Titre : Un passé présent
Pairing : HG/ DM et HP/ DM
Disclaimer : Les personnages appartiennent à notre chère J.K. Rowling mais le synopsis sort tout droit de mon esprit.
Rating : M
Résumé : UA. Draco, marié, mène une vie que tout homme rêve d'avoir. Mais c'est sans compter sur la réapparition d'un ami, perdu de vue il y a 10 ans : Harry Potter.
Chapitre 38
Une semaine était passée depuis l'accord passé pour le divorce. Je reprenais peu à peu pied dans cette nouvelle vie, déménageant complètement dans l'appartement que j'avais donné à Harry. Notre vie dans l'ensemble était d'une tranquillité grisante. Mon beau brun se révéla être aussi demandeur que moi pour certaines attentions particulières qui me comblaient pleinement. La plénitude que j'éprouvais un peu plus chaque jour était comme un rêve entraperçu il y avait tant d'années dans le jardin familial. La seule ombre au tableau était justement ma famille. Avec mon père qui me harcelait presque au bureau à me demander chaque jour de rompre avec lui pour son honneur. Et avec ma mère qui m'appelait chaque jour en pleurant vouloir des petits-enfants. Je commençais à perdre dangereusement patience et les idées qui me trottaient dans la tête pour stopper cet enfer étaient toutes radicales. Et je ne voulais pas encore arriver à ces extrêmes.
Je me décidai le dimanche après-midi à aller voir Blaise. Parce qu'il avait été encore là pour me soutenir à sa manière. Parce que je lui devais tellement. Il m'accueillit avec un sourire en coin qui me fit hausser les yeux au ciel. Il savait déjà sûrement quel choix j'avais pu faire et il allait se vanter de l'avoir toujours su.
-Comment va Harry, mon mignon, me demanda-t-il, toujours avec ce fichu sourire ?
Je l'ignorai le temps de m'installer dans un fauteuil en face de lui et répondit presque à contrecœur :
-Il va très bien.
-Je savais que tu pourrais pas te passer de notre petit brun.
Je grimaçai au « notre » et répondit :
-Il n'est pas à « nous » ! Il est à moi.
Blaise explosa de rire et je souris à mon tour.
-Ne t'inquiète pas, mon chou ! Je sais que c'est privé maintenant. C'est dommage, d'ailleurs...
Et il explosa à nouveau de rire face à mon regard noir. Un rire tonitruant, purement communicatif.
-Tu ressembles à la louve qui défend ses petits à coups de griffes.
Il continua à s'amuser un moment avant de se calmer et de redevenir plus calme.
-Comment ça se passe pour toi, mon chou ? Je sais que tu l'aimes encore.
Et je compris qu'il parlait de Hermione.
-Ça peut aller. Même si je m'en voudrais toute ma vie.
Blaise vint s'accroupir en face de moi et posa sa tête sur mes genoux.
-C'était la meilleure chose à faire. Elle est jeune, elle retrouvera quelqu'un. Et tu arrêtes ainsi de la faire souffrir.
-Je sais, soufflai-je, la douleur de mon cœur s'apaisant doucement à ce que mon ami disait. Mais le fait que j'ai pu la faire souffrir, ainsi que Harry, me fait mal.
-Quand tu aimes tu ne peux pas abandonner. Je le sais parfaitement. Hermione l'a fait pour toi parce qu'elle savait que c'était impossible pour toi. Tu n'y peux rien si tu aimes Harry. Comment ça se passe avec lui ?
Je frottais mes yeux humides face à la déclaration de Blaise, qui me connaissait si bien et répondis :
-Ça se passe vraiment bien. On s'entend parfaitement bien. La cohabitation est si agréable que quelque fois j'ai l'impression d'être dans un rêve.
Le sourire qui orna ses lèvres me réchauffa doucement le cœur.
-C'est ce que je voulais entendre. Il t'aime vraiment, Draco. Et moi qui croyais que tu étais hétéro ! J'aurais dû tenter ma chance il y a longtemps !
Je le frappai pour la forme mais rejoignis bientôt son rire tonitruant.
Je remerciai les Cieux de m'avoir fait rencontrer Blaise, un ami qui était toujours là pour me remonter le moral, dans n'importe quelle situation. Et je le quittai tard dans la soirée. Quand je rentrai à l'appartement, je vis que tout était éteint et je me dirigeai directement vers notre chambre. La forme recroquevillée au milieu du lit et serrant mon coussin contre elle me terrifia étrangement. Je vins m'allonger doucement contre Harry qui sursauta en sentant ma main caresser ses beaux cheveux.
-Draco, entendis-je murmurer, tu m'aimes ?!
-Bien sûr que je t'aime. Plus que tout au monde, répondis-je rapidement, voulant lui montrer tous ces sentiments que j'avais pour lui.
J'attendis encore un peu avant qu'il ne lâche l'oreiller et relève la tête. Je l'attirai délicatement à moi, tentant de ne pas le brusquer. Il avait mal pour je ne savais quelle raison et je ne pouvais que le rassurer comme je pouvais. Peut-être était-ce cette peur de l'abandonner qui revenait quand je m'absentais.
-J'étais chez Blaise, lui rappelai-je, l'ayant déjà prévenu un peu plus tôt.
-Oui je sais.
Et il se serra un peu plus contre moi.
Nous restâmes un long moment ainsi avant qu'il n'ose reprendre la parole, un peu plus assuré.
-J'ai reçu une lettre aujourd'hui. C'était mon père.
Je me crispai aussitôt. Son père. Je n'y avais plus repensé depuis un long moment, ayant cru que tout était fini.
-Qu'est-ce qu'il a dit.
Je me rendis compte que mon ton était sec et froid, faisant de ma question un ordre.
-Je suis désolé, me rattrapais-je. Mais je ne peux pas lui pardonner de t'avoir fait tout ce que je sais. Il n'a plus le droit de te faire quoi que ce soit. Je serais là pour te protéger Harry. Même si tu ne le veux pas. Parce que je sais que tu es quelqu'un d'incroyable. La preuve, tu m'aides admirablement bien au travail alors que c'est quelque chose que tu ne connaissais pas à la base.
J'entendis un léger sanglot avant que ses bras ne viennent me serrer un peu plus fort.
-Je t'aime Draco. Tu n'imagines pas à quel point, entendis-je et mon cœur sembla s'arrêter avant de reprendre une folle course qui me fit l'allonger sur le dos.
-C'est toi qui ne sais pas à quel point tu me rends fou. Je ferais tout pour toi, soufflai-je.
Et mes mains partirent de nouveau à la découverte de ce corps tant désiré. C'était ça : il me rendait fou. Je perdais toute ma maîtrise malfoyenne face à ses yeux d'émeraude et son petit sourire timide en coin. Mon seul repère n'était plus que lui. J'avais tenté d'imaginer une vie sans lui depuis que nous étions ensemble et je l'avais trouvée tellement fade que cela en avait été purement effrayant. Il prenait une place tellement importante dans mon cœur qu'il semblait évincer tout le reste. Et alors que je le faisais mien encore une fois sur ce lit qui n'avait connu que nos deux corps, je me promis de régler le problème du père de Harry.
La suite est là! Désolée, pour le retard! Une semaine sans internet c'est dur! ^^
