Bonjour tout le monde !
Me voilà avec un nouveau chapitre, et bonne nouvelle, j'ai enfin réussi à terminer ma fiction ! Je suis seulement en train de me demander si j'écris ou non un épilogue, mais bon, j'ai encore le temps de là à ce que j'arrive à la publication du chapitre 15...
Bref, je vous souhaite une très bonne lecture et j'espère que vous apprécierez !
La mémoire tactile
Des regards stupéfaits furent échangés. Ne comprenant pas le malaise qui avait pris place, elle tenta de se redresser, retombant lourdement dans ses oreillers à la première tentative.
- Kiara, c'est nous… Byakuya ton frère… lui c'est Ichigo, et là, c'est Grimmjow…
Elle regarda tour à tour les trois personnes, perdues. Leurs noms faisaient écho à quelque chose de lointain dans sa mémoire. Elle les avait déjà entendus, mais elle ne savait plus quand, ni où, et encore moins à quoi ils étaient rattachés. Voyant son trouble, Ichigo décida d'aller prévenir le docteur. Alors qu'il rentrait, un infirmier arriva en portant un plateau.
- Bonjour Kiara, je suis content que vous vous soyez réveillée !
Elle posa son regard anthracite sur lui, interrogeant son frère du regard, gênée. Le petit brun arqua un sourcil, surpris, avant de rougir et de commencer à bafouiller quelques paroles incompréhensibles pour la jeune femme qui venait à peine de se réveiller.
- Kiara, voici Hanataro. Lors de ton dernier séjour à l'hôpital, il y a un peu plus d'un mois, c'est lui qui t'a soignée, et qui t'a sauvée en diagnostiquant un œdème cérébral dû à ta chute lors de l'explosion, expliqua Byakuya.
- Explosion ? J'ai été ici il y a un mois ? Mais pourquoi ? Et puis, pourquoi je me retrouve encore ici ?
Hanataro échangea un regard inquiet avec le brun alors que Grimmjow raffermissait sa prise sur la main de la jeune femme doucement, sans prononcer le moindre mot.
- Elle est… amnésique ?
Au même moment, le médecin qui s'était occupé d'elle arriva. Devant l'air perdu et inquiet de sa patiente, il comprit rapidement l'étendue du problème. Alors que les questions fusaient à droite et à gauche, il remarqua l'air apeuré que prenait la blessée. Alors d'un claquement de main, il amena le silence, la faisant sursauter violemment et resserrer sa prise sur la main de Grimmjow à s'en faire blanchir les phalanges.
- Mademoiselle, Kuchiki, je suis le Docteur Ishida, votre médecin. Vous souffrez à première vue d'une amnésie due à la violence du choc lors de… votre accident. Ne vous inquiétez pas, nous trouverons un moyen de faire revenir vos souvenirs mais pour le moment, vous devez vous reposer.
Elle le regarda, légèrement rassurée alors qu'il remontait, comme à son habitude, ses lunettes sur son nez. Maintenant qu'il en parlait, elle sentait une douce torpeur s'emparer d'elle, lui donnant envie de s'endormir lentement pour se détendre.
- Nous vous expliquerons tout demain, n'ayez aucune crainte. Pour le moment, reposez-vous. Nous vous expliquerons les raisons de votre présence ici ainsi que votre passé plus tard.
Bercée par la voix chaude, la caresse de son frère sur son front, et la poigne rassurante du bleuté sur sa main, elle referma les paupières, se laissant lentement aller vers les limbes du sommeil. Et en quelques minutes, elle tomba, endormie, n'écoutant plus ce que le médecin expliquait à ses trois visiteurs sur les causes probables et les éventuelles conséquences de cette amnésie.
Quand Kiara se réveilla, elle était seule dans sa chambre. La tête lourde, elle tenta de se redresser, se demandant où elle se trouvait. Brusquement, la conversation de la veille lui revint en mémoire. Elle était amnésique. Sentant la panique la gagner, elle appela une infirmière, alors que les monitorings auxquels elle était reliée s'affolaient. Bientôt, une femme aux cheveux longs blonds ouvrit la porte.
- Que vous arrive-t-il, Mademoiselle ? Le docteur Ishida n'est pas disponible pour le moment et vos amis n'ont pas encore droit aux visites.
Elle la regarda sans comprendre, l'interrogeant du regard simplement. Voyant le trouble de sa patiente, la femme lui sourit, se voulant réconfortante. Doucement, elle posa sa main sur le bras de la jeune femme qui la regardait, apeurée. Sous la pression légère, Kiara se sentit un peu apaisée. Au fond d'elle, elle savait qu'elle la connaissait, même si sa mémoire lui faisait cruellement défaut.
- Je vais chercher Hanataro, il pourra vous expliquer la situation en attendant l'arrivée du Docteur Ishida.
A l'entente du nom de l'infirmier, elle acheva de se détendre, se laissant retomber dans ses oreillers. La femme partit tranquillement alors qu'elle fermait ses paupières, inspirant profondément pour calmer la terreur qui s'était emparée d'elle un peu plus tôt.
- Kiara ?
Surprise d'entendre son prénom, elle tourna la tête pour observer le jeune infirmier rougissant qui se tenait dans l'embrasure de la porte. Contractant ses muscles, elle s'assit, cherchant à croiser ses jambes d'abord sans succès. Après lui avoir fait un peu de place, elle lui fit signe de s'asseoir près d'elle.
- Désolée de t'avoir dérangé, je suis juste complètement perdue depuis… mon réveil.
- Ton amnésie est due au choc que tu as reçu à l'arrière du crâne. Elle ne devrait être que passagère.
- Je ne me souviens de rien, pas même de la raison pour laquelle je suis ici.
- Ton amnésie semble être complète… déplora-t-il.
Elle baissa la tête à cette nouvelle, se mordant nerveusement la lèvre. Lentement, elle fit glisser sa main dans ses cheveux, grimaçant quand la seringue la brûla légèrement.
- Tu veux bien m'expliquer déjà ce que j'ai ?
- Et bien… je pense que c'est plutôt au Docteur de le faire. Mais je peux essayer de faire revenir tes souvenirs…
Surprise, elle arqua un sourcil en l'observant. Il lui sourit avant de se pencher vers la table de chevet pour en sortir un pistolet. Elle le prit pour l'observer avec attention quand brusquement, elle se raidit. Elle se revit debout, tremblante et affaiblie, dans un bureau face à un homme étrange, l'arme sur sa tempe, à appuyer dans l'attente d'une balle qui ne venait pas. Comme brûlée vive, elle relâcha l'arme et la laissa tomber sur le lit, la regardant avec horreur.
- C'est…
- Non, ce Smith & Wesson t'a sauvé la vie à de nombreuses reprises.
- Explique-moi alors, ce flash…
Doucement, Hanataro prit l'arme et la remit dans la main de Kiara. Il l'obligea à la prendre et à la serrer doucement, posant l'autre main blessée dessus. Un long frisson la parcourut quand elle sentit le métal froid sur sa peau. Pourtant, elle raffermit sa prise, comme si elle voulait se guérir de sa terreur envers cette arme. Si Hanataro lui disait qu'elle ne devait pas en avoir peur, il devait avoir une bonne raison.
- Tu es policière. Tu travailles au Bureau des Enquêtes Criminelles, sous les ordres de ton frère qui est Commissaire Divisionnaire. Ichigo est ton Lieutenant, toi tu es Commandant. Il y a un peu plus d'un mois, tu as travaillé sur une affaire de meurtres en haut lieu et ça a mal tourné. Tu as été grièvement blessée, et ton Lieutenant, Kaien Shiba, ainsi qu'un de tes hommes, Shirosaki, le frère d'Ichigo sont morts.
Alors qu'il parlait, elle sentait que les noms énoncés faisaient écho à quelque chose. Deux images apparurent dans sa tête, mais rien de l'évènement en question.
- L'appartement que vous perquisitionniez a explosé. Tu as été brûlée à la jambe gauche, et à ta main droite. C'est pour ça qu'elle est dans cet état, aujourd'hui… C'est… nous n'avons pas réussi à la soigner entièrement.
- Hier le chirurgien a parlé d'un œdème semblable à celui de la dernière fois…
- Oui, j'ai trouvé que ton état se détériorait trop rapidement. Tu as eu un hématome à cause d'une poutre qui t'es tombée dessus alors que tu tentais de rejoindre les escaliers avec tes hommes. J'ai prévenu le médecin et il s'est avéré que j'avais raison.
- Et cette fois-ci ? Pourquoi avait-il l'air soulagé ?
- Tu as reçu une blessure à la cuisse importante qui t'a fait perdre beaucoup de sang. L'endroit où tu es tombée s'est également ouvert mais le débit étant déjà moindre, l'hématome a mis plus de temps à se former, malgré les premiers soins apportés par mes collègues. Tu aurais été en pleine possession de tes moyens… tu serais sûrement morte à l'heure qu'il est.
Kiara resta pensive à cette explication. Cela faisait beaucoup d'informations en une seule fois, mais elle comprenait un peu mieux son état, ainsi que la douleur de fond assez désagréable qu'elle sentait à sa cuisse.
- En fait j'te dois la vie.
- Techniquement tu dois plutôt la vie à celui qui t'a blessée à la cuisse. Pour cette fois, je n'ai rien fait.
- Mais… si tu n'as rien fait… Tu veux dire que…
- Oui, si tu n'avais pas été blessée, tu serais morte. Il t'a forcé à jouer à la roulette russe.
Elle resta pensive à cet aveu. Son regard coula lentement sur l'arme qu'elle tenait dans la main et elle commença à décrire quelques ronds sur le métal.
- Et j'avais perdu…
Son cœur se serra. Elle se souvenait de son désespoir quand Aizen avait souri : la dernière balle était pour elle, le dernier barillet était rempli. Lentement, elle déglutit alors que ses veines s'enflammaient de colère. De colère envers qui ? Elle ne se souvenait pas du visage de ce dénommé Aizen. Elle voyait certes une silhouette lui tendre l'arme, s'énerver contre elle, mais jamais un visage.
- Bonjour, Mademoiselle Kuchiki !
Elle sursauta quand le Docteur Ishida apparut dans la pièce. Hanataro eut le même réflexe, ce qui déclencha un léger rire chez l'homme. Alors que l'infirmier se levait, l'homme s'approcha de sa patiente pour vérifier qu'elle n'avait pas de fièvre. Doucement, le plus jeune retira l'arme des mains de son amie pour la ranger dans sa table de chevet, veillant à ce qu'elle ne soit pas chargée. Puis il quitta la pièce à pas de loup. Dans le couloir, il croisa Grimmjow et Byakuya, qui avaient quitté leur travail plus tôt pour venir rendre visite à la jeune femme.
Dans la chambre, Kiara resta un instant silencieuse en regardant ses mains. Lentement, elle monta celle bandée devant ses yeux avant de soupirer longuement, regardant le médecin qui était resté silencieux au pied du lit.
- Docteur, vous pouvez m'dire c'que je garderai comme séquelles ?
Il fut un instant gêné. Puis, lentement, il s'approcha et s'assit au bord du lit, posant sa main sur la jambe de la jeune femme. Elle ne vit pas arriver son frère, ni son ex dans la chambre, gardant le regard fixé sur le visage de l'homme.
- Vous ne retrouverez pas votre dextérité d'antan pour votre main droite. Je ne sais pas comment, mais certains nerfs ont été sectionnés. De plus, tout le travail du mois dernier sur votre brûlure a été réduit à néant par les chocs et le frottement, vous risquez de ne plus pouvoir vous servir de cette main pour tirer.
Elle ne répondit pas, accusant le choc en silence. Lentement, une larme roula le long de sa joue, mais elle l'essuya, refusant de pleurer pour quelque chose dont elle ne gardait aucun souvenir. Quand elle avait pris son arme, alors qu'Hanataro lui racontait son passé dans la police, elle s'était sentie bien. Tous ses souvenirs ne lui étaient pas revenus bien sûr, mais elle avait su que c'était sa passion, cette chose qui la ferait aller plus vite, toujours plus fort et qu'elle n'abandonnerait pas.
- Pour votre jambe, vous retrouverez rapidement votre mobilité, la balle n'avait rien touché de vital. Pour votre tête, il vous faudra faire attention, le moindre choc peut être, à ce stade, fatal. Et votre amnésie…
- Hanataro m'aide un peu… j'ai retrouvé certaines images, même si la majorité reste floue…
L'homme se tut devant le visage torturé de la jeune femme. Il était malgré tout surpris de la voir encaisser le coup avec autant de force. Lui n'aurait pas été capable de le faire, si on lui avait avoué qu'il ne pourrait plus jamais opérer, à son âge.
- En clair, ça veut dire que je ne pourrais plus jamais exercer dans la police…
Byakuya resta stupéfait de ces mots. Le médecin, lui, garda le silence. Devant l'air choqué de la jeune femme, il préféra s'éclipser. Son frère le suivi, incapable de faire face, pour le moment, à sa jeune sœur. Seul Grimmjow resta et s'approcha du lit, s'asseyant sur le matelas près de la jeune femme, prenant sa main libre dans la sienne.
- Pourquoi restes-tu ?
- Parce que je t'ai déjà abandonnée une fois.
- Tu n'as jamais été fervent des effusions de sentiments.
- Tu te souviens ?
- Seulement de m'être ouvert les veines à cause de toi.
Il grimaça à cette nouvelle : elle ne se souvenait que de ça. Il aurait préféré qu'elle apprenne à le connaître à nouveau, tel qu'il était aujourd'hui. Ce fut un soupir qui le ramena sur terre. Lentement, elle s'était rallongée dans ses couvertures, gardant la main du bleuté dans la sienne, comme si sa présence, bien que douloureuse puisqu'elle ne se souvenait que d'un évènement, la soulageait.
- J'ai promis de ne pas te laisser.
- A qui ?
- A toi, quand tu t'étais évanouie, à ton frère, à Ichigo et à moi…
- Tu te sens capable de la tenir ?
Il sut qu'elle faisait allusion à l'incident qui s'était passé des années plus tôt. Elle avait raison de douter, lui-même doutait, mais il ne voulait pas l'abandonner une nouvelle fois. Alors il passa son bras autour de ses épaules, l'attirant contre lui en guise de réponse. Elle le laissa faire, fermant les yeux lentement, sentant une nouvelle vague de fatigue s'emparer d'elle.
- Je vais tout faire pour essayer au moins.
Et voilà un nouveau chapitre. Alors qu'en avez-vous pensé ?
Oui, j'aime bien traiter des sujets spéciaux, ce que m'encourage à faire un de mes amis qui à tendance à se poser beaucoup de questions existentielles... Je n'en suis pas là, mais savoir qu'il trouve ce que j'écris intéressant m'encourage à continuer, en me documentant à chaque fois un peu plus !
Alors n'hésitez pas vous aussi à me laisser une petite review pour me dire ce que vous en pensez !
A très bientôt pour un nouveau chapitre, je vous adore !
Rinoa.
