Bonjour tout le monde !

Après deux bonnes semaines d'absence, me revoilà avec un nouveau chapitre assez croustillant et sadique. Surtout, ne me haïssez pas à la lecture, ce chapitre ne constitue que la fin du premier arc... il y en a encore deux à venir !

Ewilia : Certaines de tes questions vont trouver leurs réponses dans ce chapitre... Pour les autres, il faudra sûrement attendre le troisième Arc mais je n'en dis pas plus. Mais ne t'en fais pas, je pense que si tu as trouvé le chapitre 4 rondement mené, tu vas aimé celui-ci également. Du moins je l'espère très sincèrement.

Sur ce, je vous souhaite une excellente lecture !

Rinoa.


Roulette russe

Le cœur de Kiara battait la chamade. Elle sentait ses oreilles bourdonner alors que la tête lui tournait. Les yeux plongés dans les orbes bruns de son bourreau, elle attendit que son unique larme quitte sa peau pour appuyer sur la gâchette. Mais la main d'Aizen la retint à la dernière minute. Prenant soin de caresser sa peau, les yeux brillants de convoitise, il le lui prit des mains et tira immédiatement dans sa tempe, un large sourire narquois sur le visage.

Clic.

Kiara resta immobile, stupéfaite. L'homme dit glisser l'arme sur le bureau avant de s'adosser à la chaise tranquillement, dardant sur elle un regard moqueur.

- J'aime bien jouer. Tu n'aimes pas ça, toi ?

- Pas avec la vie.

Il éclata de rire, moqueur et sadique, avant de reporter son attention sur la jeune femme qui pâlissait à vue d'œil. Un long tremblement la parcourut.

- Tu as tort, ça en donne encore plus de piquant !

Elle serra le poing, dégoûtée devant le manque de respect de cet homme envers la vie. Un instant, elle se demanda ce qui avait pu se passer pour qu'il devienne comme ça, aussi fou. Et aussi ce qu'elle lui avait fait pour qu'il fasse une telle fixation sur elle. Un long soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'elle montait sa main sur sa tempe. Elle ferma les yeux un instant, puis plongea son regard dans celui de l'homme.

- Tu veux jouer ?

- Oui, c'est ça que j'aime, chérie.

- Qu'est-ce qui me retient de tirer sur toi jusqu'à ce que la bonne balle sorte ?

Il sourit et désigna le dehors d'un geste de main. Tournant la tête, revolver sur la tempe, elle vit au dehors Byakuya et Ichigo qui retenaient Grimmjow. Le brun pleurait en silence, le roux semblait désemparé, et le bleuté hurlait dans le vide. Alors une nouvelle larme lui échappa et roula le long de sa joue. Détournant le regard, elle pressa la détente, attendant la détonation.

Clic.

Soulagée, elle ferma les yeux en expirant profondément. Son cœur se serra alors qu'elle avait l'impression qu'il repartait de plus belle. Immédiatement, elle sentit son sang affluer vers sa plaie à la jambe. Sous la surprise de sentir sa plaie se raviver, elle perdit l'équilibre. Pour se rattraper, elle posa un peu trop violemment l'arme sur la table. Aizen sourit et fit glisser sa main sur le bureau. Délicatement, il la posa sur celle de la jeune femme, prenant soin de faire glisser ses doigts sur sa peau. Bien que tremblante, elle la retira vivement.

- A ton tour.

- Que t'arrive-t-il, Kiara chérie ? Un problème ?

Elle ne répondit pas. Un sourire narquois étira les lèvres de l'homme alors qu'il montait le revolver sur sa tempe. Plongeant son regard dans les yeux anthracite de Kiara, il pressa la détente à son tour, sans se départir de son sourire qu'elle trouvait diabolique. La lueur de désir avait disparu dans ses yeux, remplacée par une lueur de pure folie.

Clic.

Tranquillement, il prit le canon de l'arme en main avant de la tendre à Kiara. Prenant une nouvelle inspiration, elle s'en saisit et le monta sur sa tempe. Tremblant, elle ferma les yeux, incapable de rester debout devant les vertiges qui la prenaient.

- Non, non, tu me regardes, chérie.

Mais elle s'obstina. Alors il empoigna la veste en cuir qu'elle portait. Il la rapprocha de lui vivement, l'obligeant à le regarder dans les yeux. Elle lutta contre l'évanouissement. Ses forces l'abandonnaient lentement.

- Regarde-moi !

Tremblante, elle s'exécuta. Le souffle de l'homme était glacé. Elle plissa le nez, n'aimant guère l'odeur qui lui arrivait. Remarquant son attitude, il ricana en sortant un chewing-gum de sa poche. Il le mit en bouche, attendant qu'elle passe son tour. Alors elle soupira et tira, fermant les yeux.

Clic.

Soulagée, elle laissa retomber son bras : encore une fois, elle était passée à côté. La prise sur sa veste disparut et Aizen la remit bien en place, méthodiquement. Elle grimaça en perdant à nouveau l'équilibre. Sa cuisse la brûlait désagréablement et elle ne voyait plus un mais deux Aizen. Son acuité visuelle se troublait de plus en plus. En la voyant tituber, Aizen sourit, machiavélique. Il avait réussi à faire disparaître cet air sûr de son visage qu'il admirait depuis plusieurs années.

- Allons, chérie, tu es déjà fatiguée ?

Elle le foudroya du regard à nouveau avant de lui tendre l'arme. Brusquement, ses jambes lâchèrent et elle s'effondra. Au dehors, un cri se fit plus fort. Les deux vigiles empoignèrent à nouveau la jeune femme pour la redresser. Elle grimaça en prenant appui sur le bureau. Ses jambes tremblaient et sa main lui faisait mal. Elle sentait le sang couler lentement le long de sa jambe. La sensation était désagréable.

- A votre tour.

Narquois, il prit le revolver et tira.

Clic.

Une nouvelle larme roula le long de la joue de Kiara alors qu'elle reprenait l'arme. Le jeu était terminé. Une nouvelle fois, elle perdit l'équilibre. Ce fut Aizen qui la rattrapa, agrippant son col avec violence. Elle grimaça en se penchant en avant, tremblante, attirée par la poigne de l'homme face à elle.

- Tire ! Allez, tire !

Elle trembla. Brusquement, il posa sa main sur celle de la jeune femme, voulant la forcer à appuyer. Elle lutta, l'obligeait à se lever à son tour. Furieux, il lui décocha un crochet au menton. Sans un cri, elle s'effondra. Sous le choc, Aizen la lâcha et la regarda tomber lourdement. Il vit sa tête cogner contre le pied d'une chaise. Elle ne cria pas, se cambrant légèrement avant de s'affaisser. Quand son bras toucha le sol, une détonation s'éleva.

Pan.

Aizen resta immobile. Face à lui, sur le sol, étendue de tout son long, les yeux clos et la bouche entrouverte, se trouvait Kiara. Un mince filet de sang coulait depuis ses lèvres jusqu'au sol. L'autre resta immobile. Brusquement, toutes les portes s'ouvrirent et le Commissariat fut investi par des forces armées. Quelques coups de feu furent échangés, mais bientôt, Aizen et ses hommes furent embarqués.

- Byakuya ?

Ichigo finit par lâcher Grimmjow, qui se tortillait dans ses bras. Immédiatement, il se précipita vers le bureau où il apercevait la tête du Commissaire Divisionnaire. Mais à peine la porte passée, il s'immobilisa. Byakuya restait debout, silencieux. Il vit au sol deux baskets, ainsi qu'une flaque de sang.

- Kiara ? Kiara !

Byakuya tenta de le retenir mais il s'en moqua et le poussa. Il resta stupéfait devant le corps étendu et livide devant lui. Tremblant, il se laissa tomber à ses côtés. Sa main parcourue de tremblements retira doucement une mèche de son visage.

- Appelez une ambulance.

Mais personne ne bougea. Tournant la tête vers le brun, il donna un coup de poing dans un tiroir qui s'ébranla vivement, créant un sursaut général.

- Bordel, appelez une ambulance ! Elle respire encore !

Aussitôt, ce fut le branlebas de combat. Soulagé de les voir bouger rapidement, il se pencha vers la jeune femme et caressa doucement ses cheveux. Son front était brûlant, pourtant, le reste de son corps était aussi froid que de la pierre. Avisant le Colt Cobra dans la main de la jeune femme, il le lui retira, le déposant sur le bureau. Ensuite, il ramena son bras sur le ventre de la jeune femme, prenant sa main dans la sienne.

- Tiens bon, Kiara.

L'ambulance filait en direction de l'Hôpital International Saint Luke. Kiara avait été étendue sur un brancard, dans une couverture de survie. Un masque à oxygène avait été déposé sur sa bouche et son nez. Les infirmiers lançaient des ordres à tout va pour essayer de la maintenir en vie. Elle avait perdu une quantité de sang impressionnante.

- T'as prévenu l'hôpital ? Il faut l'opérer dès notre arrivée !

L'infirmier acquiesça quand un bruit strident s'éleva. Immédiatement, les regards se tournèrent vers les monitorings. Rapidement, l'infirmier principal branche le défibrillateur. Après deux décharges, son cœur repartit. Soulagés, ils se reposèrent légèrement. Un nouveau filet de sang s'écoulait de sa bouche.

- Allez plus vite, on est en train de la perdre !


Voilà le dernier chapitre du premier arc ! Alors qu'en avez-vous pensé ? Qu'avez-vous aimé, détesté ?

Ewilia : la suite devrait te plaire, Hanataro sera très présent ! Comme quoi j'ai fini par m'y attacher à ce petit bout d'chou...

A très bientôt pour la suite, ma minie pause due à un manque d'inspiration étant terminée, je devrais bientôt réussi à terminer le chapitre 11 et de là, les quatre derniers chapitres du dernier arc.

Sur ce, encore emrci de m'avoir lue, n'hésitez pas à melaisser une eptite review ! ;) A très bientôt !

Rinoa