Voilà un nouveau chapitre ! A partir de maintenant, comme vous vous en doutez, je ne peux plus rédiger sous les douze capitales, je vais donc me contenter d'alterner les points de vue, même si je resterai plus souvent sur l'avis de Rei Kuchiki, puisqu'il s'agit de mon personnage principal ! Personnage dont vous allez apprendre un tout petit peu le passé, mais vraiment qu'un tout petit peu, ce ne serait pas amusant de tout vous dévoiler en un seul chapitre !
Les personnages de Bleach appartiennent à Tite Kubo, mais Rei Kuchiki et l'environnement dans lequel elle évolue viennent de mon imagination... Bon, ok, Tokyo existe mais je le décris selon ma vision des choses, tout comme l'histoire.
Une autre petite précision pour le contenu de cette fanfiction : les meurtres et autres évènements sont entièrement inventés même s'ils se basent sur des modes de fonctionnement ayant déjà existés (dans les prochains chapitre je classerai ma fiction en M pour la violence en majeure partie).
Ceci étant dit, je vous souhaite une excellente lecture !
Retrouvailles
Un grognement s'échappa des lèvres d'une jeune femme aux cheveux courts arc-en-ciel alors qu'elle ouvrait les yeux en fixant le paysage qui défilait de l'autre côté de la vitre. Le train d'Osaka allait bientôt arriver en gare de Tokyo. Après s'être étirée, elle enfonça ses écouteurs dans ses oreilles et brancha la musique, se disant que sortir pour tout oublier lui ferait sans doute du bien. Ça ou une bonne dose d'alcool. Sur la petite table devant elle trônait encore la lettre qu'elle avait reçue un peu plus tôt. Dès la première ligne, elle avait accepté. Maintenant, elle se demandait pourquoi tant d'empressement. L'envie de revoir son meilleur ami resté dans la capitale ? L'envie de changer d'air après sa dernière affaire durant laquelle elle avait recueilli le dernier souffle d'un de ses coéquipiers et accessoirement petit ami ? Elle grogna à nouveau, augmentant le son de la musique pour ne plus entendre ses pensées. Puis elle reposa ses yeux anthracite sur la lettre. Trop penser ne lui avait jamais été. Elle, c'était plus le mot « impulsif » qui la caractérisait : elle agissait d'abord et réfléchissait ensuite. Lentement, elle posa ses yeux anthracite sur la lettre posée devant elle.
Commandant Rei Kuchiki,
Vous êtes, par la présente, conviée à vous rendre à Tokyo pour une durée indéterminée, en vue d'aider le Commissaire Ichigo Kurosaki dans une nouvelle affaire épineuse qui requiert la plus grande discrétion et une extrême prudence.
Si vous acceptez cette nouvelle mission, veuillez nous contacter dans les plus brefs délais, nous mettrons à votre disposition appartement et billets de train, afin que votre arrivée se fasse dans les meilleurs conditions possibles.
Cordialement.
Genryûsai Shigekuni Yamamoto.
La signature du Premier Ministre japonais trônait sur le bas de la page. Elle eut un rictus narquois en repliant la feuille pour la fourrer en vrac dans son sac : l'affaire devait vraiment être grave pour qu'elle reçoive une telle lettre personnelle de l'homme, qui, malgré le ton affable, ne laissait pas de réelle marche de manœuvre. Il n'en était pas à lui poser un ultimatum, heureusement, mais elle ne pouvait s'empêcher de lui trouver cet arrière-goût. Après avoir rabattu la petite table, elle posa son sac sur ses genoux pour vérifier si tout était en ordre. Elle sourit devant les deux chats verts qui la fixaient sur le tissu marron : ils semblaient lui faire un clin d'œil pour l'encourager à aller de l'avant. Après avoir tout rangé, elle prit un chewing-gum, et se réinstalla confortablement, rajustant son casque sur ses oreilles. Elle avait encore une bonne dizaine de minutes devant elle avant d'arriver à destination.
Enfin le train s'arrêta. Alors que le wagon se vidait, elle s'étira, fit glisser son sac autour de ses épaules sur sa veste en cuir noire, puis quitta le compartiment en tirant une petite valise derrière elle. Après être descendue sur le quai, elle prit une profonde inspiration en fixant le ciel gris visible derrière les vitres du quai. Puis elle se dirigea vers la sortie de la gare. Dans sa poche, elle fit tourner les clés de son nouvel appartement qu'elle avait récupérées trois jours plus tôt, quand elle avait déménagé ses meubles et le plus gros de ses affaires. Enfin, l'air lui parvint aux narines. Elle sourit en s'immobilisant pour observer la ville qu'elle voyait s'étendre devant elle. Force était pour elle d'avouer que Tokyo était foncièrement différente d'Osaka. Lentement, elle s'approcha de l'allée des taxis, glissant sa main dans ses cheveux, quand un cri attira son attention. S'immobilisant, elle vit une silhouette fine courir dans sa direction sur sa droite, agitant les bras comme un dément. Fronçant les sourcils, elle reconnut sans peine la tignasse orange de son meilleur ami. Alors elle lâcha sa valise pour s'approcher, l'enlaçant vivement en enfouissant son nez dans ses cheveux longs jusqu'à ses reins. La dernière fois, ils lui arrivaient dans la nuque, ça avait bien changé en huit ans.
- Tu m'as manqué, Ichigo.
Il rit légèrement en la repoussant pour l'observer, observant son visage fatigué et ses yeux anthracite si caractéristiques qui l'avaient toujours fasciné, avant d'attraper la valise qui était tombée derrière elle en lui faisant signe de la suivre.
- Toi aussi Rei. Et maintenant que je t'ai retrouvée, n'comptes pas sur moi pour te laisser repartir !
Elle sentit le reproche dans la phrase de son meilleur ami : celui de ne pas avoir donné de nouvelles pendant ces longues années, mais elle ne s'en formalisa pas, glissant sa main dans celle du rouquin à la recherche d'un contact qui lui avait bien plus manqué qu'elle s'en serait doutée.
- J't'accompagne à ton appartement avant d'aller au boulot ! Histoire que tu te débarbouilles un peu avant les grandes retrouvailles !
- Grandes retrouvailles ? s'étonna-t-elle.
Elle le fixa alors qu'il contournait sa Volvo, après avoir rangé la valise dans le coffre. Elle vit l'ennui et la gêne sur ses traits fins alors qu'il s'asseyait derrière le volant, l'enjoignant à l'imiter. Silencieuse, attendant une réponse, elle s'exécuta, et mit sa ceinture.
- On a tous été convoqués.
- Tous ?
- Tout notre groupe de lycée.
Aussitôt, son visage se ferma. Lentement, elle glissa sa main dans ses cheveux multicolores avant de poser son front contre la fenêtre. En acceptant cette mission, elle n'avait pas pensé revoir l'entièreté de ses anciens amis, dont elle avait souffert de l'éloignement.
- Ichi, emmène-moi danser ce soir.
- Avec tout le travail qu'on a, je ne sais pas si…
- S'il-te-pait…
Surpris, il l'observa en s'arrêtant à un feu rouge, mais elle s'obstinait à regarder à travers la vitre. Il ne vit que son poing serré sur le tissu du treillis militaire qu'elle portait. Alors qu'il repartait, il poussa un long soupir.
- J'peux me libérer. Pourquoi y tiens-tu ?
- J'veux oublier. L'espace d'une nuit j'veux pouvoir revivre.
- Qu'entends-tu par-là ? s'enquit-il en se garant face à l'immeuble où allait maintenant habiter la jeune femme.
Elle sourit en sortant de l'habitacle, l'attendant devant l'entrée, silencieuse. Ses yeux s'étaient voilés de tristesse. Si c'était à cause des évènements survenus à Osaka ou à cause de la future rencontre avec ceux qu'elle n'avait plus vus depuis huit ans, Ichigo n'aurait su le dire.
- Rien du tout…
- Rei.
- Rien d'autre qu'la vérité Ichi… Mais je n'peux pas en parler. Pas encore.
Et sans rien ajouter d'autre, elle le précéda dans l'ascenseur pour monter au douzième étage. Tranquillement, elle ouvrit sa porte d'entrée, avant d'inviter Ichigo à la suivre à l'intérieur. Il fit un petit tour du propriétaire en souriant alors qu'elle allait se rafraîchir le visage, puis retourna vers sa voiture. Une fois installés, il reparti en direction du Bureau des Enquêtes Criminelles qui allait devenir leur nouveau QG officiel.
- Quoi de nouveau sinon ?
- Je sors d'un séjour à l'hôpital, sinon, que de l'ancien que j'aurais le loisir de te raconter autour d'un verre ce soir.
- Hôpital ?
- Une intervention qui a mal tournée.
- Que t'est-il arrivé ?
- Une balle dans l'épaule et une autre dans l'abdomen… La troisième a ricoché sur une de mes côtes, heureusement sinon j'étais vraiment mal.
- Tu ne portais pas de gilet ?
Elle éclata de rire en quittant la voiture pour le précéder dans le long couloir qui menait au bureau du rouquin : dans le fond, c'était semblable à l'endroit où elle travaillait avant. Tranquillement, elle retira sa veste en cuir pour laisser apparaître une marque étrangement pâle sur son épaule, à l'endroit où la balle avait été extraite.
- Jamais Ichi.
- Pourquoi ?
- Déjà, l'intervention n'était pas censée se passer comme ça, et ensuite, j'déteste ça. Ça m'ralentis. T'sais frôler la mort on s'y fait.
Le rouquin leva les yeux au ciel en soupirant alors qu'elle lui tirait la langue, s'asseyant sur son bureau tranquillement pour observer les personnes présentes. Elle les reconnut presque toutes : Tatsuki, Neliel, Renji, Matsumoto et Hallibel. Eux ne semblaient pas l'avoir reconnue. Sans prononcer le moindre mot, elle détourna le regard pour voir apparaître un homme imposant qu'elle reconnut immédiatement comme le premier ministre Yamamoto. Le saluant d'un bref signe de tête, elle ne changea pas de position, se contentant seulement d'arrêter de mâcher son chewing-gum.
- Bien, maintenant que tout le monde est là, nous pouvons commencer !
- Il manque encore Hisagi-san et Shiba-kun ! fit remarquer Ichigo.
Au même moment, la porte s'ouvrit sur les deux retardataires. Après leur avoir adressé un regard significatif, l'homme s'inclina, et frappa dans ses mains pour ordonner le silence.
- Si j'ai bonne mémoire, vous vous connaissez tous. Je vais donc passer outre les présentations et vous expliquer directement la raison pour laquelle je vous ai fait revenir au Japon.
Le silence prit place. Ichigo s'assit près de Rei, passant son bras autour de ses épaules avec un faible sourire. Lui aussi avait appréhendé les retrouvailles, surtout celles avec sa meilleure amie, mais dans le fond, ils n'avaient pas changés.
- Je pense que vous avez tous entendu parler des menaces d'un groupement Yakuza nommé Las Noches à l'encontre de notre Ministre de la Justice ?
Le silence prit place. Rei ricana légèrement en posant son regard sur le visage désabusé du vieil homme. Devant son état de désespoir, elle prit la parole.
- Le procès d'un membre éminent du réseau va bientôt avoir lieu. Las Noches espère obtenir sa libération en mettant la pression au Ministre Komamura, et à son entourage. Reste à savoir si la Justice aura le cran de faire face à ces menaces !
Ichigo se raidit devant le sarcasme alors que Yamamoto la foudroyait du regard. Elle ne s'en soucia pas le moins du monde, reportant son attention sur l'homme qui l'avait convoquée.
- C'est bien cela… Ce réseau s'étend absolument partout et cherche surtout à renverser le gouvernement actuel. C'est pourquoi, sachant que vous avez tous des horizons différents et que vous êtes les meilleurs dans vos domaines, nous vous avons fait venir pour infiltrer Las Noches et le démanteler.
Au même moment, les portes du bureau s'ouvrirent sur trois nouveaux arrivants. Rei écarquilla les yeux devant la seule femme du trio, se redressant lentement.
- Rukia ?
Cette dernière sursauta et sourit faiblement en reconnaissant sa demi-sœur. Après un hochement de tête, elle alla s'asseoir, se faisant toute petite. Ichigo, lui, resta stupéfait en reconnaissant son frère jumeau.
- Shiro ?
- Salut… J'suis de retour… être barman à l'autre bout du monde pour prouver que je n'avais pas besoin d'être comparé à toi ne m'a pas beaucoup servi…
Après une bonne accolade, les regards se posèrent sur le dernier venu. Rei se raidit, Ichigo également, les autres se contentèrent de sourire en lui souhaitant la bienvenue. Les poings de la jeune femme se serrèrent alors qu'elle foudroyait le Ministre du regard : si elle avait su plus tôt que Grimmjow Jaggerjack serait de la partie, jamais elle n'aurait accepté une telle mission.
- A présent que vous connaissez la présence de votre venue au Japon, je vous laisse prendre de vos dispositions. Quant à vous Commissaire, je vous laisse introduire votre nouveau Commandant à vos hommes !
Et il partit. Restés seuls, un brouhaha s'éleva. Tumulte qu'Ichigo fit taire en appelant ses hommes. En voyant une bande d'hommes musclés, et aux visages fermés, approcher, chacun se tut, impressionné.
- Bon les gars, j'vous présente votre nouveau Commandant, Rei Kuchiki du BEC d'Osaka.
Le silence tomba, puis un homme chauve éclata de rire devant la frêle stature de la policière. Elle leva lentement la tête, le fixant d'un œil noir qui le réduisit instantanément au silence.
- J'te déconseille de m'avoir sur l'dos, t'en sortirai pas vivant.
L'homme déglutit alors qu'elle reportait son attention sur Ichigo, glissant sa main dans sa nuque doucement. Après tout, elle avait toujours su se faire respecter par ses hommes, pour Tokyo serait différent d'Osaka ?
Rei étouffa un bâillement en s'asseyant à la droite d'Ichigo. Le rouquin lui sourit en mettant le contact avant de prendre la route d'une des boites les plus branchées de Tokyo : le Seireitei.
- On retrouve les autres aussi…
Elle haussa les épaules en guise de réponse. Au stade actuel, elle s'en moquait. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était oublier et revivre, l'espace d'une nuit. Le reste du chemin se passa en silence, jusqu'à ce qu'ils se garent devant un grand immeuble moderne d'où émanait une musique rythmée. La jeune femme aux cheveux arc-en-ciel sourit et glissa sa main dans sa nuque en retirant sa veste en cuir. Ichigo laissa son regard parcourir son dos laissé nu par la tunique qu'elle portait. Plusieurs cicatrices marquaient sa peau pâle.
- Tu veux boire quelque chose ?
- Vodka. Et toi ?
- Saké.
Puis ils allèrent rejoindre leurs amis qui étaient déjà assis. Sans un mot, Rei s'assit près de Renji qui discutait avec Neliel. Face à elle se tenait Rukia, le regard fixé sur son cocktail, en silence. Elle n'avait pas encore eu le temps de lui parler, mais elle ne savait pas quoi lui dire. A cette révélation, des larmes lui montèrent aux yeux. Voyant son malaise, Ichigo se leva et lui tendit la main pour l'emmener sur la piste de danse.
- J'vais te faire oublier.
Elle ricana légèrement en le suivant alors que la musique Slow Down de Selena Gomez s'élevait dans la salle. Immédiatement, elle commença à se déhancher en plongeant ses yeux dans les orbes chocolat du rouquin. Les autres les rejoignirent rapidement, mais trois personnes restèrent assises sur les banquettes à les observer : Rukia, Grimmjow et Shuuhei.
- Elle a changé, lança le brun au 69.
Personne ne répondit, comme un accord silencieux. Sur la piste, Ichigo s'était collé au dos de la jeune policière, ses mains sur ses hanches alors qu'elle suivait le rythme de la musique. Ils virent une larme rouler le long de sa joue, reflétant les spots lumineux qui éclairaient le carré de danse. Sans l'essuyer, elle balança sa tête vers l'arrière, accentuant ses déhanchés sensuellement. Et le rouquin ne bougea pas, profitant de retrouver sa meilleure amie.
- J'sais pas si c'est en bien, maugréa Grimmjow en buvant un nouveau verre de rhum.
Mais les autres n'écoutaient plus, observant le corps fin onduler contre celui du roux, et les larmes rouler le long de ses joues pâles alors qu'elle fixait les spots lumineux.
Et voilà mon chapitre deux ! L'histoire se met doucement en place même si en huit ans, de véritables barrières se sont bâties entre les anciens amis. Comment cela va-t-il évoluer ?
N'hésitez pas à me laisser vos impressions ou vos idées, si jamais vous en avez pour la suite, n'hésitez pas, je pourrais peut-être m'en servir si elles me branchent, ça sera un moyen de vous faire participer... Je tiens à préciser que même si Rei est mon protagoniste principal, je vais tenter de toucher à toutes les disciplines citées dans mon prologue, si jamais vous avez des idées car c'est votre domaine de prédilection, n'hésitez pas, je suis toute ouïe !
Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée ! Et j'espère que vous aurez apprécié ce chapitre ! A très bientôt pour un suivant !
Lyana.
