Et voila la suite du RPG


Disclaimer : Les personnages et le cadre sont la propriété du producteur Jeff Davis. Le reste est de mon imagination.

Spoiler : L'histoire se situe après la saison 3A que je réarrange à ma convenance.

L'UA du forum : Après le sacrifice au Nemeton, Scott et Stiles s'en vont de Beacon Hills et font un voyage pour essayer de se ressourcer. D'échapper à l'ombre qui leur serre le cœur depuis leur sacrifice. Ils croiseront Derek à San Francisco, lui aussi à la dérive. Scott est de retour. Il est partit sans rien dire. Ne sait pas où il en est de sa relation avec Allison Argent. Isaac se retrouve seul, Derek ayant perdu son statut d'Alpha, sa meute est dissoute.

Rating : T, pour le Scisaac (Slash / Yaoï) Liaisons homme / homme. Lime

Diffusion : Comme toujours, vous pouvez trouver ce chapitre illustré de FanArts appropriés sur mon blog : fantasy stories wordpress


Draw a monster now tell me why is it a monster
POV Scott McCall (Auteur : Addaliah)

Je parlais de moi et cela faisait remonter des souvenirs ainsi que des questions que je ne devrais pas me poser. Regardant mes mains et imaginant mes griffes surgir lors de la nuit sans lune, quelque part dans ces rues de San Francisco, déchirer la chair et lacérer les passants. Je me demandais quel regard je leur avais jeté avant de les attaquer. Et quelle sorte de tueur je serais, si je devais en devenir un. Peut-être un comme Deucalion qui ne faisait que rechercher du pouvoir ou encore un comme Kate Argent qui apprécierait toute la douleur et la lente agonie de ses victimes avant de leur porter le coup fatal. Mais Scott McCall n'était pas un tueur, non...? Ses yeux brillaient encore de cette lueur dorée qualifiée de si pure et non du bleu glacial habitant le regard des lycans ayant tué un être innocent. Pourtant, cela ne faisait pas plus de moi un héros. Je me sentais perdu dans un labyrinthe qui ne comportait que des points morts et des ronces pour me faire trébucher au passage, entendant les voix de mes amis crier au secours et moi qui cherchais partout sans jamais pouvoir les atteindre. Il n'y a pas plus horrible comme sensation, que de voir souffrir et de ne rien pouvoir faire pour aider. En contemplant la douleur, on désirait seulement la prendre et la vivre pour ne pas que l'autre ait à la subir, mais en oubliant que celui-ci ressentirait alors la même souffrance.

Je sortais de bien loin en voyant le lycan s'accroupir devant moi. En effet, je fus sorti de mes rêveries, si on pouvait les appeler ainsi, par la main de mon ami qui vint se poser sur mon cœur avec retenue et bienveillance. Le sentant tressaillir quelques instants et mes yeux changer de couleur, je les fermais pour ne pas que celui-ci puisse les apercevoir et se rendre compte que je ne possédais pas encore tous mes moyens. Isaac semblait parcouru de légers frissons après une ou deux secondes. Je me demandais s'il pouvait sentir ce froid qui venait serrer mon âme, la noirceur abyssine que je devais apprivoiser jour après jour, sans que celle-ci ne puisse venir m'engouffrer. Déposant ma main sur son poignet, je voulus le dégager, mais je n'avais plus assez de force pour ce faire. Et en même temps, cela était si agréable. Je fermais les yeux et laissais mes pulsations se synchroniser aux siennes.

Si seulement. Si seulement je pouvais rester ainsi, dans cette forêt, sans rien faire. Juste ressentir sa chaleur de grand soleil et mourir paisiblement. Laisser tomber ces grandes histoires de ténèbres, ces chasseurs qui nous poursuivaient, mon incapacité des derniers jours à socialiser, tout ce qui faisait de moi un être paranormal.

« - Cela te dit d'aller courir ensemble ? C'est bien ce que l'on faisait avant de se… percuter ? »

Je courais parce que cela faisait du bien. Isaac avait tout à fait raison, je me devais de me sortir de ma torpeur et aller courir simplement parce que cela faisait du bien et que c'était justement ce que je recherchais en me dirigeant dans cette forêt. Rouvrant les yeux, je les laissais délibérément passer au doré sans me questionner davantage et me rendis compte combien il avait raison. Je ne pouvais plus contenir ma bête. Peut-être que j'avais besoin de me laisser aller moi aussi. Peut-être que j'avais besoin de cette perte de contrôle.

« -Oui », répondis-je alors sans plus de fioritures, ma voix mi-humaine, mi-animale.

Laissant mon corps se changer, je ressentis cette puissance et cette force revenir en moi. Les griffes poussaient, les poils grandissaient sur ma mâchoire et je redevenais un loup. Je me mis sur mes quatre pattes et laissait échapper un hurlement qui se ferait entendre bien certainement dans toute la forêt. Mais les chasseurs n'avaient qu'à essayer de venir. Nous n'étions plus comme tout à l'heure, deux loups prisonniers de deux solitudes, mais deux lycans qui se tenaient ensemble. Nous étions chacun nos propres ancres, l'un saurait faire remonter à la surface le second lorsqu'il sentirait que celui-ci perdait le contrôle et vice-versa. Pour le moment, en effet, nous étions notre propre meute. Ils n'avaient qu'à bien se tenir.

Je me retournais vers le loup en lâchant quelques grognements. «Partons». «Courons». Entre nous, nous nous sentions et nous nous comprenions sans nécessairement avoir besoin de parler. Et je désirais pour le moment simplement me libérer de mes émotions. Regardant de nouveau devant moi, je fonçais à toute vitesse avec lui, sans destination précise. Courant pour exorciser, courant pour libérer mes pensées, courant avec lui en cette nuit étoilée.


My friend of misery
POV Isaac (auteur : Silver Angel)

Ma demande d'aller courir comme deux chiens fous lui convint immédiatement. On avait les mêmes besoins, la même envie. Courir, c'était se sentir libres, vivants. C'était aussi ne pas être là où sont les problèmes, les ennuis… Une sorte de fuite en avant. Mais on avait tous les deux besoin de cet exutoire. Il en allait de notre santé mentale je crois. Scott hurla, je répondis comme un écho. Mon loup sortait, je le laissais libre. Pour la première fois depuis des lunes, j'avais confiance. Confiance en mon loup, confiance en Scott. A deux ça irait, j'en étais sûr. Alors que je le suivais à quatre pattes, savourant la brise qui passait sur ma gueule, je regardais la silhouette de Scott qui bondissait souplement. J'accélérais pour revenir à sa hauteur. Je sentais son exaltation à courir, à courir avec un ami. J'étais dans le même état d'esprit. Je gravais cette image de nous deux courant. Laissant nos loups s'exprimer librement sans craintes de devenir des bêtes sauvages. Je crois que je tenais ma nouvelle ancre. Le partage de ce moment, nos loups qui se lâchaient, courant follement dans cette forêt. Nous créons un lien. Cela me rappelait ces mêmes courses, dans cette même forêt avec Derek, Erica et Boyd. Mon cœur s'emplissait de joie de retrouver cette sensation d'appartenir à un clan. Même si Scott n'affichait pas encore sa domination d'alpha. Achevant doucement sa transition de rang. Je savais que je me rangerais à ses côtés. Comme Derek, il souhaitait le bien des autres. Si les deux loups avaient un caractère différent, des blessures différentes, ils étaient assez semblables à l'intérieur. J'espérais que Derek se trouve une place dans ce qui se mettait en place. Bien que je voyais mal le big bad wolf obéir à un alpha. Enfin, tout le monde change.

Scott changea brusquement de direction, allant là où bon lui semblait. Je suivais. La course me grisait, me lavant de mes soucis, de mes doutes et de mes interrogations. Je reprenais confiance, en moi, aux autres, à Scott. Je revoyais de nouveau l'horizon d'un futur serein, ou du moins plus seul. Car c'est bien le sentiment de solitude qui m'avait insidieusement miné, rongé jusqu'à l'os. La présence du loup de Scott rassurait le mien et je ne doutais pas que la réciproque était vraie.

Je souris à une idée, une connerie. Je ralentis un peu pour me porter au niveau des jambes de Scott, et d'un coup de patte lui fit un croche-patte. Je le vis basculer cul par-dessus tête et partir dans un roulé boulé plus ou moins contrôlé. Il ne s'attendait pas à ma blague. Je m'arrêtais et rit de bon cœur. Attendant les représailles qui ne manqueraient pas de venir. Cette fois, la bataille allait être amicale. Hum… craint-il les chatouilles ?