La suite du RPG, bonne lecture.
Disclaimer : Les personnages et le cadre sont la propriété du producteur Jeff Davis. Le reste est de mon imagination.
Spoiler : L'histoire se situe après la saison 3A que je réarrange à ma convenance.
L'UA du forum : Après le sacrifice au Nemeton, Scott et Stiles s'en vont de Beacon Hills et font un voyage pour essayer de se ressourcer. D'échapper à l'ombre qui leur serre le cœur depuis leur sacrifice. Ils croiseront Derek à San Francisco, lui aussi à la dérive. Scott est de retour. Il est partit sans rien dire. Ne sait pas où il en est de sa relation avec Allison Argent. Isaac se retrouve seul, Derek ayant perdu son statut d'Alpha, sa meute est dissoute.
Rating : T, pour le Scisaac (Slash / Yaoï) Liaisons homme / homme. Lime
Diffusion : Comme toujours, vous pouvez trouver ce chapitre illustré de FanArts appropriés sur mon blog : fantasy stories wordpress
You will always know we had the moon and the sky above
POV Scott McCall (Auteur : Addaliah)
Je ne comprenais pas pourquoi je caressais sa peau ainsi, comme on effleure tout doucement les pétales de la jolie fleur qui nous regardait grandir avec le sourire aux lèvres. La peau du jeune homme était douce et tellement réconfortante. Je pourrais continuer des heures durant et cela semblait de même pour lui. Le contact demeurait pourtant si agréable. Mon corps contre le sien, cette odeur qui venait chatouiller mes narines et ramener avec elle tout le plaisir de ces bois, cette senteur naturelle qui nous enivrait bien plus que les drogues et les plaisirs artificiels ne le faisaient avec les humains.
Le regardant de mes yeux marron avec une innocence qui ne semblait pas mienne, je voyais bien que tout ce que je ressentais dans les corridors du lycée, ces serrements de cœur que je ressentais dans ma poitrine avaient véritablement eu une signification. Les regards qui en disaient beaucoup et ces mains qui ne venaient pas se frôler si chastement que cela.
Je souriais en songeant à un seul point positif dans toute cette histoire et ce triangle amoureux qui semblait se construire. Tout cela ne provenait pas de mon imagination et bien que je puisse me sentir vexé que mon ami reluque mon ancienne copine, une certaine partie de moi se trouvait soulagée de savoir que je ne suis pas devenu complètement parano. Me faisant des spectacles dans mon esprit et en écrivant les didascalies alors que les deux comédiens auraient pu ne jamais avoir eu le moindre contact. La bien connue histoire du jeune auteur qui devenait fou et perdait sa prise sur son monde, qui se sentait se perdre et qui ne pouvait rien faire que regarder son monde se briser autour de lui. Je ne suis pas littéraire cependant : je le deviens un mot à la fois. « Nitescence » serait celui qui me viendrait en tête pour décrire ce que je ressentais en ce moment.
Lorsque je quittais le dos du loup pour reprendre ma place auprès de lui, je crus entendre un petit grognement de sa part, mais je ne fis mine de rien. Je désirais voir son visage et pouvoir lui parler en face, sans risquer de me faire déconcentrer par son parfum sublime et sa nuque qui risqueraient de me faire perdre les moyens. Les déclarations qui suivraient seraient importantes et permettraient de mettre au clair beaucoup de choses, surtout en ce qui concernait notre inclination pour la même fille. Fille ? Répétais-je alors dans mon esprit. Allison ne pouvait se résumer par ce seul mot, elle qui était tellement parfaite et indescriptible, surprenante, qui changeait ta vie simplement en te parlant. Tout le monde le savait : je pourrais la décrire en bien pendant des heures. Et en ce moment, je me revoyais dans cette salle de classe écouter sans le vouloir sa conversation téléphonique durant laquelle elle se plaignait de ne pas avoir de stylo avec elle et me tourner timidement vers elle pour lui en tendre un. Je me demandais si je le referais en sachant ce qui arriverait par la suite et la réponse que je me donnais était toujours la même : oui.
« - C'est… une belle femme, commença-t-il. Je ne te cacherai pas que j'ai… que j'éprouve une certaine attirance pour elle. Je ne souhaite pas me mettre entre vous deux. Juste je ne sais pas quel est la nature du lien qui semble m'unir à elle. »
Il me disait avoir possiblement des sentiments pour elle et je laissais échapper un petit rire, le comprenant totalement. Personne ne pouvait rester impassible devant la chasseuse et sa belle peau de porcelaine, son regard qui pouvait se faire de braise ou doux comme la mer. Le sourire que celle-ci arborait et sa démarche qui te donnait envie de marcher toute la journée avec elle, de te fondre dans son monde. Je haussais les épaules autant que me le permettait ma position.
« -Si tu ressens quelque chose pour elle, ne te retiens surtout pas à cause de moi. Allison est une fille charmante, elle est forte et courageuse, elle en vaut la peine. Je te l'ai dit, je veux son bonheur et si tu y trouves le tien aussi… il n'y a pas de raison pour laquelle je devrais être contre. »
Je me rendais compte en vantant les mérites de la chasseuse que devaient subsister en moi quelques sentiments pour celle-ci, même si je faisais mine de ne plus en avoir durant les dernières semaines. Parler d'elle me rendait joyeux dans une manière indéfinissable, mais un peu triste aussi, un peu comme quand on se souvient d'une soirée particulièrement agréable avec une personne qui est aujourd'hui décédée. Bien entendu, Allison était encore vivante, mais bien que moins rayonnante que dans mes souvenirs.
La question que je me posais pendant quelques secondes était si je serais capable de rester impassible en les voyant se tenir la main, s'embrasser dans les corridors en secret avant le début des cours. Elle le serrer dans ses bras lorsque celui-ci marquerait un but durant un match de lacrosse. Mais je répondis bien rapidement en me disant que les voir sourire me comblerait. Puis si Isaac réussissait à lui faire retrouver sa joie de vivre, à elle qui avait perdu sa tante et sa mère, je pense que cela me remplirait de bonheur. Je suis le genre qui est heureux à travers les gens ce qui est à la fois une bénédiction et une malédiction.
Mais lorsque je lui avais proposé de venir vivre avec moi, je pouvais constater que celui-ci était totalement ébranlé, se demandant si je comprenais vraiment tout ce que cela venait impliquer. Mais je les pensais, tout ce que je disais ce soir était vrai. Isaac me touchait par son empathie et toute sa compréhension, toute cette tendresse lorsque je me disais que non, je ne la méritais pas. Il venait alors m'entourer de ses bras et poser sa tête sur ma nuque, mon cœur battant à ce contact.
« - Ne me fait pas ce genre de proposition en l'air Scott… Le foyer où je suis est pire que le bagne. Les gens changent tout le temps et… Quand quelqu'un se glisse dans ton lit… ce n'est pas amical, ni avec de bonnes intentions... enchaînait-il d'une voix tressaillante.
-On a des chambres d'amis si tu veux… » fis-je, embarrassé.
Je me sentais pitoyable, me disant que je devais avoir réveillé en lui de terribles souvenirs. Je pouvais le sentir frissonner, voir cette petite goutte le long de son front qui coulait nerveusement, les terribles mémoires qui se rattachaient dans ces lieux. Bien entendu, je ne les connaissais pas, ayant toujours eu ma propre chambre et de la nourriture sur la table. Bien que certaines fois, je me demandais comment nous ferions pour survivre. Mais à vrai dire, nous étions toujours deux pour nous soutenir et nous épauler. Lui ne possédait personne là-bas, dans ce « foyer ». Mais maintenant, il m'avait moi, qui voulait sincèrement l'aider.
« - Ta proposition est alléchante, mais je ne suis pas certain que chez toi, qu'on m'accueille et surtout qu'on m'autorise à devenir ta couverture chauffante. »
Je soupirais en sentant sa bouche contre ma joue. Fermant les yeux encore une fois, je le maudissais de ne pas me permettre de placer une réplique, le convaincre que je ne voulais pas qu'il se fasse blesser, qu'il serait bien mieux chez moi, dans ma maison où se trouvait encore une chaleur humaine.
« -Alors au moins, je peux venir te rendre visite ? » Lui demandais-je.
Je lui prenais la main et je la serrais dans la mienne, rouvrant les yeux et lui accordant mon regard de chien battu qui faisaient fondre les filles durant les cours. Les sentiments que je ressentais envers le lycan restaient confus, mais peu importe ce que je ressentais pour lui, peu importe si mon sentiment était le plus sincère au monde, une part de moi me soufflait que nous ne pourrions jamais être ensemble. Car désormais unis comme des frères, nous faisions partie de la même meute. Mais au fond, cela était peut-être tout aussi bien.
I Want to know what love is
POV Isaac (auteur : Silver Angel)
« - Alors au moins, je peux venir te rendre visite ? » Me demande-t-il.
J'aurai pu prendre sa demande avec calme et considération, s'il ne m'avait pas pris la main ainsi. Ni surtout regardé de cette manière. Je regardais ses yeux au couleur chocolat, couleur du bois dans lequel nous étions. Après m'avoir offert son toit et même son lit… Pourquoi mon cœur s'affole-t-il comme ça. Ce regard… Je sentais sa chaleur sur la moitié de mon corps qui était avachi sur lui. Était-ce mon loup ? Une réaction de meute ? D'homme ? Si je devais mettre une échelle d'intensité, l'attraction qu'exerçait Scott sur moi à cet instant précis était bien cinq à dix fois supérieure de ce que j'éprouvais pour Allison. Avait-il conscience de ce qu'il dégageait là ? Cela allait au-delà du lien fraternel. On ne regarde pas son frère… avec autant d'amour. Non ? Enfin si, mais pas ce genre d'amour-là. Je ne relevais presque pas d'ambiguïté dans ce regard. C'est bien celui qu'il adressait aux filles au lycée. Et je devais bien l'admettre, je réagissais comme elles.
Depuis combien de temps se regardait-on ainsi. Je devais lui répondre. Mais j'étais partagé entre plusieurs impulsions, répondre ou agir. J'avais peur, peur de tout briser. Bien que mon loup sentait notre lien, ce lien de meute, indestructible.
« - Scott… » Ma voix mourut
Ne comprenait-il pas que je souhaitais sa présence, que je voulais l'avoir près de moi. Pouvoir dormir en le tenant dans mes bras. Me sentir en sécurité. Je ne craignais pas son contact, bien au contraire. Je resserrais mes doigts sur les siens. Cette simple pression de ses doigts sur les miens est si douce. La sensation qui s'en dégage ressemble à un inceste, nous qui sommes frères de meute.
« - Si… S'il y a de la place chez toi… Même sur le paillasson, je crois que je veux bien… Bien que ton lit me semble plus confortable. »
Je me décale de lui, pour mieux le renverser sur le dos et me recoller sur lui. Nos mains sont toujours jointes. J'entends son cœur qui suit le même rythme anarchique que le mien. Un foyer. Un endroit où, on vous attend. Un endroit, où on manque à quelqu'un quand on n'y est pas. Un endroit où… Suis-je en train de m'imaginer des choses ? M'imaginer ce regard, cette main qui sert la mienne, ce cœur qui accélère ? Je sens déjà la morsure de la déception, de la chimère qui se dévoile, de cette utopie.
Allongé sur Scott, nous ne cessons de nous regarder. De ma main libre, j'ose toucher ses cheveux. J'enlève les feuilles qui y sont accrochées. Contraste de la peau si blanche de ma main avec ses cheveux si bruns, sa peau mate. Je sens son souffle sur mon visage, son odeur musquée m'enivre. Je sens son loup, son aura, son corps fermement musclé. Je me dis que je devrais me raisonner, qu'on est… deux gars… mais putain ce regard me fait chavirer, cinq minutes que je bride mon loup qui veut… Merde… Je lâche, laisse l'instinct ? L'envie ? Prendre le dessus. Au pire, j'irai épouser de nouveau un arbre. Et… il n'a cas pas exhaler toutes ses phéromones si sensuelles sous mon nez. Il n'a car pas être si… sexy. Bordel est-il possible de perdre ses moyens si facilement ? Je parcours les quelques centimètres qui séparent nos visages.
« - Si tu veux bien de moi chez toi, je serais ravi d'accepter… Je préfère que tu ne viennes pas au foyer, c'est si... »
Je clos ma phase en posant mes lèvres sur les siennes. Je ferme les yeux. J'attends le choc, l'aura dominatrice de mon alpha, le vol plané. J'attends le refus et la déchirure de la désillusion. Mais je devais le faire. Non, je n'ai pas pu m'empêcher de le faire. Le contact de ses lèvres a le mérite d'éclaircir ce que j'éprouve. Si nous sommes frères, alors il s'agit clairement d'inceste. Si mon cœur est certain, ma raison elle, vacille…
