ?! Tu as intérêt à la virer et à ne plus la voir, Draco, ou sinon...

-Sinon quoi, le coupai-je ?! Vous allez me virer, me déshériter?! Vous savez aussi bien que moi que vous ne le ferez pas car je suis votre unique fils et que je travaille trop bien pour que vous vous passiez de moi.

Mon père me regarda, l'air choqué, ne s'attendant encore moins à ce que je le contredise. Car à bien y regarder, c'était la première fois que je lui tenais tête. Même quand il avait invité je ne sais pas combien de jeunes filles de bonne famille pour me marier je n'avais rien dit.

-Père, même si vous me portez les pires outrages pour le reste de ma vie, j'aime cet homme, et je ne le quitterai pour rien au monde.

Et je sortis du bureau, légèrement fier de moi et soulagé. Je n'avais plus à l'annoncer à ma famille, étant déjà au courant, même si leur réaction était bien celle que je redoutais. Je retrouvai Harry en train d'éplucher un dossier et je ne pus m'empêcher de passer mes bras autour de lui.

-Que se passe-t-il, me demanda-t-il, légèrement anxieux ?

-Rien. Ne t'inquiète pas.

J'enfouis mon visage dans son cou, m'enivrant de son odeur, devenue ma drogue depuis un bon moment maintenant.

-Je resterais toujours à tes côtés, chuchotai-je plus pour moi-même.

-Moi aussi, entendis-je et mon cœur sembla exploser.

Je l'aimais. Je l'aimais peut-être trop mais peu m'importait en cet instant, son corps chaud contre moi et son odeur m'entourant d'une bulle protectrice qui me faisait oublier tout ce qui n'était pas lui me comblaient au plus profond de mes entrailles.

Je retournai à mon travail. Mais mon esprit semblait ne pas vouloir s'éloigner de la pensée de Harry. Je me rendais de plus en plus compte à quel point je l'aimais. Et plus je découvrais les degrés cachés de cet amour, plus j'avais peur. Car mon brun semblait être en moi comme une prolongation de moi-même jusqu'à en mourir si je ne l'avais pas. Il était définitivement ma drogue. Drogue dure pour laquelle j'étais tombé accroc. Un amour trop fort qui, peut-être, ne pourrait pas survivre tant je voulais le protéger, qu'il soit à moi seul. Maintenant que je savais l'aimer, mes sentiments semblaient vouloir rattraper toutes ces années en le voulant toujours et en me battant à coups de dents pour qu'il reste à mes côtés. Je me sentais si pitoyable face aux sentiments de Hermione que j'avais reniés. Mais cela avait été insurmontable pour mon cœur. La flamme de Harry était trop puissante pour moi face à celle de Hermione. J'étais si faible que c'en était complètement aberrant pour un homme. Deux yeux d'émeraude me sortirent de cette mélancolie morbide et le petit sourire que Harry m'adressa me gonfla le cœur d'une sensation trop intense pour que je ne retourne à mes sombres pensées. Il était là. Près de moi.


Voilà un nouveau chapitre.

La suite vendredi si tout se passe bien. ^^