Bonjour tout le monde ! Ou plutôt bonsoir.
Et oui, me voilà enfin avec le premier chapitre du second arc ! Je me suis faite désirer et vous m'en voye sincèrement désolée mais voilà, votre attente se termine enfin !
Ewilia, je suis ravie que ce chapitre t'ait plu ! Oui, c'est du suspens que j'ai laissé, d'autant plus que le temps de publication entre le premier et le secon arc a été long mais bon, j'espère qu'avec l'arrivée de ce chapitre tu me pardonneras ! Pour Byakuya, je pense que c'est un euphémisme oui, il était complètement fou, mais on verra ça plus en détail dans le dernier arc ! Quoiqu'un peu dans celui-ci aussi à la réflexion... En tos les cas, je te souhaite une très bonne lecture, en espérant qe ce chapitre réponde à tes attentes !
Je vous souhaite donc à tous une très bonne lecture, et n'hésitez pas à laisser une petite review si vous avez apprécié (et aussi dans le cas contraire bien sûr) !
A bientôt !
Urgences
L'ambulance filait en direction de l'Hôpital International Saint Luke. Kiara avait été étendue sur un brancard, dans une couverture de survie. Un masque à oxygène avait été déposé sur sa bouche et son nez. Personne n'avait été autorisé à l'accompagner, son état étant trop critique : il fallait de la place pour chaque infirmier au cas où des complications surviendraient. Alors que le bolide filait sur les boulevards, sirène et gyrophares allumés de façon à éclairer jusqu'à la chaussée, les infirmiers lançaient des ordres à tout va pour essayer de la maintenir en vie. Elle avait perdu une quantité de sang impressionnante, malgré le garrot qu'elle s'était fait à la jambe. De plus, le choc à l'arrière de sa tête pouvait se révéler plus dangereux qu'aux premiers abords.
- T'as prévenu l'hôpital ? Il faut l'opérer dès notre arrivée !
Le second infirmier acquiesça en prenant en main celle glacée de la blessée. Ses lèvres bleuissaient à vue d'œil. Alors qu'il vérifiait que sa température n'augmentait pas, un bruit strident s'éleva dans l'habitacle. Immédiatement, les regards convergèrent vers les monitorings reliés sommairement à la poitrine de la jeune femme. Rapidement, l'infirmier principal brancha le défibrillateur alors que son second entamait un massage cardiaque, ne perdant pas de temps. Quand le courant fut suffisamment élevé, il appliqua le défibrillateur sur la jeune femme. Sous la puissance électrique, son corps se souleva pour retomber lourdement dans un bruit sourd. Deux décharges furent nécessaires pour faire repartir son cœur normalement.
- Allez plus vite, on est en train de la perdre !
Enfin l'hôpital apparut. L'ambulance freina devant la porte des urgences alors que déjà des aides soignants s'apprêtaient pour décharger la blessée. La perfusion fut détachée de son crochet, et le brancard déchargé. Bientôt, les infirmiers se précipitaient vers la salle d'opération alors que le médecin préparait les seringues pour une anesthésie complète, préférant palier à tout risque de réveil pendant l'acte chirurgical.
Byakuya, Ichigo et Grimmjow, qu'ils avaient emmené en partant, peu désireux de le voir se jeter du haut du building où s'était passée l'attaque, arrivèrent quand les portes du bloc opératoire se refermaient. Un infirmier leur conseilla de patienter, incapable de leur donner des nouvelles de leur compagne, ni même de leur donner un temps approximatif de l'opération. Alors ils avaient décidé de patienter. Byakuya et Ichigo faisaient les cent pas dans le hall des urgences. Grimmjow, lui, avait préféré s'asseoir, ses jambes tremblant de façon incontrôlées sous le stress que subissait son organisme. Les images de Kiara blessée, sur le sol, à gémir sous la douleur alors qu'Aizen appuyait sur sa blessure lui revinrent en mémoire. Serrant la mâchoire à en faire grincer ses dents, il prit son visage dans ses mains, serrant ses doigts compulsivement dans ses cheveux turquoise. Du dehors, il avait vu le petit jeu du criminel. La roulette russe. Il l'avait vue presser la détente à deux reprises, sans résultat, et s'effondrer lourdement à la troisième, alors qu'un coup de feu s'élevait sans qu'ils puissent la voir. Une larme roula le long de sa joue. Il aurait aimé la revoir dans d'autres circonstances. S'excuser, s'expliquer et tenter de se faire pardonner… Il était tant perdu dans ses pensées qu'il n'entendit pas la porte s'ouvrir pour laisser apparaître le chirurgien, plus de quatre heures plus tard. Son tablier d'opération était couvert de sang. Il s'essuya le front du revers de sa main, semblant seulement se détendre.
- Comment va-t-elle ?
Le médecin sourit légèrement, signe de soulagement, alors qu'il enfonçait ses mains dans ses poches. Dans son dos, ils virent un brancard sortir du bloc opératoire pour traverser le couloir vers les ascenseurs.
- Nous avons réussi à stabiliser son état, même si sont état était des plus critiques.
Ichigo, Byakuya et Grimmjow échangèrent un regard inquiet avant de demander des informations complémentaire au médecin. Ce dernier leur fit signe de le suivre vers la ascenseurs, remontant ses lunettes sur son nez.
- Elle est hors de danger. Elle avait perdu une quantité très importante de sang à cause de la balle qui s'était logée dans sa cuisse. Pour sa main droite, je doute qu'elle puisse à nouveau s'en servir comme avant, avec autant de dextérité… La blessure de son précédent accident ne s'était guère remise et elle a été malmenée assez violemment.
Enfin l'ascenseur arriva. Les quatre hommes s'y engouffrèrent alors que le plus âgé appuyait sur le bouton du quatrième étage. Son visage, bien que soulagé, restait grave.
- Comme il y a un peu plus d'un mois, un œdème s'est formé à l'endroit où elle est tombée. Grâce à sa perte de sang, il s'est développé lentement et n'a commencé a exercé une pression critique qu'au moment de son opération, après l'extraction de la balle de sa cuisse. Nous avons donc pu le neutraliser sans redouter trop d'effets secondaires. Elle n'aurait pas perdu ce sang, il l'aurait plongée dans un coma profond dont les probabilités de réveil auraient été très faibles.
La machine s'ébranla puis s'arrêta, laissant sortir les quatre hommes. Lentement, continuant de discuter de l'état de la jeune femme, ils prirent le couloir à droite en direction de la chambre 483. Quand ils arrivèrent, des infirmiers transféraient le corps endormi de la policière du brancard au lit. Avec délicatesse, ils placèrent un oreiller sous sa nuque, éparpillant quelques cheveux noirs sur le duvet blanc. Il remontèrent avec soin la couverture jusqu'à son thorax, avant de déposer ses bras dessus, veillant à ne pas toucher les perfusions. Après avoir tiré les draps, les infirmiers pendirent les sachets emplis de sang et de liquide transparent à des crochets, puis quittèrent la pièce, laissant la blessée aux bons soins du médecin et de ses visiteurs.
- Elle ne devrait pas tarder à se réveiller. Ménagez-la, il se peut qu'elle ait quelques difficultés à réaliser l'endroit où elle se trouve. D'après ce que m'ont dit les hommes dans l'ambulance, elle était évanouie depuis un bon moment quand les secours sot arrivés…
- Oui, nous avons d'abord crû qu'elle était morte. Le… l'homme qui l'a prise en otage l'a fait jouer à la roulette russe et quand elle s'est effondrée, nous avons entendu un coup de feu. Et devant la marre de sang qui s'écoulait de sa tête… expliqua Ichigo.
Byakuya soupira en passant sa main sur son visage, se maudissant de ne pas avoir pensé plus tôt à vérifier si sa sœur cadette était ou non en vie. Pendant ce temps, abandonnant la discussion trop théorique pour sa santé mentale déjà mise à rude épreuve par les évènements récents, Grimmjow s'approcha du lit. Il tira un fauteuil jusqu'à son chevet et s'y assis, prenant la main gauche de la jeune femme dans la sienne. Il fut soulagé de constater qu'elle retrouvait peu à peu sa chaleur, qu'il avait senti partir quand il l'avait embrassée, blessée.
- Gardera-t-elle des séquelles ?
- Normalement non. Mais je ne peux rien dire de définitif. Pour le moment, veillez sur elle, elle en a besoin. Au besoin, vous savez où me contacter.
Ichigo s'inclina respectueusement devant l'homme alors qu'il tournait les talons, après avoir une énième fois remonté ses lunettes sur son nez. Byakuya s'était à son tour approché du lit, caressant le front et la joue de sa cadette avec une extrême douceur.
- Pourquoi as-tu fait ça, Kiara ?
Bien entendu, personne ne répondit. Il vit les longs doigts de Grimmjow retirer doucement une mèche coincée dans ses lèvres pour la glisser derrière son oreille et sourit. Il se souvenait l'avoir vu avoir ce geste envers sa cadette, huit ans plus tôt.
- Comptes-tu encore l'abandonner ?
Le bleuté posa son regard sur le brun. Ichigo fut surpris devant la douleur et la fatigue qu'il lut dans les yeux du profileur fraichement revenu des Etats-Unis. Il correspondait peu à l'image qu'il s'en était faite en entendant des bribes de conversations entre Byakuya et Kiara, au détour d'un couloir du BEC.
- Je l'ai fait une fois, pas deux.
- Même si elle en sort handicapée ? Tu veux me faire croire que tu resteras là, à l'écouter ?
- J'ai eu peur de mes sentiments et du regard des autres il y a huit ans et ça ne m'a rien apporté. Je n'aurais pas imaginé la revoir, mais maintenant que je peux m'excuser, je ne vais pas me priver. Qu'elle soit handicapée ou non, je veux qu'elle puisse compter sur moi.
Byakuya intégra ces mots mais ne put retenir un léger sourire narquois d'étirer ses lèvres. Sourire que remarqua Grimmjow qui fronça les sourcils. Ichigo le vit aussi alors qu'elle s'asseyait au pied du lit, prenant soin de ne pas écraser les pieds de la jeune blessée.
- Parce que tu crois qu'elle te demandera de l'aide ?
- Tout à l'heure, elle m'a demandé de l'embrasser.
Ichigo sourit à ces mots. Byakuya, lui, ne put retenir une expression de pure surprise : sa sœur ? Demander à l'homme qu'elle déteste – soit disant – de l'embrasser alors qu'elle sait que quelqu'un la met à mort ?
- Ça a été superbe… je n'avais pas ressenti une telle chose depuis longtemps, et… j'ai… ce baiser avait un goût de pardon, et d'espoir aussi dans le fond, même s'il a été amer… Amer parce qu'elle ne savait pas – ni moi – s'il y en aurait d'autres…
Byakuya se laissa aller à sourire. Il n'y avait que sa sœur pour le rendre aussi émotif, lui qui était d'ordinaire impassible. Et là, le bleuté avait le même effet, en contant ce qui s'était déroulé un peu plus tôt, dans les locaux du BEC alors qu'il était maintenu à l'extérieur avec le reste des troupes. Dans le fond, en grandissant, elle avait inconsciemment décidé de lui ressembler, alors qu'elle éprouve toujours quelque chose pour lui allait de paire avec ses sentiments…
- Je te préviens, je garderai un œil sur toi.
- On sera deux, elle reste ma meilleure amie ! renchérit Ichigo en caressant la jambe sous la couette doucement, un sourire tendre étirant ses lèvres alors qu'ils observait le visage endormi de la jeune femme.
Deux heures passèrent. Brusquement, alors qu'Ichigo revenait avec trois sandwichs et deux cafés, un gémissement emplit la pièce. Doucement, Kiara papillonna des paupières. La lumière l'éblouit dans un premier temps. Fronçant les sourcils, elle chercha à distinguer les différentes personnes présentes dans la pièce. Ce ne fut d'abord qu'un amas de figures troubles et sombres. Rabaissant les paupières, elle tenta de bouger ses membres pour s'étirer. Ce fut laborieux, mais bientôt, elle laissa ses muscles se relâcher tranquillement. Se sentant déjà mieux physiquement, elle tenta une nouvelle fois d'ouvrir les yeux. Ce fut d'abord flou, puis tout s'éclaircit et elle reconnut trois personnes. La première, assise à sa droite, avait de longs cheveux noirs. Derrière lui se tenait un autre, plus jeune, aux cheveux aussi roux que des carottes qui la regardait de ses grands yeux noisette pétillants de malice. Grimaçant sous la lumière qui lui brûlait malgré tout la rétine, elle tourna la tête pour découvrir la troisième personne. Ce fut une tête bleutée qui apparut dans son champ de vision. Sans qu'elle comprenne pourquoi, son cœur fit un bond dans sa poitrine quand elle croisa ses yeux turquoise.
- Kiara, tu es enfin réveillée !
Le nom dans la bouche du brun fit écho dans sa tête. Tournant la tête vers lui, elle sonda son regard avec attention, cherchant à retrouver les souvenirs qui faisaient défaut à sa mémoire immédiate. N'y arrivant pas, elle se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis son réveil et qui amena un silence pesant dans la chambre :
- Qui êtes-vous ?
Et voilà enfin le premier chapitre du second arc !
Je suis navrée pour le retard de publication mais j'ai eu quelques soucis à la fac et je n'avais pas trop le coeur à écrire, mais maintenant c'est téglé puisque je suis enfin en vacances !
Le prochain chapitre devrait donc arriver demain, ou jeudi, en fonction de ma connexion internet (et oui, ce n'est pas toujours ça dans les hôtels que voulez-vous!).
Bref, sinon, j'espère que ce chapitre vous aura plu. Ne m'étripez pas à distance, ce serait dommage car vous n'auriez pas la suite... Mais promis, je la mettrai plus rapidement !
Alors sur ce, bonne soirée et à très bientôt !
Sayonara mes chéris !
