Bonjour tout le monde !

Eh oui, vous pouvez le dire, je suis une revenante... et à dire vrai je reviens de loin avec cette fiction ! Les idées m'avaient littéralement désertées, mais elles sont enfin revenues.

Pour répondre à Mathou - si jamais tu recroises un jour le chemin de ma fiction - sache que je suis heureuse que tu m'ai répondu. Tu as été honnête dans ta review et tu m'as dit ce que tu aimais et n'aimais pas, j'en suis ravie. Mais je vais juste apporter un petit bémol par rapport à ton idée des OC qui prennent le centre de l'histoire, et une fois de plus, je ne parle que pour ma fiction, par en général. Kiara Kuchiki peut en effet sembler, aux premiers abords, parfaite et sans peurs, mais ce n'est qu'une apparence. C'est un peu comme quand on rencontre une personne en vrai, d'abord on voit le physique et les grandes lignes de son caractère, puis, quand on commence à la connaître, on commence à voir ses faiblesses et ses défauts, et c'est un peu ce qui va se passer avec Kiara. Et encore une fois, merci d'avoir donné ton avis, ce n'était pas de la critique gratuite mais construite et puis, ça m'aide aussi à voir ce que les lecteurs peuvent penser ! Alors si jamais tu repasses par là, sache que je ne suis pas du tout vexée ou autre et que si j'ai mis du temps à répondre (plusieurs mois, ce n'est pas peu dire, j'avoue !) c'est uniquement parce que j'attendais du publier un nouveau chapitre pour le faire.

Bref, après ce petit intermède, je vous annonce la venue du chapitre 3 et une très bonne lecture ! En espérant que cela vous plaira !


Premier meurtre : acide fluorhydrique

Ichigo passa la porte du Bureau des Enquêtes Criminelles en discutant avec son frère jumeau. La veille, en rentrant de leur petite soirée, l'albinos était passé à l'appartement du rouquin pour mettre les choses au point, et aussi pour s'excuser. Alors qu'ils passaient la porte menant à la cellule d'enquête spéciale, ils restèrent stupéfaits de voir l'agitation présente. Rei était assise sur le bureau, une cigarette entre les lèvres, occupée à enrouler une bande planche autour de ses poings et de ses poignets, alors que les hommes qu'elle dirigeait enfilaient des gilets de protection, visiblement pressés. Le rouquin s'approcha alors qu'elle expirait la fumée par les narines, coupant un morceau de sparadrap avec ses dents pour fixer les protections de son bras gauche.

- Commandant ? interrogea le roux.

Elle le fixa de ses yeux sombres avant de se lever, lui lançant un portable. Alors qu'elle attrapait un Smith & Wesson posé sur son bureau, le Commissaire enclencha le message qui clignotait sur l'écran tactile. Aussitôt, il pâlit.

- Le procureur général ? Tu es sérieuse ?

- On ne peut négliger aucune piste, les ordres sont formels.

- Je t'accompagne. Shiro, tu restes ici et tu me préviens si quelque chose bouge !

Le blanc n'eut que le tems d'acquiescer : déjà son ancienne amie était dehors. Alors son frère la suivit et s'engouffra dans l'habitacle alors qu'elle mettait le moteur. Se penchant à sa fenêtre, elle accrocha le gyrophare sur le toit, puis écrasa la pédale d'accélérateur, faisant crisser désagréablement les pneus. Ichigo fut plaqué contre son siège alors qu'elle prenait la tête de la patrouille d'intervention.

- A ce point-là ?

- Il vaut mieux éviter les journalistes, et plus tôt on y sera, plus tôt on pourra gérer l'impact de la nouvelle.

L'explication était sèche, nette, et ne permettait aucune discussion. Ichigo fit un petit signal affirmatif de la tête avant d'appuyer son bras sur le rebord de la fenêtre, observant la conductrice du coin de l'œil : ses cernes étaient visibles, violacés, sous ses yeux légèrement voilés. Elle n'était plus la même que celle avec qui il avait fait les quatre cent coups depuis la maternelle. Quelque chose s'était brisé en elle et l'empêchait de profiter réellement des opportunités qui s'offraient à elle.

- C'est tout c'qui m'reste Ichi…

- Quoi ça ? dit-il, surpris de l'entendre parler.

Elle lui offrit un pâle sourire en bifurquant vers la gauche pour prendre une route nationale menant à un quartier résidentiel assez chic.

- Mon boulot.

La porte fut défoncée par un bélier métallique. Les volets fermés, la demeure était plongée dans l'obscurité. Son S&M en main, Rei fut la première à entrer, arme levée. Une odeur nauséabonde lui agressa les narines. Grimaçant, elle échangea un regard avec Ichigo, resté dans l'entrée, avant d'avancer un peu plus. Elle retint une toux en sentant sa gorge s'assécher et d'un geste de la main, elle fit signe à ses troupes d'entrer. Lentement, elle poussa la porte du salon, plaquant sa main sur sa bouche. Immédiatement, elle se figea.

- Merde !

Immédiatement, Ichigo apparut, suivit du Lieutenant de la jeune femme : Ikkaku Madarame. Devant eux, face contre terre, gisait un homme.

- Levez les volets et ouvrez les fenêtres donnant sur l'arrière. Ayasegawa, sécurisez le périmètre avec vos hommes. Ne laissez personne entrer sinon Tia Hallibel, la légiste.

Immédiatement, les hommes se dispersèrent et la lumière apparut dans la pièce. Après avoir rangé son arme à sa ceinture, Rei se baissa vers le cadavre. Elle avisa presque aussitôt la main de l'homme, dans laquelle se trouvait un trou qui laissait voir la moquette ensanglantée. Immédiatement, elle se redressa.

- Merde, on dégage ! Tout le monde dégage !

Sans comprendre, Madarame resta immobile. Brusquement, il tomba à genoux, prix d'une quinte de toux violente. Quelques gouttes de sang tâchèrent sa main alors que Kiara faisait volteface. Sans réfléchir, elle tira dans la fenêtre qui se brisa sous l'impact, puis sur son lieutenant. Sous le choc de la balle entrant en contact avec son gilet, il fut propulsé sur la terrasse. Alors qu'elle reculait à son tour, elle perdit l'équilibre, sous poumons la brûlant désagréablement.

- Rei !

- Ichi, dégage !

Mais le rouquin ne l'écouta pas, lui prenant le bras alors qu'elle se pliait en deux, crachant du sang en grimaçant alors qu'il la forçait à se redresser. Au même moment, une ambulance apparut devant la maison. Soulagée, elle s'adossa au mur, une main crispée sur sa veste en cuir à hauteur de ses poumons. Sa tête lui tournait. Une jeune femme blonde s'approcha en courant, cherchant à l'aider.

- Allez voir à l'arrière de la maison, j'ai tiré sur mon lieutenant, il a dû avoir un choc…

Alors que l'infirmière allait se précipiter dans le hall, Rei la retint de justesse avec une grimace, désignant un passage sur le côté droit de la maison.

- Par dehors.

Alors que la jeune fille disparaissait, elle réussit enfin à réguler la douleur dans sa poitrine. Tremblante, elle se pencha en avant, prenant appui sur ses genoux en inspirant profondément. Elle n'avait encore jamais senti une odeur aussi nauséabonde, ou du moins, jamais en une quantité aussi importante.

- Tu m'expliques le délire ? gronda Ichigo, mécontent.

- HF…. Plus connu sous le nom d'acide fluorhydrique. Je crains qu'on n'ait aucune chance d'identifier le cadavre, et encore moins de l'autopsier.

- Ne me sous-estime pas, Rei !

Surprise, la jeune femme se redressa. Hallibel se tenait devant elle, avec un petit sourire narquois. Alors qu'elle faisait un pas en avant pour la saluer, tout devint trouble autour d'elle. Grimaçant, Rei vit le sol se rapprocher dangereusement alors que les sons étaient atténués. Et bientôt, elle s'effondra.

Une odeur désagréable brûla les narines de Rei, la faisant revenir à elle. La première chose qu'elle vit fut le visage inquiet d'Ichigo, penché au-dessus d'elle dans le jardin de la demeure où ils étaient intervenus.

- Ichi ?

Elle toussa en se redressant vivement, grimaçant alors qu'un goût métallique emplissait sa bouche. Après avoir essuyé les larmes qui perlaient à ses yeux, elle tenta de se relever. Le rouquin du l'y aider, la voyant trembler sur ses jambes. Lentement, elle lui sourit alors qu'elle voyait son Lieutenant s'approcher en passant sa main sur son ventre frénétiquement.

- On va être clairs tous les deux, Madarame. Quand je donne un ordre, peu importe à quel point il peut paraître étrange, vous l'exécutez. Compris ?

L'homme acquiesça en baissant la tête. Même s'il lui en avait d'abord voulu d'avoir ouvert le feu sur lui, il avait vite compris qu'elle lui avait en fait sauvé la vie. Il fut ramené à la réalité en sentant une légère étreinte autour de ses épaules. Alors il sourit en enlaçant la taille de la jeune femme : il commençait enfin à la comprendre.

- J'refuse de voir à nouveau un de mes hommes mourir sous mes yeux.

Ce n'était qu'un souffle, mais Ikkaku l'entendit et fit un petit signe de la tête pour lui indiquer qu'il avait compris. Alors elle lui sourit, s'approchant du brancard sur lequel était étendu le cadavre à la peau noire. On ne pouvait plus distinguer grand-chose de l'amas de chaire sanglante sous le plastique noir : certains os étaient rongés, d'autres semblaient aussi fragiles que du cristal. Grimaçant à cette vision, elle ordonna qu'on l'emmène en salle de décontamination : Hallibel ne travaillerait dessus qu'une fois que le danger serait écarté.

- Rei, le Premier Ministre au téléphone, pour toi.

Surprise, elle prit le combiné des mains de son meilleur ami. Tremblante, elle prit une profonde inspiration avant de froncer les sourcils à l'entente de la voix grave.

- Venez immédiatement à mon bureau. C'est d'une importance capitale. Uniquement vous, le Commissaire, et votre Lieutenant.

Et sans plus d'explication ni autre formule de politesse, il raccrocha. Perplexe, Rei échangea un regard avec son meilleur ami avant de lui faire signe de la suivre. Alors qu'elle se mettait derrière le volant de la Jeep 4x4 qu'elle avait conduite, Ichigo lui vola les clés et lui ordonna de s'asseoir du côté passager, sans autre forme de cérémonie. Elle grogna, plus pour la forme que par réelle conviction, avant de s'asseoir sur le siège et de fermer les paupières lentement. La brûlure dans ses poumons était désagréable. Ichigo lui lança un regard inquiet en démarrant : il n'avait jamais vu sa meilleure amie dans un tel état !

Le hall dans lequel les trois policiers attendaient était lumineux. Quand enfin la porte s'ouvrit, les trois amis échangèrent un regard inquiet, avant de pénétrer dans le bureau du premier ministre. Un homme était assis dos à eux. Surprise, Rei fronça les sourcils devant la chevelure blonde peignée en bataille.

- Urahara Kisuke ? s'étonna-t-elle.

Le silence tomba. Elle sentit le regard de son meilleur ami dans son dos alors qu'elle s'approchait de la chaise lentement. Bientôt, un homme au visage long apparut. Il portait une longue robe noire d'avocat, tenant sur ses genoux un bob rayé vert et blanc. Il avait appuyé contre un des accoudoirs une longue canne noire brillante. Surpris d'entendre son nom, il tourna la tête vers la policière. En la reconnaissant, il lui offrit un large sourire.

- Commandant Kuchiki, quel bonheur de vous revoir !

- Bonheur partagé, Urahara-san.

- Vous étiez encore à l'Ecole d'Osaka la dernière fois que nous nous sommes vus, me semble-t-il…

Elle sourit simplement en inclinant la tête, avant d'observer le premier ministre avec attention. Après avoir fait un petit signe de la main aux trois policiers, ils prirent place. Rei croisa ses jambes en faisant la moue, posant son menton sur sa main, appréhendant la suite : Kisuke Urahara avait été un de ses professeurs, dans un des rares cours de droit qu'elle avait choisis en plus de son cursus ordinaire. Mais il était aussi un aimant à malchance. Même si quelqu'un était toujours là pour le sortir des ennuis dans lesquels il se mettait, Rei craignait qu'un jour, il se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment.

- Je suis heureux de voir que vous vous connaissez Commandant. Alors je me contenterai de vous annoncer qu'il est le remplaçant du Procureur Général Tôsen. Il prendra ses fonctions demain à la première heure.

Le visage de la jeune Kuchiki se figea alors que le sourire qui flottait sur ses lèvres disparaissait légèrement. Elle déglutit avant d'échanger un regard avec le blond : le pire venait de se réaliser pour elle. Et c'est ce qu'elle lut dans les yeux bruns de son ancien professeur. La partie allait être serrée.


Et voilà, après une très longue attente, voilà un nouveau chapitre ! J'ai enfin retrouvé l'inspiration et je compte bien continuer cette fiction, même si les idées mettent parfois du temps avant de montrer le bout de leur nez ! En tous, cas, j'espère que ce chapitre vous a plu et que vous n'hésiterez pas à me laisser une petite review !

Merci beaucoup !

A très bientôt !

Rinoa.