Ce post aurait pu être le chapitre 13, mais j'ai préféré qu'il soit l'épilogue. En tout cas une partie de l'épilogue.

Il s'agit de la seconde conclusion de l'histoire, très longue, d'où la division.

Lamiss69: Désolée, désolée, désolée d'avoir tué Emma. Stefan n'est pas mort, il est parti quand Damon a couru s'occuper d'Elena qui s'était ouverte les veines. En tout cas j'espère que ce chapitre te réjouiras plus que les précédents. Bises & à bientôt.

MimiBoom: Ravie que le chapitre t'ait plu. Tu as beaucoup de questions, c'est légitime. Ce chapitre en suscitera quelques unes supplémentaires. Je serais surement moins mystérieuses pour répondre à ta prochaine review. Bises & à bientôt.

Valrus: Désolée pour ce triste chapitre. J'espère que celui-ci ne te ferra pas pleurer. Elena n'a pas voulu se suicider. Elle ne pensait qu'à sa fille et pas rationnellement. Elle cherchait un moyen de faire cesser sa douleur et de retrouver sa fille. Se noyer l'a apaisé. C'est fou. C'est pas rationnel, mais quel parent l'est par!s avoir perdu son enfant? En tout cas question embrouiller l'esprit, ce chapitre devrait susciter tout un tas de nouvelles questions. Bises & à bientôt

J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture.


Épilogue – Partie 1

Une terrible douleur et un sentiment d'impuissance se sont emparés d'Elena Salvatore. Elle venait de perdre sa fille, et après avoir eu une apparition – enfin elle n'en était pas certaine – elle se noyait – sur ce point, elle n'avait aucun doute! Elle sentait l'eau imprégnée ses poumons, et elle avait beau se débattre, et bizarrement crier, les ténèbres l'absorbaient.

Mais malgré tout, elle continuait à percevoir des sons et quelques sensations. Les oiseaux piaillaient au loin, et plus proche d'elle, une petite voix, familière et angélique l'interpelait, en la secouant délicatement, comme pour la réveiller d'un mauvais cauchemar duquel elle n'arrivait pas à s'échapper.

Mais la voix insistait, Elena sentait de petites mains l'agripper pour finalement la tirer brutalement de son odieux songe.

La jeune femme ouvrit les yeux, encore perturbée par sa petite aventure rêvée, ou plutôt cauchemardée, qui lui a pourtant semblé si réelle. Son cauchemar l'a tellement absorbée, qu'elle pensait sincèrement avoir vécu tous ces douloureux évènements alors qu'elle n'a pas quitté son lit.

Elena était à la maison du lac, dans sa chambre, nouvellement refaite, avec une extension dans lequel un immense dressing a été bâti, face une magnifique salle de bain, et un de nouveaux meubles ont été disposé de part et d'autre de la pièce, notamment le lit design et confortable dans lequel elle se repose actuellement. Mais surtout, surtout, le plus important pour la jeune femme encore choquée par son cauchemar, fut la présence auprès d'elle du de l'un des trésors de sa vie: sa fille, qu'elle a effrayée avec ses hurlements et son agitation.

En effet, Emma la regardait avec ses petits yeux inquisiteurs, si perçants et curieux, et ses petits bras, étaient déjà grands ouverts pour la serrer contre elle.

Cette enfant est tout bonnement parfaite, un incroyable mélange de Damon et d'elle. La fillette partage la même longue chevelure brune qu'elle, et ses électrisants yeux bleus lui viennent de son père. Et côté caractère, encore une fois, Emma s'illustre comme le fruit des amours de la jeune Gilbert et du ténébreux Salvatore. Elle est si douce et indépendante, tellement compatissante, Damon la voit comme une mini Elena, belle, studieuse, intelligente et bienveillante, alors que la brunette décèle en elle une facette plus sombre, plus compliquée. Un caractère de feu, similaire à celui de Damon. Il y a des fois, où Emma sait se montrer aussi colérique et impulsive que ne l'est son père.

Mais pour l'heureuse maman, rien n'entache la perfection de son bébé. Sa fille pourrait bien avoir les traits de caractère les plus difficiles de Damon, ou bien les siens, elle resterait toujours sa fille adorée, cette enfant qu'elle chérit tant.

Alors faire ce cauchemar, indescriptible, où elle a dû se séparer douloureusement de sa fille pour mieux la perdre au finale, ce cauchemar où sa famille et son couple ont été sacrifié parce qu'il y a sept ans et demi, elle aurait pu faire le mauvais choix, l'a rendu malade. Elle a vraiment cru vivre tout cela, physiquement, elle a vraiment eu la sensation de se noyer, et côté émotions, elle a tout vécu intensément. Elle a vraiment cru que son cœur lui été arraché, lorsqu'elle devait se séparer d'Emma, se séparer de Damon, et bien sur, elle l'a ressenti bien plus fortement lorsqu'il est arrivé malheur à sa fille. Elle a cru mourir. Mourir non pas de noyade, mais avant tout de chagrin.

Et maintenant, le contre coup la frappait avec force. Elle éclata subitement en sanglot, devant sa si douce fillette.

D'ordinaire, lorsqu'Elena n'était pas une maman au top de sa forme, – ce qui est plutôt rare, mais malheureusement, ça lui arrivait –, devant Emma, elle se faisait force et souriait toujours, en abordant un air faussement joyeux. Sa fille s'en rendait compte, elle la regardait d'un air concernée, mais comme elle savait pertinemment qu'elle n'obtiendrait aucune réponse aux questions qu'elle serait susceptible de poser, alors, elle se blottissait le plus naturellement possible dans les bras de sa mère, pour l'apaiser avec les pauvres armes dont elle dispose.

«Je t'aime, murmura Elena, entre deux sanglots. Ma sublime petite fille.

- Ça va aller maman, lui assura la fillette. Je suis là moi, je prends soin de toi. Tu sais, tu criais, tu m'as même appelé et tu pleurais. Je crois que tu faisais un mauvais rêve. Ça arrive. Moi, quand j'ai un cauchemar, je viens dormir avec toi et papa, et j'ai plus peur. Y'a pas papa, il est parti faire les courses, mais moi je suis là. Je vais te faire un gros câlin, le temps que tu penses plus à ce méchant rêve.

- Tu es vraiment un trésor, se réjouit la jeune femme, fière de sa fille. Je veux que tu saches que je suis heureuse de t'avoir. Tu es parfaite, mon cœur. Je ne sais pas ce que je deviendrais sans toi, bébé.»

Elena tentait vraiment de se montrer forte, mais elle tremblait encore. Les images sanglantes de son cauchemar la hantaient encore, et les pires sensations subsistaient elles aussi telles des parasites. La jeune femme ne se sentait pas vraiment bien, nauséeuse et maussade, et elle savait que son malaise était visible par sa fille, qui s'inquiétait, malgré toutes ses tentatives pour la rassurer. Mais après un tel mauvais rêve, la jeune femme avait bien du mal à faire semblant. Tout ce qu'elle voulait était serrer son bébé contre elle et évacuer au mieux ses méchantes sensations de morts qui lui broyaient chaque parcelle de son être.

Et elle resta un long moment avec Emma assise sur ses genoux. Sa petite tête brune ne disait rien, elle se contentait de se reposer sur l'épaule de la jeune femme en jouant de temps à autre avec ses mèches.

Puis, lorsque la fillette sentit sa mère se détendre, elle planta son doux regard dans celui de sa mère et prit la parole:

«Maman, on doit se préparer, souligna-t-elle simplement. C'est aujourd'hui que je dois aller faire mes tests.»

L'école d'Emma a demandé à Elena et à Damon de lui faire passer une évaluation du quotient intellectuel, afin de découvrir si la fillette, excellente en classe, est une surdouée. En effet, contrairement à ses camarades, la petite Salvatore sait lire presque couramment, elle compte jusqu'au delà de cent, sait faire quelques additions de base et écrit plusieurs phrases, sans fautes d'orthographe, sachant que certaines, sont plutôt difficiles pour une enfant de son âge. Et c'est sans parler de son vocabulaire qui est très riche.

Alors la petite à rendez-vous chez un psychologue, à dix heures, et elle s'inquiète déjà du déroulement de l'entretien.

Ses parents lui ont expliqué que la doctoresse lui donnera des exercices à faire et qu'elle lui posera des questions, mais la fillette s'inquiétait tout de même. D''une part, elle n'aime pas s'engager à l'aveuglette dans quoi que ce soit. Pour être sereine elle a besoin de tout maitriser, elle a besoin de savoir le déroulement des choses secondes par secondes. D'autre part, la fillette avait en partie peur de ne pas être suffisamment intelligente et de décevoir ainsi ses parents. Et paradoxalement, elle craint aussi de l'être trop et de devoir changer de classe, ce qui impliquerait de quitter ses amis et de se retrouver avec des enfants plus âgés qu'elle, qu'elle ne connaît pas.

«Tout ira bien Emma, lui assura tendrement Elena. Tu n'as pas à avoir peur, tout se passera bien. Ce sont de simples questions, de simples exercices. Tu n'auras pas tout juste, mais ce n'est pas grave si tu te trompes. Il n'y a aucune pression à avoir. Je suis déjà très fière de toi, et ton père, il a été fier de toi à l'instant où tu as pointé le bout de nez! Et tu le connais, il n'existe personne de plus fier que lui! Aller chérie, détend toi, on va aller fouiller la cuisine, voir s'il reste de quoi se mijoter un bon petit déjeuner, sinon, on filera à douche en attendant que ton père n'arrive et c'est lui qui se mettra derrière les fourneaux.»

Emma, absolument pas difficile, se trouva un paquet de céréales et les mangea à même le sachet, puisqu'il n'y avait plus de lait. La faute à Damon, puisque la veille, Elena voulait aller faire les courses, mais monsieur préférait s'amuser dehors, et remettre ainsi les courses au lendemain. Résultat, le petit déjeuner de leur fille était pauvre, la jeune femme détestait qu'Emma ne se nourrisse uniquement de céréales, des céréales évidemment bourrées de sucres, de colorants et d'addictifs, qu'Elena ne considère pas comme un petit déjeuner sain. Alors, de bon matin, elle est déjà en colère contre son mari, à qui elle va probablement faire passer un bon quart d'heure lorsqu'il sera de retour.

«Il n'y a même plus une seule orange pour que je te fasse un jus de fruit! Ralla Elena. Ton père, Emma, je te jure, qu'est-ce qu'il peut être…»

La jeune femme ne termina pas phrase. Le bruit du moteur de la camaro se faisait entendre, et à l'étage, son bébé se réveillait enfin, et elle devait aller après de lui, le sortir du lit pour lui faire prendre son petit déjeuner.

Elena grimpa deux à deux les escaliers en se demandant comment son fils avait bien pu faire pour rester endormi alors qu'elle hurlait des conséquences de son cauchemar! C'est tout bonnement incroyable, cet enfant est un véritable dormeur, il serait capable de dormir au milieu d'une fiesta qui battrait son plein!

«Coucou poussin, bien dormi? Sourit la brunette en serrant son bébé contre elle.»

Le petit-garçon, encore vaseux, passa ses petites mains autour du cou de sa mère, et reposa sa tête sur son épaule, avant de se retrouver allongé sur la table à langer. Ensuite, lorsqu'il eut une couche propre, Elena le reprit dans ses bras et ils descendirent au rez-de-chaussée, rejoindre Damon et Emma, qui discutaient.

Apparemment la fillette expliquait à son père à quel point sa mère était de mauvaise humeur aujourd'hui. Elle évoqua le réveil agité d'Elena, puis son agacement causé par les placards vides.

La jeune femme tenta de ne rien laisser transparaitre à l'évocation de ce bouleversant cauchemar, mais son époux la connaît trop bien, dés qu'il a croisé son regard, il a compris qu'un malaise l'habitait et il cherchait à avoir des réponses. Mais les enfants étaient présents, Elena ne comptait pas le rapporter devant ses deux petits anges.

«Plus tard, dit-elle en guise de toute réponse. Je te raconterai ce cauchemar plus tard.»

Cependant Damon la connaît vraiment bien, et il imaginait aisément ce qui la tracassait. Elena s'inquiétait parce que ce soir, tous leurs proches sont invités à venir célébrer les anniversaires des enfants. Emma a eu cinq ans la semaine dernière, alors que son frère, Ian, a fêté son premier anniversaire, la veille. Et souffler les bougies des petits ne serait pas angoissant pour la brunette, si Caroline, qu'ils n'ont pas revu depuis aisément six ans, n'avait pas décidé de se ramener avec son compagnon, qui n'est autre que Klaus.

Depuis qu'elle a appelé Elena pour le lui dire, la jeune femme est anxieuse. Pour elle, l'hybride est le vampire qui l'a persécuté, celui qui tué sa tante et qui a tenté de la tuer elle, et tout ceux qu'elle aime, avant de, soit disant, s'assagir.

Damon, de son côté, à planquer des armes dans toute la maison. Les enfants n'ont plus le droit à ouvrir un seul meuble; le vampire y a caché des arbalètes et des pieux en chêne blanc. Juste au cas où l'Originel qu'il déteste le plus ne se tienne pas bien chez lui.

Si ça n'avait tenu qu'à lui, Blondie n'aurait pas été invité. Mais elle est malheureusement l'une des meilleures amies d'Elena, alors pour son épouse, le ténébreux Salvatore sait qu'il doit faire des efforts. Caroline manque à Elena, elles sont amies, le gros point noir de la blondinette, c'est son affreux compagnon qui l'accompagne de partout. Mais il faut bien faire avec, même si l'idée d'accueillir Klaus sous son toit le révulse en tout point.

Mais Damon ne préférait pas y penser. Il allait être énervé toute la journée, et ce matin était une matinée bien trop importante pour sa petite princesse qui allait passer ses tests de QI. Pour le vampire, aucun doute, Emma est un véritable génie. Mais il ne le clame pas trop, sa fille est assez nerveuse, elle n'a pas besoin de l'entendre s'enorgueillir d'avoir une fille si intelligente et de la mettre sur un piédestal.

«Les filles, je vous ai ramené des croissants, dit-il en les déposant sur la table. J'ai fais le détour spécialement pour toi Elena. Mangez tranquillement, je m'occupe de donner son petit déjeuner à mon fifils.»

À l'évocation de sa collation matinale, le petit-garçon s'agita dans les bras de sa mère, puis tapa sur la tablette de sa chaise haute pour témoigner son impatience. Et pourtant, Damon n'a pas été long, il a seulement sorti les quelques courses qui devaient aller au frigo et au congélateur, puis préparer un bon jus d'orange pour sa petite famille.

Elena ne mangea rien, trop stressée pour sa fille et trop remuée par son cauchemar, elle bu seulement son jus de fruit, alors qu'Emma laissa le sien pour aider s'occuper de son petit-frère. La fillette aimait vraiment prendre soin de Ian, lorsqu'il n'était qu'un nourrisson, elle aidait ses parents à le langer ou a le bercer, et maintenant qu'il est plus grand, qu'il s'éveille de jour en jour, elle passe encore plus de temps auprès de lui. Elle pourrait passer des matinées à jouer avec lui, des repas à jeuner préférant le nourrir.

Ce n'était donc pas étonnant pour ses parents de la voir couper son petit-déjeuner pour aider son frère à boire son jus de fruit. Emma faisait toujours cela. Elle faisait passer son petit-frère en priorité.

«Je prends le relai, déclara Damon en s'installant face à son fils avec une compote et des biscuits à la main. Retourne donc manger Emma.»

Le reste du petit déjeuner se déroula tranquillement, seul Ian gazouillait joyeusement, assis dans sa chaise haute, avec Damon, qui lui répondait, l'air tout aussi enfantin que lui. Mais les filles restaient silencieuses. Emma s'inquiétait pour ses examens, elle révisait mentalement tout ses acquis, alors que sa mère broyait du noir, en observant, tout même avec une extrême tendresse, ses garçons s'amuser comme des petits fous, avant que tous les quatre ne se prépare pour l'entretien d'Emma.


Note de l'auteure: Alors ce chapitre, qu'en pensez-vous? Comment Elena peut-elle s'être réveillée chez elle, en famille, avec un second bébé? Est-ce un rêve? Est-ce la réalité? A quoi se fier? Sinon que pensez-vous de cette petite famille?

Comme toujours j'attends vos avis et vos théories avec impatience. N'HÉSITEZ PAS À COMMENTER!

Bises & à bientôt.

Amandine.