Bonjour !
Après un long moment d'absence, me voilà enfin avec le chapitre 2. Il m'a fallu un long moment avant d'enfin trouver la version définitive, en toute sincérité, j'en ai bavé ! Je me suis même demandé si, pour la première fois, je n'allais pas abandonner... Mais vos reviews et les personnes qui ont ajouté ma fiction en favoris m'ont encouragées à continuer. Alors voilà, après plusieurs moi je dirais d'absence, je vous poste - enfin - le chapitre 2 en espérant que vous ne serez pas déçus !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
Rinoa.
Explosion de malheur
Un soupir s'éleva dans la hall alors qu'un troisième coup était porté à une porte d'entrée. Il n'y avait aucun bruit, sinon le martèlement du bélier métallique sur le pauvre bois. Enfin, le loquet sauta et les forces de l'ordre pénétrèrent dans l'appartement. Son Smith & Wesson chargé, cran de sureté relevé, une jeune femme aux cheveux blonds comme les blés apparut. Alors qu'elle se dirigeait vers le salon, elle échangea un regard avec un officier à ses côtés. Ce dernier lui sourit, dévoilant des dents d'un blanc éclatant, et des canines particulièrement aiguisées. Elle sourit légèrement avant de détourner le regard : il avait la fâcheuse habitude de réussir à détourner son attention d'un simple regard, parfois appuyé d'un passage lent et sensuel de sa langue sur ses lèvres. Et là, le moment était particulièrement mal choisi.
- Clear, mon Commandant, il n'y a personne !
Alors ils baissèrent leurs armes, soulagés. La jeune femme retira le pull à col roulé qu'elle portait afin de cacher son gilet pare-balle, puis ôta ce dernier pour le poser sur un siège, ne restant qu'en débardeur blanc : elle avait chaud, avec la température élevée à l'extérieur. L'officier derrière elle sourit devant les pointes violettes qui tombaient dans sa nuque et tendit la main pour les enrouler lentement autour de ses doigts. Un claquement de langue énervé le coupa dans son geste et il soupira en s'éloignant, sous le regard entendu de celui qui semblait être le Lieutenant de la brigade. Ce fut la voix légèrement rauque et sèche du Commandant qui le ramena à la réalité, brisant le contact visuel avec le second qui avait serré les poings :
- Kira, envoyez le signalement de cet homme dans toutes les gares, les aéroports, les stations et surtout tous les Commissariats de la ville : il ne doit pas s'échapper.
Un jeune homme blond s'inclina à l'ordre et disparut alors que la jeune femme soupirait en glissant sa main dans sa nuque, s'approchant de la fenêtre pour observer les gens en contrebas. Quelque chose ne correspondait pas. L'appartement était trop bien rangé pour une fuite : d'ordinaire, les suspects ramassaient leurs affaires à la va-vite, ne prenant pas le temps de ranger les papiers et d'arroser une dernière fois les plantes. Quittant la rue grouillante des yeux, elle se dirigea vers la cuisine, cherchant des yeux quelque chose. Le seul élément qu'on aurait pu qualifier d'anormal pour un appartement aussi chic, était la bombonne de gaz suspendue à côté du frigo qui était reliée au four et aux plaques chauffantes. Après avoir rapidement passé ses doigts dessus, elle détourna le regard à nouveau, vérifiant au passage que les plaques étaient bien éteintes. Ce fut son Lieutenant qui la ramena dans le salon. Devant sa voix nouée par l'angoisse, elle avait été intriguée.
- Commandant Kuchiki, regardez-ce que nous venons de trouver !
En passant la porte du salon, elle blêmit : ses hommes tenaient une arme militaire extrêmement performante dans leurs mains. Après un examen rapide, elle remarqua que le chargeur manquait. D'un regard, elle ordonna à un officier de regarder à nouveau l'endroit où ils l'avaient trouvé afin de vérifier sa présence. Le blanc s'approcha, inquiet du silence qui s'était établi. Son air carnassier et joueur avait laissé la place à un visage rongé par l'inquiétude.
- Kiara, pourquoi manque-t-il le chargeur ?
Le Commandant se retourna pour fixer la fenêtre et brusquement, elle se retourna, ordonnant à tous de sortir. Sous la panique qui semblait l'habiter, la plupart ne protestèrent pas. Le blanc fut poussé dans le couloir par un de ses officiers alors que le Lieutenant s'approchait de son supérieur pour l'interroger du regard.
- Il en avait un second sous la main auquel il manquait le chargeur, dégagez, il est toujours dans…
Au même moment, une explosion retentit. Sous le souffle brûlant, elle fut propulsée contre le mur où elle se cogna violemment. Elle sentit à peine les clous d'un tableau tombé s'enfoncer dans son crâne, la seule chose qui comptait était de faire sortir ses hommes. Se redressant légèrement, le visage protéger par ses bras, elle sortit dans le couloir, hurlant à nouveau de partir. Titubant, elle s'approcha des escaliers quand une seconde explosion retentit. Elle tomba vers l'avant alors qu'un nouveau nuage de flammes apparaissait, rongeant tout sur son passage. Ce fut le noir avant même qu'elle ne touche le sol.
Les ambulances stationnaient devant l'immeuble sinistré. Les gyrophares brillaient alors que la sirène se taisait enfin sous le regard soulagé des policiers civils présents. Inquiets de la tournure des évènements, les résidents qui avaient été priés de sortir à l'arrivé du Commandant Kuchiki s'agglutinaient devant les barrières de sécurité alors que les policiers du commando étaient extraits des décombres. Assise sur un brancard dans une ambulance, le Commandant observaient ses hommes, la mâchoire serrée. Ses phalanges brûlées blanchissaient autour de la tasse brûlante qu'elle tenait, relançant une douleur désagréable jusqu'à son épaule. Un infirmier s'occupait de ses bandages avec application. Son bras droit était déjà protégé, il ne manquait plus que son côté gauche et le bas de son dos : le tissu de son débardeur ayant brûlé, le métal brûlant de son Smith & Wesson avait imprimé sa marque sur la peau halée, en plus de la brûlure laissée par les fibres rongées. Devant la tension évidente du corps face à lui, il se laissa aller à soupirer, désespéré.
- Essayez de vous détendre, Commandant. Je n'arriverai à rien sinon !
Elle posa son regard sur lui, serrant un peu plus son poing alors que la colère s'emparait d'elle. Sur le badge de celui qui la soignait, elle lut le nom Hanataro. Alors elle soupira, lâchant enfin sa tasse en grimaçant alors que sa peau s'étirait, recommençant à saigner. Comment avait-elle fait pour être protégée ainsi de l'explosion alors que ses hommes étaient décimés aux différents étages touchés ?
- Hanataro, mes hommes sont sous les décombres, entre la vie et la mort, alors non, je ne vais pas me détendre ou me calmer, jusqu'à ce que ce salaud soit arrêté et exécuté !
L'autre baissa la tête timidement, reprenant son travail précédent, veillant à ne surtout pas croiser le regard incandescent de la jeune femme. Alors qu'elle tournait la tête, elle vit un homme aux cheveux blancs être sorti sur un brancard, suivi d'un second dont la tignasse noire avait entièrement brûlée, ne laissant pas un centimètre de son visage intact. Immédiatement, ignorant la douleur de ses bras et de sa hanche brûlées, elle sauta à bas de l'ambulance et se précipita vers eux. Une larme roula le long de sa joue légèrement brûlée par la chaleur, mais à un degré moindre.
- Shiro ! Kaien !
Ni l'officier ni son Lieutenant ne répondirent. Le souffle court, elle voulut s'approcher un peu plus, mais Hanataro la rattrapa et agrippa son épaule avec fermeté. Elle grimaça de douleur et se recula, suivant le mouvement du plus jeune, se disant que se faire mal ne serait pas une bonne idée. Sa tête lui faisait mal. Le monde tournait autour d'elle, lui donnant le vertige. Pour calmer la sensation désagréable, elle préféra fermer les yeux. Encore deux pas en arrière et elle sentit ses jambes flageoler. Et immédiatement après, elle s'effondra. Sa tête heurta violemment le sol alors que ses lèvres s'entrouvraient. Tremblant, Hanataro se baissa pour la secouer, sans succès. Elle entendit les sons se déformer, puis ce fut le silence, le noir, et l'absence totale de sensations.
Voilà pour ce chapitre 2. Alors qu'en avez-vous pensé ? Était il à la hauteur de vos attentes ? Surtout n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, c'est comme ça que je m'améliore et si jamais vous avez des idées pour le chapitre 3, n'hésitez surtout pas, je galère aussi pour celui-là xD
Sur ce, je retourne à mon clavier, pour essayer de mettre par écrit les idées qui traversent mon esprit pour es nombreuses fictions que j'ai en cours... Oui je sais, c'est loin d'être gagné, mais je ne désespère pas ! Encore une fois, je vous remercie d'avoir lu, et si jamais vous avez des petites intuitions, ou des petites idées sur les personnages qui pourraient apparaître, n'hésitez pas à me laisser une petite review !
A bientôt !
Rinoa.
