Titre : Un passé présent

Pairing : HG/ DM et HP/ DM

Disclaimer : Les personnages appartiennent à notre chère J.K. Rowling mais le synopsis sort tout droit de mon esprit.

Rating : M

Résumé : UA. Draco, marié, mène une vie que tout homme rêve d'avoir. Mais c'est sans compter sur la réapparition d'un ami, perdu de vue il y a 10 ans : Harry Potter.


Chapitre 39

Je n'avais pas réussi à m'endormir, même après nos éreintants ébats, et je m'étais réfugié dans le salon où j'avais pu trouver la lettre dépliée sur la table.

« Mon cher Harry,

Je t'ai enfin retrouvé. Même si c'est grâce à l'aide inespérée d'une connaissance. Tu a réussi à t'échapper, mais rassure-toi tu reviendras rapidement. Quand tu verras que le petit Malfoy ne peut pas rester avec toi. Tu n'es qu'un trou et tu le resteras toute ta vie car tu ne sais faire que ça.

Reviens de toi-même avant que ce ne soit moi qui vienne te chercher. Car je pourrais dire tellement de choses à ton nouvel ami. »

Même pas de signature. Et je sentis une haine profonde se réveiller dans les tréfonds de mes entrailles. Comment un père osait dire ça à son fils ?! Mais surtout à Harry. Personne ne pouvait lui faire du mal. Et malheureusement pour moi, j'avais une idée très précise de la « connaissance » qui l'avait averti. Ce qui me mettait encore plus hors de moi. Si mon père voulait jouer sur ce tableau pour me faire changer d'avis, il allait être déçu. Je passai la nuit à ruminer, me calmant légèrement quand je retournai auprès de Harry. Je l'observai dormir et mon ventre se tordit de douleur en me demandant quels degrés de souffrance morale il avait dû endurer. Et quand je voyais la façon qu'avait de lui parler son père je ne pouvais que me sentir encore plus rageur contre cette personne qui était supposée être son parent.

Le matin arriva rapidement sans que je n'aie réussi à trouver le sommeil.J'avais réfléchi toute la nuit. A comment stopper ce père obscène qui tentait de continuer à faire du mal à Harry. A comment le mettre hors d'état de nuire. Et les idées qui venaient à moi étaient toutes extrêmes. Mais peu importait maintenant. Tout ce qui comptait était le bien de mon brun.

Je le regardai se réveiller doucement au son du réveil et ma détermination n'en fut que renforcée. Ses yeux d'émeraude s'ouvrirent délicatement et mon cœur rata un battement. Et je me demandai soudainement si je réagirais toujours ainsi en le regardant ? Serais-je toujours ébloui à ne plus savoir quoi faire ?! Ma main réussit à s'acheminer jusqu'à la joue de mon brun que je caressai, et celui-ci m'interrogea du regard. Je devais avoir une tête horrible. Et je soufflai :

-Je ferais tout pour toi, Harry.

Ses yeux s'agrandirent d'incompréhension. Mais je ne répondis pas et l'embrassai avant de me lever. Et il me suivit sous la douche. Je me rendais compte, chaque jour un peu plus que le précédent, que nous faisions tout ensemble, comme si nous étions incapables de nous séparer.

Nous arrivâmes presque à l'heure au boulot. Et je ruminai toute la journée sur comment protéger Harry contre son père. Et le lendemain aussi. Et toute la semaine également. Et je récupérai le courrier au cas où il y aurait d'autres lettres. Et il y en eut tous les jours. Toutes aussi abjectes que la première. Je fus surpris que mon brun ne me pose aucune question, mais je compris rapidement qu'il se doutait de ce qui me travaillait. Par son silence, il me laissait carte blanche. Et l'occasion de régler tout ça s'offrit à moi deux semaines plus tard.

J'étais dans le bureau de mon père à rendre un rapport sur l'avancement de mon projet que j'étais sur le point de conclure. Et je me contenais tant bien que mal, ayant toujours en mémoire que c'était par sa faute que le père de Harry l'avait retrouvé. Et mon cher paternel dut régler une affaire, le faisant sortir de la pièce, et me laissant le temps de fouiller dans ses affaires jusqu'à y trouver ce que je cherchais. Un numéro de téléphone et une adresse. Je vis revenir le vieil homme qui prétendait vouloir me protéger et je sortis alors qu'il rentrait.

-Draco, appela-t-il.

Mais je ne me retournai pas et continuai mon chemin jusqu'à retrouver mon havre de paix. J'entendis le téléphone sonner et je fis signe à Harry de ne pas décrocher, sachant déjà que c'était mon père, furieux que j'aie eu l'impudence de l'ignorer.

Le soir arriva avec une lenteur déconcertante.

-Je vais passer chez Blaise, fis-je à mon brun alors que nous rangions nos affaires. Je dois lui demander un petit service.

Je le vis hocher la tête sans demander plus d'explications. J'étais définitivement trop déterminé pour me rendre compte à quel point je devais être effrayant mais Harry semblait comprendre. Alors je ne pouvais plus reculer.

Blaise m'accueillit torse nu, comme à sa fâcheuse habitude.

-Bonsoir, mon chou. Qu'est-ce qu'il t'amène, demanda-t-il alors que nous nous installions dans nos fauteuils respectifs.

-J'ai besoin d'un coup de main.

Il fit une grimace avant de remarquer :

-Tu as une tête à faire peur. Pauvre Harry.

J'esquissai un sourire . Il avait définitivement le don pour me déstresser. Mais je renchaînai :

-J'ai besoin que tu suives une personne à cette adresse, et que tu photographies ses moindres faits et gestes.

Je lui tendis le bout de papier avec l'adresse et le numéro de téléphone que j'avais réussi à trouver.

-Tu penses que ça va être gratuit, mon mignon ?!

-Bien sûr, Blaise, répliquai-je avec le plus étincelant des sourires.

Et son rire résonna un long moment dans la pièce.

-C'est en dehors de mon boulot alors. Parce que même si je suis détective privé, je ne bosse pas gratuitement. Tu me devras un dîner. Chez toi. Avec Harry. Et toi, rajouta-t-il en voyant mon regard noir.

Et je hochai la tête. Il me fit un clin d'œil et je sentis le poids dans ma poitrine s'alléger.

-J'aimerais que cette personne ne sorte jamais de prison, ajoutai-je doucement.

Et la lueur dans les yeux de Blaise se fit plus sombre.

-Très bien. Tu sais que je découvrirai qui c'est et pourquoi tu la veux en prison à vie ?!

-Oui. Et je suis sûr que tu seras d'accord avec ce que je te demande quand tu comprendras.

Il hocha la tête et se leva.

-Bon c'est pas tout mais j'ai soif !

Et il partit dans la cuisine nous chercher deux bières. Je le remerciai intérieurement de ne pas avoir insisté. Il était juste comme ça et c'était une des qualités que j'appréciais le plus chez lui. Il donnait l'impression de ne rien en avoir à faire et il s'avérait finalement qu'il était toujours concerné et s'impliquait totalement. Il revint et me tendit la boisson. Je restai encore un moment, profitant de sa bonne humeur apaisante.

Quand je rentrai à l'appartement, Harry m'attendait devant la télé. A l'instant où il se tourna vers moi, je vis qu'il était soucieux. Je m'assis à côté de lui et il se blottit aussitôt contre moi.

-Ne t'inquiète pas, chuchotai-je. Je suis là.

Je le sentis resserrer son étreinte autour de moi. Je savais qu'il se doutait de quelque chose mais je ne voulais rien lui dire pour qu'il ne soit pas impliqué. Si seulement je pouvais effacer complètement ces souvenirs qui l'avaient détruits. Je passai la soirée à tenter de le réconforter, nous endormant sur le canapé.


Excusez-moi pour cette attente. Il s'est avéré que je me suis retrouvée sans logement pendant quelques jours et que je n'ai donc pas eu le temps ni le courage (ni Internet la plupart du temps) pour poster.

La fin ce week-end! Promis! ^^